{"id":45313,"date":"2023-06-10T16:47:48","date_gmt":"2023-06-10T14:47:48","guid":{"rendered":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=45313"},"modified":"2023-06-10T22:18:55","modified_gmt":"2023-06-10T20:18:55","slug":"les-corneilles-du-septieme-ciel-24","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=45313","title":{"rendered":"Les corneilles du septi\u00e8me ciel (24)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"color: #008000;\"><em>temps de lecture : 6 minutes\u00a0<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: center;\"><span style=\"text-decoration: underline;\"><strong>Chapitre XXIV<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Pr\u00e9textant un stage dans le service de Neurologie du Professeur Gibert \u00e0 La Salp\u00eatri\u00e8re, Fran\u00e7oise Maignan se rendait une fois par semaine \u00e0 Paris. La v\u00e9rit\u00e9 oblige \u00e0 dire qu\u2019elle n\u2019y mettait jamais les pieds. En r\u00e9alit\u00e9, elle retrouvait son ami Annick avec laquelle elle faisait de longues promenades sur les quais. Elles avaient achet\u00e9 la carte d\u2019abonnement \u00e0 Batobus, une v\u00e9ritable aubaine et pas seulement \u00e9conomique. Pour une somme modique, les deux jeunes femmes pouvaient se balader toute l\u2019ann\u00e9e sur la Seine et sans aucune limitation de temps. Au soleil sur le pont arri\u00e8re du bateau, elles regardaient d\u00e9filer <!--more-->les quais de Paris depuis la Tour Eiffel jusqu\u2019au Jardin des Plantes dans un sens puis dans l\u2019autre et sans la moindre lassitude.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Quand Annick \u00e9tait en mission \u00e0 Doura Europos avec son compagnon, il arrivait \u00e0 Fran\u00e7oise de proposer une tasse de th\u00e9 \u00e0 Philippe II, le sympathique \u00e9crivain rencontr\u00e9 au Flore. Bien qu\u2019elle ne soit pas parvenue \u00e0 obtenir le r\u00f4le principal dans son dernier roman, Fran\u00e7oise, pas rancuni\u00e8re, aimait discuter avec lui \u00e0 la terrasse du Cyrano. Ce caf\u00e9, situ\u00e9 devant les grilles du Jardin du Luxembourg, \u00e9tait de loin le pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 de l\u2019\u00e9crivain. Il pr\u00e9tendait m\u00eame ne trouver l\u2019inspiration qu\u2019\u00e0 sa terrasse ensoleill\u00e9e. Son incapacit\u00e9 \u00e0 s\u2019en \u00e9loigner plus d\u2019une semaine amusait Fran\u00e7oise. Elle l\u2019attribuait non pas \u00e0 des imp\u00e9ratifs litt\u00e9raires mais \u00e0 son attachement excessif \u00e0 sa maman qui l\u2019emmenait tous les jeudis apr\u00e8s-midi de son enfance faire naviguer son beau bateau sur le grand bassin. C\u2019\u00e9tait l\u00e0 aussi qu\u2019il s\u00e9duisait sans la moindre difficult\u00e9 ses matelots exclusivement f\u00e9minins. Son meilleur copain d\u2019alors cachait bien sa jalousie que Philippe ne soup\u00e7onna jamais. Elle explosera pourtant soixante-dix ans plus tard \u00e0 l\u2019occasion d\u2019un malentendu anodin sur la diff\u00e9rence entre la th\u00e8se et le roman. Il fit part \u00e0 Philippe de ses griefs qui avaient g\u00e2ch\u00e9 sa vie malgr\u00e9 plusieurs psychanalyses et un exil aux antipodes. M\u00eame l\u00e0-bas, les succ\u00e8s de son tortionnaire avaient continu\u00e9 \u00e0 hanter ses jours et ses nuits.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">En plus de sa tendance d\u00e9pressive \u00e0 chaque \u00e9loignement du Jardin de son enfance, Philippe souffrait depuis quelque temps d\u2019une paralysie de la lecture. Un comble pour un \u00e9crivain\u00a0! Cette phobie, car c\u2019en \u00e9tait devenu une, avait d\u00e9but\u00e9 avec le roman d\u2019un ami dont il ne put d\u00e9passer la dixi\u00e8me page puis elle gagna bient\u00f4t toutes les sortes de fictions. Lui qui avait d\u00e9vor\u00e9 dans ses jeunes ann\u00e9es des biblioth\u00e8ques enti\u00e8res, comme celle de Karen Blixen au Kenya, vivait mal cette infirmit\u00e9. Un \u00e9crivain qui ne lisait pas, c\u2019\u00e9tait, \u00e0 ses yeux, pire qu\u2019un compositeur de musique sourd. Il essayait d\u2019en comprendre les raisons mais ses interpr\u00e9tations tr\u00e8s avantageuses pour son ego ne faisaient pas l\u2019unanimit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Il tenta n\u00e9anmoins d\u2019en donner l\u2019explication \u00e0 Fran\u00e7oise, fruit de ses longues matin\u00e9es de r\u00e9flexion \u00e0 la terrasse ensoleill\u00e9e du Cyrano. A vingt ans, lui dit-il, la fiction nous enthousiasme parce qu\u2019elle ouvre grand la fen\u00eatre sur les possibilit\u00e9s infinies de la vie \u00e0 venir. Certaines ne nous plaisent pas, d\u2019autres nous s\u00e9duisent mais la plupart ne se r\u00e9aliseront jamais. Quand elles ne sont plus que des regrets, elles alimenteront, au propre comme au figur\u00e9, les \u00e9crivains comme lui. Apr\u00e8s la soixantaine, les fictions viennent nous rappeler sans m\u00e9nagement nos vell\u00e9it\u00e9s, nos \u00e9checs et nos espoirs d\u00e9\u00e7us. Et alors, de deux choses l\u2019une\u00a0: ou bien on n\u2019en a pas conscience et on continue \u00e0 en lire, ou bien on en a conscience et on pr\u00e9f\u00e8re s\u2019arr\u00eater au bord du gouffre, comme lui \u2026<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Philippe se demandait si la lecture de fictions n\u2019\u00e9tait pas aussi une fa\u00e7on d\u2019\u00e9chapper \u00e0 notre vie personnelle truff\u00e9e d\u2019inconscientes frustrations. \u00ab\u00a0R\u00eave-t-on d\u2019une autre vie quand la sienne en avait \u00e9t\u00e9 un\u00a0?\u00a0\u00bb disait-il. D\u2019aucuns trouvaient ce charabia indigeste mais lui consid\u00e9rait que ce n\u00e9ologisme abscons expliquait bien son d\u00e9sint\u00e9r\u00eat pour les fictions.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Une troisi\u00e8me raison moins personnelle l\u2019\u00e9loignait d\u00e9sormais des fictions. Pourquoi inventer des histoires alors que la vie de tant de gens \u00e9tait un v\u00e9ritable roman\u00a0? Quel destin extraordinaire que celui de ces hommes et ces femmes partis de si bas ou de si loin et parvenus aux sommets\u00a0! Bonaparte, Jeanne d\u2019Arc, Rimbaud, Gary, Aznavour, Jos\u00e9phine Baker, Montand, Depardieu, \u00e9taient ses exemples favoris. Son go\u00fbt des histoires \u00ab\u00a0vraies\u00a0\u00bb l\u2019avait attir\u00e9 d\u2019abord vers les biographies puis des biographies aux livres d\u2019Histoire. Et, de mani\u00e8re assez logique, il s\u2019\u00e9tait int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 ses mensonges et \u00e0 ses anath\u00e8mes dont certains perduraient encore de nos jours. C\u2019est Napol\u00e9on qui avait donn\u00e9 la meilleure d\u00e9finition de ces fake news\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019Histoire est une suite de mensonges sur lesquels les hommes se sont mis d\u2019accord\u00a0\u00bb. Des mystifications honteuses l\u2019indignaient comme, dans un pass\u00e9 r\u00e9cent, le voile jet\u00e9 sur les crimes du communisme, les massacres de Mao et les exactions ignobles de l\u2019\u00e9puration en France. Ces mensonges avaient fait en leur temps les affaires de certains et n\u2019avaient pas toujours ou pas encore \u00e9t\u00e9 d\u00e9nonc\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Bien s\u00fbr, la politique ne pouvait pas \u00eatre innocente et m\u00eame De Gaulle avait menti. Pendant l\u2019apr\u00e8s-guerre, il flatta les communistes pour les amadouer comme le fera plus tard Mitterrand avec le programme commun de la gauche. Il avait menti aussi \u00e0 propos de la colonisation qu\u2019il s\u2019appr\u00eatait \u00e0 transformer en d\u00e9colonisation, un ph\u00e9nom\u00e8ne in\u00e9vitable que seuls les aveugles contest\u00e8rent. L\u2019Histoire avait aussi rel\u00e9gu\u00e9 au rang de proscrits des personnages qui ne le m\u00e9ritaient peut-\u00eatre pas comme Henri III et Giscard d\u2019Estaing, le dernier Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique ayant eu un budget en \u00e9quilibre. Inversement, et en dehors de toute interpr\u00e9tation woke, certains criminels flattant l\u2019orgueil national continuaient \u00e0 jouir d\u2019une r\u00e9putation injustifi\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Bien qu\u2019elle n\u2019e\u00fbt aucun rapport avec ce qui pr\u00e9c\u00e9dait, la suite de ses r\u00e9flexions concernait la fonction de la litt\u00e9rature. Il avait constat\u00e9 que ses succ\u00e8s d\u00e9pendaient non seulement de la qualit\u00e9 et de l\u2019int\u00e9r\u00eat des \u00e9crits mais aussi de la perception des lecteurs qui ne correspondait pas toujours \u00e0 la pens\u00e9e des auteurs. On pouvait donc se demander quelle \u00e9tait la part pr\u00e9pond\u00e9rante dans le succ\u00e8s d\u2019une \u0153uvre\u00a0: sa qualit\u00e9 intrins\u00e8que ou son ad\u00e9quation \u00e0 la sensibilit\u00e9 d\u2019une \u00e9poque\u00a0? Cette question \u00e9tait selon lui sans r\u00e9ponse. Cependant, la litt\u00e9rature jouissait d\u2019une vertu dont il \u00e9tait certain\u00a0: la satisfaction pour les \u00e9crivains de se parler \u00e0 eux-m\u00eames, ce qui n\u2019\u00e9tait pas donn\u00e9 \u00e0 tout le monde.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Ses propos rappelaient \u00e0 Fran\u00e7oise ceux de son ami photographe qu\u2019elle revoyait aussi lors de ses s\u00e9jours \u00e0 Paris. Depuis l\u2019\u00e2ge de quinze ans, Lorenzo lisait toujours le m\u00eame roman. Il ne se souvenait pas qui le lui avait conseill\u00e9\u00a0: son p\u00e8re ou son professeur de fran\u00e7ais en sixi\u00e8me au lyc\u00e9e Montaigne ? <em>Le Grand Meaulnes<\/em> \u00e9tait \u00e0 <em>La Recherche du temps perdu<\/em> ce que le steak tartare \u00e9tait au tournedos Rossini\u00a0: une sorte d\u2019\u00e9pure de la vie, une aventure banale transposable dans tous les milieux et tous les pays, l\u2019histoire de l\u2019homme, de ses choix, de ses faiblesses, de ses utopies, de ses mensonges, de ses erreurs. De nombreux lecteurs et m\u00eame des critiques n\u2019y voyaient qu\u2019une jolie histoire d\u2019amour ce qui le mettait hors de lui car les femmes n\u2019existaient pas dans ce roman. M\u00e8res, fianc\u00e9es, \u00e9pouses, filles, ma\u00eetresses, \u00e0 peine esquiss\u00e9es, n\u2019exercent aucune influence d\u00e9terminante sur le comportement des personnages masculins. H\u00e9las, constatait-il avec amertume, le f\u00e9minisme actuel risquait de porter un coup fatal\u00a0\u00e0 ce formidable roman d\u2019initiation !<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">A ses yeux, <em>La vie devant soi<\/em>, de Romain Gary, en r\u00e9alit\u00e9 une autobiographie, pr\u00e9sentait la m\u00eame originalit\u00e9 mais invers\u00e9e car ici c\u2019est le p\u00e8re qui n\u2019existe pas. Moralit\u00e9\u00a0: \u00e9chec complet dans le premier, r\u00e9ussite exceptionnelle dans le second. Lorenzo en avait tir\u00e9 une conclusion toute personnelle\u00a0: il valait mieux grandir sans p\u00e8re que sans m\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Fran\u00e7oise ne partageait pas sa conclusion qu\u2019elle jugeait manich\u00e9enne et erron\u00e9e dans la mesure o\u00f9 Romain Gary s\u2019\u00e9tait finalement suicid\u00e9. Lorenzo lui fit remarquer qu\u2019au moment de la r\u00e9daction de <em>La vie devant soi<\/em>, il ne l\u2019\u00e9tait pas encore.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"><em>A SUIVRE\u00a0<\/em><\/span><\/p>\n<p><span class=\"Apple-converted-space\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-44568 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/La-mitro.png\" sizes=\"auto, (max-width: 87px) 100vw, 87px\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/La-mitro.png 288w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/La-mitro-188x300.png 188w\" alt=\"\" width=\"87\" height=\"138\" \/><\/span><\/p>\n<h4><strong>Cliquez vers \u00a0\u2014\u2014\u2014&gt; <a href=\"https:\/\/www.amazon.fr\/MITRO-autres-dr\u00f4les-dhistoires\/dp\/B0C2RTN6X1\/ref=sr_1_2?crid=1YNRNC1XK4WYO&amp;keywords=philippe+coutheillas&amp;qid=1685291882&amp;sprefix=,aps,155&amp;sr=8-2\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">LA MITRO\u00a0<\/a><\/strong><\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-43886 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Couverture-Blind-dinner-1-233x300.jpeg\" sizes=\"auto, (max-width: 88px) 100vw, 88px\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Couverture-Blind-dinner-1-233x300.jpeg 233w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Couverture-Blind-dinner-1-745x960.jpeg 745w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Couverture-Blind-dinner-1-768x990.jpeg 768w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Couverture-Blind-dinner-1-1192x1536.jpeg 1192w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Couverture-Blind-dinner-1-1589x2048.jpeg 1589w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Couverture-Blind-dinner-1-scaled.jpeg 1986w\" alt=\"\" width=\"88\" height=\"113\" \/><\/p>\n<blockquote class=\"\">\n<div class=\"\">\n<div class=\"\">\n<div class=\"\" dir=\"auto\">\n<div class=\"\">\n<h4><span class=\"\">et pourquoi pas \u00a0vers \u2014\u2014&gt; <\/span><strong class=\"\"><a class=\"\" href=\"https:\/\/amzn.eu\/d\/5dl5LyO\">Blind dinner sur Amazon.fr <\/a><\/strong>?<\/h4>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>temps de lecture : 6 minutes\u00a0 Chapitre XXIV Pr\u00e9textant un stage dans le service de Neurologie du Professeur Gibert \u00e0 La Salp\u00eatri\u00e8re, Fran\u00e7oise Maignan se rendait une fois par semaine \u00e0 Paris. 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