{"id":44640,"date":"2023-05-24T16:47:05","date_gmt":"2023-05-24T14:47:05","guid":{"rendered":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=44640"},"modified":"2023-05-25T07:56:18","modified_gmt":"2023-05-25T05:56:18","slug":"44640","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=44640","title":{"rendered":"Les  corneilles du septi\u00e8me ciel (21&#038;22)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"color: #008000;\"><em>temps de lecture : 6 minutes\u00a0<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><b style=\"font-weight: 400;\">Chapitre XXI<\/b><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><strong><em>L\u2019Echo du Bas de l\u2019Aisne <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>Mardi 2 novembre 1997.<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>Rebondissement heureux dans l\u2019affaire de la disparition samedi\u00a0soir d\u2019une jeune femme qui se rendait chez des amis \u00e0 Chants de F\u00e9es ! En r\u00e9alit\u00e9, celle-ci, d\u2019un naturel fort distrait, avait rat\u00e9 la petite gare de Chants de F\u00e9es. Descendue \u00e0 la station suivante, celle de Ch\u00e2teau-Thierry, elle n\u2019avait pas trouv\u00e9 de train pour la reconduire \u00e0 sa destination initiale en raison de l\u2019heure tardive. Elle fut donc contrainte de dormir \u00e0 l\u2019H\u00f4tel des Voyageurs sans r\u00e9ussir \u00e0 pr\u00e9venir les Crandaret dont la ligne t\u00e9l\u00e9phonique \u00e9tait en d\u00e9rangement suite aux travaux d\u2019am\u00e9nagement de l\u2019autoroute A 89. Le lendemain \u00e0 l\u2019heure de l\u2019ap\u00e9ritif, elle arriva chez ses h\u00f4tes mais la maison \u00e9tait close. La jeune femme ignorait qu\u2019ils \u00e9taient retenus au commissariat de Police de Ch\u00e2teau-Thierry \u00e0 cause de sa disparition. Fort d\u00e9pit\u00e9e, elle pensa s\u2019\u00eatre tromp\u00e9e de date ce qu\u2019elle ne put v\u00e9rifier aupr\u00e8s de leur voisin, monsieur Minette, toujours au courant de <!--more-->tout mais malheureusement introuvable ce jour-l\u00e0. Elle rentra donc chez elle \u00e0 Poitiers, non sans difficult\u00e9s un week end de la Toussaint. Les Crandaret ne furent inform\u00e9s de la bonne nouvelle qu\u2019\u00e0 l\u2019issue de leur garde \u00e0 vue. Tout est bien qui finit bien\u00a0! Quant aux fausses reconnaissances de Monsieur Minette, elles justifi\u00e8rent une nouvelle cure de d\u00e9sintoxication, sa douzi\u00e8me de l\u2019ann\u00e9e, d\u2019apr\u00e8s le patron du caf\u00e9.<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: center;\"><strong>Chapitre XXII<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">En rentrant un soir de l\u2019h\u00f4pital, Fran\u00e7oise avait \u00e9t\u00e9 attir\u00e9e sur son chemin par la devanture encore \u00e9clair\u00e9e d\u2019une agence de voyage qui proposait une excursion dans le Marais Poitevin. Situ\u00e9e \u00e0 moins d\u2019une heure de Poitiers, cette r\u00e9gion semblait tr\u00e8s originale d\u2019apr\u00e8s les descriptions enthousiastes. Des amis lui en avaient aussi parl\u00e9 en termes \u00e9logieux mais comme aucune de ses lectures pass\u00e9es ne lui en avait r\u00e9v\u00e9l\u00e9 l\u2019existence, elle ne savait pas \u00e0 quoi il pouvait bien ressembler. Le programme pr\u00e9voyait un d\u00e9part le matin \u00e0 destination de Coulon puis une balade en barque suivie d\u2019un d\u00e9jeuner sur les bords de la S\u00e8vres Niortaise. L\u2019apr\u00e8s-midi serait consacr\u00e9 \u00e0 la visite de Fontenay-le-Comte, l\u2019ancienne capitale de la Vend\u00e9e d\u00e9chue du temps de Napol\u00e9on, avant leur retour \u00e0 Poitiers en fin de journ\u00e9e. Comme le tout \u00e9tait propos\u00e9 pour une somme modique, elle d\u00e9cida de venir s\u2019y inscrire d\u00e8s le lendemain.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Dans le car qui l\u2019emmena le dimanche suivant dans le Marais, il n\u2019y avait que des vieux de plus de soixante ans. Bien qu\u2019elle ne f\u00fbt pas aussi pr\u00e9occup\u00e9e par son avenir matrimonial que sa m\u00e8re, Fran\u00e7oise n\u2019en commen\u00e7ait pas moins \u00e0 souffrir de sa solitude tous les soirs en rentrant chez elle. A l\u2019occasion de cette promenade, elle ber\u00e7ait l\u2019espoir de rencontrer enfin un gar\u00e7on de son \u00e2ge plut\u00f4t que de vieux messieurs, certes int\u00e9ressants, mais dont l\u2019avenir \u00e9tait plut\u00f4t derri\u00e8re eux. C\u2019est surement pour cela qu\u2019elle d\u00e9couvrit dans le fond du v\u00e9hicule un jeune homme brun au visage triste qui regardait d\u00e9filer sans la moindre \u00e9motion le paysage assez d\u00e9solant de la G\u00e2tine. M\u00eame la travers\u00e9e de Niort ne sembla gu\u00e8re l\u2019int\u00e9resser. Il ne pr\u00eata pas plus d\u2019attention aux autres voyageurs et Fran\u00e7oise en conclut, car c\u2019\u00e9tait son domaine, que ce jeune homme devait \u00eatre au moins d\u00e9prim\u00e9 et peut-\u00eatre m\u00eame m\u00e9lancolique. Pas de chance, se dit-elle, fataliste.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Ils arriv\u00e8rent enfin \u00e0 Coulon, la capitale de ce petit territoire envahi par les eaux et une v\u00e9g\u00e9tation qu\u2019il faut bien qualifier de luxuriante o\u00f9 le vert \u00e9tait omnipr\u00e9sent. Aux quelques maisons ni belles ni laides de style vend\u00e9en align\u00e9es le long de la S\u00e8vres Niortaise, il \u00e9tait cependant difficile de trouver le moindre charme. Des grappes de petites embarcations en bois sombre avec des si\u00e8ges jaune ou vert s\u2019agglutinaient le long des berges. Leur petit groupe d\u2019une douzaine de personnes \u00e9tait attendu \u00e0 l\u2019embarcad\u00e8re de la Pigouille, le nom charmant de la perche dont se servaient les gens du Marais pour faire progresser leurs barques. Fran\u00e7oise se retrouva assise \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de celui qu\u2019elle appelait le d\u00e9pressif. Poliment, il se serra le long du rebord pour lui laisser une place confortable.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">L\u2019arriv\u00e9e du batelier en surprit plus d\u2019un\u00a0; c\u2019\u00e9tait un gar\u00e7on, un gamin m\u00eame, dont le visage poupin aux cheveux blonds clairsem\u00e9s et aux yeux bleu clair accentuait la jeunesse. Son petit nez pointu achevait de lui donner une allure peu compatible avec la lourde responsabilit\u00e9 de seul ma\u00eetre \u00e0 bord d\u2019un esquif rempli d\u2019\u00e2mes humaines bien qu\u2019en majorit\u00e9 retrait\u00e9es. Il rassura d\u2019embl\u00e9e son monde\u00a0: la profondeur des canaux ne d\u00e9passait jamais un m\u00e8tre ce qui eut le m\u00e9rite de faire revenir le sourire sur les visages de tous les participants. Eux aussi rassur\u00e9s, Fran\u00e7oise et son voisin se tourn\u00e8rent l\u2019un vers l\u2019autre.<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>Ouf\u00a0! s\u2019exclama le jeune homme avec pour la premi\u00e8re fois sur ses l\u00e8vres une \u00e9bauche de sourire.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Fran\u00e7oise se dit que la partie n\u2019\u00e9tait peut-\u00eatre pas perdue.<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>Vous connaissez le Marais, vous\u00a0? Moi, pas.<\/li>\n<li>Moi non plus. Et pourquoi \u00eates-vous venu\u00a0?<\/li>\n<li>Par curiosit\u00e9. Je suis prof de Lettres \u00e0 la Facult\u00e9 de Poitiers depuis cette ann\u00e9e et des \u00e9tudiants m\u2019en ont parl\u00e9. Moi, je viens du Nord de la France qui ne pr\u00eate pas \u00e0 la gaudriole, ajouta-t-il. J\u2019adore d\u00e9couvrir d\u2019autres paysages plus gais de la campagne fran\u00e7aise ce qui n\u2019est pas difficile.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Fran\u00e7oise acquies\u00e7a bien qu\u2019elle eut du mal \u00e0 imaginer une r\u00e9gion plus d\u00e9favoris\u00e9e que la sienne.<\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>Et vous\u00a0?<\/li>\n<li>Moi, c\u2019est pareil, dit-elle sans \u00e9voquer ses pr\u00e9occupations matrimoniales. Je m\u2019appelle Fran\u00e7oise, et vous\u00a0?<\/li>\n<li><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Le jeune batelier \u00e0 la voix aussi aig\u00fce que celle d\u2018un titi parisien fit s\u2019\u00e9loigner la barque de la berge et la dirigea vers un bras plus \u00e9troit qui commen\u00e7ait sous un petit pont. Et tout d\u2019un coup, le spectacle devint merveilleux.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Sous les frondaisons qui descendaient jusque dans l\u2019eau, la lumi\u00e8re du matin faisait scintiller les feuilles en un feu d\u2019artifice inimaginable. Et cela ne s\u2019arr\u00eata jamais. La lenteur de la progression, les caresses ti\u00e8des des rayons du soleil et le silence environnant les berc\u00e8rent comme des bienheureux. Ils ne se dirent pas un mot mais \u00e9chang\u00e8rent \u00e0 plusieurs reprises des sourires de satisfaction. La balade dura plus d\u2019une heure. A leur descente du bateau, ils \u00e9taient tout \u00e9tourdis par le spectacle auquel ils venaient d\u2019assister. Leurs perceptions identiques favoris\u00e8rent leur rapprochement et, au repas qui les attendait \u00e0 la terrasse d\u2019un petit restaurant au bord de la rivi\u00e8re, ils se retrouv\u00e8rent assis c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te sans que le hasard y fut pour quelque chose. Quand ils se quitt\u00e8rent le soir apr\u00e8s la visite des vieux quartiers m\u00e9di\u00e9vaux de Fontenay-le-Comte, ils \u00e9chang\u00e8rent leurs adresses et leurs num\u00e9ros de t\u00e9l\u00e9phone.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Quelques jours plus tard, Fran\u00e7oise re\u00e7ut un courrier de Pierre avec lequel elle partageait d\u00e9sormais une complicit\u00e9 qui ne disait pas encore son vrai nom. Apr\u00e8s quelques lignes o\u00f9 il se r\u00e9jouissait d\u2019avoir fait sa connaissance, Pierre avait compos\u00e9 pour elle un petit po\u00e8me inspir\u00e9 par leur balade en barque dans le Marais. En le lisant, Fran\u00e7oise eut les larmes aux yeux.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>Imaginez une Venise v\u00e9g\u00e9tale sans aucune construction.<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>Imaginez une Venise sans vaporetto ni navires de croisi\u00e8re.<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>Imaginez une Venise o\u00f9 l\u2019on aurait interdit <\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>Toutes les \u0153uvres de la main de l\u2019homme <\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>Qui se transforme parfois en arme de mort.<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>Imaginez une infinit\u00e9 de couleurs vertes<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>Qui vous enveloppent et vous bercent,<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>Imaginez le seul clapotis de l\u2019eau<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>Qui glisse le long de la barque,<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>Imaginez qu\u2019au bout du canal, il y a un autre canal<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>Qui va se perdre sous les frondaisons inond\u00e9es.<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>Imaginez que vous vous endormez pour toujours<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>Dans ce paradis.<\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-44645\" src=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Capture-decran-2023-04-23-a-17.08.38.png\" alt=\"\" width=\"762\" height=\"556\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Capture-decran-2023-04-23-a-17.08.38.png 762w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/Capture-decran-2023-04-23-a-17.08.38-300x219.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 762px) 100vw, 762px\" \/><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>\u00a0<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>temps de lecture : 6 minutes\u00a0 Chapitre XXI L\u2019Echo du Bas de l\u2019Aisne Mardi 2 novembre 1997. 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