{"id":43659,"date":"2023-03-10T16:47:52","date_gmt":"2023-03-10T15:47:52","guid":{"rendered":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=43659"},"modified":"2023-03-11T06:59:51","modified_gmt":"2023-03-11T05:59:51","slug":"corneilles-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=43659","title":{"rendered":"Les corneilles du septi\u00e8me ciel (4)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"color: #008000;\"><em>temps de lecture : 4 minutes\u00a0<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>(&#8230;) Ils n\u2019\u00e9taient que trois ou quatre \u00e9tudiants \u00e0 \u00e9couter dans des salles lugubres \u00e0 la propret\u00e9 douteuse un professeur r\u00e9sign\u00e9 qui tentait de leur enseigner la hi\u00e9rarchie complexe au sein de l\u2019arm\u00e9e de Nabuchodonosor, alors qu\u2019elle, ce qui la passionnait, c\u2019\u00e9taient les amours incestueuses \u00e0 la cour de Babylone. Allant \u00e0 l\u2019encontre des conventions universitaires de l\u2019\u00e9poque, elle entreprit une th\u00e8se sur ce sujet qui fit grand bruit par son audace et le rejet des tabous. L\u2019homosexualit\u00e9 y \u00e9tait omnipr\u00e9sente et c\u2019est peut-\u00eatre pour cette raison qu\u2019elle se retrouva plus tard dans les bras de Fran\u00e7oise.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: center;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Chapitre IV<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">D\u2019abord pensionnaire au coll\u00e8ge Sainte C\u00e9cile de Poitiers, Fran\u00e7oise b\u00e9n\u00e9ficia \u00e0 son entr\u00e9e en Facult\u00e9 de Pharmacie d\u2019une chambre dans un foyer pour \u00e9tudiantes tenu par les S\u0153urs Augustines. Bien que le docteur Philippe C. ne prenait que rarement la parole, il la questionna souvent sur les comportements de ses camarades de dortoir. Fran\u00e7oise, qui n\u2019en avait jamais parl\u00e9 \u00e0 personne, \u00e9voqua avec r\u00e9ticence ces souvenirs p\u00e9nibles. Au d\u00e9but, il y avait eu les baisers sur la bouche, sans, puis avec la langue, pour apprendre \u00e0 les faire le mieux possible avec <!--more-->les gar\u00e7ons. Telle \u00e9tait raison avanc\u00e9e par les plus anciennes. Ensuite ce furent des caresses sur les seins, puis ailleurs, toujours pour pr\u00e9parer l\u2019avenir. La grange du P\u00e8re M\u00e9nard et l\u2019objet cramoisi de Bernard lui revenaient en m\u00e9moire avec le m\u00eame d\u00e9go\u00fbt. Aucune de ces pratiques entre filles ne lui procura le moindre plaisir. Elle s\u2019y plia pour faire comme les autres mais de mauvaise gr\u00e2ce et en fermant les yeux.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Malgr\u00e9 leur origine modeste dans les alpages autour de Saint Flour, monsieur et madame Maignan avaient fait fortune et r\u00eavaient de voir leur fille reprendre leur pharmacie et ses revenus cons\u00e9quents. Fran\u00e7oise n\u2018avait d\u2019ailleurs jamais envisag\u00e9 faire autre chose que Pharmacie pour leur succ\u00e9der dans l\u2019officine de Joigny.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Un souci grandissait cependant dans la t\u00eate de sa m\u00e8re\u00a0: Fran\u00e7oise ne parlait jamais de mariage et ne leur avait jamais pr\u00e9sent\u00e9 de petit copain, ce qui, \u00e0 son \u00e2ge, \u00e9tait curieux. Inqui\u00e8te et ne sachant comment aborder ce sujet \u00a0avec elle, elle multipliait leurs rencontres pour des motifs fallacieux comme ses pr\u00e9tendus probl\u00e8mes de sant\u00e9 qui n\u2019en \u00e9taient pas. Fran\u00e7oise revenait r\u00e9guli\u00e8rement la voir mais ne parlait jamais de sa vie priv\u00e9e. Pire, elle \u00e9voqua un jour devant ses parents m\u00e9dus\u00e9s son bonheur r\u00e9cent \u00e0 l\u2019UCPA en compagnie d\u2019une fille &#8230;<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Fran\u00e7oise avait fait de brillantes \u00e9tudes secondaires et obtenu son bac \u00e0 seize ans. Cet exploit \u00e9tait fort appr\u00e9ci\u00e9 des parents de l\u2019\u00e9poque mais il avait un revers pour les jeunes laur\u00e9ats\u00a0: leur immaturit\u00e9 leur faisait souvent choisir une voie qu\u2019ils regrettaient par la suite. Quand elle fit la connaissance d\u2019Annick, Fran\u00e7oise avait d\u00e9j\u00e0 pris sa d\u00e9cision\u00a0: elle ne voulait plus \u00eatre pharmacienne comme ses parents, mais m\u00e9decin comme le docteur Philippe, son psy depuis quelques mois. Ce dernier en fut accabl\u00e9. Sa patiente ne pr\u00e9sentait \u00e0 son avis aucune am\u00e9lioration significative malgr\u00e9 ses allusions destin\u00e9es \u00e0 r\u00e9habiliter les tentatives infructueuses de Bernard. En plus, avec ce changement d\u2019orientation professionnelle, les rapports de Fran\u00e7oise avec ses parents allaient devenir probl\u00e9matiques et il s\u2019attendait donc au pire.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">A cette \u00e9poque, faire des \u00e9tudes de m\u00e9decine n\u2019\u00e9tait pas compliqu\u00e9 \u00a0mais long, dix ans au minimum. De l\u2019avis de son th\u00e9rapeute, Fran\u00e7oise cumulait plusieurs handicaps\u00a0: elle avait d\u00e9j\u00e0 22 ans, elle pr\u00e9f\u00e9rait les filles, elle avait la phobie des zizis de gar\u00e7ons et elle n\u2019\u00e9tait pas insensible au charme des vieux messieurs assis devant leur ordinateur \u00e9teint aux terrasses ensoleill\u00e9es des caf\u00e9s parisiens. En plus, elle avait \u00e9t\u00e9 traumatis\u00e9e d\u00e8s son plus jeune \u00e2ge en ouvrant tous les matins ses volets sur le visage hideux d\u2019un poilu qui n\u2019en finissait pas d\u2019agoniser. Heureusement, se disait le docteur Philippe C. pour se r\u00e9conforter, elle n\u2019allait plus \u00e0 confesse, ce dont il s\u2019attribuait le m\u00e9rite. A tort. En r\u00e9alit\u00e9, Fran\u00e7oise n\u2019allait plus se confesser ni \u00e0 la messe parce qu\u2019elle avait d\u00e9couvert le jogging qu\u2019elle pratiquait intens\u00e9ment et justement le mercredi soir, jour des confessions, et le dimanche matin, jour de la messe.<\/p>\n<p><em><span style=\"color: #0000ff;\">A SUIVRE\u00a0<\/span><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>temps de lecture : 4 minutes\u00a0 (&#8230;) Ils n\u2019\u00e9taient que trois ou quatre \u00e9tudiants \u00e0 \u00e9couter dans des salles lugubres \u00e0 la propret\u00e9 douteuse un professeur r\u00e9sign\u00e9 qui tentait de leur enseigner la hi\u00e9rarchie complexe au sein de l\u2019arm\u00e9e de Nabuchodonosor, alors qu\u2019elle, ce qui la passionnait, c\u2019\u00e9taient les amours incestueuses \u00e0 la cour de &hellip; <a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=43659\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Les corneilles du septi\u00e8me ciel (4)<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_mo_disable_npp":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[13],"tags":[1563],"class_list":["post-43659","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-fiction","tag-lorenzo-dellacqua"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/43659","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=43659"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/43659\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=43659"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=43659"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=43659"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}