{"id":42574,"date":"2023-04-08T07:47:23","date_gmt":"2023-04-08T05:47:23","guid":{"rendered":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=42574"},"modified":"2023-04-08T17:09:16","modified_gmt":"2023-04-08T15:09:16","slug":"zombies-critique-aisee-n255","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=42574","title":{"rendered":"Zombies &#8211; Critique ais\u00e9e n\u00b0258"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"color: #339966;\"><em>temps de lecture : 4 minutes\u00a0<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>critique ais\u00e9e n\u00b0258<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Zombies<br \/>\n<\/strong>Bret Easton Ellis \u2013 1994<br \/>\n<em>10\/18 \u2013 276 pages \u2013 2\u20ac (d\u2019occasion) <\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Ceci n\u2019est pas une critique ais\u00e9e, pas une vraie en tout cas, car je ne saurais pas dire grand-chose de ce recueil de nouvelles de Bret Easton Ellis que je viens de terminer, en sautant quelques pages, je dois l\u2019avouer.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">C\u2019est toujours int\u00e9ressant de savoir comment et pourquoi on s\u2019est lanc\u00e9 dans la lecture de tel bouquin plut\u00f4t que tel autre, vous ne trouvez pas ? En tout cas, moi, \u00e7a m\u2019int\u00e9resse. Alors voil\u00e0 :<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">L\u2019autre jour, j\u2019ai rendez-vous chez le m\u00e9decin. <!--more-->Pour ce praticien, dont je dois dire par ailleurs que je le respecte et que je l\u2019appr\u00e9cie, l\u2019heure du rendez-vous que Doctolib m\u2019a accord\u00e9 n\u2019est qu\u2019une indication de l\u2019ordre dans lequel il recevra ses patients, pas davantage. Or, je n\u2019ai sur moi que ma carte vitale : pas le moindre livre, pas le plus petit magazine, et surtout pas mon iPad qui me permettrait de taper quelques consid\u00e9rations sur l\u2019exactitude, comme je suis en train de le faire \u00e0 cette table du caf\u00e9 \u00ab\u00a0Au Petit Suisse\u00a0\u00bb, cette table plac\u00e9e le long de la vitrine d\u2019o\u00f9 je peux voir \u00e0 travers les grilles du Luxembourg un soleil humide \u00e9clairer la fa\u00e7ade Est du palais du S\u00e9nat. (Quand on est \u00e0 cours d\u2019inspiration, il faut savoir pratiquer l\u2019art de la digression). Bref, je pr\u00e9voie que je n\u2019aurai rien \u00e0 lire ni \u00e0 faire dans la salle d\u2019attente qui m\u2019attend, elle aussi.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Et ne voil\u00e0-t-il pas que, quelques m\u00e8tres avant ma destination, empi\u00e8te sur le trottoir un \u00e9tal de bouquiniste : devant sa vitrine faiblement \u00e9clair\u00e9e, sur deux planches sur tr\u00e9teaux, le libraire a dispos\u00e9 \u00e0 plat tout un ensemble de volumes disparates et d\u2019occasion dont il souhaite se d\u00e9barrasser en \u00e9change de quelque argent. A travers la translucidit\u00e9 de la feuille de plastique dont il a recouvert sa marchandise pour la prot\u00e9ger de la pluie, car il pleut, je distingue la couverture rouge sombre d\u2019une \u00e9dition de poche : c\u2019est \u00ab\u00a0Zombie\u00a0\u00bb, de Brest Easton Ellis. Il a l\u2019air propre. Je soul\u00e8ve le plastique, le prends et entre dans l\u2019antre du conservateur du mus\u00e9e de l\u2019\u00e9criture.<br \/>\n\u2014\u00a0Deux euros, me dit-il sans m\u00eame avoir lev\u00e9 la t\u00eate pour regarder le livre.<br \/>\nJe n\u2019y crois pas, mais je sors ma pi\u00e8ce avant qu\u2019il ne change d\u2019avis.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Voil\u00e0. C&rsquo;est comme \u00e7a que \u00e7a\u00a0s\u2019est pass\u00e9.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Vous vous souvenez s\u00fbrement de ma 187\u00e8me critique ais\u00e9e qui portait sur\u00a0 \u00ab\u00a0Moins que z\u00e9ro\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h4 style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=18777\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong><span style=\"color: #ff0000;\">Critique ais\u00e9e n\u00b0187<\/span><\/strong><\/a><\/h4>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Vous savez donc qu\u2019apr\u00e8s quelques dizaines de pages pass\u00e9es \u00e0 d\u00e9tester ce livre et le monde qu\u2019il d\u00e9peint, je suis entr\u00e9 dedans, allant m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 y trouver le Holden Caulfield des ann\u00e9es 80 et \u00e0 vous le recommander.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">C\u2019\u00e9tait donc sans inqui\u00e9tude et m\u00eame avec un certain int\u00e9r\u00eat que je me lan\u00e7ai dans la lecture de \u00ab\u00a0Zombies\u00a0\u00bb.<br \/>\n<em><strong><span style=\"color: #0000ff;\">\u00ab\u00a0Bruce t\u00e9l\u00e9phone, bronz\u00e9 et d\u00e9fonc\u00e9, de Los Angeles\u2026\u00a0\u00bb<\/span><\/strong><\/em><br \/>\nJ\u2019avais beau \u00eatre sur le mauvais canap\u00e9 d\u2019une salle d\u2019attente partag\u00e9e avec deux femmes masqu\u00e9es catarrheuses, je me trouvais \u00e0 L.A., j\u2019avais 19 ans, et je m\u2019ennuyais au bord d\u2019une piscine en \u00e9coutant les Missing Persons. C\u2019\u00e9tait bien ce que j\u2019avais voulu, non\u00a0?<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-18783\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/download-300x168.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"168\" \/><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Ouais, c\u2019est ce que j\u2019avais voulu, mais pas ce point&#8230; et pas comme \u00e7a.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Parce que \u00ab\u00a0Zombies\u00a0\u00bb, c\u2019est la m\u00eame chose que \u00ab\u00a0Moins que Z\u00e9ro\u00a0\u00bb, exactement la m\u00eame chose, les m\u00eames personnages, la m\u00eame vacuit\u00e9, le m\u00eame ennui, la m\u00eame d\u00e9sesp\u00e9rance inavou\u00e9e. Il y a une diff\u00e9rence cependant\u00a0: \u00ab\u00a0Zombies\u00a0\u00bb n\u2019est pas un roman mais un recueil de nouvelles, avec les m\u00eames personnages ou presque et les m\u00eames actions ou absences d\u2019action que celles de \u00ab\u00a0Moins que Z\u00e9ro\u00a0\u00bb. C\u2019est peut-\u00eatre inh\u00e9rent \u00e0 leur bri\u00e8vet\u00e9, mais il est de fait qu\u2019aucune des nouvelles qui le composent n\u2019a le temps de construire un personnage auquel on puisse s\u2019identifier, ou au moins accorder quelque sympathie. Elles ne mettent en sc\u00e8ne aucun Clay \u00e0 aimer ou \u00e0 plaindre, aucun Holden. Alors, seuls restent le sentiment de vacuit\u00e9 de ces adolescent d\u00e9glingu\u00e9s, morbides et parfois meurtriers.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">En cherchant un peu, j\u2019ai trouv\u00e9 que bien qu\u2019elles n\u2019aient \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es que neuf ans apr\u00e8s \u00ab\u00a0Moins que Z\u00e9ro\u00a0\u00bb, ces nouvelles avaient en fait \u00e9t\u00e9 \u00e9crites avant, ce qui permet de leur donner l\u2019excuse d\u2019\u00eatre un brouillon du premier roman.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">De cette douzaine de nouvelles, s\u2019il fallait en sauver une, pour moi ce serait \u00ab\u00a0Lettres de Los Angeles\u00a0\u00bb o\u00f9, \u00e0 travers ses lettres \u00e0 son petit ami rest\u00e9 dans l\u2019Est, on voit une jeune fille s\u2019int\u00e9grer, d\u2019abord avec r\u00e9ticence, puis par facilit\u00e9 puis par amour de la jouissance dans cette ville du show biz et de l\u2019argent, pour s\u2019y fondre totalement et probablement s\u2019y noyer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline; color: #0000ff;\"><strong>P.S.<\/strong><\/span><i style=\"color: #0000ff;\"> Cette critique ais\u00e9e a \u00e9t\u00e9 \u00e9crite il y a environ 3 mois, mais le livre critiqu\u00e9 ayant, lui, plus de 25 ans, il n&rsquo;y avait apparemment aucune raison de se presser de le publier. Erreur ! En effet, il y a quelques jours est sorti le dernier livre de B.E.E., \u00ab\u00a0Les \u00c9clats\u00a0\u00bb. A entendre le Masque et la Plume, c&rsquo;est une superbe r\u00e9\u00e9criture de \u00ab\u00a0Moins que z\u00e9ro\u00a0\u00bb. Apr\u00e8s \u00ab\u00a0Zombies\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Moins que z\u00e9ro\u00a0\u00bb, ce ne sera jamais que la troisi\u00e8me fois que BEE aura \u00e9crit son histoire de g\u00e9n\u00e9ration perdue dans le L.A. des ann\u00e9es 80. \u00ab\u00a0Superbe\u00a0\u00bb a dit le Masque. Mais, puisque <\/i><span style=\"color: #0000ff;\"><span style=\"caret-color: #0000ff;\"><i>la<\/i><\/span><\/span><i style=\"color: #0000ff;\">\u00a0chose s&rsquo;am\u00e9liore \u00e0 chaque\u00a0<\/i><span style=\"color: #0000ff;\"><span style=\"caret-color: #0000ff;\"><i>\u00e9criture,\u00a0<\/i><\/span><\/span><i style=\"color: #0000ff;\">\u00a0ne vaudrait-il pas mieux en attendre la quatri\u00e8me ?<\/i><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>temps de lecture : 4 minutes\u00a0 critique ais\u00e9e n\u00b0258 Zombies Bret Easton Ellis \u2013 1994 10\/18 \u2013 276 pages \u2013 2\u20ac (d\u2019occasion) Ceci n\u2019est pas une critique ais\u00e9e, pas une vraie en tout cas, car je ne saurais pas dire grand-chose de ce recueil de nouvelles de Bret Easton Ellis que je viens de terminer, &hellip; <a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=42574\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Zombies &#8211; Critique ais\u00e9e n\u00b0258<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_mo_disable_npp":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[94],"tags":[127,21],"class_list":["post-42574","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-critiques","tag-litterature","tag-philippe"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/42574","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=42574"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/42574\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=42574"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=42574"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=42574"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}