{"id":41658,"date":"2023-05-05T07:47:50","date_gmt":"2023-05-05T05:47:50","guid":{"rendered":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=41658"},"modified":"2023-05-05T18:22:52","modified_gmt":"2023-05-05T16:22:52","slug":"pierre-qui-roule-critique-aisee-n250","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=41658","title":{"rendered":"Pierre qui roule &#8211; Critique ais\u00e9e n\u00b0259"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"color: #008000;\"><em>temps de lecture : 4 minutes\u00a0<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Critique ais\u00e9e n\u00b0259<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>\u00a0<\/em><strong>Pierre qui roule<br \/>\n<\/strong>Donald Westlake -1970<br \/>\n<em>Rivages\/noir \u2013 301 pages \u2013 9,15\u20ac<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-41657\" src=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Redford-213x300.jpeg\" alt=\"\" width=\"120\" height=\"168\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Redford-213x300.jpeg 213w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Redford-681x960.jpeg 681w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Redford-768x1083.jpeg 768w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Redford-1089x1536.jpeg 1089w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Redford-1452x2048.jpeg 1452w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Redford-scaled.jpeg 1815w\" sizes=\"auto, (max-width: 120px) 100vw, 120px\" \/>Il n\u2019y a pas si longtemps, pendant quelques jours, je me suis int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la derni\u00e8re livraison de Despentes, <em>Cher connard<\/em>. <sup>(1)<\/sup><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>(1) <u>note de milieu de page<\/u><\/em> : <span style=\"color: #0000ff;\"><em>Il parait que, dans le monde de l\u2019\u00e9dition, quand un nouveau livre sort, on parle de livraison\u00a0; \u00e0 mon grand regret, je ne fais pas partie de ce monde, alors je ne suis pas certain de ce que je viens de dire\u00a0; pourtant, il me semble avoir entendu cette expression dans la bouche de Pivot\u00a0; \u00e7a fait loin maintenant, alors l\u2019expression est probablement tomb\u00e9e en d\u00e9su\u00e9tude. Mais je ne d\u00e9teste pas la d\u00e9su\u00e9tude, alors allons-y pour la derni\u00e8re livraison de Despentes\u00a0!<\/em><\/span><!--more--><\/p>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"zs2IqIHmmt\"><p><a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=41490\">Cher connard &#8211; Critique ais\u00e9e n\u00b0244<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><iframe loading=\"lazy\" class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; clip: rect(1px, 1px, 1px, 1px);\" title=\"\u00ab\u00a0Cher connard &#8211; Critique ais\u00e9e n\u00b0244\u00a0\u00bb &#8212; Le Journal des Coutheillas\" src=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=41490&#038;embed=true#?secret=Bftrm361Ox#?secret=zs2IqIHmmt\" data-secret=\"zs2IqIHmmt\" width=\"600\" height=\"338\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Mais, bien vite, j\u2019\u00e9prouvai quelque agacement, beaucoup devant le fond et un peu devant la forme de ce <em>Cher connard<\/em>. Ce sentiment ne tarda pas \u00e0 \u00eatre suivi d\u2019un ennui certain et d\u2019une flemme colossale. Je posai donc le livre \u00e0 l\u2019envers, ouvert aux pages 121\/122 et partis derechef ( <em><u>derechef<\/u>\u00a0: voir le r\u00e9cent \u00e9pisode relatif \u00e0 l\u2019achat de \u00ab\u00a0Fantasia chez les ploucs\u00a0\u00bb<\/em> ) chez mon deuxi\u00e8me libraire favori, boulevard Saint-Michel, pour tenter d\u2019y satisfaire une soudaine envie de quelque chose d\u2019autre, quelque chose de plaisant, de confortable, de pas m\u00e9chant.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">C\u2019est sans doute mon subconscient qui m\u2019a amen\u00e9 directement au troisi\u00e8me \u00e9tage, secteur des romans policiers, rayon litt\u00e9rature am\u00e9ricaine, \u00e9tag\u00e8re des W, W comme Westlake, Westlake comme Donald Westlake.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Donald Westlake (1933-2008), \u00e9crivain et sc\u00e9nariste am\u00e9ricain\u2026<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Si, dans les ann\u00e9es 60 \u00e0 80, vous avez lu plus de quatre volumes de cette collection l\u00e9gendaire qui fut dirig\u00e9e de 1945 \u00e0 1973 par Marcel Duhamel, vous \u00eates certainement tomb\u00e9 au moins une fois sur un bouquin de Donald Westlake. En effet, sous une vingtaine de pseudonymes diff\u00e9rents, il a \u00e9crit plus d\u2019une centaine de romans. Un bon tiers d\u2019entre eux font intervenir l\u2019un ou l\u2019autre de ses deux h\u00e9ros r\u00e9currents, Dortmunder ou Parker, Dortmunder, cambrioleur g\u00e9nial mais malchanceux \u2014 celui que je pr\u00e9f\u00e8re \u2014 et Parker, son jumeau efficace (sous le pseudonyme de Richard Stark).<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Eh bien moi, ce jour-l\u00e0, je suis tomb\u00e9 sur \u00ab\u00a0<em>Pierre qui roule<\/em>\u00a0\u00bb (The hot rock), que j\u2019avais probablement d\u00e9j\u00e0 lu il y a une cinquantaine d\u2019ann\u00e9es, mais qu\u2019importe : trois cents pages pour 9,15\u20ac, m\u00eame si on l\u2019a d\u00e9j\u00e0 lu, \u00e7a reste une affaire. <sup>(2)<\/sup><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>(2) <u>note de milieu de page<\/u><\/em> : <span style=\"color: #0000ff;\"><em>Bon, d\u2019accord, pour ce prix-l\u00e0, vous n\u2019avez plus la fameuse couverture noire bord\u00e9e de jaune, celle qui donnerait \u00e0 votre achat une valeur certaine sur le march\u00e9 que fr\u00e9quentent les collectionneurs, mais \u00e0 la place, vous avez une photo de Robert Redford\u00a0 dans \u00ab\u00a0Les quatre malfrats\u00a0\u00bb, film que Peter Yates a tir\u00e9 du roman de Westlake.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">J\u2019ai donc aussit\u00f4t fait l\u2019acquisition de <em>Pierre qui roule<\/em>, dont la quatri\u00e8me de couv. (<em><u>couv.<\/u>\u00a0: voir la premi\u00e8re note de milieu de page sur le monde de l\u2019\u00e9dition<\/em>). Mais, pour donner de moi une bonne image \u00e0 la caissi\u00e8re de chez Gibert, j\u2019ai \u00e9galement fait l\u2019emplette pour 3 euros d\u2019un Houellebecq, <em>Lanzarote<\/em>, un tout petit Librio. Un Houellebecq que je ne connaissais pas, 3 Euros, m\u00eame pour une soixantaine de pages seulement, \u00e7a restait une affaire.<br \/>\nL\u2019affaire est devenue moins bonne quand je me suis aper\u00e7u que ce Lanzarote \u00e9tait fait de fragments de <em>Plateforme\u00a0<\/em>et de <em>La possibilit\u00e9 d\u2019une \u00eele<\/em>, romans que Houellebecq n\u2019\u00e9crira que quelques ann\u00e9es plus tard. Mais ouatte\u00a0! Le style et l\u2019humour y \u00e9taient d\u00e9j\u00e0. Je n\u2019\u00e9tais pas vraiment vol\u00e9.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Bon, et cette <em>Pierre qui roule<\/em>, maintenant\u00a0?<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">\u00c9coutez&#8230; je ne vais pas vous raconter l\u2019histoire. D\u2019abord, vous le savez, je ne le fais jamais dans une critique ais\u00e9e. Ensuite, ce serait particuli\u00e8rement difficile dans le cas de cette histoire compliqu\u00e9e de cambriolage gigogne. Je ne vous en dis pas plus.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Pour ce qui est des personnages, eh bien, sachez qu\u2019il y a John Dortmunder, le g\u00e9nial cambrioleur, reconnu par ses pairs, incontest\u00e9 par son \u00e9quipe, et malchanceux comme ce n\u2019est pas permis.<br \/>\nIl y a aussi Andy Kelp, son ami et indicateur de coups fumants, pas trop malin mais fid\u00e8le.<br \/>\nEnsuite, il y a Stan Murch, le chauffeur qui ne pense qu\u2019en termes d\u2019itin\u00e9raires permettant d\u2019\u00e9viter les embouteillages de Manhattan.<br \/>\nApr\u00e8s, il y a Alan Greenwwod, l\u2019homme \u00e0 femmes, et enfin, Roger Chefnick, le passionn\u00e9 de trains miniatures.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">\u00c7a, c\u2019\u00e9tait la bande.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Mais il y a aussi Rollo, le barman du <em>O.J. Bar and Grill<\/em> sur Amsterdam Avenue, le major Iko, diplomate de l\u2019ambassade du Talabwo aupr\u00e8s des Nations Unies, et Maitre Prosker, avocat recommandable et quelques autres sp\u00e9cimens de moindre importance qui tous vont se d\u00e9mener pour s\u2019approprier une pierre fabuleuse, l\u2019\u00c9meraude du Balabomo, expos\u00e9e pour quelques jours en tant que pi\u00e8ce maitresse de l\u2019exposition <em>Art et culture d\u2019Afrique<\/em> au New York Coliseum.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Quand on vient de quitter la pr\u00e9tention du <em>Cher connard<\/em> pour entrer dans cette <em>Pierre qui roule<\/em> qui, elle, n\u2019en a aucune, c\u2019est un grand plaisir, une vraie d\u00e9tente.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Oui, c\u2019est vrai, Houellebecq, \u00e7a d\u00e9tend aussi, mais pas de la m\u00eame mani\u00e8re.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>temps de lecture : 4 minutes\u00a0 Critique ais\u00e9e n\u00b0259 \u00a0Pierre qui roule Donald Westlake -1970 Rivages\/noir \u2013 301 pages \u2013 9,15\u20ac Il n\u2019y a pas si longtemps, pendant quelques jours, je me suis int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la derni\u00e8re livraison de Despentes, Cher connard. 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