{"id":41623,"date":"2022-12-01T16:47:12","date_gmt":"2022-12-01T15:47:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=41623"},"modified":"2022-12-03T15:55:00","modified_gmt":"2022-12-03T14:55:00","slug":"rendez-vous-a-cinq-heures-avec-cesar-rosalie-laurent-et-les-autres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=41623","title":{"rendered":"Rendez-vous \u00e0 cinq heures avec C\u00e9sar, Rosalie, Lorenzo et les autres"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: right;\"><em><span style=\"color: #008080;\">temps de lecture : deux minutes vingt secondes<\/span><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong style=\"color: #800080; text-align: justify;\"><em>La page de 16h47 est ouverte&#8230;<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-34135\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/camera-150x150.jpeg\" alt=\"\" width=\"132\" height=\"132\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/camera-150x150.jpeg 150w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/camera.jpeg 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 132px) 100vw, 132px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><span style=\"caret-color: #0000ff;\"><b>C\u00e9sar et Rosalie<\/b><br \/>\n<\/span><em>Claude Sautet &#8211; 1972<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Sur les conseils avis\u00e9s de mon ami Cyrano de Couteillac, un \u00e9crivain gascon au physique scandinave, j\u2019ai revu cinquante ans apr\u00e8s sa sortie le film de Claude Sautet, C\u00e9sar et Rosalie, sous-titr\u00e9 La Belle et les B\u00eatas, dont il a fait r\u00e9cemment l\u2019\u00e9loge. Et il avait raison ce bougre qui ne passe pas pour un romantique d\u2019apr\u00e8s son hagiographe ari\u00e9geoise\u00a0! Couteillac est en effet un mat\u00e9rialiste froid, imperturbable et parfois cruel comme tous les scientifiques issus d\u2019une Grand Ecole d\u2019Ing\u00e9nieurs qui n\u2019ont pas pour habitude de se laisser aller \u00e0 la gaudriole. Imaginez une seconde les cons\u00e9quences d\u2019une n\u00e9gligence infime dans l\u2019exercice de leur fonction\u00a0: un nid de poule sous les \u0153ufs d\u2019une remont\u00e9e m\u00e9canique, un SDF fix\u00e9 dans le jambage d\u2019un pont ou un marais sans <!--more-->chauss\u00e9e, pour ne citer que les catastrophes les moins graves. Rien ne le pr\u00e9disposait donc \u00e0 fondre sous le charme de Romy Schneider ni \u00e0 sourire aux maladresses d\u2019Yves Montand. Et pourtant, si, il a \u00e9t\u00e9 s\u00e9duit par cette com\u00e9die bien qu\u2019il ne puisse s\u2019identifier \u00e0 ses h\u00e9ros auxquels il ne ressemble pas du tout\u00a0; Samy Frey affiche une d\u00e9sinvolture qui le rend moins sympathique que Montand dont les col\u00e8res de macho interdiraient aujourd\u2019hui la sortie du film. On se dit que ce devrait \u00eatre l\u2019inverse mais telle est la magie du cin\u00e9ma qui nous retourne comme une cr\u00eape. Dans cette com\u00e9die alerte, la m\u00e9canique fonctionne \u00e0 merveille et cela ne nous \u00e9tonne pas le moins du monde de d\u00e9couvrir Samy et Romy en serveurs dans un petit resto sur le port de S\u00e8te. Ces acteurs sont si remarquables qu\u2019ils donnent l\u2019impression d\u2019avoir fait \u00e7a toute leur vie. Au fait, quel est l\u2019\u00e2ge de Rosalie\u00a0? Une bonne quarantaine puisqu\u2019elle a une fille de dix ans. Et pourtant, son inconstance d\u2019adolescente attard\u00e9e nous \u00e9meut tout au long du film. De quoi vit-elle\u00a0? Des pensions alimentaires vers\u00e9es par ses premiers maris, probablement, bien qu\u2019un de ses ex, le peintre Umberto, n\u2019ait pas le sou, ou du patrimoine de ses parents bien que ce soit C\u00e9sar qui leur offre des vacances au bord de la mer dans leur ancienne maison. Tout cela est un peu myst\u00e9rieux mais qu\u2019importe puisqu\u2019on est sous le charme de ces personnages d\u00e9licieux. Quant aux all\u00e9es et venues sentimentales de Rosalie qui passe du jour au lendemain d\u2019un amant \u00e0 l\u2019autre et les pousse aux pires exc\u00e8s, elles nous semblent moins immorales que physiologiques \u00e0 l\u2019or\u00e9e de la m\u00e9nopause. Ces valses-h\u00e9sitations rappelleront des souvenirs\u00a0\u00e0 certains : n\u2019avons-nous pas, nous aussi, aim\u00e9 un jour deux femmes\u00a0ou deux hommes en m\u00eame temps ? Si, \u00e9videmment, mais \u00e0 vingt ans. A cette question anachronique le film propose une r\u00e9ponse de normand : ni l\u2019un, ni l\u2019autre. On est donc en pleine fiction et c\u2019est bien le r\u00f4le du cin\u00e9ma.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Lorenzo dell\u2019Acque<\/em><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>temps de lecture : deux minutes vingt secondes La page de 16h47 est ouverte&#8230; C\u00e9sar et Rosalie Claude Sautet &#8211; 1972 Sur les conseils avis\u00e9s de mon ami Cyrano de Couteillac, un \u00e9crivain gascon au physique scandinave, j\u2019ai revu cinquante ans apr\u00e8s sa sortie le film de Claude Sautet, C\u00e9sar et Rosalie, sous-titr\u00e9 La Belle &hellip; <a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=41623\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Rendez-vous \u00e0 cinq heures avec C\u00e9sar, Rosalie, Lorenzo et les autres<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_mo_disable_npp":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[94],"tags":[1372],"class_list":["post-41623","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-critiques","tag-lorenzo"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/41623","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=41623"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/41623\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=41623"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=41623"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=41623"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}