{"id":40643,"date":"2022-11-23T16:47:10","date_gmt":"2022-11-23T15:47:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=40643"},"modified":"2022-11-24T06:26:34","modified_gmt":"2022-11-24T05:26:34","slug":"la-chute-du-globe-integral","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=40643","title":{"rendered":"La chute du globe (int\u00e9gral)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"color: #008000;\"><em>temps de lecture : 9 minutes\u00a0<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Couleur caf\u00e9 n\u00b035<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><strong>La chute du globe<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>La Coupole,<br \/>\n<\/em><em>102 Bd du Montparnasse,<br \/>\n<\/em><em>PARIS 14<\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">LES FAITS<br \/>\nMercredi 24 ao\u00fbt 2022, peu apr\u00e8s 18 heures, le globe de verre de l\u2019un des lustres qui assurent l\u2019\u00e9clairage de la terrasse de La Coupole s\u2019est d\u00e9croch\u00e9 de sa suspension. Il s\u2019est fracass\u00e9 au sol \u00e0 toute proximit\u00e9 d\u2019une cliente en dispersant aux alentours un grand nombre de d\u00e9bris de verre ac\u00e9r\u00e9s. Cet incident n\u2019a caus\u00e9 aucun bless\u00e9. Les d\u00e9bris ont \u00e9t\u00e9 balay\u00e9s et l\u2019activit\u00e9 normale a repris. Quelques minutes plus tard, un groupe de huit am\u00e9ricaines s\u2019est install\u00e9 en terrasse pour diner. Tout ce qui pr\u00e9c\u00e8de est parfaitement v\u00e9ridique, mais pour la suite, c\u2019est pas certain.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-40041\" src=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Coupole-960x694.jpeg\" alt=\"\" width=\"604\" height=\"437\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Coupole-960x694.jpeg 960w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Coupole-300x217.jpeg 300w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Coupole-768x555.jpeg 768w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Coupole-1536x1110.jpeg 1536w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/Coupole-2048x1480.jpeg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 604px) 100vw, 604px\" \/><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">ROBERT DE MONTESSORI, po\u00e8te, essayiste<br \/>\nJ\u2019\u00e9tais seul, l\u2019autre soir, \u00e0 la terrasse de La Coupole. C\u2019\u00e9tait pendant cette p\u00e9riode o\u00f9 il faisait si chaud \u00e0 Paris que, ce jour-l\u00e0, lors de ma promenade vesp\u00e9rale, je n\u2019avais eu ni le courage ni la force de parvenir jusqu\u2019\u00e0 la Closerie des Lilas pour m\u2019y rafraichir d\u2019une <!--more-->coupe de Ruinart selon mon habitude. En effet, vers six heures de l\u2019apr\u00e8s-midi et trente-cinq degr\u00e9s sept de temp\u00e9rature, alors que je passais devant La Coupole, je fus tent\u00e9 par la terrasse de cet \u00e9tablissement, qui, \u00e0 cette heure et en cette saison, se trouvait hors d\u2019atteinte du soleil depuis plusieurs heures et, par cons\u00e9quent, pourrait sans doute me procurer pour un temps une fraicheur relative. La Closerie et ses ombrages \u00e9taient encore bien loin et je ne fus pas long \u00e0 me d\u00e9cider : je franchis la ligne des jardini\u00e8res dont les\u00a0 bosquets limitent la terrasse de cette grande brasserie, autrefois si populaire.<br \/>\nTrouver une table convenable ne fut pas chose ais\u00e9e. En effet, comme l\u2019heure du diner de certains \u00e9trangers d\u2019outre-atlantique approchait, le personnel avait d\u00e9j\u00e0 dress\u00e9 la plupart des tables \u00e0 cet effet et, sur la terrasse, il n\u2019en restait qu\u2019un petit nombre o\u00f9 la seule consommation d\u2019une boisson f\u00fbt encore permise. Je regrettai in petto cet autoritarisme peu commercial dont faisait ainsi preuve le tenancier de cet \u00e9tablissement, mais trop affect\u00e9 par la canicule pour manifester ma r\u00e9probation et en tirer les conclusions en portant ma client\u00e8le plus en amont sur le boulevard, je m\u2019installai \u00e0 l\u2019une des tables laiss\u00e9es disponibles.\u00a0 Elles \u00e9taient rassembl\u00e9es dans la partie la plus orientale de la terrasse et n\u2019accueillaient encore que peu de consommateurs : dans l\u2019angle oppos\u00e9 \u00e0 la table que j\u2019avais choisie, une dame entre deux \u00e2ges portant un l\u00e9ger embonpoint et une robe imprim\u00e9e \u00e0 fleurs tenait un stylo \u00e0 la main et semblait r\u00e9fl\u00e9chir devant un bloc de papier \u00e0 lettres et un verre de vin ros\u00e9 ; me faisant face, assise \u00e0 une table proche de l\u2019entr\u00e9e menant au bar, une jeune femme brune buvait \u00e0 petites gorg\u00e9es dans un verre conique \u00e0 haute jambe un cocktail aux couleurs kal\u00e9idoscopiques surmont\u00e9 d\u2019un petit parasol en papier ; elle me regardait sans me voir et je remarquai qu\u2019elle portait un discret pansement rose sur l\u2019arr\u00eate d\u2019un nez plut\u00f4t joli ; \u00e0 la table la plus proche de la mienne se trouvaient deux hommes\u00a0; je ne saurais les d\u00e9crire car je leur tournais le dos, et jamais mon \u00e9ducation ne m\u2019aurait permis de me retourner vers eux pour les examiner ; je ne pus cependant m\u2019emp\u00eacher de remarquer que l\u2019un d\u2019eux parlait d\u2019une voix plut\u00f4t forte, marqu\u00e9e d\u2019un accent facilement reconnaissable, celui du midi et m\u00eame, plus pr\u00e9cis\u00e9ment, de Marseille. Enfin, \u00e0 deux tables de distance, sur ma droite, un petit homme fluet aux manches de chemise retrouss\u00e9es \u00e9tait renvers\u00e9 sur son si\u00e8ge, les mains crois\u00e9es derri\u00e8re la nuque et le regard perdu dans la contemplation de la marquise qui couvre partiellement la terrasse.<br \/>\nEt c\u2019est ainsi que je me trouvais seul, l\u2019autre soir, \u00e0 La Coupole, \u00e0 attendre que le maitre d\u2019h\u00f4tel veuille bien s\u2019apercevoir de ma pr\u00e9sence.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">LOUIS FERDINAND F\u00c9LINE, gonze<br \/>\n\u00ab\u00a0Et PAF !\u00a0\u00bb qu\u2019il a fait le gros globe de verre en explosant sur le sol. Ou plut\u00f4t \u00ab\u00a0Et POF !\u00a0\u00bb que c\u2019\u00e9tait le son, un son bien rond, bien chaud, tout de suite suivi d\u2019une cascade de bruits cristallins, bien froids, eux, bien du genre comme quand on laisse tomber une poign\u00e9e de fourchettes sur un carrelage de cuisine. Bien s\u00fbr, au moment du POF et des bruits subs\u00e9quents, nous, les gens, sur la terrasse, on a tous sursaut\u00e9, mais pas autant que la grosse dame, celle qui \u00e9crivait sa lettre en buvant du ros\u00e9. Ah ! qu\u2019elle a cri\u00e9 en renversant sa chaise tant elle s\u2019\u00e9tait lev\u00e9e fissa pour s\u2019\u00e9carter de sa table. Bon, je me suis dit, sa lettre, elle l\u2019\u00e9crira plus tard, chez elle peut-\u00eatre m\u00eame, parce qu\u2019elle est plus en \u00e9tat, la grosse dame, plus du tout, toute \u00e9motionn\u00e9e qu\u2019elle se trouve par ce qu\u2019il vient de se passer.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">CESAR OLLIVIER, bisenessemane<br \/>\nOh, Bonne M\u00e8re ! Elle y a \u00e9chapp\u00e9 de peu, la cagole, \u00e0 la tr\u00e9panation. Un peu plus \u00e0 gauche, elle prenait la boule en plein sur le cabasson, et alors, c\u2019\u00e9tait la m\u00e9chante fracture, la grosse catastrophe, l\u2019\u00e9crabouillage fatal. Qu\u2019est-ce que c\u2019est que ce bouge o\u00f9 il m\u2019a amen\u00e9, Gandolfi ? C\u2019est quand m\u00eame pas ordinaire : je lui demande un endroit convenable, pour y prendre un jaune et barjaquer tranquillement entre amis, au frais. Et zou ! tout ce qu\u2019il me trouve, cette br\u00eale, c\u2019est de m\u2019amener ici, \u00e0 La Coupole. La Coupole, la Coupole ! Il en avait plein la bouche de La Coupole. Tu verras, La Coupole !\u2026 La Coupole par ci, La Coupole par l\u00e0\u2026 et c\u2019est l\u00e0 que venait Untel ! et aussi Machin, avec Unetelle de temps en temps ! Mais je les connais pas, moi, tous ces gens ! Et \u00e0 supposer que je les connaisse, ils sont pas l\u00e0 aujourd\u2019hui, non ? Alors, qu\u2019est-ce que \u00e7a peut me faire \u00e0 moi, Untel, Machin et Machine ? T\u00e9, regarde plut\u00f4t : on arrive, tranquilles, Gandolfi et moi, on devise gentiment, et POF BALINGBLINGBLING! , on manque de se faire assassiner ! Alors tout ce que je vois moi, c\u2019est qu\u2019\u00e0 la Coupole, il vaut mieux y venir casqu\u00e9 !<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">GINA VAN PARABOUM,\u00a0 mod\u00e8le<br \/>\nMince alors ! Heureusement que je ne me suis pas mise l\u00e0-bas, dis-donc ! J\u2019en suis toute retourn\u00e9e\u2026 D\u00e9j\u00e0 que j\u2019ai un pansement sur le nez\u2026 \u00c7\u2019aurait \u00e9t\u00e9 le pompon si j\u2019avais pris ce truc sur la t\u00eate ! Quand je vais raconter \u00e7a \u00e0 Oc\u00e9ane !\u2026 Elle voudra plus venir ici\u2026 Mais que je suis b\u00eate, moi ! Mais faut que je change de place : je suis juste dessous la lampe d\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9. La m\u00eame, exactement la m\u00eame ! Si \u00e7a se trouve, d\u2019ici cinq minutes, elle va me tomber dessus. \u00ab\u00a0H\u00e9, Frankie ! Je m\u2019en vais au bar, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur. Sois un chou, apporte-moi mon Cara\u00efbes Express, tu veux ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">FRANCK COTTARD, chef de rang<br \/>\nElle est marrante, Gina ! Elle ne voit pas que j\u2019ai autre chose \u00e0 faire, non ? Elle va se l\u2019apporter toute seule son cocktail \u00e0 la con ! Bon ! On dirait qu\u2019il n\u2019y a pas de bless\u00e9, cette fois. C\u2019est d\u00e9j\u00e0 \u00e7a ! Je leur avais pourtant dit \u00e0 la Direction qu\u2019il fallait faire quelque chose, changer les globes, fermer la terrasse, je ne sais pas, moi ! \u00ab\u00a0C\u2019est \u00e0 l\u2019\u00e9tude, ils m\u2019ont dit\u00a0\u00bb. A l\u2019\u00e9tude ! Tu parles ! \u00c7a fait quand m\u00eame\u00a0 une semaine, maintenant\u2026 La prochaine fois, il y aura un drame, c\u2019est s\u00fbr. Bon, c\u2019est pas tout, il faut que je m\u2019occupe de la cliente, l\u00e0. \u00ab\u00a0Ah, Madame ! Nous sommes d\u00e9sol\u00e9s ! Je ne comprends pas, c\u2019est la premi\u00e8re fois qu\u2019une telle chose se produit\u2026 un coup de vent, sans doute. Tenez, Madame, je vous propose de vous installer \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur le temps que l\u2019on nettoie. Dans le bar, il n\u2019y aura pas de risque, ah ! ah !\u00a0 \u2026 Non, je plaisante, bien s\u00fbr. La maison sera heureuse de vous offrir votre consommation\u2026 ce qui vous fera plaisir\u2026 Non ? Vraiment ? Ah, mais ne partez pas, Madame\u2026 Madame ? Madame ?\u00a0\u00bb Bon, eh ben barre-toi, connasse ! \u00ab\u00a0Moussa !\u00a0\u00bb O\u00f9 est-ce qu\u2019il est encore celui-l\u00e0 ? \u00ab\u00a0Ah ! Moussa ! Va me chercher un balais et une pelle et ramasse-moi tout \u00e7a en vitesse\u00a0! Faut que j\u2019aille voir Roger, moi maintenant\u2026\u00bb<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">ROGER RATINET, Responsable maintenance<br \/>\n\u00ab\u00a0Eh ben voil\u00e0 ! Le deuxi\u00e8me en une semaine ! C\u2019\u00e9tait couru, qu\u2019est-ce que tu veux ! Tu vois, Franck, le globe, il fait plus de quatre kilos, quatre kilos cinq-cent-cinquante exactement, j\u2019ai pes\u00e9, presque cinq kilos de verre de 3 millim\u00e8tres, du verre ordinaire, m\u00eame pas du S\u00e9curit. Eh bien, des globes comme \u00e7a, il y en a treize, tout le long de la terrasse. Bon, d\u2019accord, c\u2019est pas suppos\u00e9 tomber par terre tous les jours, mais quand m\u00eame, \u00e7a peut arriver\u2026 la preuve !\u00a0 Et tout \u00e7a suspendu \u00e0 une esp\u00e8ce de c\u00f4ne en cuivre par trois petites vis de rien du tout\u2026 des 3 par 20, tu te rends compte ? Ni rondelle, ni frein, ni rien\u2026 C\u2019est pas du travail s\u00e9rieux ! Je leur ai dit \u00e0 la direction, \u00e7a, il y a deux ans. Ils m\u2019ont r\u00e9pondu que le remplacement \u00e9tait \u00e0 l\u2019\u00e9tude. A l\u2019\u00e9tude, tu parles ! Maintenant, on voit le r\u00e9sultat ! Et qui c\u2019est qui doit trouver d\u2019urgence la solution ? C\u2019est Bibi, comme toujours !<br \/>\nPourquoi c\u2019est tomb\u00e9 ? Ben, c\u2019est \u00e9vident. Qu\u2019est-ce que tu veux, avec cette chaleur ! Quarante degr\u00e9s le jour, dix-huit la nuit ! Qu\u2019est-ce que tu crois qu\u2019il fait, le c\u00f4ne en cuivre ? Eh bien, il gonfle et puis il d\u00e9gonfle, et il recommence le lendemain : il gonfle, il d\u00e9gonfle. Le probl\u00e8me, c\u2019est que la boule de verre, elle, elle fait la m\u00eame chose, mais pas autant et pas en m\u00eame temps. R\u00e9sultat des courses : \u00e0 un moment, les vis, elles en peuvent plus. Alors elles l\u00e2chent. Et PAF ! Moi, je dis qu\u2019il faut fermer la terrasse ! Pas possible, ils m\u2019ont dit, d\u00e9brouillez-vous ! Et comment je peux me d\u00e9brouiller, moi ? J\u2019ai m\u00eame pas re\u00e7u l\u2019escabeau que j\u2019ai demand\u00e9 !<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">PASCAL GANDOLFI, avocat<br \/>\nC\u2019est plut\u00f4t rigolo, cette histoire, non ? C\u2019est spectaculaire, \u00e7a rompt un peu la monotonie et il n\u2019y a pas de bless\u00e9. Alors, que demande le peuple ? Mais il n\u2019a pas l\u2019air de cet avis, le cousin Ollivier. Voil\u00e0 qu\u2019il est tout p\u00e2le et qu\u2019il ne dit plus rien. Il n&rsquo;a vraiment pas l&rsquo;air dans son assiette. On dirait m\u00eame qu\u2019il me fait la gueule. Qu\u2019est-ce que j\u2019y peux moi, s\u2019il y a un lustre qui tombe ? Au moins, \u00e7a va nous faire un sujet de conversation, parce que jusque-l\u00e0, il faut dire\u2026 En tout cas, \u00e7a lui fera quelque chose \u00e0 raconter, rue Paradis. J\u2019imagine d\u00e9j\u00e0 l&rsquo;Odyss\u00e9e qu\u2019il va en tirer, Ollivier. Du grand spectacle&#8230; Hollywood ! Tiens, justement, des am\u00e9ricaines ! Huit d\u2019un coup. Des veuves ou des divorc\u00e9es en goguette, riches surement, dr\u00f4lement gaies en tout cas\u2026 Elles sont l\u00e0 pour diner, c\u2019est leur heure.<br \/>\nBon sang ! Voil\u00e0 le ma\u00eetre d\u2019h\u00f4tel qui les installe en terrasse, juste en dessous de deux lampadaires strictement identiques \u00e0 celui de tout \u00e0 l\u2019heure ! N\u2019importe lequel pourrait leur tomber sur la t\u00eate \u00e0 n\u2019importe quel moment !<br \/>\nSur des am\u00e9ricaines, vous pensez !<br \/>\nEt riches en plus\u2026<br \/>\nJ\u2019imagine\u00a0 la sc\u00e8ne, le drame, le proc\u00e8s&#8230;<br \/>\nIl faut absolument que je fasse quelque chose\u2026<br \/>\nParce qu\u2019on ne sait jamais, quand m\u00eame, il pourrait y avoir un accident&#8230;<br \/>\nAvec un peu de chance\u2026<br \/>\nApr\u00e8s tout, je suis avocat&#8230;<br \/>\nIl faut bien vivre\u2026<br \/>\nJe vais proposer \u00e0 C\u00e9sar de reprendre un Ricard pour se remettre de nos \u00e9motions.<br \/>\nOn va rester encore un peu.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: center;\"><strong><span style=\"color: #0000ff;\"><em>FIN<\/em><\/span><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>temps de lecture : 9 minutes\u00a0 Couleur caf\u00e9 n\u00b035 La chute du globe La Coupole, 102 Bd du Montparnasse, PARIS 14 LES FAITS Mercredi 24 ao\u00fbt 2022, peu apr\u00e8s 18 heures, le globe de verre de l\u2019un des lustres qui assurent l\u2019\u00e9clairage de la terrasse de La Coupole s\u2019est d\u00e9croch\u00e9 de sa suspension. 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