{"id":40345,"date":"2022-09-21T16:47:59","date_gmt":"2022-09-21T14:47:59","guid":{"rendered":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=40345"},"modified":"2022-09-23T10:29:59","modified_gmt":"2022-09-23T08:29:59","slug":"40345","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=40345","title":{"rendered":"Rendez-vous \u00e0 cinq heures avec la m\u00e9moire"},"content":{"rendered":"<p style=\"font-weight: 400; text-align: right;\"><span style=\"color: #008000;\"><em>Temps de lecture\u00a0: 17 minutes <\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong style=\"color: #800080; text-align: justify;\"><em>la page de 16h47 est ouverte&#8230;<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-23460\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/TASSE-DE-THE%CC%81.jpg\" alt=\"\" width=\"62\" height=\"79\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><strong><em>m\u00e9moire<\/em><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>L\u2019abondance des commentaires parus sur de sujet de la m\u00e9moire, leur longueur, et parfois m\u00eame, leur qualit\u00e9 me poussent \u00e0 les sortir du tiroir confidentiel o\u00f9 l\u2019usage veut qu\u2019ils soient stock\u00e9s pour les mettre dans la pleine lumi\u00e8re du Rendez-vous \u00e0 cinq heures d\u2019aujourd\u2019hui.<\/em><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Voil\u00e0, c\u2019est fait.<\/em><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>(Les commentaires sont publi\u00e9s dans l\u2019ordre chronologique de leur parution, du plus ancien au plus r\u00e9cent.)<\/em><\/span><!--more--><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">La plupart des gens font une confiance absolue \u00e0 leurs souvenirs, m\u00eame si, \u00e0 l\u2019\u00e9vidence, ils sont erron\u00e9s. C\u2019est pourtant devenu une certitude scientifique\u00a0: notre m\u00e9moire se trompe en toute sinc\u00e9rit\u00e9. Les preuves sont multiples et il suffit de regarder ses propres souvenirs pour s\u2019en apercevoir, parfois avec stupeur. Le r\u00e9v\u00e9lateur que j\u2019ai trouv\u00e9 le plus pertinent, ce sont les films et le souvenir qu\u2019on en a gard\u00e9. Je parle des films importants que l\u2019on n\u2019a jamais \u00ab\u00a0oubli\u00e9\u00a0\u00bb mais que l\u2019on n\u2019a pas revu depuis longtemps. Et pourtant, quand on revoit ces films, on peut s\u2019apercevoir parfois, mais pas toujours, que notre m\u00e9moire \u00e0 laquelle nous croyons dur comme fer, se trompe\u00a0: il ne se passe pas\u00a0ce dont nous croyons nous souvenir dans ce film.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Notre m\u00e9moire peut oublier des \u00e9v\u00e9nements. Tout le monde le sait, quelle qu\u2019en soit l\u2019explication \u00e9voqu\u00e9e\u00a0: raisons psychologiques, pour les uns, raisons scientifiques pour les autres. Mais ce qui est beaucoup plus \u00e9tonnant que l\u2019oubli, c\u2019est la transformation du souvenir et de cela il existe aussi de multiples preuves\u00a0: souvenirs communs mais lointains d\u2019un voyage avec un ami perdu de vue, souvenirs de la vie quotidienne diff\u00e9rents de ceux de votre conjoint et de vos amis proches, et encore les souvenirs de films, mais pas les souvenirs photographiques, encore que je n\u2019en sois pas si s\u00fbr. Il est concevable de se souvenir parfaitement d\u2019une photo, de mariage par exemple, parce que c\u2019est un seul souvenir, une unit\u00e9 de souvenir, qui ne demande pas de stockage complexe au cerveau \u00e0 la diff\u00e9rence de l\u2019ensemble d\u2019un film, ne serait-ce qu\u2019\u00e0 cause de sa dur\u00e9e.<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Lorenzo dell\u2019Acqua<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\">*<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">La m\u00e9moire, d\u2019une part, et ses trahisons, d\u2019autre part, sont des sujets plut\u00f4t vastes que personne ne voudrait voir trait\u00e9 \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re. Dans le cadre de ces rendez-vous \u00e0 cinq heures, on peut souhaiter r\u00e9tr\u00e9cir le champ de l\u2019\u00e9tude. Chercher la preuve des infid\u00e9lit\u00e9s de notre m\u00e9moire dans le souvenir que l\u2019on a plus ou moins gard\u00e9 des films que l\u2019on a vus peut \u00eatre une solution.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Pour une fois, je ne parlerai que de ce je connais :<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Mis \u00e0 part une demi-douzaine de films que j\u2019ai vus une demi-douzaine de fois chacun, que j\u2019ai donc aim\u00e9s et \u00e9tudi\u00e9s, sur lesquels j\u2019ai encore en m\u00e9moire pas mal de d\u00e9tails, les souvenirs que je garde d\u2019un film courant, bon, m\u00e9diocre ou mauvais, se limitent souvent \u00e0 :<br \/>\n-une impression g\u00e9n\u00e9rale (bon, m\u00e9diocre, mauvais, \u00e9mouvant, banal, terrifiant, dr\u00f4le, original, convenu, gentil, stupide\u2026)<br \/>\n-une sc\u00e8ne ou deux, une r\u00e9plique, un d\u00e9cor (Wadi rum, la confession de Panisse, Good morning, les robes de Gr\u00e2ce Kelly, \u00e7a sent la pomme, John Wayne dans l\u2019encadrement d\u2019une porte sur le soleil couchant\u2026)<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Il arrive aussi qu\u2019ils se limitent \u00e0 rien du tout, au point que de temps en temps, regardant \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision un film un peu ancien, au bout d\u2019une demi-heure, je r\u00e9alise que ce film, je l\u2019ai d\u00e9j\u00e0 vu. Dans ces cas-l\u00e0, cela provient d\u2019une sc\u00e8ne, d\u2019une r\u00e9plique, d\u2019un d\u00e9cor, qui, non pas comme la madeleine de Proust faisait rena\u00eetre villes et jardins, fait simplement surgir la certitude de d\u00e9j\u00e0-vu, souvent sans davantage de d\u00e9tail.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">En ce qui me concerne, puisque nous avons convenu de ne parler que de ce que je connais, il m\u2019arrive exactement la m\u00eame chose avec les romans : une impression g\u00e9n\u00e9rale, un personnage, une sc\u00e8ne, un style, une description, sans plus\u2026 Mais on sait que j\u2019ai toujours mis cin\u00e9ma et litt\u00e9rature sur le m\u00eame plan.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">S\u2019\u00e9tonner qu\u2019on ne se souvienne pas des rebondissements d\u2019un film revient \u00e0 s\u2019\u00e9tonner de ne pas retrouver les phrases d\u2019un roman, les noms de tous ses personnages ou la succession de ses chapitres.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Dans mon blog, je parle beaucoup de cin\u00e9ma, et sur mes 240 et quelques critiques ais\u00e9es, il y en a probablement les 2\/3 qui portent sur le cin\u00e9ma. Mais ces films dont je parle, m\u00eame s\u2019ils sont anciens, je les ai vus ou revus peu de temps avant d\u2019en \u00e9crire leur critique. Je n\u2019ai donc aucune raison s\u00e9rieuse de mettre en doute ce que je me rappelle d\u2019eux.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Mais d\u2019une mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale, que notre m\u00e9moire soit infid\u00e8le, d\u00e9formatrice et oublieuse, quoi de plus \u00e9vident ? Quoi de plus vrai, quoi de plus v\u00e9rifi\u00e9 quotidiennement?<br \/>\nJe ne lancerai pas l\u2019\u00e9pineux et vaste sujet du ph\u00e9nom\u00e8ne de transformation progressive, volontaire ou non, des souvenirs au fur et \u00e0 mesure qu\u2019on les raconte aux autres.<br \/>\nMais quand m\u00eame ! Quoi de plus fr\u00e9quent, et de plus aga\u00e7ant aussi que ces amis (ou \u00e9pouse) qui s\u2019accrochent \u00e0 leur version de faits que vous avez v\u00e9cus alors que, gr\u00e2ce \u00e0 votre excellente m\u00e9moire, vous savez parfaitement que c&rsquo;est votre version qui est la bonne.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Pour r\u00e9sum\u00e9 et en ce qui me concerne, puisque c\u2019est cela qui finalement nous int\u00e9resse tous, je n\u2019ai aucune confiance ni dans ma m\u00e9moire ni dans celle des autres. C\u2019est \u00e0 peine si je crois les journaux intimes et si peu les autobiographies.<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Philippe<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\">*<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em><strong>Commentaires<\/strong><\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Chez l\u2019homme ( et chez la femme, oui, je n\u2019oublie pas, chez la femme) la m\u00e9moire a plusieurs fonctions dont la moindre n\u2019est pas de mettre \u00e0 notre disposition des souvenirs, souvenirs d\u2019\u00e9v\u00e9nements, de lieux, de conversations\u2026 Elle nous les procure par le truchement d\u2019images. Mais les images, c\u2019est elle qui les choisit, et comme dit le petit Marcel dans Sodome et Gomorrhe :<br \/>\n\u00ab\u00a0Les images choisies par le souvenir sont aussi arbitraires, aussi \u00e9troites, aussi insaisissables, que celles que l\u2019imagination avait form\u00e9es et la r\u00e9alit\u00e9 d\u00e9truites. \u00a0\u00bb<br \/>\nLes images choisies par la m\u00e9moire sont arbitraires. Il ne faut donc pas s\u2019\u00e9tonner que les souvenirs d\u2019un m\u00eame \u00e9v\u00e9nement diff\u00e8rent selon les personnes. C\u2019est le d\u00e9faut de la m\u00e9moire volontaire.<br \/>\nJ\u2019oserai dire que par contre, la m\u00e9moire involontaire, elle, ne trompe pas, celle qui na\u00eet d\u2019une odeur, d\u2019un go\u00fbt, d\u2019un son, pour tout dire d\u2019une sensation \u2013 pour Marcel, le son d\u2019un couvert contre une assiette, pour moi l\u2019odeur du bitume chaud apr\u00e8s la pluie\u2026<br \/>\nMais ces surgissements de la m\u00e9moire involontaire sont personnels, il n\u2019y a en g\u00e9n\u00e9ral personne pour vous les contester.<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Philippe<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\">*<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: left;\">Puisque tu me fais l\u2019honneur d\u2019ouvrir un d\u00e9bat \u00e0 propos d\u2019une r\u00e9flexion sur la m\u00e9moire, je voudrais ajouter ceci : ce qui me fascine le plus, ce ne sont pas les oublis de la m\u00e9moire qui sont une r\u00e9alit\u00e9, non, ce qui me fascine le plus ce sont les transformations que notre m\u00e9moire impose \u00e0 nos souvenirs. Je disais que les films sont un excellent r\u00e9v\u00e9lateur parce que personne ne peut en contester le contenu cinquante ans apr\u00e8s (et m\u00eame ton \u00e9pouse). Je voudrais raconter ou re-raconter deux exemples personnels qui m\u2019ont troubl\u00e9 et j\u2019aimerais savoir s\u2019il vous est d\u00e9j\u00e0 arriv\u00e9 la m\u00eame chose.<br \/>\nDans Que la b\u00eate meure de Chabrol, j\u2019\u00e9tais absolument convaincu, et je voyais parfaitement la sc\u00e8ne en plus, que Duchaussoy noyait Yanne en le jetant hors du voilier sur lequel ils \u00e9taient partis faire une promenade. R\u00e9cemment, quelle ne fut pas ma stupeur de constater que cette sc\u00e8ne n\u2019existe pas dans le film. Pourquoi l\u2019avais-je invent\u00e9e ? L\u00e0, une interpr\u00e9tation psychanalytique est envisageable.<br \/>\nDans Moli\u00e8re d\u2019Ariane Mnouchkine, je revoyais cette sc\u00e8ne magnifique que je n\u2019avais pu oublier. La cam\u00e9ra filmait un ballon bleu grand comme une montgolfi\u00e8re qui s\u2019\u00e9levait majestueusement vers le ciel en m\u00eame temps qu\u2019une cartomancienne lisait les lignes de la main de Moli\u00e8re enfant et s\u2019exclamait dans un sanglot : \u201cJe vois, je vois pour toi, je vois \u2026. La Gloire !\u201d. La coexistence de l\u2019image de la montgolfi\u00e8re bleue qui monte vers le ciel et l\u2019exclamation bouleversante de la cartomancienne s\u2019\u00e9taient incrust\u00e9e dans ma m\u00e9moire. En r\u00e9alit\u00e9, il ne s\u2019agit pas d\u2019une montgolfi\u00e8re mais d\u2019un homme avec des ailes artificielles qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 grand peine dans les airs. L\u00e0, l\u2019interpr\u00e9tation psychanalytique est plus difficile \u2026<br \/>\nS\u2019opposent en th\u00e9orie deux formes d\u2019interpr\u00e9tation : l\u2019une psychanalytique, l\u2019autre neuroscientifique. La premi\u00e8re, je la r\u00e9fute parce qu\u2019elle ne d\u00e9pend pas de l\u2019auteur de la chose \u00e9tudi\u00e9e mais de celui qui l\u2019\u00e9tudie. La seconde est plus coh\u00e9rente depuis que les IRM surpuissantes peuvent suivre le trajet du souvenir \u00e0 travers le cerveau. Le souvenir n\u2019est pas un bloc compact mais un petit train d\u2019informations. Dans le premier wagon, l\u2019\u00e9poque, dans le second, les personnages, dans le troisi\u00e8me l\u2019\u00e9v\u00e9nement, etc etc etc. L\u2019ensemble est stock\u00e9 de mani\u00e8re morcel\u00e9e dans les zones corticales de la m\u00e9moire. Quand vous faites \u00ab appel \u00bb \u00e0 ce souvenir, se met en branle un ensemble de m\u00e9canismes pour reconstituer le petit train. Mais le cerveau n\u2019y parvient pas toujours. Il arrive que le petit train prenne des wagons qu\u2019il trouve sur son chemin mais qui ne faisaient pas partie du train de d\u00e9part. Il arrive aussi qu\u2019il ne retrouve pas un ou plusieurs wagons. Arriv\u00e9 au niveau conscient, le petit train, autrement dit le souvenir, est modifi\u00e9 involontairement pour des raisons qui rel\u00e8vent du hasard.<br \/>\nMerci de vos commentaires surtout s\u2019il y a des neuroscientifiques parmi vous.<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Laurent<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\">*<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">On peut s\u2019engag\u00e9 dans le principe de la balle de ping pong, et tent\u00e9 de raisonn\u00e9 nos souvenirs, n\u2019emp\u00eache qu\u2019il d\u00e9note une tendance toujours inconsciente du biais cognitif s\u2019\u00e9tablissant entre la r\u00e9alit\u00e9 et nous. C\u2019est pourquoi la m\u00e9moire involontaire ne trompe pas, en devenant consciente on peut la consid\u00e9rer r\u00e9el et nous envoyer \u00e0 nous m\u00eame le message confirmant notre d\u00e9cision de ce que nous voulions devenir.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">La conscience n\u2019est pas \u00e0 notre service, elle est nous. L\u2019inconscience est universellement involontaire, elle ne s\u2019oppose qu\u2019en apparence \u00e0 l\u2019inconscience par la conscience quand on est dans le souvenir et vice versa la conscience ne s\u2019oppose qu\u2019en apparence \u00e0 la conscience puisqu\u2019elle ne peut \u00eatre inconsciente, et, pour cause en intervenant dans le rappel des souvenir on brouille la r\u00e9alit\u00e9 dans laquelle a \u00e9t\u00e9 exp\u00e9riment\u00e9 la r\u00e9alit\u00e9 dans laquelle on \u00e9tait dans l\u2019\u00e9vocation que l\u2019on en a fait.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Seul l\u2019attention porter \u00e0 ce que l\u2019on vie peut apporter des souvenirs, et je pense que c\u2019est pourquoi on se souvient mieux des choses agr\u00e9ables. Le plaisir a donc quelque chose de primaire dans les souvenirs mais pas n\u00e9cessairement dans le moment ou ils sont en \u00e9laboration, c\u2019est que l\u2019\u00e9laboration est la rencontre et ne s\u2019encombre pas du protocole, elle peut ravir la conscience en touchant un int\u00e9r\u00eat particulier et s\u2019embrouiller par une attente d\u00e9pourvue de lien avec la r\u00e9alit\u00e9 qui advient dans le pr\u00e9sent \u00e9v\u00e8nement. En \u00e9tant inconscient de cela on ne r\u00e9alise pas de ce qui est enregistr\u00e9 dans nos souvenirs.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Prenons un exemple de film que je me souviens. Vous vous rappellerez peut-\u00eatre le titre en lisant la description d\u2019une sc\u00e8ne que j\u2019\u00e9voque ici. \u00c7a se passe en Italie, c\u2019est un fait v\u00e9cu, c\u2019est la fille d\u2019un mafieux qui percevait son p\u00e8re comme un \u00eatre bon puisqu\u2019enfant il apportait beaucoup de bienfait et d\u2019attention lorsqu\u2019il arrivait \u00e0 la maison. Plus tard devenue femme, elle r\u00e9alise que des \u00e9v\u00e8nements occult\u00e9s par sa reconnaissance envers son p\u00e8re n\u2019a pas travers\u00e9 vers sa conscience mais se montre d\u2019une v\u00e9racit\u00e9 ind\u00e9fendable qui la pousse au suicide. Je serais bien d\u00e9pourvue d\u2019en rappeler les d\u00e9tails, si j\u2019\u00e9tais sc\u00e9nariste j\u2019aurais une facilit\u00e9 \u00e0 davantage \u00e9laborer, mais le sens tr\u00e8s convaincant du sens de sa vie compl\u00e8tement boulevers\u00e9 a un sens pr\u00e9dominant par rapport \u00e0 la m\u00e9moire. Je conclue ainsi que la m\u00e9moire a un lien avec l\u2019attention que l\u2019on porte \u00e0 ce que l\u2019on vie. C\u2019est \u00e0 m\u00e9diter.<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Claude<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\">*<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">@Claude. Je pense le contraire : plus un souvenir est agr\u00e9able, plus il a de chances d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 transform\u00e9 (enjoliv\u00e9) par notre m\u00e9moire. Par contre, je crois que plus un \u00e9v\u00e9nement est important (son mariage), plus il a de chances d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 m\u00e9moris\u00e9 intact. Malheureusement, il s\u2018agit le plus souvent d\u2019un \u00e9v\u00e9nement important mais d\u00e9sagr\u00e9able comme un deuil, un accident, un \u00e9chec \u2026<br \/>\nL\u2019exemple que vous donnez ne concerne pas votre m\u00e9moire \u00e0 vous, mais celle de l\u2019h\u00e9ro\u00efne de ce film. Il accr\u00e9dite mon interpr\u00e9tation : sa m\u00e9moire a \u00ab enjoliv\u00e9 \u00bb le bon souvenir de son Papa.<br \/>\nJe n\u2019ai pas compris la diff\u00e9rence entre la m\u00e9moire volontaire et la m\u00e9moire involontaire. A mon sens, m\u00eame si j\u2019en devine le sens, il n\u2019y a pas trente-six sortes de m\u00e9moire, il n\u2019y en a qu\u2019une, qu\u2019elle soit spontan\u00e9e ou provoqu\u00e9e par un \u00e9l\u00e9ment relais (comme une photo ancienne).<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Laurent<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">La question est : qu\u2019est-ce qui d\u00e9termine la modification du souvenir : l\u2019inconscient ou le hasard physiologique ? Ou les deux !!!<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Laurent<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0Je n\u2019ai pas compris la diff\u00e9rence entre la m\u00e9moire volontaire et la m\u00e9moire involontaire.\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/em>Il y a sur cette question un petit essai tr\u00e8s interessant \u00e0 parcourir :<br \/>\nA la recherche du temps perdu.<br \/>\nPour en connaitre l\u2019essentiel on pourra se contenter de consulter sa premi\u00e8re partie :Du c\u00f4t\u00e9 de chez Swann\u00a0et si l\u2019on est vraiment press\u00e9 on limitera sa lecture au passage de la petite madeleine.<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Philippe<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\">*<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Moralit\u00e9 : que ce soit un petit train d\u2019informations ou un petit v\u00e9lo qui tourne on a toujours un petit truc dans la t\u00eate.<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Rodrigo Tortilla<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\">*<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Je crois me souvenir que \u201cA la Recherche \u2026 \u201d n\u2019est pas un ouvrage neuroscientifique.<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Laurent<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\">*<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>\u201cqu\u2019est-ce qui d\u00e9termine la modification du souvenir : l\u2019inconscient ou le hasard physiologique ?\u201d<\/em><br \/>\nCette question aurait probablement sa place dans un magazine scientifique, m\u00e9dical ou psychologique. Elle ne me me pr\u00e9occupe pas particuli\u00e8rement, du fait que, quelle que soit la r\u00e9ponse, je n\u2019y peux rien car, par d\u00e9finition, je ne suis maitre ni de l\u2019inconscient ni du hasard.<br \/>\nPar contre, dans cette conversation de caf\u00e9 du commerce, je serais plus int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 savoir si la modification des souvenirs va souvent, ou m\u00eame toujours, dans le m\u00eame sens, \u00e0 savoir celui de l\u2019am\u00e9lioration de son image aux yeux des autres ou \u00e0 ses propres yeux.<br \/>\nBien entendu, je ne veux pas parler ici des souvenirs quasiment fabriqu\u00e9s par pure vantardise, mais de ceux que l\u2019on modifie en toute bonne foi.<br \/>\nRestera a d\u00e9finir ce qu\u2019il peut bien y avoir de gratifiant pour l\u2019individu que l\u2019Icare de Moli\u00e8re se transforme en ballon bleu.<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>B\u00e9telgeuse<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\">*<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Je ne pense pas que cette discussion doive se limiter aux questions neuroscientifiques car, dans ce cas, fort peu de lecteurs du JdC seraient qualifi\u00e9s pour y participer autrement qu\u2019en tant que Diafoirus ou Candide.<br \/>\nSans \u00eatre un ouvrage scientifique, neuro ou pas, (heureusement) \u00c0 la Recherche du temps perdu est reconnu comme une recherche psychologique approfondie sur la m\u00e9moire, le temps et, accessoirement, la litt\u00e9rature.<br \/>\nLa m\u00e9moire involontaire, c\u2019est ce que vit le narrateur quatre fois avec la petite madeleine, les pav\u00e9s de l\u2019H\u00f4tel de Guermantes, la serviette de table amidonn\u00e9e et le bruit des couverts choqu\u00e9s contre une assiette, peut-\u00eatre pas dans cet ordre.<br \/>\n\u00ab\u00a0Et comme dans ce jeu o\u00f9 les Japonais s\u2019amusent \u00e0 tremper dans un bol de porcelaine rempli d\u2019eau, de petits morceaux de papier jusque-l\u00e0 indistincts qui, \u00e0 peine y sont-ils plong\u00e9s s\u2019\u00e9tirent, se contournent, se colorent, se diff\u00e9rencient, deviennent des fleurs, des maisons, des personnages consistants et reconnaissables, de m\u00eame maintenant toutes les fleurs de notre jardin et celles du parc de M. Swann, et les nymph\u00e9as de la Vivonne, et les bonnes gens du village et leurs petits logis et l\u2019\u00e9glise et tout Combray et ses environs, tout cela qui prend forme et solidit\u00e9, est sorti, ville et jardins, de ma tasse de th\u00e9.\u00a0\u00bb<br \/>\nLa m\u00e9moire volontaire, c\u2019est la tentative volontaire de retrouver les circonstances d\u2019un \u00e9v\u00e9nement pass\u00e9, un exercice de reconstruction, assimilable parfois \u00e0 de l\u2019arch\u00e9ologie, et sujet \u00e0 toutes les erreurs possibles, involontaires ou non.<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Philippe<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\">*<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Le sujet de d\u00e9part \u00e9tait : avez-vous d\u00e9j\u00e0 constat\u00e9 une transformation de votre souvenir \u00e0 partir d\u2019\u00e9l\u00e9ments objectifs irr\u00e9futables ?<br \/>\nC\u2019est une question simple que je me pose et \u00e0 laquelle je n\u2019attendais aucune r\u00e9ponse scientifique, philosophique ou litt\u00e9raire.<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Lorenzo<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">En r\u00e9ponse \u00e0 Laurent<br \/>\nEt pourtant, \u00e0 l\u2019\u00e9vocation de la Recherche en appui de la notion de m\u00e9moire involontaire, la r\u00e9ponse fut claire : \u201c<em>Je crois me souvenir que \u201cA la Recherche \u2026 \u201d n\u2019est pas un ouvrage neuroscientifique<\/em>.\u201d<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Philippe<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Eh oui, il est l\u00e9gitime d\u2019endiguer les d\u00e9rives, par quelques moyens que ce soit \u2026<br \/>\nLa mauvaise foi en \u00e9tant une !<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Laurent<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\">*<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">En r\u00e9ponse \u00e0 Lorenzo<br \/>\nSi le sujet de d\u00e9part \u00e9tait seulement : \u201c<em>avez-vous d\u00e9j\u00e0 constat\u00e9 une transformation de votre souvenir \u00e0 partir d\u2019\u00e9l\u00e9ments objectifs irr\u00e9futables ?<\/em>\u201d, alors la r\u00e9ponse est OUI.<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Philippe<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Si on est d\u2019accord, \u00e0 quoi bon en faire des tartines ?<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Lorenzo<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">@Laurent, ce qui est important dans le propos que j\u2019ai expliquer, c\u2019est justement l\u2019opposition protocolaire de la m\u00e9moire et de ce que l\u2019on pense \u00eatre l\u2019absence de m\u00e9moire. Ce n\u2019est pas un \u00e9l\u00e9ment pr\u00e9cis dans lequel on met un \u00e9l\u00e9ment d\u2019information comme dans un ordinateur par exemple. C\u2019est pourquoi elle ne s\u2019encombre pas de protocole. Elle peut bien avoir \u00e9t\u00e9 enjoliv\u00e9e, qu\u2019\u00e0 cela ne tienne, elle peut avoir \u00e9t\u00e9 enlaidit.<br \/>\nElle fait parti du vivant, et pour cela, elle est en construction, consciente ou inconsciente. Si elle fait partie d\u2019un \u00e9l\u00e9ment heureux, mais de fa\u00e7on inconsciente, elle va se r\u00e9v\u00e9l\u00e9 occulte. C\u2019est, je pense, cette observation qui se trouve dans la description du film que je d\u00e9cris. Ce qui est intact c\u2019est ce que j\u2019arrive \u00e0 me rappeler des \u00e9l\u00e9ments d\u00e9crivant l\u2019\u00e9volution de, l\u2019anti h\u00e9ro, personnage principale du film. Elle serait une h\u00e9ro\u00efne si elle avait surmont\u00e9 le trauma demeurer inconscient. L\u2019actrice renvoyait l\u2019\u00e9motion non reconnue du personnage qui n\u2019avait pas de pens\u00e9e pour aller \u00e0 la rencontre du ph\u00e9nom\u00e8ne qu\u2019elle vivait ni l\u2019entourage pour le surmonter.<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Claude<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">17 r\u00e9flexions, fichtre! Il est temps que j\u2019ajoute la mienne. Je fais un distinguo entre souvenirs et m\u00e9moire. Pour moi, un souvenir se forge au moment m\u00eame de l\u2019\u00e9v\u00e9nement avec inconsciemment le d\u00e9sir qu\u2019il devienne inoubliable, qu\u2019il ne se perde pas avec le temps qui passe. Il peut \u00e9voluer dans un sens ou un autre selon qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un bon souvenir ou d\u2019un mauvais souvenir. L\u2019ensemble de ces souvenirs appel\u00e9s \u00e0 devenir inoubliables constituent en effet un \u00e9difice immense selon le fameux paragraphe de la Recherche du temps perdu de Proust. La m\u00e9moire est un enregistrement des \u00e9v\u00e8nements per\u00e7us par nos cinq sens. C\u2019est en quelque sorte une collection qui se constitue naturellement ou par un effort de construction ou par \u00e9ducation. Certains \u00e9v\u00e9nements s\u2019effaceront, d\u2019autres s\u2019alt\u00e8reront en mieux ou se d\u00e9graderons. Le souvenir reste pr\u00e9sent \u00e0 l\u2019esprit mais la m\u00e9moire n\u00e9cessite une recherche dans sa collection chaque fois qu\u2019elle est sollicit\u00e9e.<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Jim<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\">*<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Faisant suite \u00e0 ma r\u00e9flexion d\u2019hier, je souhaite en ajouter une autre, la 19\u00e8me au chapitre donc, ou plut\u00f4t quelques autres. Quand on fouille dans sa m\u00e9moire \u00e0 la recherche d\u2019un souvenir oubli\u00e9, on dira ensuite \u201cah oui, je m\u2019en souviens\u201d ou quelque chose comme \u00e7a. La m\u00e9moire emmagasine des \u00e9v\u00e9nements inoubliables ou qui deviendront oubli\u00e9s, volontairement parfois ou par inutilit\u00e9. Dans mon magasin de souvenirs impersonnels mais per\u00e7us \u00e0 un moment ou un autre, certains tiennent une place privil\u00e9gi\u00e9e. De de toutes les devises de communaut\u00e9s humaines, d\u2019\u00e9tats, etc, celle qui a de loin mon affection est celle de la belle province du Qu\u00e9bec: \u201cJe me souviens\u201d. C\u2019est aussi dans la rencontre de nombreux po\u00e8mes et de passages litt\u00e9raires que les r\u00e9f\u00e9rences au souvenir sont devenues les plus explicites pour moi. Par exemple, le po\u00e8me de Pr\u00e9vert \u201cLes feuilles mortes\u201d si magnifiquement chant\u00e9 par Yves Montand. Et \u201cChanson d\u2019automne\u201d de Verlaine (chant\u00e9 aussi par Charles Trenet). Enfin, aujourd\u2019hui je peux dire que l\u2019\u00e9v\u00e9nement qui restera grav\u00e9 \u00e0 tout jamais dans ma m\u00e9moire sont les fun\u00e9railles de la Reine Elisabeth vues hier \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision (sur les cha\u00eenes BBC ou CNN, les commentaires sur les cha\u00eenes fran\u00e7aises \u00e9taient pour la plupart stupides). C\u2019\u00e9tait la fin d\u2019une \u00e9poque r\u00e9volue. Verlaine: \u201cJe me souviens des jours anciens Et je pleure\u201d.<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Jim<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\">*<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">20\u00e8me. Ce que je cherche \u00e0 dire dans les 18\u00e8me et 19\u00e8me pr\u00e9c\u00e9dentes, c\u2019est que la compr\u00e9hension de la m\u00e9moire et des souvenirs ne se trouve pas dans des explications scientifiques, neurologiques ou autres mais simplement dans le langage de tous les jours et dans son expression la plus r\u00e9v\u00e9latrice, c\u2019est \u00e0 dire la litt\u00e9rature et la po\u00e9sie.<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Jim<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\">*<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">@Jim Le quotidien s\u2019accumule dans le cerveau qui r\u00e9agit de mani\u00e0re automatique ou autonome, la divergence entre souvenir ou m\u00e9moire peut s\u2019expliquer sur ce ph\u00e9nom\u00e8ne et expliqu\u00e9 la fa\u00e7on format\u00e9 et r\u00e9active cons\u00e9cutive d\u2019enjeux devenant subjectif devant la r\u00e9ceptivit\u00e9 des \u00e9l\u00e9ments constitutifs de la r\u00e9action.<br \/>\nMais ce n\u2019est pas qu\u2019elle soit subjective qui cr\u00e9\u00e9 la m\u00e9moire, elle est vivante qu\u2019elle nous force ou pas \u00e0 r\u00e9agir, et, par l\u00e0 notre r\u00e9action interf\u00e8re dans la mise en m\u00e9moire. D\u2019o\u00fb un rapel \u00e0 la m\u00e9moire qui est en r\u00e9action avec le vivant peut cr\u00e9\u00e9 de faux souvenir. On est occasionnellement logique et coh\u00e9rent mais on est parfois \u00e9galement logique et incoh\u00e9rent, de plus il est possible de s\u2019en amus\u00e9 ou pas. Le souvenir est pr\u00e9sent dans notre m\u00e9moire que l\u2019on y fasse r\u00e9f\u00e9rence ou pas, mais l\u2019attention fait en sorte que l\u2019on peut r\u00e9fl\u00e9chir sur leur rapel pour \u00e9vit\u00e9 l\u2019isolement des souvenirs forcant une r\u00e9activit\u00e9 envers les probl\u00e8mes relevant du quotidien de chacuns. Il y en a long \u00e0 dire on le voit bien je pense.<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Claude<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><strong><em><span style=\"color: #0000ff;\">Voil\u00e0, c&rsquo;est tout. Pour le moment.<\/span><\/em><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Temps de lecture\u00a0: 17 minutes la page de 16h47 est ouverte&#8230; &nbsp; m\u00e9moire L\u2019abondance des commentaires parus sur de sujet de la m\u00e9moire, leur longueur, et parfois m\u00eame, leur qualit\u00e9 me poussent \u00e0 les sortir du tiroir confidentiel o\u00f9 l\u2019usage veut qu\u2019ils soient stock\u00e9s pour les mettre dans la pleine lumi\u00e8re du Rendez-vous \u00e0 cinq &hellip; <a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=40345\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Rendez-vous \u00e0 cinq heures avec la m\u00e9moire<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_mo_disable_npp":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[15],"tags":[],"class_list":["post-40345","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-themes"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/40345","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=40345"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/40345\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=40345"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=40345"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=40345"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}