{"id":38101,"date":"2022-08-26T07:47:48","date_gmt":"2022-08-26T05:47:48","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=38101"},"modified":"2022-08-26T17:59:05","modified_gmt":"2022-08-26T15:59:05","slug":"la-regle-du-jeu-critique-aisee-n234-2-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=38101","title":{"rendered":"La R\u00e8gle du Jeu  &#8211; Critique ais\u00e9e n\u00b0235 &#8211; (2\/3)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"color: #008080;\"><em>temps de lecture : 8 minutes<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>(<span style=\"color: #0000ff;\">&#8230;) mais jamais encore je n\u2019avais \u00e9t\u00e9 et jamais plus je ne serai pris \u00e0 ce point dans un film, envelopp\u00e9, transport\u00e9 par lui, du d\u00e9but jusqu\u2019\u00e0 la fin. Tous mes visionnages ult\u00e9rieurs de La R\u00e8gle du jeu ont confirm\u00e9, et m\u00eame parfois, gr\u00e2ce \u00e0 une meilleure connaissance du cin\u00e9ma, renforc\u00e9 cette premi\u00e8re impression.<\/span> <\/em><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><strong>Pourquoi\u00a0?<br \/>\n<\/strong>Par la suite, j\u2019ai souvent \u00e9t\u00e9 tent\u00e9 de faire partager ma passion pour <em>La R\u00e8gle du jeu<\/em> \u00e0 d\u2019autres, parents, amis, tous plus ou moins cin\u00e9philes, mais jamais je n\u2019ai rencontr\u00e9 de v\u00e9ritable \u00e2me s\u0153ur sur ce sujet. J\u2019obtenais surtout deux types de r\u00e9actions \u00e0 mon enthousiasme : d\u2019abord celle que j\u2019appellerai la r\u00e9action <em>Proustienne<\/em>, et ensuite l\u2019autre, la r\u00e9action <em>Alternative<\/em>.<br \/>\nLe nom de la premi\u00e8re vient de ce qu\u2019elle ressemble \u00e0 la position de beaucoup devant qui <!--more-->on \u00e9voque <em>\u00c0 la Recherche du temps perdu<\/em> : \u00ab\u00a0Ah oui\u00a0! La Recherche&#8230;il parait que&#8230; il faudrait que je me d\u00e9cide un jour \u00e0&#8230;\u00a0\u00bb \u00a0Pour la R\u00e8gle, c&rsquo;est la m\u00eame chose : \u00ab\u00a0Ah oui ! La R\u00e8gle du jeu ! Bon film para\u00eet-il\u2026 Il faut vraiment que je me d\u00e9cide \u00e0 le voir un de ces jours\u2026 \u00bb<br \/>\nLa seconde r\u00e9action, l\u2019Alternative, consiste \u00e0 dire :\u00ab\u00a0Ah oui ! La R\u00e8gle du jeu ! Renoir\u2026 Pas mal, oui\u2026 Mais je pr\u00e9f\u00e8re La Grande illusion\u2026\u00a0\u00bb<br \/>\nEt je ne vous parle pas des id\u00e9es toutes faites, des clich\u00e9s recueillis ici ou l\u00e0 et resservis d\u2019un air entendu, tels que : \u00ab\u00a0Ah oui ! La R\u00e8gle du jeu ! Une critique virulente de la Haute Soci\u00e9t\u00e9\u2026 un film contre la chasse\u2026 contre la guerre\u2026\u00a0un monde qui n\u2019existe plus\u2026\u00a0un sacr\u00e9 \u00e9chec commercial\u2026\u00bb<br \/>\nni des jugements plus nuanc\u00e9s tels que : \u00ab\u00a0un peu long, non ? \u2026 trop compliqu\u00e9, on ne sait pas vraiment sur quel pied danser\u2026 on ne sait pas vraiment que penser\u2026\u00a0\u00bb<br \/>\nEt, pour \u00e9viter de me mettre en col\u00e8re, je n\u2019\u00e9voquerai pas les : \u00ab\u00a0trop long&#8230; trop compliqu\u00e9&#8230; rien compris&#8230; pas mon genre de film\u2026\u00a0\u00bb parfois rencontr\u00e9s.<br \/>\nAlors pourquoi Fran\u00e7ois Truffaut a-t-il dit de <em>La R\u00e8gle du jeu<\/em> que c\u2019est \u00ab\u00a0<em>le film des films , le credo des cin\u00e9philes<\/em>\u00a0\u00bb. Pourquoi Eric Rohmer disait-il que \u00ab\u00a0<em>Renoir contient tout le cin\u00e9ma<\/em>\u00a0\u00bb\u00a0? Pourquoi depuis cinquante ans le film est-il cit\u00e9 dans tous les classements effectu\u00e9s par les professionnels du cin\u00e9ma parmi les cinq ou six meilleurs films au monde\u00a0? Pourquoi, soixante-dix ans apr\u00e8s sa cr\u00e9ation, <em>La R\u00e8gle du jeu<\/em> (1939) arrive-t-elle en deuxi\u00e8me position ex \u00e6quo avec\u00a0<em>La Nuit du chasseur<\/em>\u00a0(Charles Laughton-1955), derri\u00e8re <em>Citizen Kane<\/em> (Orson Wells-1941), dans le classement du Figaro\u00a0de 2008 ?\u00a0Pourquoi Alain Resnais a-t-il \u00e9crit qu\u2019au sortir de la salle de cinema o\u00f9 il venait de voir <em>La R\u00e8gle du jeu<\/em> \u00ab\u00a0<em>tout \u00e9tait sens dessus dessous, toutes mes id\u00e9es sur le cin\u00e9ma avaient \u00e9t\u00e9 mises au d\u00e9fi.<\/em>\u00a0\u00bb\u00a0Et pourquoi, moi, cours-je la campagne en r\u00e9p\u00e9tant partout que, sauf le respect d\u00fb \u00e0 Wells et \u00e0 Laughton, <em>La R\u00e8gle du jeu<\/em> est le plus grand film jamais r\u00e9alis\u00e9\u00a0?<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><strong>Ben oui, pourquoi\u00a0?<br \/>\n<\/strong>D\u00e9cortiquer les raisons de la parfaite r\u00e9ussite d\u2019un film, c\u2019est un peu comme expliquer par avance le comique d\u2019un calembour ou les ressorts de l\u2019humour d\u2019un aphorisme\u00a0absurde\u00a0; en g\u00e9n\u00e9ral, \u00e7a ruine l\u2019effet recherch\u00e9 et la plupart du temps, \u00e7a rend la chose tr\u00e8s p\u00e9nible \u00e0 tout le monde. Un calembour, un nonsense, \u00e7a se comprend du premier coup ou jamais.<br \/>\nEt puis, se lancer dans l\u2019apologie d\u2019un tel film, c\u2019est aussi une gageure. Quand on entreprend un truc pareil, on a peur, peur d\u2019en faire trop, ou pas assez, ou d\u2019oublier quelque chose, peur d\u2019\u00eatre ridicule \u00e0 force de superlatifs, d\u2019\u00eatre dissuasif \u00e0 force de conviction, et surtout peur de ne pas arriver \u00e0 faire partager sa passion.<br \/>\nC\u2019est risqu\u00e9, d\u2019accord mais, comme disait John Wayne dans je ne sais plus quel film : <em>\u00a0\u00bb Il arrive un temps dans la vie d\u2019un homme o\u00f9 il doit faire ce qu\u2019il doit faire.<\/em>\u00a0\u00bb Et ce moment, c\u2019est maintenant.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><strong>Alors maintenant, voil\u00e0 pourquoi : <\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><strong>C\u2019est \u00e0 cause du sc\u00e9nario\u00a0!<br \/>\n<\/strong>Vous savez que je n\u2019aime pas beaucoup raconter les films. C\u2019est par peur de paraphraser et de g\u00e2cher la surprise du futur spectateur. Mais ici, quelle importance ? Il n\u2019y a pas d\u2019\u00e9v\u00e8nement extraordinaire, on n\u2019agite ni grands sentiments ni\u00a0grandes id\u00e9es. Il n\u2019y a pas de retournement, pas de suspense, presque pas de surprise, juste des histoires qui se croisent. Alors pourquoi ne pas raconter ?<br \/>\n1939 \u00e0 Paris&#8230; Le jeune aviateur Andr\u00e9 Jurieux vient de traverser l\u2019Atlantique en solitaire. Il l\u2019a fait par amour pour Christine, \u00e9pouse du Marquis de La Chesnay, mais elle ne semble pr\u00eater aucune attention \u00e0 son exploit. D\u00e9\u00e7u, il tente de se suicider en lan\u00e7ant sa voiture contre un arbre.<br \/>\nChristine aime son mari, mais elle souffre d\u2019\u00eatre tromp\u00e9e par lui ouvertement. Elle n\u2019est pas insensible \u00e0 la fougue amoureuse de Jurieux mais elle n\u2019entend pas lui c\u00e9der.<br \/>\nLe Marquis de la Chesnay entretient une liaison r\u00e9guli\u00e8re avec une amie de leur couple. Le flirt entre Jurieux et Christine lui fait r\u00e9aliser qu\u2019il aime sa femme. Il d\u00e9cide de rompre avec sa maitresse.<br \/>\nOctave est l\u2019ami de Jurieux et de Christine. Il est aussi l\u2019invit\u00e9 permanent, gentil pique assiette et ami du marquis. Il lutine volontiers Lisette, la femme de chambre de Christine. Lisette est mari\u00e9e au jaloux Schumacher, garde-chasse au ch\u00e2teau de la Colini\u00e8re o\u00f9 le Marquis a invit\u00e9 des membres de la bonne soci\u00e9t\u00e9 pour quelques jours de chasse.<br \/>\nPour consoler Jurieux, Octave le fait inviter \u00e0 la Colini\u00e8re. Pressentant les intentions de rupture de La Chesnay, sa maitresse s\u2019invite au ch\u00e2teau.<br \/>\nVoila ce que nous apprennent les 20 premi\u00e8res minutes de projection. Mais le corps du film, c\u2019est le weekend de chasse et la grande f\u00eate qui l\u2019ach\u00e8ve. Ils vont permettre \u00e0 l\u2019intrigue de se d\u00e9velopper. Pourtant, elle reste assez banale, cette intrigue, des histoires de couples qui se cherchent, se font et de se d\u00e9font, de fa\u00e7on comique ou dramatique, et ce ne sont pas ses rares rebondissements ni m\u00eame le drame final qui font l\u2019int\u00e9r\u00eat du sc\u00e9nario.<br \/>\nCe qui fait son int\u00e9r\u00eat, ce sont les entrelacs des amours contrari\u00e9es de deux couples, constitu\u00e9s comme il se doit chacun de trois personnes, deux hommes, une femme, ceux du monde d\u2019en haut, Christine, le marquis et l\u2019aviateur, et ceux du monde d\u2019en bas, Lisette, Schumacher le garde-chasse, et Marceau, le braconnier devenu valet, deux mondes entre lesquels \u00e9volue Octave, ce doux rat\u00e9, qui tiendra le r\u00f4le de messager et d\u2019instrument du destin tragique qui les attend.<br \/>\nCe qui fait l\u2019int\u00e9r\u00eat de ce sc\u00e9nario pour le moins classique du mari, de la femme et de l\u2019amant, ce n\u2019est pas uniquement le fait que Renoir l\u2019a d\u00e9doubl\u00e9 entre le monde des ma\u00eetres et celui des domestiques, suivant clairement en cela l\u2019exemple de Moli\u00e8re et surtout de Marivaux, c\u2019est aussi le fait qu\u2019il l\u2019a trait\u00e9 en passant continuellement de la com\u00e9die dramatique \u00e0 la com\u00e9die de m\u0153urs, et m\u00eame du drame \u00e0 la Commedia dell\u2019arte avec une incroyable fluidit\u00e9. On y reviendra quand il sera question de la mise en sc\u00e8ne.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><strong>C\u2019est parce que c\u2019est une satire de la soci\u00e9t\u00e9 et des hommes qui la composent\u00a0!<br \/>\n<\/strong>C\u2019est exact, c\u2019est une satire de la soci\u00e9t\u00e9, mais elle est tout en demi-teinte, en subtilit\u00e9. Il y a d\u2019ailleurs chez Renoir une caract\u00e9ristique permanente essentielle et plus particuli\u00e8rement encore avec La R\u00e8gle du jeu, c\u2019est qu\u2019on n\u2019est jamais, jamais, dans le clich\u00e9. Voici ce qu\u2019a dit Jean Renoir lui-m\u00eame \u00e0 propos du film :<br \/>\n\u00ab\u00a0<em>Je l\u2019ai tourn\u00e9 entre Munich et la guerre et je l\u2019ai tourn\u00e9 absolument impressionn\u00e9, absolument troubl\u00e9 par l\u2019\u00e9tat d\u2019une partie de la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise, d\u2019une partie de la soci\u00e9t\u00e9 anglaise, d\u2019une partie de la soci\u00e9t\u00e9 mondiale. Et il m\u2019a sembl\u00e9 qu\u2019une fa\u00e7on d\u2019interpr\u00e9ter cet \u00e9tat d\u2019esprit du monde \u00e0 ce moment \u00e9tait pr\u00e9cis\u00e9ment de ne pas parler de la situation et de raconter une histoire l\u00e9g\u00e8re, et j\u2019ai \u00e9t\u00e9 chercher mon inspiration dans Beaumarchais, dans Marivaux, dans les autres classiques de la com\u00e9die.\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/em>C\u2019est vrai, Renoir a peint la soci\u00e9t\u00e9 de son \u00e9poque, celle de l\u2019imm\u00e9diat avant-guerre, \u00e0 travers une classe privil\u00e9gi\u00e9e \u2014 \u00f4 combien\u00a0! \u2014 \u00e9go\u00efste, superficielle, inconsciente, dansant sous le volcan, la Haute Soci\u00e9t\u00e9, m\u00e9lange d\u2019aristocratie, de grande bourgeoisie, d\u2019industriels et de parasites. Mais il le fait sans manich\u00e9isme, sans l\u2019opposer \u00e0 d\u2019autres classes sociales. D\u2019ailleurs, les relations du monde des maitres avec celui des domestiques sont paisibles, dans un ordre des choses non contest\u00e9, \u00e0 l\u2019instar du monde de Marcel Proust et de Downton Abbey. Dans <em>La R\u00e8gle du jeu<\/em>, \u00a0le monde d\u2019en bas nous est montr\u00e9 avec autant de soin que l\u2019autre\u00a0; ce monde-l\u00e0, lui aussi, est l\u00e9ger, inconscient et, dans une certaine mesure, privil\u00e9gi\u00e9.<br \/>\nLes deux mondes qui se c\u00f4toient \u00e0 la Colini\u00e8re, le grand monde et le petit, sont incarn\u00e9s par des personnages faibles, imparfaits, \u00e9go\u00efstes, jouisseurs. Seuls Christine et Jurieux sont \u00e9pargn\u00e9s, la femme, la marquise, parce qu\u2019elle souffre, tromp\u00e9e, mal int\u00e9gr\u00e9e dans une soci\u00e9t\u00e9 qui lui est \u00e9trang\u00e8re, et l\u2019homme, l\u2019aviateur, parce qu\u2019il est amoureux et que l\u2019amour excuse tous les aveuglements. Les autres personnages, le Marquis, sa maitresse, Octave, Lisette, Schumacher, Marceau, et aussi le G\u00e9n\u00e9ral, la grosse cousine, l\u2019industriel du Nord, sans oublier le Majordome, le chef cuisinier, ont tous leurs d\u00e9fauts, leurs faiblesses, leurs snobismes, mais aucun n\u2019est trait\u00e9 avec m\u00e9pris ni m\u00e9chancet\u00e9, ni m\u00eame avec condescendance, car comme Octave dit \u00e0 Jurieux\u00a0: \u00ab\u00a0Tu vois, mon vieux, dans la vie, le probl\u00e8me, c\u2019est que tout le monde a ses raisons\u00a0\u00bb. Autrement dit, il ne faut pas juger les gens car ils ont tous leurs raisons&#8230; Tol\u00e9rance, humanisme, c\u2019est toujours le point de vue de Renoir.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><strong>C\u2019est \u00e0 cause des acteurs\u00a0!<br \/>\n<\/strong>Ah oui\u00a0! Les acteurs &#8230;<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\">A SUIVRE (la fin, demain)<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>temps de lecture : 8 minutes (&#8230;) mais jamais encore je n\u2019avais \u00e9t\u00e9 et jamais plus je ne serai pris \u00e0 ce point dans un film, envelopp\u00e9, transport\u00e9 par lui, du d\u00e9but jusqu\u2019\u00e0 la fin. Tous mes visionnages ult\u00e9rieurs de La R\u00e8gle du jeu ont confirm\u00e9, et m\u00eame parfois, gr\u00e2ce \u00e0 une meilleure connaissance du &hellip; <a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=38101\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">La R\u00e8gle du Jeu  &#8211; Critique ais\u00e9e n\u00b0235 &#8211; (2\/3)<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_mo_disable_npp":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[94],"tags":[98,21,985],"class_list":["post-38101","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-critiques","tag-cinema","tag-philippe","tag-renoir"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/38101","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=38101"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/38101\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=38101"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=38101"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=38101"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}