{"id":33417,"date":"2022-02-03T07:47:09","date_gmt":"2022-02-03T06:47:09","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=33417"},"modified":"2022-02-04T08:37:00","modified_gmt":"2022-02-04T07:37:00","slug":"les-premieres-fois-la-matinee-de-ste-firmine-damelia-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=33417","title":{"rendered":"LES TROIS PREMI\u00c8RES FOIS : La matin\u00e9e de Ste Firmine d&rsquo;Amelia (3)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>\u00c0 l\u2019instant o\u00f9 les hommes en noir s\u2019\u00e9taient \u00e9cart\u00e9s, j\u2019avais senti quelque chose remuer en moi, une toute petite chose, tout au fond, quelque part, dans la r\u00e9gion de l\u2019estomac\u00a0; non, pas quelque chose, plut\u00f4t un l\u00e9ger vide\u00a0; presque rien en somme\u00a0; peut-\u00eatre la prise de conscience du caract\u00e8re d\u00e9finitif de ce qui \u00e9tait en train de se passer\u00a0; peut-\u00eatre celle de l\u2019homme qui r\u00e9alise que le dernier rempart qui le s\u00e9parait encore de sa propre mort vient de tomber. Attentif, je retournai en moi-m\u00eame encore une fois dans l\u2019espoir de qualifier cette fragile sensation. Mais elle avait disparu, sans doute effarouch\u00e9e par l\u2019analyse \u00e0 laquelle je voulais la soumettre. Je me sentis redevenir inerte et froid.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>3<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-33390\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Saint-Pierre-de-Montrouge.jpeg\" alt=\"\" width=\"137\" height=\"166\" \/>C\u2019est au moment o\u00f9 le pr\u00eatre \u00e9bauchait le geste de la premi\u00e8re b\u00e9n\u00e9diction qu\u2019un grand bruit se fit entendre au fond de la nef. On aurait dit une galopade d\u2019\u00e9tudiants chahuteurs dans les couloirs sonores de la Facult\u00e9 de Droit. J\u2019entendais des chuchotements, des rires \u00e9touff\u00e9s, des exclamations r\u00e9prim\u00e9es. Il y eut la chute \u00e9tincelante d\u2019un objet m\u00e9tallique, d\u2019autres chuchotements puis le silence.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le pr\u00eatre s\u2019\u00e9tait fig\u00e9. Je me retournai. C\u2019\u00e9tait un groupe de personnes, peut-\u00eatre vingt, peut-\u00eatre trente. H\u00e9sitants, tass\u00e9s les uns contre les autres, ils avan\u00e7aient vers le cercueil dans l\u2019all\u00e9e centrale. Il n\u2019y avait que des hommes. Loin d\u2019\u00eatre des \u00e9tudiants, ils avaient plut\u00f4t l\u2019air de notables de province en goguette, au sortir d\u2019un banquet. Leurs visages \u00e9taient rouges, leur souffle court et leur manteaux \u00e9pais.<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je sentis en moi monter l\u2019indignation. Elle fut suivie de peu par la col\u00e8re. Tandis que j\u2019avan\u00e7ais vers eux \u00e0 enjamb\u00e9es furieuses, j\u2019\u00e9tais presque heureux d\u2019\u00e9prouver enfin une \u00e9motion. Pour la d\u00e9guster davantage, j\u2019alimentais volontairement ma fureur, je pr\u00e9parais mes mots pour an\u00e9antir ces intrus\u00a0:\u00a0 qu\u2019est-ce que c\u2019\u00e9tait que cette bande de f\u00eatards qui venaient troubler une c\u00e9r\u00e9monie intime\u00a0? Des repr\u00e9sentants de commerce en vadrouille\u00a0? Les supporters avin\u00e9s d\u2019une \u00e9quipe de football\u00a0? Honteux\u00a0! &#8230; Ou alors, ces gens n\u2019\u00e9taient-ils pas de ceux qui avaient pourchass\u00e9 mon p\u00e8re de leur hargne morale et patriotique jusqu\u2019\u00e0 l\u2019hallali ? Apr\u00e8s avoir ruin\u00e9 la fin de sa vie, voulaient-ils encore g\u00e2cher ses fun\u00e9railles\u00a0? Qui parmi eux pouvait pr\u00e9tendre \u00e0 \u00e9galer en m\u00e9rite celui qui avait si longtemps \u00e9t\u00e9 l\u2019avocat d\u00e9bonnaire et g\u00e9n\u00e9reux, le maire d\u00e9vou\u00e9 \u00e0 sa petite ville, le d\u00e9put\u00e9 accessible \u00e0 ses administr\u00e9s, le militant acharn\u00e9 de la paix, l\u2019officier courageux et soucieux de ses hommes\u00a0? Qui \u00e9taient-ils, ces hypocrites, ces pions de l\u2019ordre moral, ces h\u00e9ros de l\u2019arri\u00e8re pour lui reprocher jusqu\u2019au-del\u00e0 de sa mort sa seule faiblesse, les femmes\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand j\u2019atteignis les premiers hommes de la colonne scandaleuse, je bouillais de rage, j\u2019\u00e9tais pr\u00eat \u00e0 me battre. Malgr\u00e9 la solennit\u00e9 du lieu, malgr\u00e9 la pr\u00e9sence du cercueil, c\u2019est ce que je voulais\u00a0: me battre. En me battant, je crois que j\u2019esp\u00e9rais att\u00e9nuer ce vague remord n\u00e9 de mon absence de chagrin. Obscur\u00e9ment, je me sentais coupable d\u2019indiff\u00e9rence. Cogner sur l\u2019un de ces abrutis serait une mani\u00e8re de me r\u00e9habiliter \u00e0 mes propres yeux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je saisis aux revers le premier homme \u00e0 ma port\u00e9e et fit voler le chapeau qu\u2019il avait gard\u00e9 sur sa t\u00eate.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 On se d\u00e9couvre, salopard\u00a0! grondai-je<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Fran\u00e7ois\u00a0! C\u2019est moi, Robert\u00a0! Tu ne me reconnais pas, mon petit\u00a0? Robert Colin\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019\u00e9tait Colin\u00a0! Le docteur Colin, notre m\u00e9decin d\u2019autrefois, l\u2019ami de toujours de mon p\u00e8re, son premier adjoint puis son successeur \u00e0 la mairie\u00a0; il avait soign\u00e9 ma rougeole et mes angines&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme je restais \u00e9bahi, fig\u00e9, il continua\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Excuse-nous, Fran\u00e7ois\u00a0! On est en retard, mais on s\u2019est perdu du c\u00f4t\u00e9 de la Porte de Versailles, tu comprends\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Hein\u00a0? Quoi\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Maintenant, le groupe m\u2019entourait, en silence, laissant Colin expliquer son entr\u00e9e fracassante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 On est parti tard hier soir d\u2019Angoul\u00eame, tu comprends, et puis il a fallu faire un peu de ramassage ce matin \u00e0 Orl\u00e9ans et \u00e0 Versailles pour que tout le monde soit l\u00e0, mais il y en a d\u2019autres qui sont venus par leurs propres moyens, les Parisiens surtout, mais on voulait arriver tous ensemble, alors ils attendaient sur la place, tu comprends\u00a0?\u00a0 C\u2019est Picard et moi qui avons tout organis\u00e9. \u00a0Andr\u00e9 Picard, tu te souviens\u00a0? C\u2019est pour \u00e7a qu\u2019on est en retard, tu comprends\u00a0? On est d\u00e9sol\u00e9s\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Incapable de penser, les yeux \u00e9carquill\u00e9s, je marmonnais \u00ab\u00a0Mais non, mais non&#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et je regardais autour de moi. Je reconnus Martial, du caf\u00e9 de la Mairie, Fercheaux, le garagiste, l\u2019abb\u00e9 Raynouard, en soutane, Fran\u00e7ois Pertibout, le fermier, Maitre Toubon, le notaire. Granger vint me serrer la main. Il avait \u00e9t\u00e9 le secr\u00e9taire de mon p\u00e8re quand il \u00e9tait \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e. Marcel Costa, l\u2019ancien secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du Parti, tint \u00e0 m\u2019embrasser sur les deux joues. On se bousculait gentiment pour m\u2019approcher, on me tapait doucement sur l\u2019\u00e9paule, on me chuchotait un mot sur Papa. Pourtant, la plupart de ces gens, je ne les connaissais pas. Il y avait un petit groupe de quatre hommes en uniforme. L\u2019un d\u2019entre eux \u00e9tait en colonel. Quelqu\u2019un portait un clairon&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le calme revint petit \u00e0 petit. Les nouveaux visiteurs se gliss\u00e8rent entre les rang\u00e9es de chaises et s\u2019assirent, sagement, tandis que, les yeux au sol, je rejoignais ma place \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du cercueil. Le pr\u00eatre reprit son geste interrompu\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Benedicat vos omnipotens deus pater et&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et je pleurai enfin. Je fondais en larmes et chaque sanglot me faisait mal dans la poitrine, dans la gorge, dans la nuque, dans les \u00e9paules&#8230; Mais j\u2019\u00e9tais soulag\u00e9 d\u2019avoir mal, certain \u00e0 pr\u00e9sent de mon chagrin, heureux d\u2019avoir mal, heureux de la pr\u00e9sence de ces hommes qui avaient aim\u00e9 mon p\u00e8re, eux aussi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 &#8230; et filius et spiritus sanctus&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mes sanglots s\u2019att\u00e9nu\u00e8rent et je pensai que si ma m\u00e8re avait \u00e9t\u00e9 l\u00e0, elle aussi aurait rayonn\u00e9 de bonheur. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s avoir prononc\u00e9 ces derniers mots, je me renversai sur mon si\u00e8ge et m\u2019absorbai un long moment dans la contemplation du plafond enfum\u00e9. J\u2019esp\u00e9rais que mes auditeurs prendraient mon attitude pour du recueillement, mais la v\u00e9rit\u00e9, c\u2019\u00e9tait que je ne voulais pas croiser leurs regards\u00a0: je craignais trop d\u2019y d\u00e9couvrir quelque signe de d\u00e9ception ou de moquerie. Du coin de l\u2019\u0153il, je vis Fitzwarren s\u2019agiter dans son fauteuil. Il se pr\u00e9parait \u00e0 parler et j\u2019avais tout \u00e0 craindre de son humour.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 C\u2019est votre histoire, Fran\u00e7ois\u00a0? demanda-t-il d\u2019un ton neutre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 C\u2019est mon histoire. Elle s\u2019arr\u00eate l\u00e0, r\u00e9pondis-je piteusement. Elle n\u2019est pas tr\u00e8s&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Mais pas du tout, pas du tout\u00a0! m\u2019interrompit-il, devinant sans doute ce que j\u2019allais dire. Elle est tr\u00e8s jolie votre histoire, un peu triste, \u00e9mouvante aussi, mais &#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Mais\u00a0? demandai-je avec anxi\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Mais, \u00eates-vous certain qu\u2019elle r\u00e9ponde tout \u00e0 fait \u00e0 ce que nous attendions\u00a0de vous : le r\u00e9cit d\u2019une <em>premi\u00e8re fois<\/em>\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 C\u2019est pourtant bien ce que j\u2019ai voulu raconter, Bertram, mais je n\u2019ai jamais su raconter les histoires. Peut-\u00eatre n\u2019ai-je pas \u00e9t\u00e9 assez clair\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bauer entra dans la discussion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Fran\u00e7ois, surtout ne prenez pas en mal ce que je vais vous dire\u00a0: je suis d\u2019accord avec Fitzwarren, et je ne suis pas persuad\u00e9 que vous ayez r\u00e9pondu aux conditions pos\u00e9es. Voyez-vous, dans mon esprit, cette notion de premi\u00e8re fois n\u2019a d\u2019int\u00e9r\u00eat que si cette fois-l\u00e0 a \u00e9t\u00e9 suivie de plusieurs autres, ou mieux, d\u2019une longue s\u00e9rie d\u2019\u00e9v\u00e8nements semblables. Par exemple, il est raisonnable de penser qu\u2019apr\u00e8s celle d\u2019Amsterdam, notre ami ait pris part \u00e0 plusieurs autres bagarres. Moi-m\u00eame, je dois avouer que j\u2019ai connu bien d\u2019autres femmes que cette Tavia et bien d\u2019autres orages que celui des Roggenfelder. Mais c\u2019est justement la surprise, la maladresse, l\u2019inexp\u00e9rience de celui qui vit une <em>premi\u00e8re fois<\/em> qui fait l\u2019int\u00e9r\u00eat du r\u00e9cit.\u00a0Vous avez choisi de raconter les fun\u00e9railles de votre p\u00e8re. Vous l\u2019avez fait de fa\u00e7on parfois \u00e9mouvante et croyez bien que votre r\u00e9cit nous a touch\u00e9. Mais, pour un homme, enterrer son p\u00e8re, c\u2019est toujours <em><u>la<\/u><\/em> premi\u00e8re fois. Il n\u2019y en aura jamais d\u2019autre, et dire que votre r\u00e9cit est celui d\u2019une premi\u00e8re fois comme nous l\u2019entendions, c\u2019est jouer sur les mots. Je regrette de vous le dire, Fran\u00e7ois : vous n\u2019avez pas vraiment rempli votre contrat. Vous \u00eates d\u2019accord,\u00a0Bertram, je pense ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Absolument, confirma Fitzwarren.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Tout \u00e0 fait d\u2019accord, crut bon d\u2019ajouter l\u2019aubergiste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si l\u2019opinion du tenancier m\u2019importait peu, il n\u2019en \u00e9tait pas de m\u00eame pour celles des deux autres hommes. Je tenais d\u2019autant plus \u00e0 leur estime que j\u2019allais vivre avec eux dans une quasi intimit\u00e9 pendant les deux mois \u00e0 venir. Il fallait donc que je m\u2019explique.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em><span style=\"color: #0000ff;\">A SUIVRE<\/span><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 l\u2019instant o\u00f9 les hommes en noir s\u2019\u00e9taient \u00e9cart\u00e9s, j\u2019avais senti quelque chose remuer en moi, une toute petite chose, tout au fond, quelque part, dans la r\u00e9gion de l\u2019estomac\u00a0; non, pas quelque chose, plut\u00f4t un l\u00e9ger vide\u00a0; presque rien en somme\u00a0; peut-\u00eatre la prise de conscience du caract\u00e8re d\u00e9finitif de ce qui \u00e9tait en &hellip; <a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=33417\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">LES TROIS PREMI\u00c8RES FOIS : La matin\u00e9e de Ste Firmine d&rsquo;Amelia (3)<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_mo_disable_npp":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[13],"tags":[21],"class_list":["post-33417","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-fiction","tag-philippe"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/33417","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=33417"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/33417\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=33417"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=33417"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=33417"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}