{"id":33414,"date":"2022-02-01T07:47:17","date_gmt":"2022-02-01T06:47:17","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=33414"},"modified":"2022-02-01T17:00:00","modified_gmt":"2022-02-01T16:00:00","slug":"les-premieres-fois-la-matinee-de-ste-firmine-damelia-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=33414","title":{"rendered":"LES TROIS PREMI\u00c8RES FOIS : La matin\u00e9e de Ste Firmine d&rsquo;Amelia (2)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Je n\u2019y \u00e9tais pas entr\u00e9 depuis plus de vingt ans mais, par la force de l\u2019habitude, j\u2019avais pris la porte de c\u00f4t\u00e9, celle qui ouvrait sur le d\u00e9ambulatoire et ses murs recouverts d\u2019ex-votos. Amour et reconnaissance \u00e0 N.D. du Perp\u00e9tuel Secours -1911 &#8211; M.R.B.\u00a0 &#8230;\u00a0 Merci &#8211; J.B. \u2013 1897 \u2026 Confiance \u00e0 Marie, Gr\u00e2ce obtenue, Reconnaissance S.G. 1913 \u2026 autant de t\u00e9l\u00e9grammes de remerciements adress\u00e9s \u00e0 Marie, \u00e0 Sainte Rita ou \u00e0 Sainte Firmine.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>2<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-33390\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Saint-Pierre-de-Montrouge.jpeg\" alt=\"\" width=\"137\" height=\"166\" \/>L\u2019\u00e9glise \u00e9tait d\u00e9serte. Tout au fond, surplombant la nef de ses ternes tuyauteries, les grandes orgues jouaient quelques accords reconnaissables, puis s\u2019interrompaient pour les reprendre \u00e0 nouveau sur un ton ou un tempo diff\u00e9rent. Entre deux accords solennels, on entendait \u00e0 peine la sourde rumeur de la rue. De temps en temps, le claquement d\u2019une porte \u00e0 ressort, le grincement d\u2019un banc train\u00e9 sur le carrelage, la chute d\u2019une pi\u00e8ce de monnaie dans un tronc sonnaient sous les voutes, attestant d\u2019une pr\u00e9sence humaine, quelque part, invisible. Je m\u2019assis sur la premi\u00e8re chaise venue, me renversai contre son dossier et me mis \u00e0 contempler la charpente de la nef. L\u2019alternance des <!--more-->poutres verniss\u00e9es et des caissons aux vives couleurs me fit penser \u00e0 cette chapelle de montagne visit\u00e9e des ann\u00e9es auparavant dans le Haut-Adige.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un frisson me parcourut. Je me redressai sur mon si\u00e8ge pour renouer mon \u00e9charpe et remonter le col de mon manteau. Un long grincement me fit me retourner. Une vielle femme, courb\u00e9e sous un ch\u00e2le, venait d\u2019entrer dans l\u2019\u00e9glise par la plus petite des portes du porche. Lentement mais avec d\u00e9termination, elle se dirigeait vers le transept pour franchir une porte battante dont je me souvins qu\u2019elle menait \u00e0 la sacristie. Quelque part, quelqu\u2019un descendait un escalier de bois. Devant moi, aux pieds de Sainte Rita, la flamme d\u2019un cierge vacillait sous un imperceptible souffle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je me sentais comme dans un songe, floconneux, embrum\u00e9, observateur lointain d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 ralentie, vaguement conscient de l\u2019instant, insouciant de l\u2019avenir, ignorant de la minute \u00e0 venir. J\u2019attendais\u00a0; j\u2019\u00e9tais un animal, un chien paisible, presque un objet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Brusquement, les deux battants de la porte principale s\u2019ouvrirent en grand, laissant entrer le fracas de la circulation. Six hommes apparurent dans le rectangle de lumi\u00e8re grise. V\u00eatus de noir, portant des tr\u00e9teaux, des chandeliers, des bouquets de fleurs, des couronnes, des registres, leurs silhouettes se d\u00e9pla\u00e7aient silencieusement, disposant les objets \u00e7\u00e0 et l\u00e0, avec cette \u00e9conomie et cette suret\u00e9 de geste que donne l\u2019habitude.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette soudaine activit\u00e9 me fit sortir de mon r\u00eave. Je retombais lourdement sur terre et le froid me reprit. Je r\u00e9alisais d\u2019un coup que mon p\u00e8re \u00e9tait mort, que dans moins d\u2019une heure se tiendrait ici m\u00eame une c\u00e9r\u00e9monie fun\u00e9raire dont il serait le centre, que c\u2019\u00e9tait lui que l\u2019on poserait entre deux chandeliers sur les tr\u00e9teaux dispos\u00e9s devant l\u2019autel, lui devant qui s\u2019inclineraient le peu d\u2019amis qui lui restaient, lui qu\u2019on emporterait pour qu\u2019il traverse une derni\u00e8re fois la ville qu\u2019il avait aim\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout cela \u00e9tait bien r\u00e9el. Mon p\u00e8re \u00e9tait bien mort, trois jours auparavant. Il \u00e9tait mort seul, dans sa chambre d\u2019h\u00f4pital, seul parce que je n\u2019avais pas jug\u00e9 bon de reporter un voyage d\u2019affaires pour lui rendre une derni\u00e8re visite. Apr\u00e8s tout, le m\u00e9decin l\u2019avait dit, il n\u2019\u00e9tait pas du tout certain qu\u2019il meure avant mon retour. Mais mon p\u00e8re n\u2019avait pas pu attendre, il \u00e9tait bien mort ce jour-l\u00e0 et moi, sans fr\u00e8re ni s\u0153ur, moi qui avais perdu ma m\u00e8re quelques ann\u00e9es plus t\u00f4t, moi qui n\u2019avais plus de femme, pas d\u2019enfant, peu d\u2019amis, je me retrouvais seul \u00e0 mon tour. Seul au monde\u2026 Au moment o\u00f9 je le formulai, le clich\u00e9 me fit sourire\u00a0: seul au monde !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019avais beau me tourner vers mon esprit, examiner objectivement mes pens\u00e9es, je ne parvenais pas \u00e0 y d\u00e9couvrir le moindre indice d\u2019une peine, la moindre trace d\u2019un chagrin et cela me perturbait. Je ne sentais en moi ni regret ni remord, rien de cela, juste une sensation d\u2019indiff\u00e9rence, presque de l\u2019ennui. J\u2019\u00e9tais un animal, presque un objet\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par commodit\u00e9, j\u2019avais d\u00e9cid\u00e9 que les fun\u00e9railles ne se tiendraient pas dans sa ville natale mais \u00e0 Paris. En quelques coups de t\u00e9l\u00e9phone, ma secr\u00e9taire avait r\u00e9gl\u00e9 la question du cimeti\u00e8re, ce serait le P\u00e8re Lachaise, et de l\u2019\u00e9glise, la plus proche de son dernier domicile. Je m\u2019\u00e9tais seulement charg\u00e9 de faire paraitre une br\u00e8ve notice n\u00e9crologique dans Le Figaro et dans le Quotidien des Charentes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je n\u2019avais re\u00e7u aucun t\u00e9l\u00e9gramme de condol\u00e9ances, aucun pneumatique de circonstance. La mort de mon p\u00e8re n\u2019avait fait l\u2019objet d\u2019aucun article de presse ni d\u2019aucune annonce \u00e0 la radio.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourtant, cet homme public avait \u00e9t\u00e9 respect\u00e9, admir\u00e9, et m\u00eame acclam\u00e9 ; tout d\u2019abord pour ce qu\u2019il avait fait pour tenter d\u2019\u00e9viter la guerre ; puis, quand elle devenue in\u00e9vitable, pour y avoir rempli dignement et courageusement son devoir. Mais il y avait eu cette affaire, comme vous les Anglais le dites pudiquement quand il faut \u00e9voquer une liaison amoureuse, cette malheureuse affaire avec cette jeune actrice juive allemande r\u00e9fugi\u00e9e \u00e0 Paris. Octobre 1918\u2026 pour tout le monde, la guerre n\u2019\u00e9tait plus qu\u2019une question de quelques jours, au pire de quelques semaines. Pourtant, la paix toute proche \u00e0 laquelle chacun s\u2019attendait n\u2019emp\u00eacha pas les \u00e9ternels revanchards, les planqu\u00e9s de la guerre, les journaux patriotiques et tous les tenants des bonnes m\u0153urs de crier au scandale, \u00e0 la trahison ! Les fanfares de l\u2019armistice couvrirent quelques jours les clameurs des justiciers, mais sit\u00f4t les lampions \u00e9teints, les confettis balay\u00e9s et les accord\u00e9ons remis\u00e9s, la cur\u00e9e reprit de plus belle. Contre mon p\u00e8re, on criait vengeance, on r\u00e9clamait un proc\u00e8s en haute trahison, un retrait de sa croix de guerre, tout au moins une cassation de son grade de capitaine\u00a0! Un officier fran\u00e7ais, amant d\u2019une allemande, donc ami de l\u2019Allemagne, n\u2019avait pu que trahir\u00a0! L\u2019affaire Dreyfus, \u00e0 peine apais\u00e9e, n\u2019\u00e9tait pas si lointaine&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mon p\u00e8re ferma son cabinet parisien et se retira dans sa maison d\u2019Angoul\u00eame. Son parti refusa d\u2019appuyer sa candidature aux \u00e9lections suivantes en 1919. Il y renon\u00e7a. Ma m\u00e8re mourut au d\u00e9but de l\u2019\u00e9t\u00e9, d\u2019un cancer foudroyant nous dit un m\u00e9decin, plus probablement de chagrin, pensai-je. Ce n\u2019\u00e9tait pas d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 tromp\u00e9e \u2014 elle lui avait pardonn\u00e9 cette maitresse comme elle l\u2019avait fait des pr\u00e9c\u00e9dentes \u2014 mais de voir l\u2019amour de sa vie ainsi livr\u00e9 aux chiens d\u00e9vorants. Mon p\u00e8re ne supporta pas de rester seul dans la grande maison. Il la vendit et vint s\u2019installer dans son pied-\u00e0-terre du Boulevard des Invalides, \u00e0 Paris. Il y v\u00e9cut encore deux ans, sortant peu, \u00ab\u00a0<em>le quartier est si triste<\/em>\u00a0\u00bb disait-il, ne voyant personne, \u00ab\u00a0<em>de toute fa\u00e7on, personne ne voudrait \u00eatre vu en ma compagnie\u00a0!<\/em> \u00bb, travaillant \u00e0 ses m\u00e9moires, \u00ab\u00a0<em>et pourtant, c\u2019est l\u2019oubli que je cherche !<\/em>\u00a0\u00bb. Puis il cessa de vivre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne le vis que tr\u00e8s peu pendant ses deux derni\u00e8res ann\u00e9es. Pourtant, nous \u00e9tions presque voisins\u00a0; c\u2019\u00e9tait l\u2019\u00e9poque o\u00f9 je m\u2019\u00e9tais install\u00e9 \u00e0 Paris pour y monter ma premi\u00e8re affaire. Je lui en avais peu voulu pour la mort de ma m\u00e8re dont je lui attribuais pourtant la responsabilit\u00e9, et puis j\u2019avais fini par oublier ses infid\u00e9lit\u00e9s. C\u2019est du moins ce que je croyais. Pourtant, quand je me rendais dans le triste appartement, en regardant sa silhouette amaigrie et vout\u00e9e se d\u00e9couper sur le jour gris de la fen\u00eatre, je pensais \u00e0 ce qu\u2019il avait repr\u00e9sent\u00e9 pour ma m\u00e8re et je ne pouvais m\u2019emp\u00eacher de me dire qu\u2019il avait g\u00e2ch\u00e9 tout cela pour une de ces aventures d\u00e9risoires dont il \u00e9tait coutumier. Et pour finir, je me disais que c\u2019\u00e9tait son choix, comme c\u2019\u00e9tait celui de ma m\u00e8re de lui pardonner. En quoi cela me concernait-il\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mon p\u00e8re et moi, nous n\u2019avions plus grand chose \u00e0 nous dire, que des banalit\u00e9s : <em>\u00ab\u00a0Papa, tu vas bien ? Tu n\u2019as besoin de rien ? &#8230;\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Et ton affaire, Fran\u00e7ois\u00a0? Elle marche bien ? Rappelle-moi, \u00e7a consiste en quoi ce que tu fais ? &#8230; \u00bb<\/em> Quand il mourut, je ne lui avais pas rendu visite depuis six mois. Aujourd\u2019hui, on l\u2019enterrait et sa mort m\u2019\u00e9tait indiff\u00e9rente.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A pr\u00e9sent, dans l\u2019\u00e9glise, tout \u00e9tait en place, les chandeliers allum\u00e9s, les couronnes appuy\u00e9es contre les marches, le pr\u00eatre et l\u2019enfant de ch\u0153ur, silencieux et recueillis devant le ma\u00eetre-autel. Quelques amis, un ou deux voisins, cinq ou six inconnus \u00e9taient arriv\u00e9s en ordre dispers\u00e9. Seul membre de la famille, je les avais accueillis avec une froideur involontaire. En les invitant du geste \u00e0 se diriger vers les rang\u00e9es de chaises, je me demandais s\u2019ils prenaient mon attitude pour de la dignit\u00e9 \u2014 <em>Vous avez vu ? C\u2019est le fils. Quelle tenue ! Pas un tremblement de la voix ni de la paupi\u00e8re ! Admirable\u00a0!<\/em> \u2014 ou s\u2019ils la mettaient sur le compte de mon insensibilit\u00e9 \u2014<em>Vous avez vu ? Pas un tremblement de la voix ni de la paupi\u00e8re ! Ma parole, mais il a l\u2019air de s\u2019en foutre ! <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un cur\u00e9, un servant, quelqu\u2019un \u00e0 l\u2019orgue l\u00e0-haut, une douzaine de personnes assises et moi, debout, paisible, vide, un animal qui attend, presque un objet pos\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de deux chevalets, voil\u00e0 tout ce qui allait accueillir mon p\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il ne manquait plus que lui. Il arriva, port\u00e9 sans effort par les six hommes fun\u00e8bres. Ils le pos\u00e8rent sur les tr\u00e9teaux, arrang\u00e8rent quelques fleurs sur le cercueil et quelques couronnes tout autour, puis s\u2019effac\u00e8rent \u00e0 reculons, donnant ainsi le signal au pr\u00eatre pour qu\u2019il descende les marches vers le mort.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 l\u2019instant o\u00f9 les hommes en noir s\u2019\u00e9taient \u00e9cart\u00e9s, j\u2019avais senti quelque chose remuer en moi, une toute petite chose, tout au fond, quelque part, dans la r\u00e9gion de l\u2019estomac\u00a0; non, pas quelque chose, plut\u00f4t un l\u00e9ger vide\u00a0; presque rien en somme\u00a0; peut-\u00eatre la prise de conscience du caract\u00e8re d\u00e9finitif de ce qui \u00e9tait en train de se passer\u00a0; peut-\u00eatre celle de l\u2019homme qui r\u00e9alise que le dernier rempart qui le s\u00e9parait encore de sa propre mort vient de tomber. Attentif, je retournai en moi-m\u00eame encore une fois dans l\u2019espoir de qualifier cette fragile sensation. Mais elle avait disparu, sans doute effarouch\u00e9e par l\u2019analyse \u00e0 laquelle je voulais la soumettre. Je me sentis redevenir inerte et froid.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"color: #0000ff;\"><em>A SUIVRE<\/em><\/span><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je n\u2019y \u00e9tais pas entr\u00e9 depuis plus de vingt ans mais, par la force de l\u2019habitude, j\u2019avais pris la porte de c\u00f4t\u00e9, celle qui ouvrait sur le d\u00e9ambulatoire et ses murs recouverts d\u2019ex-votos. Amour et reconnaissance \u00e0 N.D. du Perp\u00e9tuel Secours -1911 &#8211; M.R.B.\u00a0 &#8230;\u00a0 Merci &#8211; J.B. \u2013 1897 \u2026 Confiance \u00e0 Marie, Gr\u00e2ce &hellip; <a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=33414\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">LES TROIS PREMI\u00c8RES FOIS : La matin\u00e9e de Ste Firmine d&rsquo;Amelia (2)<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_mo_disable_npp":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[13],"tags":[21],"class_list":["post-33414","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-fiction","tag-philippe"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/33414","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=33414"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/33414\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=33414"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=33414"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=33414"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}