{"id":32727,"date":"2021-12-13T07:47:16","date_gmt":"2021-12-13T06:47:16","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=32727"},"modified":"2021-12-14T05:24:35","modified_gmt":"2021-12-14T04:24:35","slug":"amsterdam-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=32727","title":{"rendered":"LES TROIS PREMI\u00c8RES FOIS : La nuit d&rsquo;Amsterdam (2)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-thumbnail wp-image-32720 alignleft\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/images-1-150x150.jpeg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" \/>Blackson-Booth me rejoignit et me poussa du coude d\u2019un air goguenard.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>\u2014 Dites-moi, Fitzwarren, avez-vous compris pourquoi ce Quartier Rouge se nomme ainsi ?<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>\u2014 C\u2019est amusant que tu me poses cette question, Al, car \u00e0 l\u2019instant, j\u2019h\u00e9sitais entre une r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la couleur des briques ou \u00e0 celle de ces rideaux\u2026 Qu\u2019en penses-tu ?<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>\u2014Mon petit Fritz, tu seras toujours un enfant de ch\u0153ur ! me dit-il d\u2019un air accabl\u00e9.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>2<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et il m\u2019abandonna pour entamer une conversation par signes avec l\u2019une des dames patronnesses. Je repris ma progression dans la rue aux c\u00f4t\u00e9s de Johan \u00e0 qui je demandai :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Et ces portes closes, l\u00e0, celles qui sont surmont\u00e9es d\u2019une lanterne rouge, qu\u2019est-ce que c\u2019est ? C\u2019est sans doute aussi \u00e0 la couleur de ses lanternes que l\u2019on doit le nom du quartier\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 On peut le dire, cher cousin, on peut le dire. Ces petits immeubles \u00e0 lanternes sont en quelque sorte les maisons-m\u00e8re de ces travailleuses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur ce, Johan commen\u00e7a un long expos\u00e9 assez technique sur le fonctionnement des commerces de la rue. Ce fut tr\u00e8s vite ennuyeux. Je cessai de l\u2019\u00e9couter et tandis<!--more--> qu\u2019il continuait \u00e0 discourir, je m\u2019int\u00e9ressai aux ouvrages sur lesquels travaillaient ces dames. C\u2019\u00e9tait souvent des sortes d\u2019\u00e9charpes, g\u00e9n\u00e9ralement orange, la couleur nationale. Mais je pus remarquer quelques tricots plus compliqu\u00e9s, comme des brassi\u00e8res, des chaussons ou des bonnets pour b\u00e9b\u00e9. Or, il y avait un bon mois que cette bonne vieille Cookie Bolton-Glossop avait mis au monde un b\u00e9b\u00e9, dont je ne savais toujours pas de quelle couleur ni de quel sexe il \u00e9tait. Je me dis que ce serait \u00e0 la fois une bonne id\u00e9e et une bonne action que de rapporter un de ces tricots \u00e0 la petite chose vagissante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019allais demander \u00e0 Johan o\u00f9 se trouvait le bureau de vente de l\u2019\u0153uvre charitable et quelles en \u00e9taient les heures d\u2019ouverture quand, brusquement, une cavalcade se fit entendre derri\u00e8re nous. C\u2019\u00e9taient Al, Peter et Gussie qui nous d\u00e9passaient en courant. Un peu plus loin, ils se pr\u00e9cipit\u00e8rent en se bousculant vers l\u2019une de ces portes \u00e0 lanterne et se mirent \u00e0 tirer fr\u00e9n\u00e9tiquement sur la chainette, comme s\u2019ils exigeaient, et de toute urgence, qu\u2019on les fasse entrer dans l\u2019\u00e9tablissement. Mais, sans attendre qu\u2019on leur ouvre, ils s\u2019enfuirent un peu plus loin en s\u2019esclaffant pour renouveler leur plaisanterie sous une autre lanterne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Ils ont d\u00fb faire \u00e7a depuis le d\u00e9but de la rue, dit Johan. Tu vas voir qu\u2019ils vont finir par s\u2019attirer des ennuis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Ce comportement est tout \u00e0 fait infantile. Je n\u2019aurais jamais cru Daubeny-Pritchard capable de telles gamineries !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et Johan et moi continu\u00e2mes notre chemin en discourant sur l\u2019inconscience de la jeunesse, tandis que nos trois plaisantins disparaissaient dans une rue perpendiculaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 cet instant que, sortant de la porte \u00e0 lanterne qui \u00e9tait \u00e0 notre hauteur et qui avait \u00e9t\u00e9 sollicit\u00e9e par nos camarades quelques instants plus t\u00f4t, apparut un homme manifestant tous les signes d\u2019une grande contrari\u00e9t\u00e9 et d\u2019un vif d\u00e9sir de nous en faire part. L\u2019homme portait un maillot de corps sans manche, d\u2019un gris assez terne, \u00e0 moiti\u00e9 rentr\u00e9 dans un large pantalon de laine noire, lequel \u00e9tait suspendu \u00e0 de trop longues bretelles rouges. Il \u00e9tait nu-pieds dans cette sorte de savates que l\u2019on rencontre au Maroc, si on accepte de s\u2019aventurer l\u00e0-bas, bien s\u00fbr. Son cr\u00e2ne \u00e9tait proche de la totale calvitie, et ses joues mal ras\u00e9es. Pas un gentleman, assur\u00e9ment.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il traversa la rue \u00e0 grands pas pour venir jusqu\u2019\u00e0 nous et nous souffler tr\u00e8s fort dans la figure des mots que je ne compris pas. Comme il y avait toutes chances pour que ce soit du hollandais, je me retournai vers Johan pour lui demander de m\u2019\u00e9clairer sur les desiderata du bonhomme, mais tout ce que je vis de Johan, c\u2019\u00e9tait son dos qui s\u2019\u00e9loignait de la sc\u00e8ne \u00e0 grandes enjamb\u00e9es. Je ne disposai donc plus d\u2019interpr\u00e8te.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est tr\u00e8s aga\u00e7ant ces pays o\u00f9 les gens ne parlent pas anglais, d\u2019autant plus qu\u2019il me paraissait de plus en plus urgent d\u2019\u00e9tablir une communication avec l\u2019indig\u00e8ne. C\u2019est alors que je me souvins du pr\u00e9cepte de ma tante Buffy, cette vieille chouette, selon lequel, \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, pour que l\u2019on vous comprenne, il suffit de parler fort, lentement et en articulant exag\u00e9r\u00e9ment. Je tentai aussit\u00f4t de l\u2019appliquer :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 <em>JE &#8211; NE &#8211; PAR &#8211; LE &#8211; PAS &#8211; VOTRE &#8211; LAN &#8211; GUE \u2014\u2014 AB &#8211; SO &#8211; LUMENT &#8211; D\u00c9 &#8211; SO &#8211; L\u00c9 \u2014\u2014 JE &#8211; SUIS &#8211; AN &#8211; GLAIS &#8211; VOYEZ &#8211; VOUS. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mes efforts ne furent pas r\u00e9compens\u00e9s. En effet, l\u2019\u00e9nergum\u00e8ne, car c\u2019en \u00e9tait un, loin de se rendre \u00e0 mes arguments en se retirant avec des excuses, se mit \u00e0 vocif\u00e9rer dans ce dialecte qui me demeurait incompr\u00e9hensible dans ses d\u00e9tails mais dont le sens g\u00e9n\u00e9ral m\u2019apparaissait maintenant clairement gr\u00e2ce au ton dans lequel ils \u00e9taient prof\u00e9r\u00e9s\u00a0: l\u2019homme voulait m\u2019occire d\u00e9finitivement. Joignant le geste \u00e0 la parole, il me poussa violemment en arri\u00e8re de ses deux mains appliqu\u00e9es sur mes \u00e9paules. Sous le choc, mon canotier tomba sur le sol tandis que je faisais deux pas en arri\u00e8re, \u00e9crasant du m\u00eame coup le bon vieux couvre-chef que j\u2019avais r\u00e9ussi \u00e0 conserver pratiquement intact depuis ma premi\u00e8re ann\u00e9e \u00e0 Eton.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mes amis, vous ne me connaissez que de fraiche date, mais je vous prie de me croire quand je dis que je suis connu \u00e0 Eton, Mayfair et Kensington pour avoir un esprit conciliant, une paisible nature et un doux caract\u00e8re. Mais, comme disait mon a\u00efeul Rupert Fitzwarren, troisi\u00e8me comte de Shrewsbury, quand on lui proposait de reprendre pour la troisi\u00e8me fois du Christmas pudding\u00a0: \u00ab\u00a0Trop, c\u2019est trop\u00a0!\u00a0\u00bb Lorsque je constatai la ruine de mon canotier, le sang des Fitzwarren ne fit qu\u2019un tour dans les veines du jeune Bertram : je posai ma canne sur le sol, enlevai ma veste, la pliai et la posai \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la canne, puis, je me redressai et me mis en garde selon les conseils de mon professeur de boxe \u00e0 Eton et les r\u00e8gles du Marquis de Queensbury : souple sur les jambes, le genou gauche l\u00e9g\u00e8rement pli\u00e9, en appui sur la jambe droite, je fis face \u00e0 l\u2019adversaire, le poing gauche en avant \u00e0 la hauteur de son visage et le poing droit \u00e0 toucher le bout de mon nez, le menton lev\u00e9, le regard vif et droit point\u00e9 sur le front de l\u2019adversaire, et je me mis \u00e0 sautiller \u00e9l\u00e9gamment devant lui. L\u2019homme parut un instant d\u00e9contenanc\u00e9 : il s\u2019\u00e9tait tu pour m\u2019observer tandis que j\u2019effectuais mes pr\u00e9paratifs et gardait b\u00eatement les bras le long du corps. Je reconnais aujourd\u2019hui que ce ne fut pas tr\u00e8s fair-play : je profitai de sa contemplation pour le toucher \u00e0 la joue gauche d\u2019une droite fulgurante mais dont je r\u00e9alisai plus tard que j\u2019aurais d\u00fb l\u2019appuyer davantage. Il faut comprendre que je ne voulais pas abuser de ma sup\u00e9riorit\u00e9 technique. Apr\u00e8s tout, ce n\u2019\u00e9tait qu\u2019un coup de semonce dont le but \u00e9tait d\u2019amener mon agresseur \u00e0 r\u00e9sipiscence.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si le crochet qu\u2019il venait de recevoir ne l\u2019avait pas fait bouger d\u2019un cil, il le fit au moins sortir de sa r\u00eaverie\u00a0: la brute se mit en branle et me porta trois coups. Le premier atteignit mon nez dont un l\u00e9ger craquement m\u2019inqui\u00e9ta quelque peu\u00a0: le profil aristocratique que j\u2019avais h\u00e9rit\u00e9 de la longue lign\u00e9e des comtes de Shrewsbury allait-il \u00eatre d\u00e9finitivement compromis\u00a0? Le deuxi\u00e8me coup mit fin \u00e0 mon inqui\u00e9tude, non pas qu\u2019il m\u2019ait rassur\u00e9 sur la permanence du profil Fitzwarren, mais sit\u00f4t que je l\u2019eus re\u00e7u sur l\u2019oreille gauche, je ne pensai plus \u00e0 autre chose qu\u2019\u00e0 la locomotive hurlante qui venait d\u2019entrer dans mon cerveau. Quant au troisi\u00e8me coup, il me fit oublier tout le reste, car l\u2019ayant re\u00e7u, j\u2019imagine, sur le haut du cr\u00e2ne, je tombai au sol dans un demi-sommeil qui me permit tout juste de voir la silhouette confuse de mon vainqueur s\u2019\u00e9loigner en grommelant des onomatop\u00e9es satisfaites. Ensuite, je rampai jusqu\u2019\u00e0 mon veston qui, tel un oreiller fid\u00e8le, m\u2019attendait pli\u00e9 sur le sol. J\u2019y posai d\u00e9licatement la t\u00eate et m\u2019endormis pour de bon.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voil\u00e0, mes chers amis, cette <em>premi\u00e8re fois<\/em> que je voulais vous raconter. Bien s\u00fbr, des peign\u00e9es entre camarades dans les couloirs de l\u2019internat, j\u2019en avais connu plus d\u2019une. Je me souviens aussi d\u2019un jour o\u00f9, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de onze ans, alors que je me promenais seul dans la campagne du Shropshire avec Barrymore, mon chien Cavalier King Charles, j\u2019avais \u00e9t\u00e9 pris \u00e0 parti par une bande de jeunes paysans de mon \u00e2ge. Mais jamais encore en tant que jeune gentleman, je n\u2019avais eu \u00e0 me battre d\u2019homme \u00e0 homme contre un adversaire probablement ignare mais d\u00e9termin\u00e9, et dans un quartier dont je compris plus tard la sp\u00e9cialit\u00e9. Ce fut donc ma <em>premi\u00e8re fois<\/em>, ma premi\u00e8re bagarre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous nous t\u00fbmes pendant quelques instants, faisant de ce silence une sorte de conclusion au r\u00e9cit de notre ami. Je finis par reprendre la parole pour remarquer\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 C\u2019est donc \u00e0 cette premi\u00e8re fois, Bertram, que vous devez cette l\u00e9g\u00e8re d\u00e9viation de l\u2019ar\u00eate de votre nez\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 C\u2019est exact, r\u00e9pondit-il sobrement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce fut au tour de Franz d\u2019intervenir\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Tout cela est bel et bon, mon cher, mais dites-moi, nous vous avons laiss\u00e9 inconscient sur le pav\u00e9 d\u2019une rue chaude d\u2019un quartier mal fam\u00e9 d\u2019Amsterdam, abandonn\u00e9 par votre cousin et vos amis coll\u00e9giens. Que s\u2019est-il pass\u00e9 ensuite\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Ensuite\u00a0? Oh, rien de bien important, r\u00e9pondit Fitzwarren. Je me suis r\u00e9veill\u00e9 dans un h\u00f4pital sous la surveillance d\u2019une jolie infirmi\u00e8re, Alicia. Nous nous sommes mari\u00e9s quatre mois plus tard. Nous avons un Terrier Jack Russel du nom de Snoopy, et trois enfants.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">FIN<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i style=\"color: #0000ff;\">C\u2019est ainsi que s\u2019ach\u00e8ve le r\u00e9cit de cette nuit d\u2019Amsterdam qui ne clos \u00a0pas le recueil \u00ab LES TROISPREMI\u00c8RES FOIS\u00a0\u00bb, puisqu\u2019il vous reste \u00e0 entendre celle de Fran\u00e7ois, le narrateur, et \u00e7a c&rsquo;est pr\u00e9vu pour commencer le 30 janvier seulement. Eh oui ! \u00c7a va \u00eatre long !<\/i><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Blackson-Booth me rejoignit et me poussa du coude d\u2019un air goguenard. \u2014 Dites-moi, Fitzwarren, avez-vous compris pourquoi ce Quartier Rouge se nomme ainsi ? \u2014 C\u2019est amusant que tu me poses cette question, Al, car \u00e0 l\u2019instant, j\u2019h\u00e9sitais entre une r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la couleur des briques ou \u00e0 celle de ces rideaux\u2026 Qu\u2019en penses-tu ? &hellip; <a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=32727\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">LES TROIS PREMI\u00c8RES FOIS : La nuit d&rsquo;Amsterdam (2)<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_mo_disable_npp":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[13],"tags":[21],"class_list":["post-32727","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-fiction","tag-philippe"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/32727","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=32727"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/32727\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=32727"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=32727"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=32727"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}