{"id":32494,"date":"2021-11-25T07:47:45","date_gmt":"2021-11-25T06:47:45","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=32494"},"modified":"2021-11-25T17:15:46","modified_gmt":"2021-11-25T16:15:46","slug":"la-nuit-des-roggenfelder-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=32494","title":{"rendered":"LES TROIS PREMI\u00c8RES FOIS : La nuit des Roggenfelder (4)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-32508\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Unknown-150x104.jpeg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"104\" \/>(&#8230;) et tout en la regardant intens\u00e9ment dans les yeux, de ma main rest\u00e9e libre, je lui pris un sein et le serrai. Je fus surpris par sa douceur. Tandis qu\u2019une tendre ti\u00e9deur gagnait la paume de ma main, je pensais que j\u2019\u00e9tais perdu : elle allait me gifler, ou crier, ou s\u2019\u00e9chapper pour courir jusqu\u2019au refuge et me d\u00e9noncer \u00e0 mes camarades horrifi\u00e9s, je serais chass\u00e9 sur le champ du refuge et de Sankt-Johann et je rentrerais chez mes parents couvert de honte\u2026<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>\u2014 Non, Franz, dit Tavia en \u00e9cartant doucement ma main de sa poitrine.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>J\u2019\u00e9tais sauv\u00e9 ! Elle n\u2019allait pas me d\u00e9noncer\u2026 Et puis elle ajouta\u00a0:<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>\u2014 Pas maintenant\u2026<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>4<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pas maintenant ? Qu\u2019est-ce que \u00e7a voulait dire <em>pas maintenant<\/em>\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pas maintenant, pas cette nuit, pas ici au milieu de tous nos camarades ? Pas maintenant, mais un autre jour, mais demain peut-\u00eatre ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ou encore, pas maintenant, nous sommes, tu es, bien trop jeune ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ou alors, pas maintenant, mais tout \u00e0 l\u2019heure, tout \u00e0 l\u2019heure, quand nous rentrerons au refuge et que nous allongerons c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te dans le dortoir\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne savais que penser. Pour cacher mon \u00e9garement, je fis semblant d\u2019\u00eatre f\u00e2ch\u00e9. Je lui l\u00e2chai la main, lui tournai le dos et regardai loin devant moi. Du dos de ses doigts, elle fr\u00f4la ma nuque. Je frissonnai. Et maintenant,<!--more--> que fallait-il faire ? Les id\u00e9es se bousculaient dans ma t\u00eate. Un instant, je r\u00eavais m\u00eame de la renverser sur l\u2019herbe, de l\u2019embrasser passionn\u00e9ment, de la caresser follement\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un grondement lointain vint interrompre mon r\u00eave. L\u2019air \u00e9tait immobile, la lune et les \u00e9toiles avaient disparu. Devant nous, l\u2019obscurit\u00e9\u00a0\u00e9tait totale. Tavia me dit, tendue :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Le tonnerre\u2026 Il faut rentrer\u2026 vite\u2026 j\u2019ai peur de l\u2019orage\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Derri\u00e8re nous, \u00e0 une centaine de m\u00e8tres, on n\u2019apercevait que le rectangle de la porte du refuge, faiblement \u00e9clair\u00e9. \u2028Un nouveau roulement de tonnerre se fit entendre, plus prolong\u00e9 mais peut-\u00eatre plus lointain. Sans attendre qu\u2019il s\u2019\u00e9teigne, Tavia saisit ma main et commen\u00e7a \u00e0 me tirer vers la lumi\u00e8re. Je la suivis. Autour du feu de camp qui achevait de mourir, il n\u2019y avait plus personne, et dans la salle du bas du refuge, pas davantage. Mais quelqu\u2019un avait laiss\u00e9 deux ou trois chandelles allum\u00e9es plant\u00e9es dans une assiette.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un nouveau coup de tonnerre, plus proche cette fois-ci, fit s\u2019arr\u00eater Tavia,\u00a0fig\u00e9e sous la trappe qui menait au dortoir. Sit\u00f4t que le grondement cessa, elle se pr\u00e9cipita sur l\u2019\u00e9chelle de meunier en me tirant derri\u00e8re elle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le silence et l\u2019obscurit\u00e9 r\u00e9gnaient dans le dortoir. Je me demandai o\u00f9 \u00e9tait tout le monde. Tavia m\u2019entrainait toujours dans son sillage vers le fond de la salle o\u00f9 devaient se trouver nos paillasses mais, apr\u00e8s trois ou quatre pas, je tr\u00e9buchai sur une paire de jambes. Tandis que jaillissaient des protestations et des rires des quatre coins du dortoir, je m\u2019affalais en travers d\u2019une paillasse. Elle \u00e9tait occup\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Bonsoir, Franz, et surtout, bonne nuit ! dit la voix d\u2019Anton.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et puis aussit\u00f4t, d\u2019un autre coin de la pi\u00e8ce, une voix anonyme et joyeuse s\u2019\u00e9leva :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014\u00a0Et \u00e0 toi aussi, Tavia ! Bonne nuit !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au milieu des rires que l\u2019apostrophe avait d\u00e9clench\u00e9s, maintenant que toute la bande \u00e9tait au courant de notre retour d\u2019escapade, je ne gardais plus beaucoup d\u2019espoir de pouvoir m\u2019allonger \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de Tavia. Pourtant, dans le noir, je sentis sa main qui m\u2019aidait \u00e0 me relever et me guidait fermement vers nos couchettes voisines. Quand je la sentis s\u2019\u00e9tendre sur sa paillasse, je repris un peu confiance et, me mettant \u00e0 genoux sur le bord du matelas, je me penchais vers elle\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est alors qu\u2019une violente lueur blanch\u00e2tre \u00e9claira le dortoir. Tout m\u2019apparut d\u2019un coup\u00a0: le visage de Tavia, et \u00e0 cot\u00e9, le profil de sa voisine qui fixait le plafond de ses yeux \u00e9carquill\u00e9s, et au-del\u00e0, les silhouettes enlac\u00e9es de Lisa et d\u2019Erich. Il y avait aussi celle d\u2019un gar\u00e7on debout, nu, fig\u00e9 dans sa travers\u00e9e de l\u2019all\u00e9e centrale vers une autre paillasse. Je vis \u00e9galement deux ou trois corps allong\u00e9s, appuy\u00e9s sur leurs coudes, leurs visages tourn\u00e9s vers moi. Au bout d\u2019un temps interminable, moins de deux secondes sans doute, l\u2019obscurit\u00e9 revint en m\u00eame temps qu\u2019un \u00e9norme et bref craquement venait d\u00e9chirer mes oreilles. Je sursautai au point de retomber assis sur ma propre couchette. Tandis qu\u2019abasourdi, je me relevais, des cris jaillissaient d\u2019ici ou l\u00e0, des cris de surprise, des cris de joie et des cris de terreur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 partir de ce moment, il ne fut plus question pour moi de tenter d\u2019embrasser Tavia ni m\u00eame de m\u2019allonger chastement \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019elle. Elle s\u2019\u00e9tait enti\u00e8rement dissimul\u00e9e sous sa couverture, et quand j\u2019essayai de l\u00e0 toucher, je la sentis tendue comme un arc. Je me r\u00e9signai enfin et m\u2019allongeai de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la ruelle pour attendre le prochain coup du ciel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Beaucoup plus tard, quand le ciel se fut enfin calm\u00e9, on m\u2019expliqua que ce ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9tait fr\u00e9quent de ce c\u00f4t\u00e9 du Tegerberg : les nuages charg\u00e9s d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 qui venaient d\u2019Italie \u00e9taient pouss\u00e9s par le vent jusque contre le flanc du Gornergrat qu\u2019ils ne pouvaient franchir \u00e0 cause de son altitude. Et ils restaient l\u00e0, bloqu\u00e9s, \u00e0 s\u2019acharner sur le plateau des Roggenfelder jusqu\u2019\u00e0 \u00e9puisement de leur charge \u00e9lectrostatique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re fois que je vivais un orage en montagne. Jusque-l\u00e0, je n\u2019avais connu que quelques \u00e9clairs au-dessus des toits de notre quartier en ville ou quelques bourrasques orageuses sur notre maison de l\u2019Hauptgraben. Plus tard, je connus aussi quelques gros orages en mer, mais rien de comparable \u00e0 ce que je v\u00e9cus cette nuit-l\u00e0. Si un orage \u00e0 la ville, ou m\u00eame \u00e0 la campagne, peut effrayer quelques enfants, la plupart du temps, il pr\u00e9vient\u00a0: il commence par gronder au loin avant de se rapprocher lentement, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 par le vent et suivi par la pluie. En mer, quand un orage est effrayant, c\u2019est surtout par la temp\u00eate qui parfois l\u2019accompagne, par les vagues qu\u2019il soul\u00e8ve. Mais j\u2019ai rarement vu quelque chose de plus impressionnant qu\u2019un orage en montagne. \u00c0 la montagne, l\u2019\u00e9clair ne pr\u00e9vient pas, il vous aveugle, il vous claque directement dans les oreilles, il vous d\u00e9chire les tympans, il vous fait vibrer les c\u00f4tes et le sternum, il vous coupe le souffle, il vous ram\u00e8ne \u00e0 votre petite dimension\u2026 \u00c0 la montagne, son effet tonitruant est multipli\u00e9 par l\u2019\u00e9cho que vous renvoient violemment les aplombs rocheux. Rien qu\u2019avec sa lumi\u00e8re, l\u2019\u00e9clair vous casse les vitres, avec sa pointe il fend les rochers et avec son souffle, il met le feu aux arbres. Un orage en montagne, c\u2019est terrible !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette nuit-l\u00e0, il se d\u00e9cha\u00eena au-dessus de nos t\u00eates pendant d\u2019interminables heures. Les \u00e9clairs se succ\u00e9daient, plus lumineux, plus longs les uns que les autres. Les coups de tonnerre les suivaient de si pr\u00e8s que leur vacarme \u00e9tait presque continu. Parfois, les \u00e9l\u00e9ments semblaient se calmer un peu et entre deux terribles craquements, on entendait le bruit de la pluie qui tombait sur le toit. C\u2019\u00e9tait comme des graviers qui frappaient les lauzes. Ensuite, l\u2019orage reprenait de la vigueur, et le gigantesque carnaval recommen\u00e7ait.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais tout finit par se calmer, les \u00e9clairs disparurent, le tonnerre s\u2019\u00e9loigna et peu apr\u00e8s la pluie cessa. Une faible lueur grise apparut \u00e0 l\u2019une des fen\u00eatres\u00a0: c\u2019\u00e9tait l\u2019aurore, c\u2019\u00e9tait fini. Je m\u2019endormis&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et voil\u00e0, mes chers amis, je vous ai racont\u00e9 mon premier orage en montagne, sans doute le plus beau que j\u2019ai jamais v\u00e9cu.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ayant dit ces mots, Bauer se renversa dans son fauteuil, souffla la fum\u00e9e de son cigare vers le lustre et resta silencieux, \u00e0 regarder les volutes bleues rejoindre paresseusement le brouillard qui baignait le haut de la salle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;Anglais et moi nous regard\u00e2mes, chacun levant un sourcil interrogatif.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Quoi\u00a0! C\u2019est tout ? demanda Fitzwarren d\u2019un ton incr\u00e9dule.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Eh bien oui, c\u2019est tout, r\u00e9pondit Bauer avec l\u2019innocence de l\u2019agneau. Comme promis, je vous ai racont\u00e9 une <em>premi\u00e8re fois<\/em>, la premi\u00e8re fois que j\u2019ai v\u00e9cu un orage en montagne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014\u00a0Vous \u00eates un farceur, cher ami. Ce n\u2019est \u00e9videmment pas ce que nous attendions de vous. N\u2019est-ce pas, Bertram ? Vous \u00eates d\u2019accord avec moi ? Ce n\u2019est pas du tout ce que nous attendions, r\u00e9p\u00e9tai-je.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 \u00c9coutez, Franz, pr\u00e9cisa Fitzwarren, nous n\u2019avons pas patient\u00e9 sans vous interrompre pendant tout une heure pour nous entendre d\u00e9crire un ph\u00e9nom\u00e8ne naturel tout ce qu\u2019il y a de banal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Mais, demanda Bauer d\u2019un air innocent, \u00e0 quoi vous attendiez-vous donc ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Eh bien, nous aurions aim\u00e9 savoir si\u2026 enfin, si cette jeune fille, Tavia\u2026 si vous\u2026 si elle\u2026 Ah, demandez-lui, mon cher\u00a0! Moi, je ne trouve pas les mots\u00a0!<\/p>\n<p>Mais Fitzwarren paraissait tout aussi embarrass\u00e9 que moi. Alors Bauer reprit d\u2019un air digne :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Inutile de pr\u00e9ciser, mes bons messieurs\u00a0! J\u2019ai parfaitement compris ce que vous auriez souhait\u00e9 entendre. Vous auriez aim\u00e9 que je vous dise si, cette nuit-l\u00e0, Tavia avait \u00e9t\u00e9 ma <em>premi\u00e8re fois<\/em>. C\u2019est bien cela, n\u2019est-ce pas ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 \u00c9videmment, c\u2019est cela\u00a0! r\u00e9pondis-je avec un peu trop de vivacit\u00e9. C\u2019est bien naturel, quand m\u00eame\u00a0! Apr\u00e8s tout, nous sommes entre hommes ! Et il serait de bon ton qu\u2019apr\u00e8s nous avoir fait languir en nous rapportant tous ces d\u00e9tails superflus sur votre s\u00e9jour en montagne, vos pulsions d\u2019adolescent, votre approche de la jeune fille et ses r\u00e9actions en retour, vous nous racontiez enfin ce qui s\u2019est r\u00e9ellement pass\u00e9 entre Tavia et vous pendant ou apr\u00e8s ce malheureux orage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Et sachez que les d\u00e9tails ne nous font pas peur, ajouta l&rsquo;Anglais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors Bauer prit un temps pour \u00e9carter les verres qui se trouvaient devant lui. Puis, posant ses avant-bras sur la table et joignant les mains, il se pencha en avant et, tout en nous regardant avec intensit\u00e9, il dit :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Messieurs, j\u2019ai beau ne pas \u00eatre sujet de Sa Majest\u00e9 le roi Georges V, je me flatte n\u00e9anmoins d\u2019\u00eatre un gentleman. A part le fait que le nom de cette jeune fille n\u2019\u00e9tait pas r\u00e9ellement Tavia, vous n\u2019apprendrez rien de plus de ma bouche de ce qui s\u2019est finalement pass\u00e9 entre elle et moi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis il se renversa \u00e0 nouveau dans son si\u00e8ge pour fouiller dans son gilet et en extraire un autre cigare. Quand il l\u2019alluma, je crus voir dans son \u0153il \u00e0 demi ferm\u00e9 comme une petite lueur d\u2019amusement. Mais ce devait \u00eatre le reflet de la flamme de l\u2019allumette.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em><strong>Fin<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\">C&rsquo;est ainsi que s&rsquo;ach\u00e8ve cette premi\u00e8re nouvelle de<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\"> \u00ab\u00a0LES TROIS PREMI\u00c8RES FOIS\u00a0\u00bb.<br \/>\nMais bient\u00f4t, ici m\u00eame, vous en trouverez la deuxi\u00e8me. Son titre sera :<br \/>\n<strong>La nuit d&rsquo;Amsterdam<\/strong><br \/>\nC&rsquo;est pr\u00e9vu pour le 11 d\u00e9cembre.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(&#8230;) et tout en la regardant intens\u00e9ment dans les yeux, de ma main rest\u00e9e libre, je lui pris un sein et le serrai. Je fus surpris par sa douceur. 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