{"id":32488,"date":"2021-11-19T07:47:14","date_gmt":"2021-11-19T06:47:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=32488"},"modified":"2021-11-22T16:21:50","modified_gmt":"2021-11-22T15:21:50","slug":"la-nuit-des-roggenfelder-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=32488","title":{"rendered":"LES TROIS PREMI\u00c8RES FOIS : La nuit des Roggenfelder (1)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><strong>LES TROIS PREMI\u00c8RES FOIS<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le diner s\u2019\u00e9tait prolong\u00e9 fort tard dans la nuit. D\u2019abondantes volutes de fum\u00e9es bleues et grises flottaient sous les poutres du plafond de l\u2019auberge en enveloppant la roue de charrette qui, avec ses pauvres ampoules \u00e9lectriques, faisait office de lustre au-dessus de nos t\u00eates. Depuis quelques instants, sans doute sous l\u2019effet des mets et des vins que nous avions absorb\u00e9s en quantit\u00e9, nous \u00e9tions tomb\u00e9s dans un silence m\u00e9ditatif qui contrastait avec la gait\u00e9 et la vivacit\u00e9 des conversations que nous avions \u00e9chang\u00e9es jusque-l\u00e0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Franz Bauer, Bertram Fitzwarren et moi nous \u00e9tions rencontr\u00e9s pour la premi\u00e8re fois quelques heures auparavant dans les bureaux de la Compagnie Maritime des Indes Orientales dont le <em>Princesse des Mers<\/em> devait appareiller dans la nuit pour Sidney via Singapour et Macassar.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour des raisons et des destinations diff\u00e9rentes, chacun d&rsquo;entre nous avait retenu une cabine sur le <em>Princesse des Mers<\/em> et nous avions li\u00e9 connaissance en accomplissant les formalit\u00e9s d\u2019embarquement. Compte tenu de la mar\u00e9e, le cargo ne pourrait quitter le port avant trois ou quatre <!--more-->heures du matin, et comme il n\u2019\u00e9tait pas encore huit heures, nous avions largement le temps de faire plus ample connaissance. C\u2019est ce que nous f\u00eemes en dinant \u00e0 l\u2019Auberge des Hollandais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous avons parl\u00e9 de tout, de nos m\u00e9tiers, de nos aventures, de nos projets, de nos femmes, souvent, de nos enfants, parfois, des religions, de la vie et de la mort. Mais ce qui nous permit le mieux de nous connaitre les uns les autres, c\u2019est lorsque Bauer, \u00e0 moins que ce n\u2019ait \u00e9t\u00e9 Fitzwarren, proposa que chacun raconte une <em>premi\u00e8re fois<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Une premi\u00e8re fois ? avais-je demand\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Oui, avait dit Bauer \u00e0 moins que ce n\u2019ait \u00e9t\u00e9 Fitzwarren, une <em>premi\u00e8re fois<\/em> : la premi\u00e8re fois que vous avez vu la mer, la premi\u00e8re fois que vous avez embrass\u00e9 une fille, que vous avez pris le train, que vous avez fait l\u2019amour\u2026 la premi\u00e8re fois, une <em>premi\u00e8re fois<\/em>\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et c\u2019est Bauer, \u00e7a j\u2019en suis certain, qui, le premier, avait racont\u00e9 une <em>premi\u00e8re fois<\/em>.\u00a0 Voici ce qu\u2019il nous avait confi\u00e9 :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Les nuit des Roggenfelder<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>1<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-32508\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/Unknown-150x104.jpeg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"104\" \/>\u00ab\u00a0Je devais avoir quinze ans quand je suis parti pour la premi\u00e8re fois seul en vacances. Au printemps, j\u2019avais pr\u00e9sent\u00e9 quelques sympt\u00f4mes alarmants et notre m\u00e9decin y avait d\u00e9cel\u00e9 les signes d\u2019une primo-infection. Elle \u00e9tait, Dieu merci, sans gravit\u00e9, mais il avait recommand\u00e9 \u00e0 mes parents de m\u2019envoyer \u00e0 la montagne pour un mois ou deux d\u00e8s le prochain \u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est ainsi qu\u2019en ce d\u00e9but de juillet 1913, je partais pour Sankt-Johann, petit bourg de moyenne montagne au creux du massif du Tegerberg. Pourquoi Sankt-Johann\u00a0? Il se trouve que c\u2019\u00e9tait le lointain berceau de ma famille du c\u00f4t\u00e9 de ma m\u00e8re\u00a0et que, sans y avoir de grand-oncle, de tante ou d\u2019arri\u00e8re-grand-m\u00e8re qui y vive encore, il me restait l\u00e0-haut quelques cousins et cousines \u00e9loign\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est un de ces cousins, Anton, qui vint me chercher \u00e0 la gare de Prinz. Nous ne nous \u00e9tions jamais rencontr\u00e9s mais il n\u2019eut pas de mal \u00e0 me reconnaitre : parmi les voyageurs qui descendaient sur le quai, j\u2019\u00e9tais seul \u00e0 pouvoir r\u00e9pondre \u00e0 la description que lui avait donn\u00e9e sa m\u00e8re\u00a0: \u00ab\u00a0Il a ton \u00e2ge. Il doit \u00eatre un peu plus grand que toi et je crois qu\u2019il est plut\u00f4t blond. Pour le reste, tu le reconnaitras \u00e0 ses v\u00eatements et \u00e0 ses bagages\u00a0: il vient de la ville.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est au moment o\u00f9 j\u2019allais pour m\u2019enqu\u00e9rir d\u2019une voiture qui pourrait m\u2019emmener jusqu\u2019\u00e0 Sankt-Johann que je vis venir vers moi un gar\u00e7on qui me parut avoir dix-sept ou dix-huit ans. Il n\u2019\u00e9tait pas tr\u00e8s grand mais, \u00e0 le voir avancer tranquillement \u00e0 travers la foule, il donnait une impression de force physique. Il \u00e9tait blond et me souriait.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Bonjour cousin, me dit-il en me tendant la main. Je suis Anton Reiter. Il parait que nous sommes cousins par les Haas. Je n\u2019ai jamais vu un seul Haas de ma vie, mais c\u2019est ce que ma m\u00e8re m\u2019a dit. Je suis charg\u00e9 de te conduire \u00e0 ton auberge. J\u2019ai une voiture, l\u00e0, dehors. C\u2019est \u00e7a, tes bagages\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La voiture, une charrette \u00e0 deux roues, \u00e9tait attel\u00e9e \u00e0 une jument grise. Tout le temps qu\u2019elle nous tira sur la route qui montait en lacets vers Sankt-Johann, Anton me raconta ce qu\u2019allait \u00eatre ma vie l\u00e0-haut : je logerai \u00e0 l\u2019auberge Gruenberger, en plein c\u0153ur du bourg, mais avec une jolie vue sur la montagne. L\u2019auberge \u00e9tait confortable et, d\u2019apr\u00e8s son p\u00e8re, la cuisine de Madame Gruenberger \u00e9tait la meilleure de la r\u00e9gion. Il me dit surtout qu\u2019\u00e0 Sankt-Johann, il y avait un groupe de jeunes gens, gar\u00e7ons et filles, qui formaient une joyeuse bande. Il se faisait fort de m\u2019y faire entrer. \u00ab\u00a0Ils seront ravis d\u2019accueillir parmi eux quelqu\u2019un de la ville, tu verras. Mais, je dois t\u2019avertir, tu seras le plus jeune. Il s\u2019agira pour toi d\u2019\u00eatre \u00e0 la hauteur. Tu n\u2019es pas une mauviette, au moins ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette perspective d\u2019\u00eatre le benjamin et, de surcro\u00eet, l\u2019unique citadin d\u2019un groupe qu\u2019\u00e0 en juger d\u2019apr\u00e8s Anton j\u2019imaginais \u00eatre constitu\u00e9 de montagnards aguerris n\u2019avait rien pour me tranquilliser, mais je l\u2019assurai du contraire avec fermet\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Satisfait de ma r\u00e9ponse, il m\u2019informa des habitudes du groupe dont je serai membre d\u00e8s demain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Nous sommes une douzaine, expliqua-t-il, quelques fois plus, quelques fois moins.\u00a0\u00a0 La plupart du temps, il y a presque autant de filles que de gar\u00e7ons, parfois un peu moins. C\u2019est dommage. Nous nous connaissons tous depuis toujours. Pendant l\u2019ann\u00e9e, nous sommes pensionnaires \u00e0 Prinz ou \u00e0 Grundtz, et nous ne nous voyons qu\u2019aux petites vacances ou pour les f\u00eates de famille, mais en \u00e9t\u00e9, quand nous nous retrouvons ici, nous ne nous quittons plus. Le matin, vers onze heures, c\u2019est autour de la fontaine ou sous le pr\u00e9au de l\u2019\u00e9cole que nous nous r\u00e9unissons. On traine un peu, on chahute, on se raconte des blagues et surtout, on discute de ce qu\u2019on fera l\u2019apr\u00e8s-midi. Quelquefois, on d\u00e9cide de partir en balade dans la montagne ou sur le plateau de Hirschteller, mais le plus souvent, nous allons nous baigner dans le Schwarzbach. C\u2019est un torrent, \u00e0 moins d\u2019une heure de marche. Il y a un endroit formidable o\u00f9 on peut plonger, nager et se dorer au soleil. Parfois, quand on a r\u00e9ussi \u00e0 se mettre d\u2019accord la veille, on part d\u00e8s le matin avec un pique-nique. D\u2019autres jours, on prend deux ou trois voitures et on descend \u00e0 Prinz. On se prom\u00e8ne dans le parc ou on va \u00e0 la f\u00eate foraine sur l\u2019esplanade. Mais la plupart du temps, nous pr\u00e9f\u00e9rons rester dans la montagne. Tu verras, tu ne t\u2019ennuieras pas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Anton ne m\u2019avait pas menti, et pendant les semaines qui suivirent, je ne m\u2019ennuyai gu\u00e8re. J\u2019eus \u00e0 peine le temps de lire le premier chapitre de <em>L\u2019\u00c9ducation sentimentale<\/em>, ce roman fran\u00e7ais que j&rsquo;avais emport\u00e9 et dont le titre trompeur m\u2019avait fait croire que j\u2019y apprendrais comment s\u00e9duire les jeunes filles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis ce mois de juillet de mes quinze ans, j\u2019ai connu bien des aventures, j\u2019ai vu bien des pays et j\u2019ai rencontr\u00e9 bien des gens, mais quand je regarde en arri\u00e8re, je suis convaincu que c\u2019est au cours de ce bel \u00e9t\u00e9 dans le Tegerberg que j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 apprendre \u00e0 vivre avec les autres. Nos promenades en montagne, entrecoup\u00e9es de pique-niques, de baignades dans le Schwarzbach et de siestes au soleil \u00e9taient souvent l\u2019occasion de longues conversations sur la vie, l\u2019amour, la guerre, les femmes, la religion, la mort. L\u2019ouverture d\u2019esprit, la tol\u00e9rance, l\u2019ing\u00e9nuit\u00e9 et la franchise dont les membres de cette bande de Sankt-Johann faisaient preuve dans leurs discussions m\u2019apprit non seulement \u00e0 m\u2019ouvrir aux id\u00e9es des autres, mais aussi, et pour la premi\u00e8re fois, \u00e0 exposer librement mes propres opinions sans avoir \u00e0 craindre l\u2019ironie des contradicteurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, en commen\u00e7ant ce r\u00e9cit, ce n\u2019est pas de cette <em>premi\u00e8re fois<\/em> que je voulais vous entretenir, mais d\u2019une autre que je vais vous raconter maintenant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un matin, autour de la fontaine, il f\u00fbt d\u00e9cid\u00e9 que, le lendemain, nous ferions une grande balade jusqu\u2019aux Roggenfelder. Les Roggenfelder, c\u2019\u00e9tait un refuge \u00e0 pr\u00e8s de mille cinq cents m\u00e8tres d\u2019altitude.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Il faudra marcher environ trois heures pour y arriver, me dit Anton, mais ce sera facile, pratiquement tout le temps sur des chemins forestiers. Pour les derniers trois cents m\u00e8tres, nous suivrons un sentier un peu raide \u00e0 flanc de montagne, mais si on fait un peu attention, c\u2019est sans danger. Nous partirons d\u2019ici demain \u00e0 trois heures. Je crois que tout le monde viendra. Demande \u00e0 l\u2019auberge qu\u2019on te pr\u00e9pare des sandwiches.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Mais si nous partons aussi tard, cela veut dire que nous ne serons pas arriv\u00e9s avant six heures du soir et qu\u2019il faudra rentrer de nuit !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Sauf si on la passe au refuge, mon petit vieux !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 On passera la nuit l\u00e0-haut ? Mais les filles\u00a0? \u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em><strong>\u00c0 suivre<\/strong><\/em><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Bient\u00f4t publi\u00e9<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\"><strong>19 Nov, 16:47 Rendez-vous \u00e0 cinq heures : Jim fait le pont (13)<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\"><strong>20 Nov, 07:47 Tableau 372<\/strong><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LES TROIS PREMI\u00c8RES FOIS Le diner s\u2019\u00e9tait prolong\u00e9 fort tard dans la nuit. D\u2019abondantes volutes de fum\u00e9es bleues et grises flottaient sous les poutres du plafond de l\u2019auberge en enveloppant la roue de charrette qui, avec ses pauvres ampoules \u00e9lectriques, faisait office de lustre au-dessus de nos t\u00eates. Depuis quelques instants, sans doute sous l\u2019effet &hellip; <a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=32488\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">LES TROIS PREMI\u00c8RES FOIS : La nuit des Roggenfelder (1)<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_mo_disable_npp":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[13],"tags":[21],"class_list":["post-32488","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-fiction","tag-philippe"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/32488","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=32488"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/32488\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=32488"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=32488"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=32488"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}