{"id":30807,"date":"2021-06-28T07:47:33","date_gmt":"2021-06-28T05:47:33","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=30807"},"modified":"2021-06-29T08:24:28","modified_gmt":"2021-06-29T06:24:28","slug":"le-cujas-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=30807","title":{"rendered":"Le Cujas (74)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em><strong>Chapitre 10 &#8211; Dashiell Stiller<\/strong><br \/>\n<span style=\"caret-color: #0000ff;\"><i>Huiti\u00e8me\u00a0<\/i><\/span><i style=\"color: #0000ff;\">\u00a0partie<\/i><\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em><a href=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?attachment_id=30470\" rel=\"attachment wp-att-30470\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-30470 alignleft\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/Capture-decran-2021-05-18-a-19.33.05.jpeg\" alt=\"\" width=\"82\" height=\"82\" \/><\/a>(&#8230;) 4- D\u00e8s le d\u00e9but mai, la conqu\u00eate du Nid d\u2019Aigle ne pr\u00e9sentait plus d\u2019int\u00e9r\u00eat strat\u00e9gique ni m\u00eame tactique, la r\u00e9sistance allemande ayant pratiquement disparu depuis l\u2019annonce de la mort d\u2019Hitler. Il s\u2019agissait donc, tant pour les Am\u00e9ricains que pour les Fran\u00e7ais d\u2019un acte purement symbolique, destin\u00e9 sans doute \u00e0 contrebalancer la prise de Berlin par les troupes russes. Sans sous-estimer l\u2019importance de ce symbole, on peut regretter que l\u2019esprit de secret et de rivalit\u00e9 qui a r\u00e9gn\u00e9 entre les deux arm\u00e9es \u00e0 cet instant de la guerre ait cr\u00e9\u00e9 les circonstances qui ont conduit \u00e0 ce tir ami indirectement mortel.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>A Berchtesgaden, le 7 mai 1945<br \/>\nCpt Derek Bronski<\/em><\/span><\/p>\n<h5 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\">*<\/span><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\">En lui donnant une copie du rapport d\u2019enqu\u00eate, le sergent Yanichewski croyait sinc\u00e8rement que sa lecture calmerait le remord de Dashiell. Il ne se doutait pas qu\u2019au contraire, elle allait le plonger dans un d\u00e9sespoir encore plus profond.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dashiell a pu enfin se retirer dans sa chambre et il s\u2019est mis \u00e0 lire le rapport Bronski. Quand il en est arriv\u00e9 au passage qui lui r\u00e9v\u00e9lait l\u2019identit\u00e9 des deux victimes de l\u2019accident, il a rejet\u00e9 les feuillets loin de lui. Sa poitrine s\u2019est vid\u00e9e d\u2019un coup. Incapable de reprendre son souffle, il a senti le froid l\u2019envahir. Quand il a pu respirer \u00e0 nouveau, une bouff\u00e9e de chaleur lui est mont\u00e9e au visage. Il regardait le petit paquet de feuilles qui avait gliss\u00e9 sous la table. Il ne fallait pas qu\u2019il y touche. Tout le temps qu\u2019il n\u2019y toucherait pas, il pourrait <!--more-->esp\u00e9rer, croire qu\u2019il avait mal lu le nom de l\u2019officier ou qu\u2019il l\u2019avait imagin\u00e9. D\u2019ailleurs, Cooper avait parl\u00e9 seulement d\u2019un lieutenant Bompar. Quel point commun pouvait-il y avoir entre ce Bompar de Colmont et le Colmont qu\u2019il avait rencontr\u00e9 \u00e0 Strasbourg ? C\u2019est connu que les Fran\u00e7ais font toute une histoire avec les noms \u00e0 tiroirs de leurs aristocrates, que c\u2019est \u00e0 n\u2019y rien comprendre. Colmont&#8230; Bompar&#8230; Bompar de Colmont&#8230; des noms diff\u00e9rents&#8230; des noms qui n\u2019ont rien \u00e0 voir&#8230; des hommes diff\u00e9rents&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourtant les similitudes ne pouvaient laisser aucun doute. Colmont, Bompar de Colmont, tous les deux pr\u00e9nomm\u00e9s Antoine, tous les deux lieutenants, fran\u00e7ais, dans la 2<sup>\u00e8me<\/sup> DB, dans ce m\u00eame coin d\u2019Allemagne, au m\u00eame moment&#8230; la co\u00efncidence \u00e9tait impossible\u00a0! Dashiell devait se rendre \u00e0 l\u2019\u00e9vidence\u00a0: il ne pouvait y avoir qu\u2019un seul Colmont, celui avec qui il avait pass\u00e9 une nuit \u00e0 discuter deux mois plus t\u00f4t pr\u00e8s de Strasbourg, un seul Colmont, et c\u2019\u00e9tait celui qu\u2019il avait tu\u00e9, Antoine de Colmont.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019\u00e9tait \u00e0 Strasbourg, au mois de f\u00e9vrier. Il faisait beau et tout paraissait neuf. La ville n\u2019avait \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9e que trois mois plus t\u00f4t, mais d\u00e9j\u00e0 la guerre y semblait finie, oubli\u00e9e. Et pourtant, moins d\u2019une semaine auparavant, on se battait encore \u00e0 Colmar\u00a0; et pourtant, les arm\u00e9es alli\u00e9es n\u2019avaient pas encore travers\u00e9 le Rhin\u00a0; et pourtant, l\u2019Arm\u00e9e allemande faisait mieux que r\u00e9sister, elle contre-attaquait. Mais dans les rues de Strasbourg, tout \u00e9tait propre, nettoy\u00e9, briqu\u00e9. Presque toutes les traces de la guerre et de la pr\u00e9sence allemande avaient \u00e9t\u00e9 effac\u00e9es, repeintes ou d\u00e9molies.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dashiell avait pass\u00e9 une partie de la matin\u00e9e \u00e0 se promener le long des canaux de la Petite France. \u00c0 pr\u00e9sent, il \u00e9tait debout devant la cath\u00e9drale rose. Les cloches sonnaient une longue m\u00e9lodie compliqu\u00e9e. Venant de toutes les rues avoisinantes, des gens se h\u00e2taient vers la cath\u00e9drale. A travers le portail ouvert et malgr\u00e9 la musique des cloches, on pouvait entendre les vagues sonores des grandes orgues. Dashiell restait l\u00e0, \u00e9bloui par la beaut\u00e9 du frontispice, charm\u00e9 par la clart\u00e9 du ciel, attendri par la pr\u00e9cipitation joyeuse de ces familles vers la messe. Il s\u2019approcha de quelques m\u00e8tres et se planta \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de la cath\u00e9drale pour mieux entendre la musique. \u00c9lev\u00e9 dans une famille juive non pratiquante, Dashiell \u00e9prouvait une sorte d\u2019indiff\u00e9rence tol\u00e9rante pour les religions en g\u00e9n\u00e9ral, ce qui ne l\u2019emp\u00eachait pas d\u2019\u00eatre particuli\u00e8rement impressionn\u00e9 par l\u2019apparat des c\u00e9r\u00e9monies catholiques. La puissante musique qui \u00e9manait de la cath\u00e9drale l\u2019attirait, mais il n\u2019osait pas entrer. Agnostique, \u00e9tranger, en tenue de combat&#8230; Est-ce qu\u2019il n\u2019allait pas d\u00e9ranger ou m\u00eame choquer tous ces braves gens qui s\u2019\u00e9taient si bien habill\u00e9s pour l\u2019occasion ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Vous n\u2019entrez pas\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019\u00e9tait un lieutenant, lui aussi&#8230; un Fran\u00e7ais. Il se tenait \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de Dashiell, souriant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Vous n\u2019entrez pas\u00a0? Vous avez l\u2019air d\u2019appr\u00e9cier les grandes orgues pourtant&#8230; On entend bien mieux \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, vous savez.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Je n\u2019ose pas vraiment&#8230; je ne sais pas si&#8230; c\u2019est une \u00e9glise catholique et je ne suis pas &#8230;.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014Mais quelle importance, mon cher\u00a0? Je vous assure que vous pouvez entrer. Tenez, je vous accompagne. Monsieur&#8230; Monsieur\u00a0?&#8230; ah\u00a0! oui, je lis sur votre pochette\u00a0: D. Stiller. Monsieur Stiller\u00a0! C\u2019est bien cela\u00a0? Colmont, enchant\u00e9\u00a0! Venez Stiller, nous allons \u00e9couter ce Te Deum ensemble.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et le prenant par le coude, Colmont l\u2019avait conduit \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la cath\u00e9drale.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">*<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Deux heures plus tard, ils sont attabl\u00e9s tous les deux face \u00e0 face \u00e0 la Maison Kammerzell. On les a install\u00e9s dans un petit coin du rez-de-chauss\u00e9e, pr\u00e8s de la porte d\u2019entr\u00e9e. De l\u00e0, ils peuvent voir passer tous ces gens qui, \u00e0 peine sortis de la cath\u00e9drale, profitent de ce beau dimanche et de leur nouvelle libert\u00e9 pour venir prendre en famille un repas de f\u00eate. Et ils voient arriver sur les tables voisines ces plats fumants, couverts de saucisses, de choucroute, de gibier et de poissons, et ces bouteilles de vin effil\u00e9es et ces chopes de gr\u00e8s verniss\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Il ne faut pas que \u00e7a vous \u00e9tonne, explique Antoine. Pendant presque toute la guerre, Strasbourg n\u2019a pas connu le manque de nourriture. Au contraire, les Allemands tenaient particuli\u00e8rement \u00e0 ce que Strasbourg annex\u00e9e ne manque de rien. Alors, ils ont fait en sorte que la ville soit toujours approvisionn\u00e9e, tout au moins jusqu\u2019au mois de juin dernier. Par contre, les habitants ont d\u00fb supporter une s\u00e9v\u00e8re d\u00e9francisation : interdiction de parler fran\u00e7ais, changement des noms de rue et m\u00eame de certains noms de famille&#8230; et surtout, depuis 42, l\u2019enr\u00f4lement obligatoire des hommes en \u00e2ge dans l\u2019arm\u00e9e allemande. Aujourd\u2019hui, c\u2019est fini\u00a0; alors ils sont heureux. Regardez-les ! C\u2019est beau, non ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dashiell n\u2019a pas tr\u00e8s faim, mais pour \u00eatre aimable, il a bien voulu qu\u2019Antoine commande du foie gras et du pain. Il a refus\u00e9 le vin mais il a accept\u00e9 une bi\u00e8re \u00e0 la pression. Tout \u00e0 l\u2019heure, \u00e0 la sortie de la messe, ils ont \u00e9vacu\u00e9 les questions militaires. Les hommes qui ont connu la guerre n\u2019aiment pas en parler. En quelques phrases courtes, Dashiell a racont\u00e9 Utah Beach et Carentan, la Hollande et puis Bastogne. Il est maintenant au repos avec sa compagnie \u00e0 Haguenau. C\u2019est de l\u00e0 qu\u2019il est venu en permission pour voir Strasbourg et sa cath\u00e9drale. Antoine, lui, a seulement expliqu\u00e9 qu\u2019il avait rejoint l\u2019Arm\u00e9e de Lattre trois jours apr\u00e8s le d\u00e9barquement de Provence et qu\u2019avec elle, il avait remont\u00e9 la vall\u00e9e du Rh\u00f4ne, particip\u00e9 \u00e0 la lib\u00e9ration de Lyon, qu\u2019il s\u2019\u00e9tait battu dans les Vosges, puis en Alsace. Il y avait seulement quelques jours, il \u00e9tait encore face aux Allemands devant Colmar.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Colmar, c\u2019est une tr\u00e8s jolie petite ville, pr\u00e9cise Antoine d\u2019un ton plus l\u00e9ger. Ce n\u2019est qu\u2019\u00e0 une soixantaine de kilom\u00e8tres au sud d\u2019ici. Il faudra que vous y alliez un jour. Les Allemands en avait fait un point de r\u00e9sistance et de contre-attaque. Avec les Am\u00e9ricains, on a attaqu\u00e9 sans arr\u00eat pendant trois semaines. C\u2019est l\u00e0 que j\u2019ai \u00e9t\u00e9 mut\u00e9 dans la 2<sup>\u00e9me<\/sup> DB de Leclerc pour remplacer un lieutenant qui venait d\u2019\u00eatre bless\u00e9. Pour le moment, on est au repos \u00e0 Strasbourg, mais \u00e7a ne va pas durer. On va bient\u00f4t entrer en Allemagne. Vous aussi, s\u00fbrement, c\u2019est in\u00e9vitable&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vers quatre heures, ils sont enfin sortis du restaurant. Dashiell se sentait un peu ivre, un peu lourd, car bien s\u00fbr, apr\u00e8s lui avoir fait go\u00fbter au foie gras, Antoine avait insist\u00e9 pour commander quelques cuisses de grenouilles, une assiette de cervelas et une bouteille de gewurztraminer. Mais c\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re fois depuis longtemps que Dashiell se sentait repos\u00e9, en s\u00e9curit\u00e9, en paix, la premi\u00e8re fois qu\u2019il prenait tout le temps de d\u00e9jeuner, de parler d\u2019autre chose&#8230; La ville \u00e9tait belle, le temps \u00e9tait beau, les gens dans la rue lui souriaient. Tout \u00e0 l\u2019heure, au restaurant, toute une famille \u00e9tait venue les saluer \u00e0 leur table, eux, les deux soldats, l\u2019am\u00e9ricain et le fran\u00e7ais. Seul le grand-p\u00e8re avait parl\u00e9, mais les autres les regardaient avec intensit\u00e9. Il avait juste dit : \u00ab\u00a0Merci&#8230; merci d\u2019\u00eatre venus&#8230;\u00a0je&#8230; je veux&#8230; \u00bb. \u00c9mu, \u00e0 court de mots, il avait baiss\u00e9 les yeux et entra\u00een\u00e9 sa famille vers la sortie. Arriv\u00e9 \u00e0 la porte, en se retournant, il avait encore dit deux fois \u00ab\u00a0Merci&#8230;\u00a0\u00bb C\u2019est dr\u00f4le, avait pens\u00e9 Dashiell, ce \u00ab\u00a0Merci d\u2019\u00eatre venus\u00a0\u00bb, cette formule toute faite qu\u2019emploient tous les restaurateurs du monde quand ils saluent votre d\u00e9part, c\u2019est dr\u00f4le comme ces mots avaient pris ici une importance \u00e9norme : \u00ab\u00a0Merci d\u2019\u00eatre venus&#8230; nous savons que vous auriez pu ne pas venir, que vous auriez pu rester chez vous \u00e0 faire vos affaires&#8230; mais vous \u00eates venus, pas que pour nous, bien s\u00fbr, mais aussi pour nous, alors merci d\u2019\u00eatre venus.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Dites, mon vieux, a demand\u00e9 Antoine, vous \u00eates ici pour quelques jours encore, non ? Ce serait idiot que vous alliez coucher n\u2019importe o\u00f9, dans un quelconque mess am\u00e9ricain ou dans un h\u00f4tel r\u00e9quisitionn\u00e9. Je vous invite \u00e0 Obernai, chez mes cousins, les Wendling. On passe \u00e0 la gare prendre votre sac et on y va. C\u2019est \u00e0 trente kilom\u00e8tres d\u2019ici. Ce sont des gens que j\u2019aime beaucoup. Ils m\u2019ont m\u00eame pr\u00eat\u00e9 une voiture. Le seul probl\u00e8me, c\u2019est que c\u2019est une Mercedes\u00a0! Blague \u00e0 part, ils seront ravis d\u2019avoir chez eux un officier de la glorieuse arm\u00e9e am\u00e9ricaine. Allez, zou ! On y va.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Emport\u00e9 dans ce tourbillon de vin, de soleil et d\u2019amiti\u00e9, Dashiell s\u2019est laiss\u00e9 faire.<\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"><em><strong>A SUIVRE<\/strong><\/em><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Bient\u00f4t publi\u00e9<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>29 Juin, 07:47 Blondin expos\u00e9 ?<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\"><strong>30 Juin, 07:47 Tableau 354<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\"><strong>30 Juin, 16:47 Rendez-vous \u00e0 cinq heures avec Robert Dh\u00e9ry<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\"><strong>1 Juil, 07:47 Le Cujas (75)<\/strong><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chapitre 10 &#8211; Dashiell Stiller Huiti\u00e8me\u00a0\u00a0partie (&#8230;) 4- D\u00e8s le d\u00e9but mai, la conqu\u00eate du Nid d\u2019Aigle ne pr\u00e9sentait plus d\u2019int\u00e9r\u00eat strat\u00e9gique ni m\u00eame tactique, la r\u00e9sistance allemande ayant pratiquement disparu depuis l\u2019annonce de la mort d\u2019Hitler. 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