{"id":30211,"date":"2021-06-08T07:47:58","date_gmt":"2021-06-08T05:47:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=30211"},"modified":"2021-06-09T05:09:41","modified_gmt":"2021-06-09T03:09:41","slug":"30211","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=30211","title":{"rendered":"Plein soleil &#8211; Critique ais\u00e9e n\u00b0215"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em><span style=\"color: #0000ff;\">Critique ais\u00e9e n\u00b0215<\/span><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b>Plein soleil<\/b><br \/>\nRen\u00e9 Cl\u00e9ment 1960<br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Alain Delon, Maurice Ronet, Marie Lafor\u00eat<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?attachment_id=30214\" rel=\"attachment wp-att-30214\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-30214\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/Unknown.jpeg\" alt=\"\" width=\"279\" height=\"181\" \/><\/a>Netflix, ce n\u2019est pas toujours toujours terrible terrible. Mais quand on vous offre en m\u00eame temps, six ou sept films de Truffaut, trois ou quatre films de Tavernier, quatre ou cinq Chabrol, six ou sept Sautet, du fin fond de sa campagne, on se dit que Netflix, \u00e7a a du bon.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><br \/>\nEt c\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 Netflix que l\u2019autre soir, j\u2019ai revu Plein Soleil.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plein Soleil, c\u2019est la premi\u00e8re adaptation cin\u00e9matographique du roman de Patricia Highsmith, Monsieur Ripley.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><br \/>\nPhilippe Greenleaf est le riche<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>h\u00e9ritier d\u2019une famille encore plus riche. Il m\u00e8ne une vie de plaisir entre Taormina, Rome et Mongibello, entrecoup\u00e9e de cotres bermudiens, de <!--more-->cal\u00e8ches romaines et de caf\u00e9s-terrasse (Ah ! les caf\u00e9s-terrasse !). Philippe est un enfant g\u00e2t\u00e9, trentenaire immature et incons\u00e9quent, mais il aime Marge d\u2019un amour exub\u00e9rant mais sinc\u00e8re. J\u2019allais oublier : Philippe est beau comme un demi-dieu ; c\u2019est Maurice Ronet. (Ah ! La chemise en peau de Ronet dans les rues de Rome, j\u2019en ai r\u00eav\u00e9 longtemps. )<br \/>\nMarge a vingt et un ans. Elle vit \u00e0 Mongibello dans l\u2019attente perp\u00e9tuelle des retours de Philippe tout en pr\u00e9parant un livre sur Fra Angelico. Elle aime Philippe, d\u2019un amour sage, fort et patient. Elle a des yeux d\u2019or, splendides. C\u2019est Marie Lafor\u00eat. Son physique est troublant, imparfait. Elle deviendra beaucoup plus belle \u00e0 partir de la trentaine.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><br \/>\nTom Ripley est un ami d\u2019enfance de l\u2019h\u00e9ritier Greenleaf, enfin peut-\u00eatre, car avec Tom, rien n\u2019est jamais certain. Ce qui est certain, c\u2019est que Tom est pauvre et qu\u2019il vit aux crochets de Philippe, lui servant d\u2019homme \u00e0 tout faire, de souffre-douleur et parfois d\u2019ami. Tom est pauvre, mais intelligent, ambitieux et sournois et il veut l\u2019argent de Philippe. Tom Ripley, c\u2019est Alain Delon, 25 ans en 1960, absolument splendide.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voil\u00e0, comme d\u2019habitude, je ne vous raconterai rien de plus sur le sc\u00e9nario du film, on le sait, je ne suis pas l\u00e0 pour paraphraser, mais pour vous dire ce que j\u2019ai pens\u00e9 du film \u00e0 sa seconde vision, la premi\u00e8re ayant eu lieu il y a soixante ans (Oh my God !).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A part quelques instabilit\u00e9s de cam\u00e9ra dans certains travellings, \u00e0 part quelques regards entendus un peu trop forc\u00e9s dans certaines sc\u00e8nes entre personnages secondaires, \u00e0 part une musique parfois anxiog\u00e8ne et souvent inadapt\u00e9e, Plein Soleil n&rsquo;a pas vieilli. C&rsquo;est un grand film.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Grand film par son sc\u00e9nario, aussi intelligent et roublard que Ripley lui-m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Grand film par les atmosph\u00e8res et les d\u00e9cors des iles italiennes, des places romaines, des villas et des appartements de luxe, montr\u00e9s sans emphase, comme si tant de beaut\u00e9 allait de soi.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Grand film par les acteurs de second plan, tels que Billy Kearns dans un r\u00f4le de riche oisif am\u00e9ricain, perspicace et maladroit, ou Elvire Popesco, dont les br\u00e8ves apparitions sont \u00e0 chaque fois un d\u00e9lice.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Grand film par la r\u00e9alisation de Ren\u00e9 Cl\u00e9ment, tant dans les sc\u00e8nes d\u2019action ( la sc\u00e8ne du bateau en panique est un chef d\u2019oeuvre d\u2019intensit\u00e9 dans la sobri\u00e9t\u00e9, malgr\u00e9 ce qu\u2019en ont dit les sp\u00e9cialistes de la voile, mais qu\u2019est-ce que les marins connaissent au cin\u00e9ma ?) que dans les sc\u00e8nes de f\u00eates romaines ou dans celles de pr\u00e9paration m\u00e9ticuleuse du forfait ou dans celles de fuite du coupable.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et finalement un grand film par ses deux acteurs principaux, Alain Delon et Maurice Ronet, que je mettrais \u00e0 \u00e9galit\u00e9 sur deux plans : le physique et le jeu d\u2019acteur.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><br \/>\nRonet et Delon sont beaux comme des demi-dieux, je l\u2019ai dit plus haut pour Ronet et je plussoie pour Delon.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><br \/>\nMais c\u2019est surtout dans le jeu d\u2019acteur qu\u2019ils sont tous les deux remarquables. Ronet est vivant, capricieux, g\u00e2t\u00e9, irresponsable, jouisseur, violent et amoureux \u00e0 souhait.<br \/>\nDelon est fourbe, sournois, soumis, envieux, intelligent, volontaire, complexe comme il ne le sera jamais plus. C\u2019est pour moi probablement le meilleur r\u00f4le de Delon, bien au del\u00e0 des personnages fig\u00e9s du Samoura\u00ef ou de Monsieur Klein.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><br \/>\nLes sc\u00e8nes o\u00f9 Delon et Ronet sont tous les deux pr\u00e9sents sont parfaites, ce qui n\u2019est pas toujours le cas de celles o\u00f9 Marie Lafor\u00eat apparait. Il faut l\u2019excuser, c\u2019\u00e9tait son premier film.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span>Elle s\u2019am\u00e9liorera.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1999, une autre adaptation, am\u00e9ricaine celle-ci, du m\u00eame roman de Patricia Highsmith est sortie sous le titre \u00ab\u00a0Le talentueux Monsieur Ripley\u00a0\u00bb. Adaptation plus qu\u2019honn\u00eate, et si Gwyneth Paltrow est plus cr\u00e9dible que Marie Lafor\u00eat, Matt Damon et Jude Law ne sont pas, dans ce film, au niveau de Delon et Ronet. Mais, ce remake, vous pouvez le voir quand m\u00eame.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Critique ais\u00e9e n\u00b0215 Plein soleil Ren\u00e9 Cl\u00e9ment 1960 Alain Delon, Maurice Ronet, Marie Lafor\u00eat\u00a0 Netflix, ce n\u2019est pas toujours toujours terrible terrible. 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