{"id":30000,"date":"2021-09-03T07:47:58","date_gmt":"2021-09-03T05:47:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=30000"},"modified":"2021-09-04T12:01:28","modified_gmt":"2021-09-04T10:01:28","slug":"une-journee-a-la-campagne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=30000","title":{"rendered":"Une journ\u00e9e \u00e0 la campagne"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em><span style=\"color: #000080;\">Marie Cl\u00e9mentine Rispal \u00e9tait n\u00e9e en 1893. Mari\u00e9e \u00e0 Louis Rieuf, elle avait eu trois enfants : Maho, Paul, et Line. Line \u00e9tait la maman de Sophie.<a href=\"http:\/\/leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/img522.jpg\"><br \/>\n<\/a>Cette \u00ab\u00a0Journ\u00e9e \u00e0 la campagne\u00a0\u00bb s&rsquo;est pass\u00e9e aux environs de 1900, dans la ferme de l&rsquo;oncle de Marie Cl\u00e9mentine \u00e0 Carlat dans le Cantal.<\/span>\u00a0<span class=\"Apple-style-span\" style=\"color: #000080;\">C\u2019est elle qui raconte (d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 les 27 et 28 f\u00e9vrier 2015)<\/span><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><span style=\"color: #000080;\"><a href=\"http:\/\/leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/img522.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-3157\" src=\"http:\/\/leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/img522-300x200.jpg\" alt=\"img522\" width=\"440\" height=\"293\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/img522-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/img522-960x639.jpg 960w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/img522.jpg 1293w\" sizes=\"auto, (max-width: 440px) 100vw, 440px\" \/><\/a><\/span><\/em>Au petit jour, la voiture fraichement lav\u00e9e nous attend devant la porte. Bichette, la fringante jument, piaffe d\u00e9j\u00e0 d\u2019impatience de retrouver <!--more-->le pr\u00e9 d\u2019herbe tendre qu\u2019elle saccage \u00e0 sa guise. Mal r\u00e9veill\u00e9s, mon fr\u00e8re et moi retrouvons nos places habituelles sur les banquettes arri\u00e8re de la lourde voiture. Mon p\u00e8re attend pr\u00e8s de Bichette que toute la famille soit install\u00e9e, les paniers cas\u00e9s entre nos jambes. Baptiste, sur le si\u00e8ge avant, l\u2019air hilare, sa blouse grise toute propre et raide d\u2019empois, fera partie de la famille, toute la journ\u00e9e, lui le solitaire, lui aussi est heureux. Chacun bien \u00e0 sa place, mon p\u00e8re, avec une surprenante agilit\u00e9, saute sur le si\u00e8ge, les rennes en main,\u00a0tandis que Bichette, dans un long effort, \u00e9branle la voiture. Nous nous cramponnons aux barres de fer qui entourent le capitonnage. Nous partons pour le pays de la joie, de l\u2019espace, o\u00f9 l\u2019on peut parler haut, rire et s\u2019amuser sans contraintes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La ville peu \u00e9tendue \u00e0 cette \u00e9poque, nous sommes vite sur la route bord\u00e9e de pr\u00e9s, de talus bleus de myosotis et de fleurs blanches. Lentement, le ciel devient plus clair derri\u00e8re les montagnes. Malgr\u00e9 notre d\u00e9sir de jouir du paysage naturel, calme et frais, petit \u00e0 petit le bruit des sabots de Bichette sur la route nous endort. Habitu\u00e9s \u00e0 n\u2019\u00eatre pas bruyants dans nos jeux, par crainte de g\u00eaner nos parents si soucieux, nous nous faisons des signes et des clins d\u2019\u0153il complices. Mais bient\u00f4t, abrit\u00e9e par le large dos de mon p\u00e8re, je sombre dans le sommeil.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A la derni\u00e8re c\u00f4te avant le but de notre voyage, les voix de mon p\u00e8re et de Baptiste sont plus sonores et arrivent \u00e0 me sortir de mon engourdissement. L\u2019odeur du cuir chaud et du cheval me remet dans l\u2019ambiance du voyage. Maman rectifie les positions de son chapeau, d\u2019ailleurs peu d\u00e9rang\u00e9, repasse de la main le col marin de mon fr\u00e8re, v\u00e9rifie d\u2019un coup d\u2019\u0153il sacs et paniers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voici enfin, au-dessus de la route, l\u2019\u00e9glise o\u00f9 dansent \u00e0 l\u2019air libre les cloches aux silhouettes de demoiselles. Quelques m\u00e8tres plus loin, Bichette s\u2019arr\u00eate sur un \u00ab\u00a0Ho La\u00a0\u00bb retentissant de mon p\u00e8re. De l\u2019auberge sortent aussit\u00f4t le patron et les servantes qui s\u2019affairent autour de la voiture. D\u2019une voix forte, ils accueillent mon p\u00e8re dans cette langue dure et sonore de l\u2019Auvergne. D\u00e8s cet instant, il n\u2019a plus de pr\u00e9nom, tous l\u2019appellent \u00ab\u00a0le cadet\u00a0\u00bb, ce que je trouve fort \u00e9trange et bien familier. Il est le second fils d\u2019une nombreuse famille et, suivant la tradition a laiss\u00e9 le domaine \u00e0 l\u2019Ain\u00e9\u00a0: il est \u00ab\u00a0le cadet de Juzelle\u00a0\u00bb. Mais le village ne l\u2019oublie pas et son retour au pays est un \u00e9v\u00e8nement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tandis que Bichette est amen\u00e9e par Baptiste dans les profondeurs de l\u2019\u00e9curie fra\u00eeche et odorante, nous sommes r\u00e9confort\u00e9s par un bon lait cr\u00e9meux. Nous attendons mon p\u00e8re qui serre des mains, dit un mot \u00e0 chacun des hommes attabl\u00e9s devant des bouteilles, attendant la fin de la messe, la sortie de leur femme et de leurs filles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous partons enfin pour les hauts plateaux o\u00f9 l\u2019air est encore plus l\u00e9ger, plus frais. Les chemins entre les murs moussus des jardins du village r\u00e9sonnent d\u2019aboiements des chiens qui nous signalent. Ce sont des saluts \u00e0 la cantonade, des poign\u00e9es par-dessus les haies. Nous montons toujours, les jambes s\u2019alourdissent. Je suis soulev\u00e9e haut par des bras puissants et install\u00e9e sur les \u00e9paules larges et secourables de Baptiste, mes deux mains pos\u00e9es sur sa t\u00eate ronde aux cheveux drus. Je domine le paysage, l\u2019air est plus vif. La voix de mon fr\u00e8re me parvient de tr\u00e8s bas. Je regrette qu\u2019il ne soit pas pr\u00e8s de moi, mais il fait partie du groupe des grands\u00a0; il trottine fi\u00e8rement \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019eux. A mi-chemin, une source cach\u00e9e coule dans le mur\u00a0; une pierre creus\u00e9e forme un minuscule bassin. Les gouttes d\u2019eau scintillent sur des fines herbes et des foug\u00e8res, alourdissant leurs vertes palmes dont l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 plonge dans l\u2019eau glaciale et limpide. Chacun de nous n\u2019a droit qu\u2019\u00e0 une ration de la tasse d\u2019argent que mon p\u00e8re plonge dans la source et distribue. R\u00e9confort\u00e9s, rafraichis, repos\u00e9s, nous repartons. Chacun prend sa charge de panier et de sac. Je retrouve mon si\u00e8ge \u00e9lev\u00e9. Cette partie du trajet nous parait plus courte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous arrivons \u00e0 un espace qui a des airs de place de village avec son grand ch\u00eane plein d\u2019oiseaux, mais le sol est couvert d\u2019une herbe plus luisante et glissante. Des monts proches, le vent souffle. La maison et les b\u00e2timents de ferme barrent l\u2019horizon vers la vall\u00e9e. Les toits gris en pente descendent jusqu\u2019au pr\u00e9 aux porcs. Aucune fen\u00eatre de ce c\u00f4t\u00e9. A l\u2019angle de la maison, un guetteur disparait pour nous annoncer. Nous descendons le petit chemin et tournons \u00e0 gauche. Sur la droite, une autre ferme, o\u00f9 l\u2019on essaye d\u2019oublier la pr\u00e9sence de voisins, sans relations amicales.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Grand-m\u00e8re nous attend sur le seuil de la porte, face au soleil. Grande, forte, habill\u00e9e de noir, l\u2019air s\u00e9v\u00e8re et bon \u00e0 la fois, elle m\u2019intimide. Sous son bonnet blanc, tuyaut\u00e9 de frais, je retrouve les yeux \u00e9tonnants bleus et clairs de mon p\u00e8re, son visage hal\u00e9 et frip\u00e9, la m\u00e2choire sup\u00e9rieure un peu avanc\u00e9e, o\u00f9, seule, une grande dent me fascine. Le buste bien serr\u00e9 dans ce qui fut autrefois le \u00ab\u00a0babarel\u00a0\u00bb bien garni, les jupons \u00e9tag\u00e9s et fronc\u00e9s autour de la taille lui donnent des rondeurs suppl\u00e9mentaires. Mon p\u00e8re le premier l\u2019embrasse. Tous deux \u00e9mus s\u2019examinent du m\u00eame \u0153il bleu scrutateur et inquiet. Grand-m\u00e8re est fi\u00e8re de son cadet qui vit \u00e0 la ville. Puis vient le tour de Maman qui appr\u00e9cie la d\u00e9licatesse de c\u0153ur de sa belle-m\u00e8re sous son aspect rugueux et brusque.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mon fr\u00e8re et moi sommes embrass\u00e9s et palp\u00e9s par des mains vigoureuses. Le r\u00e9sultat de cet examen est que nous avons bien besoin de l\u2019air vivifiant de Juzelle et de son bon lait qui nous donnent du poids et des couleurs. La revue \u00e9tant termin\u00e9e, Grand-m\u00e8re s\u2019efface de la porte et dans la p\u00e9nombre de la grande salle, nous apercevons les autres membres de la famille\u00a0; ils sont nombreux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/img031.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3158 aligncenter\" src=\"http:\/\/leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/img031-300x171.jpg\" alt=\"img031\" width=\"600\" height=\"342\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/img031-300x171.jpg 300w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/img031-960x548.jpg 960w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/img031.jpg 1929w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les cousines affectueuses, curieuses de nos v\u00eatements, nous prennent par la main. Les cousins, goguenards et intimid\u00e9s, ne font aucun geste pour nous accueillir, raides dans leurs habits de dimanche, les sabots bien noirs, ils nous examinent longuement\u2026 L\u2019Oncle tourne son chapeau dans ses mains rugueuses. Une moustache humide s\u2019approche de nos joues. Mille odeurs se superposent autour de lui\u00a0: lait aigri, fromage, m\u00eal\u00e9es \u00e0 celles du gilet \u00e0 manches de grosse laine du pays et, surtout, relents de gros vin rouge.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur la longue table brune,\u00a0de grands bols \u00e9pais remplis de lait cr\u00e9meux, accompagn\u00e9s de mince tartines de pain bis, beurr\u00e9es, nous attendent. Grand-m\u00e8re n\u2019admet pas que le lait pris \u00e0 l\u2019auberge nous emp\u00eache de d\u00e9guster celui-ci tout recouvert de belle mousse, encore ti\u00e8de. Elle tourne autour de la table, veille \u00e0 notre confort, \u00e0 nos d\u00e9sirs, tout en mettant mon p\u00e8re au courant des travaux de la ferme. Femme de t\u00eate avis\u00e9e, elle dirige les travaux des labours, des semailles, la fenaison. L\u2019Oncle ajoute un mot, souvent embrouill\u00e9. Le travail, le chagrin de la mort de sa femme, noy\u00e9 dans de nombreuses libations, ont diminu\u00e9 cet \u00eatre fort. J\u2019ai un peu peur de lui.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous laissons les grandes personnes \u00e0 leur conversation, et entrain\u00e9s par cousins et cousines, nos mains dans leurs mains brunes, nous allons \u00e0 l\u2019\u00e9curie chaude et odorante. Nous parcourons l\u2019all\u00e9e centrale sur un lit de paille fraiche. Les majestueuses vaches rouges tournent vers nous leur mufle o\u00f9 pendent des brindilles de foin. Leur queue se balance sur leurs flancs arrondis, pour chasser les mouches. Les cousins se glissent pr\u00e8s d\u2019elles, les caressent, leur donnent du sel sur leur main nue. Nous admirons muets leur courage, eux fiers, renouvellent l\u2019exploit, appellent par leur nom ces lourdes vaches paisibles malgr\u00e9 les cornes. Mais le lieu de pr\u00e9dilection pour les jeux est la vaste grange o\u00f9 s\u2019accumule le foin, au-dessus de l\u2019\u00e9curie. Par une raide \u00e9chelle, nous montons l\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre les barreaux branlants. Sit\u00f4t arriv\u00e9s au plancher, c\u2019est l\u2019escalade jusqu\u2019au faite de cette herbe fine, s\u00e9ch\u00e9e au soleil et au vent des plateaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019odeur p\u00e9n\u00e9trante nous excite\u00a0: ce sont des bons vertigineux, des descentes en glissades, des enfouissements \u00e9touffants et piquants. A bout de souffle, haletants, nous nous reposons. Les cousines, avec pr\u00e9caution, nous conduisent au plus bas du toit, d\u2019o\u00f9 l\u2019on aper\u00e7oit, en bas, les t\u00eates encorn\u00e9es devant leur mangeoire bien garnie. Je serre la main de M\u00e9lanie craignant qu\u2019un cousin renouvelle la fac\u00e9tie presque habituelle de me pousser et de me retrouver pr\u00e8s d\u2019un mufle beuglant\u00a0; cette id\u00e9e me fait frissonner de peur. M\u00e9lanie, rieuse, aux dents \u00e9clatantes dans sa bouche humide, me serre la main pour me rassurer. Tous mes cousins accusent ce type brun descendant des envahisseurs du Midi, tandis que mon p\u00e8re et Grand-M\u00e8re ont le type blond des Celtes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous retrouvons la cour de la ferme pav\u00e9e de galets ronds, le soleil exalte l\u2019odeur du fumier rang\u00e9 \u00e0 l\u2019angle de l\u2019\u00e9curie. Un petit mur aux pierres moussues borde les pr\u00e9s en pente, devant la maison. Tout proche luit un \u00ab\u00a0pisquier\u00a0\u00bb bien attirant pour les enfants, mais cause d\u2019inqui\u00e9tude pour les parents. Nous n\u2019avons pas le droit de jouer pr\u00e8s de cette eau claire qui refl\u00e8te le ciel, d\u2019enfoncer nos pieds dans cette terre spongieuse et gonfl\u00e9e d\u2019eau qui entoure ce minuscule \u00e9tang. Des herbes hautes et humides s\u2019envolent des oiseaux revenant sans cesse dans leurs nids bien cach\u00e9s. Apr\u00e8s un confortable et lourd repas, c\u2019est une longue apr\u00e8s-midi remplie de jeux divers. Mais le soleil descend\u00a0; la vall\u00e9e est d\u00e9j\u00e0 dans l\u2019ombre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faut penser au retour. Maman rassemble les paniers aussi remplis qu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e, mais de denr\u00e9es diff\u00e9rentes\u00a0: beurre encore tout humide, une belle tourte \u00e0 la croute brune, rugueuse et craquante, des noisettes \u00ab\u00a0rousselles\u00a0\u00bb et sonores. C\u2019est \u00e0 nouveau des rires et des bousculades affectueuses, promesses de proche retour pour de longues vacances. La petite caravane quitte le haut plateau \u00e0 l\u2019air si l\u00e9ger, l\u2019horizon bleu des montagnes proches, pour d\u00e9valer dans le petit chemin \u00e9troit et caillouteux, o\u00f9 Baptiste nous attend d\u00e9j\u00e0 pr\u00e8s de la voiture. Bichette toujours impatiente, piaffe. Nous reprenons chacun nos places. Harass\u00e9s, ivres de fatigue, de grand air, de jeux libres, nous ne tardons pas, mon fr\u00e8re et moi, \u00e0 nous endormir, berc\u00e9s par le bruit r\u00e9gulier des sabots de la fringante jument, sur le sol dur de la route. Cette journ\u00e9e de joie se continuera dans nos r\u00eaves.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bichette s\u2019arr\u00eate, nous sommes arriv\u00e9s. A moiti\u00e9 titubants, nous montons l\u2019escalier qui conduit aux chambres\u00a0; nous n\u2019avons pas la force de nous disputer le fauteuil, o\u00f9 le premier arrivant s\u2019installe pour se d\u00e9shabiller. Souvenirs \u00e9mus, r\u00eaves \u00e9veill\u00e9s, d\u00e9sirs de nouvelles vacances dans la ch\u00e8re vieille maison, tout sombre dans le sommeil qui nous accable.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Marie Cl\u00e9mentine Rispal \u00e9tait n\u00e9e en 1893. Mari\u00e9e \u00e0 Louis Rieuf, elle avait eu trois enfants : Maho, Paul, et Line. Line \u00e9tait la maman de Sophie. Cette \u00ab\u00a0Journ\u00e9e \u00e0 la campagne\u00a0\u00bb s&rsquo;est pass\u00e9e aux environs de 1900, dans la ferme de l&rsquo;oncle de Marie Cl\u00e9mentine \u00e0 Carlat dans le Cantal.\u00a0C\u2019est elle qui raconte (d\u00e9j\u00e0 &hellip; <a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=30000\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Une journ\u00e9e \u00e0 la campagne<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_mo_disable_npp":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[12,2],"tags":[],"class_list":["post-30000","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-recit","category-textes"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/30000","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=30000"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/30000\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=30000"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=30000"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=30000"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}