{"id":29360,"date":"2021-05-13T07:47:59","date_gmt":"2021-05-13T05:47:59","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=29360"},"modified":"2021-05-14T18:02:28","modified_gmt":"2021-05-14T16:02:28","slug":"new-york-ou-sont-les-vieux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=29360","title":{"rendered":"New York, o\u00f9 sont les vieux ?"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Voici un texte \u00e9crit et publi\u00e9 il y a presque six ans, avant la COVID-19 bien s\u00fbr .<br \/>\nJ&rsquo;y ai ajout\u00e9 quelques illustrations. New-York, o\u00f9 sont les vieux ? Bonne question.<\/em><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Et \u00a0les neiges d&rsquo;antan ?<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au c\u0153ur de SoHo, entre Houston et Canal Street, Broadway n&rsquo;est plus qu&rsquo;un grand march\u00e9 aux v\u00eatements o\u00f9 les magasins de luxe c\u00f4toient les boutiques ordinaires. La foule est partout, et aussi le bruit, la circulation, les travaux, les sir\u00e8nes, les roulottes \u00e0 hot-dogs et les panaches de vapeur qui montent des chemin\u00e9es rouges et blanches plant\u00e9es dans la chauss\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?attachment_id=30392\" rel=\"attachment wp-att-30392\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-30392\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/Capture-decran-2021-05-13-a-05.19.09.png\" alt=\"\" width=\"511\" height=\"597\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/Capture-decran-2021-05-13-a-05.19.09.png 511w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/Capture-decran-2021-05-13-a-05.19.09-257x300.png 257w\" sizes=\"auto, (max-width: 511px) 100vw, 511px\" \/><\/a>En bordure Est de ce quartier, le Bowery rassemble d&rsquo;\u00e9tranges magasins de mat\u00e9riels d&rsquo;occasion pour pizzerias, restaurants chinois, grecs, turcs, et autres exotiques. Les machines en inox usag\u00e9 voisinent avec des petits personnages bedonnants en pl\u00e2tre peint de couleurs vives qui pr\u00e9sentent des menus vides d&rsquo;un air jovial et des petits cochons souriants vautr\u00e9s dans des plats garnis de fausses tomates.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lafayette Street est diff\u00e9rente. Situ\u00e9e entre Broadway et le Bowery, au milieu des <!--more-->immeubles en r\u00e9novation, on n&rsquo;y trouve que peu de magasins, et ce sont surtout ceux de petits cr\u00e9ateurs de mode ou d&rsquo;accessoires. Pourtant, on sent que le calme relatif qui y r\u00e8gne ne va plus durer bien longtemps. Le tsunami commercial qui a transform\u00e9 SoHo est en train de d\u00e9border jusqu&rsquo;ici.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;ai rendez-vous dans un peu plus d&rsquo;une heure dans une galerie de Broome Street. Je suis arriv\u00e9 \u00e0 pied de Meetpacking, et \u00e7a fait un bon moment qu\u2019en attendant l\u2019heure du vernissage, je traine vaguement dans les magasins de SoHo. Vuitton, Apple Store, Moncler, Uniqlo, Club Monaco, Ralph Lauren, Prada, Banana Republic, toutes ces boutiques qui se ressemblent partout dans le monde. Je suis fatigu\u00e9 et en nage et je cherche maintenant un endroit pour m&rsquo;asseoir, prendre un verre et peut-\u00eatre \u00e9crire un peu en me reposant. On me refuse une table chez Balthazar, agr\u00e9able brasserie \u00e0 tendance fran\u00e7aise, car \u00e0 cette heure, les couverts sont d\u00e9j\u00e0 mis pour le diner. Je passe sans m\u2019arr\u00eater devant un Starbucks : j\u2019ai toujours eu du mal avec cette cha\u00eene de caf\u00e9s, fr\u00e9quent\u00e9s presque uniquement par des jeunes gens \u00e0 MacBook. Ces \u00e9tablissements sont plut\u00f4t sympathiques, mais il faut y pi\u00e9tiner dans la queue pendant dix minutes avant de choisir en quatre secondes entre dix-sept sortes de caf\u00e9 diff\u00e9rents et trois tailles de gobelets. A l\u2019angle de Lafayette et de Spring, un caf\u00e9-terrasse de grande taille se pr\u00e9sente, le \u00a0<em>Spring Street Natural Restaurant<\/em>. Il est calme, pratiquement vide. De gros ventilateurs tournent au plafond. Une serveuse <a href=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?attachment_id=30385\" rel=\"attachment wp-att-30385\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-30385\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/Unknown-2.jpeg\" alt=\"\" width=\"275\" height=\"183\" \/><\/a>nonchalante, ni tout \u00e0 fait ob\u00e8se ni tout \u00e0 fait asiatique, me propose de m&rsquo;installer au bar. Comme je refuse, elle me d\u00e9signe la salle d&rsquo;un vague geste du bras. Je choisis une table pr\u00e8s de la vitrine. La haute carte en mati\u00e8re plastique jaune bord\u00e9e de vert est plant\u00e9e devant moi dans un petit socle en bois. On y devine que c\u2019est un restaurant di\u00e9t\u00e9tique. Tant pis\u00a0! De toute fa\u00e7on, je n&rsquo;avais pas l&rsquo;intention de manger. Tout en cherchant la liste des bi\u00e8res, je regarde la triste salle, avec ses tables en Formica bleu ciel, ses chaises en contreplaqu\u00e9 jaune mont\u00e9 sur tubes vert d\u2019eau, et son bruyant carrelage gris clair mouchet\u00e9 de noir. Visiblement, ici, c&rsquo;est du s\u00e9rieux, on ne cherche pas la chaleur humaine ; on n&rsquo;est pas l\u00e0 pour rigoler mais pour se nourrir sainement. Comble d\u2019aise, je commence \u00e0 ressentir sur la nuque un d\u00e9sagr\u00e9able courant d&rsquo;air qui m&rsquo;arrive d&rsquo;un ventilateur de plafond et qui glace ma transpiration. Je me l\u00e8ve au moment o\u00f9 la serveuse arrive pour prendre la commande. Je lui explique en la croisant qu&rsquo;ici, il y a vraiment trop de vent. Elle fait un signe d\u2019incompr\u00e9hension, hausse les \u00e9paules et passe \u00e0 autre chose.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un peu plus loin, je vois la petite terrasse du Caf\u00e9 S\u00e9lect et je sens que la client\u00e8le y sera la vraie client\u00e8le de New-York, celle des employ\u00e9s de bureau qui ont fini leur journ\u00e9e. (Les employ\u00e9s des magasins sont encore au travail.)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?attachment_id=30388\" rel=\"attachment wp-att-30388\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-30388\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/Unknown-3.jpeg\" alt=\"\" width=\"225\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/Unknown-3.jpeg 225w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/Unknown-3-150x150.jpeg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px\" \/><\/a>Comme tous les endroits o\u00f9 l\u2019on peut manger ou boire \u00e0 New York, mis \u00e0 part le \u00a0<em>Spring Street Natural Restaurant<\/em>, le lieu est bruyant. Pourtant celui-ci ne l&rsquo;est pas encore trop car ce n\u2019est que le d\u00e9but de la soir\u00e9e. Le g\u00e9rant, mince, barbu, aimable et peut \u00eatre grec, me place en vitrine. Comme je refuse, il me dit aimablement de m&rsquo;asseoir o\u00f9 bon me semble.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai choisi une table le long du mur de gauche dont la banquette fait face au bar le long de l&rsquo;all\u00e9e par laquelle tous les clients doivent passer. Je jette un coup d&rsquo;\u0153il panoramique. Comme partout, la caisse est plac\u00e9e \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e. A proximit\u00e9, cinq tables rondes sont align\u00e9es sous la vitrine dont la fen\u00eatre s&rsquo;ouvre \u00e0 l&rsquo;anglaise sur la rue. Le bar longe le mur de droite sur six ou sept m\u00e8tres. Il y a huit tabourets hauts, tous occup\u00e9s : deux filles, deux hommes, un noir solitaire en blazer, un couple, et un grand type tout seul. \u00c0 part le blazer, ils sont tous jeunes, autour de trente ans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Derri\u00e8re le bar, le barman\u00a0; tr\u00e8s mince, il porte barbe et moustache courte, casquette aux armes des New-Yorkers, chemise noire \u00e0 gros motifs rouges. Il est possible qu\u2019il soit chinois.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Face au bar, une rang\u00e9e de tables le long du mur oppos\u00e9. C&rsquo;est l\u00e0 que je suis install\u00e9, \u00e0 l&rsquo;abri des courants d&rsquo;air, avec une bonne vue sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;\u00e9tablissement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un serveur, gay sans ostentation mais sans aucun doute, prend ma commande. Ce sera un verre de syrah, onze dollars sans la taxe ni le service. \u00c0 ma droite, la table est encore inoccup\u00e9e. \u00c0 ma gauche, un groupe de quatre personnes : trois femmes et un homme. Des yuppies, sans doute. Une brune au visage volontaire, intellectuel, tient la conversation. Ils boivent du vin blanc dans de hauts verres, probablement du chardonnay.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un peu plus loin \u00e0 gauche, une toute petite table ronde autour de laquelle s&rsquo;est install\u00e9 le groupe le plus classique que l&rsquo;on puisse trouver \u00e0 New York : quatre filles, jeunes, dont trois sont jolies et la quatri\u00e8me presque, bruyantes et contentes d&rsquo;\u00eatre ensemble. Elles consultent la carte des vins avec grand plaisir et beaucoup de cris.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?attachment_id=30386\" rel=\"attachment wp-att-30386\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-30386\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/Helen-of-Troy.jpeg\" alt=\"\" width=\"178\" height=\"283\" \/><\/a>Il y a aussi la serveuse, \u00e0 peine plus de vingt ans, habill\u00e9e d&rsquo;une sorte de toge marron avec corde serr\u00e9e \u00e0 la taille. Ses longs cheveux blonds sont dress\u00e9s de fa\u00e7on compliqu\u00e9e, tout en hauteur, couronn\u00e9s d&rsquo;une sorte de queue de cheval de cirque. On dirait Rossana Podesta dans <em>H\u00e9l\u00e8ne de Troie<\/em>, ce p\u00e9plum am\u00e9ricain des ann\u00e9es 50. Elle est presque aussi jolie qu&rsquo;elle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Deux chinoises viennent occuper la table \u00e0 ma droite. Quel \u00e2ge ont-elles ? Entre vingt et quarante ans, difficile d&rsquo;\u00eatre plus pr\u00e9cis. Ce ne sont pas des New Yorkaises car, aussit\u00f4t assises, elles ont sorti leurs iPhones pour prendre des photos du bar et se faire photographier par H\u00e9l\u00e8ne de Troie. Ceci fait, elles se sont plong\u00e9es dans leurs messages en agitant leurs pouces sur l&rsquo;\u00e9cran et ne se sont plus parl\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une grande fille vient de s&rsquo;assoir \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi, \u00e0 la table que le groupe de quatre a lib\u00e9r\u00e9 il y a quelques instants. Vingt-cinq ans, blonde, sophistiqu\u00e9e, elle me fait penser irr\u00e9sistiblement \u00e0 Cybill Shepherd. Je voudrais bien pr\u00e9ciser mon portrait, mais je n&rsquo;ose <a href=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?attachment_id=30387\" rel=\"attachment wp-att-30387\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-30387\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/Cybil-Shepperd.jpeg\" alt=\"\" width=\"183\" height=\"275\" \/><\/a>pas trop la regarder. Elle est arriv\u00e9e seule du bar, un verre de vin blanc \u00e0 la main, du chardonnay forc\u00e9ment. Un peu plus tard, un jeune type la rejoint. Il tient \u00e0 la main un cocktail orange clair avec rondelle de citron, grosse paille coud\u00e9e et petit parasol en papier. Il est assez beau, cheveux mi- longs, genre anglais, voie grave, accent de New York, c\u00f4t\u00e9 Village.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le temps d&rsquo;\u00e9crire trois phrases et d&rsquo;autres filles sont arriv\u00e9es, parlant fort, naturelles, \u00e0 l&rsquo;aise, sans affectation, s\u00fbres d&rsquo;elles-m\u00eames, jeunes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Est-ce que vous avez r\u00e9alis\u00e9 le nombre de fois o\u00f9, depuis le d\u00e9but de ce petit texte, j&rsquo;ai \u00e9crit le mot \u00ab\u00a0jeune\u00a0\u00bb ? Cinq fois !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0<em>Figurez-vous qu\u2019elle \u00e9tait debout leur ville, absolument droite. New York c\u2019est une ville debout.<\/em>\u00a0\u00bb Quand il arrive de son Europe \u00e0 genoux, Bardamu dit qu&rsquo;il trouve une ville \u00ab\u00a0debout\u00a0\u00bb. C&rsquo;\u00e9tait vrai et, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, c&rsquo;\u00e9tait m\u00eame la seule. Mais aujourd&rsquo;hui, Singapour, Duba\u00ef, Kuala-Lumpur et une trentaine d&rsquo;autres villes se sont \u00ab\u00a0lev\u00e9es\u00a0\u00bb \u00e0 leur tour, sans charme peut-\u00eatre, mais la verticalit\u00e9 ne suffit plus \u00e0 distinguer New York. Moi, en d\u00e9barquant de mon Europe sarcastique et pusillanime, j&rsquo;ai trouv\u00e9 une ville jeune, une ville qui donne l&rsquo;impression quand on la parcourt que les moins de vingt ans et les plus de cinquante sont partis vivre ailleurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">O\u00f9 sont pass\u00e9s les vieux ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est dix-huit heures trente. Dehors, il fait presque nuit; c&rsquo;est \u00ab\u00a0dusk\u00a0\u00bb comme disent souvent les am\u00e9ricains. \u00ab\u00a0Dusk\u00a0\u00bb signifie cr\u00e9puscule, mais combien de fois avez-vous prononc\u00e9 le mot \u00ab\u00a0cr\u00e9puscule\u00a0\u00bb au cours des cinq derni\u00e8res ann\u00e9es ? Les gens qui arrivent maintenant s&rsquo;installent pour diner, car les jeunes d\u00eenent de bonne heure.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Rossana Podesta vient me demander si je veux renouveler mon verre, mais il est presque l&rsquo;heure du vernissage. Je ressors dans Lafayette. Broome street est \u00e0 deux pas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La galerie, simple local pass\u00e9 \u00e0 la peinture blanche mais brillamment \u00e9clair\u00e9, est d\u00e9j\u00e0 remplie de monde. Gobelet en main, tass\u00e9s devant de grandes toiles aux couleurs vives ou leur tournant le dos, les invit\u00e9s parlent tr\u00e8s fort. Sur presque toutes les \u0153uvres expos\u00e9es, le peintre a figur\u00e9 des silhouettes plates et noires sur fond de murs tagu\u00e9s. Parfois, il a ajout\u00e9 derri\u00e8re les silhouettes de v\u00e9hicules de toutes sortes dans des perspectives d\u00e9glingu\u00e9es. Une feuille dactylographi\u00e9e qui pend le long d&rsquo;un mur m&rsquo;apprend que les prix de vente se situent entre 5.000 et 20.000 $<a href=\"http:\/\/leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/NICK-WALKER.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-4054\" src=\"http:\/\/leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/NICK-WALKER-300x225.jpg\" alt=\"NICK WALKER\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/NICK-WALKER-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/NICK-WALKER-960x720.jpg 960w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>. L&rsquo;artiste est l\u00e0, dans un coin. On me dit qu&rsquo;il s&rsquo;appelle Nick Walker, qu&rsquo;il a trente-cinq ans, qu&rsquo;il est anglais, qu&rsquo;il monte. Je discute avec un noir souriant qui porte un blazer vert, un gilet \u00e9cossais et un haut de forme noir. Il m&rsquo;explique qu&rsquo;\u00e0 la sortie de l&rsquo;universit\u00e9, il est entr\u00e9 dans la finance, mais qu&rsquo;apr\u00e8s cinq ans, il en avait assez de gagner trop d&rsquo;argent. Alors, depuis d\u00e9cembre dernier, il a tout plaqu\u00e9 et s&rsquo;est mis \u00e0 faire de la photo. Et \u00e7a marche. Une petite poup\u00e9e brune, toute lisse et toute menue, me dit qu&rsquo;elle g\u00e8re la fortune de ses parents iraniens, retir\u00e9s \u00e0 Los Angeles. Trois jeunes hommes en jeans, T shirts et Converse entrent dans la galerie. Ils viennent de descendre d&rsquo;une limousine de chez UBER.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, bon sang, o\u00f9 sont les vieux ?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Bient\u00f4t publi\u00e9<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Demain, 07:47 Le Cujas (62)<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\"><strong>15 Mai, 07:47 Bons num\u00e9ros (4)<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\"><strong>16 Mai, 07:47 Les retours de Jules C\u00e9sar (1)<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\"><strong>17 Mai, 07:47 Le Cujas (63)<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\"><strong>18 Mai, 16:47 Rendez-vous \u00e0 cinq heures \u00e0 la Terrasse des Naufrag\u00e9s<\/strong><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici un texte \u00e9crit et publi\u00e9 il y a presque six ans, avant la COVID-19 bien s\u00fbr . J&rsquo;y ai ajout\u00e9 quelques illustrations. New-York, o\u00f9 sont les vieux ? Bonne question. Et \u00a0les neiges d&rsquo;antan ? 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