{"id":29042,"date":"2021-04-01T07:47:36","date_gmt":"2021-04-01T05:47:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=29042"},"modified":"2021-04-01T18:35:25","modified_gmt":"2021-04-01T16:35:25","slug":"cesar-et-rosalie-critique-aisee-n210","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=29042","title":{"rendered":"C\u00e9sar et Rosalie &#8211; Critique ais\u00e9e n\u00b0211"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Critique ais\u00e9e n\u00b0211<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>C\u00e9sar et Rosalie<\/strong><br \/>\nClaude Sautet \u2013 1972<br \/>\n<em>Romy Schneider, Yves Montand, Sami Frey<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?attachment_id=29046\" rel=\"attachment wp-att-29046\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-29046 alignleft\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/images-1.jpeg\" alt=\"\" width=\"193\" height=\"261\" \/><\/a>Bon ! Comme, je l\u2019ai dit avant, je me r\u00e9servais de revoir C\u00e9sar et Rosalie pour mes encore plus vieux jours. Mais une r\u00e9cente discussion sur le film de Sautet et le d\u00e9sir de voir s\u2019il pouvait me faire aujourd\u2019hui le m\u00eame effet qu\u2019autrefois m\u2019ont pouss\u00e9 \u00e0 revoir C\u00e9sar, Rosalie et David. Et voil\u00e0, c\u2019est fait.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Durant le temps d\u2019un g\u00e9n\u00e9rique aussi d\u00e9mod\u00e9 que les voitures de mon p\u00e8re, je suis entr\u00e9 dans le film avec un plaisir anticip\u00e9, un peu comme on entre dans une pi\u00e8ce famili\u00e8re et accueillante pour s\u2019installer dans un fauteuil confortable et us\u00e9 dont on conna\u00eetrait les creux, les bosses et les odeurs. Et pendant deux heures, j\u2019ai retrouv\u00e9 la beaut\u00e9 bouleversante de Rosalie, le charme discret et lucide de David, l\u2019exub\u00e9rante maladresse de C\u00e9sar. J\u2019ai retrouv\u00e9 avec d\u00e9lectation cette ambiance des caf\u00e9s enfum\u00e9s des quartiers de Paris o\u00f9 se m\u00e9langeaient encore <!--more-->quelques couches de la soci\u00e9t\u00e9, je me suis replong\u00e9 avec \u00e9motion dans ces atmosph\u00e8res de petits d\u00e9jeuners de vacances et de repas de famille et d\u2019amis, de bouteilles presque vides et d\u2019\u00e9clats de rire, j\u2019ai rev\u00e9cu ces incessants trajets en voiture \u00e0 travers la France, silencieux ou bavards, mais toujours propices aux \u00e9motions&#8230;\u00a0 autant de choses dont beaucoup ont disparu, bien avant que le COVID ne survienne, et pas seulement parce que nous avons pris quarante-huit ans dans la vue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est le d\u00e9cor \u00e0 la Sautet, le cadre, l\u2019ambiance, l\u2019atmosph\u00e8re parisienne, la bourgeoisie moyenne, ni pauvre ni riche, ni intellectuelle ni born\u00e9e\u2026 Qu\u2019est-ce que vous voulez, il faut bien se l\u2019avouer, c\u2019est l\u00e0 o\u00f9 nous avons grandi, puis vieilli, vous et moi, ou du moins la plupart des gens que j\u2019ai connu.\u00a0 C\u2019est le folklore Sautet-Dabadie habituel diront certains. Mais chez Sautet, si la mise en sc\u00e8ne n\u2019est pas primordiale, il y a toujours en plus de l\u2019atmosph\u00e8re une intrigue, des personnages qui \u00e9voluent, des situations qui se renversent, un d\u00e9nouement. La femme passe d\u2019un homme \u00e0 l\u2019autre, elle fait trois petits tours et puis s\u2019en va, le h\u00e2bleur devient discret, les ennemis deviennent fr\u00e8res, la femme revient (vers qui, moi je le sais).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avant de revoir ce film, pr\u00e8s de cinquante ans apr\u00e8s l\u2019avoir vu pour la premi\u00e8re fois, je me souvenais parfaitement de la sc\u00e8ne finale : les deux hommes sont devenus des vrais amis et d\u00e9jeunent d\u2019une langouste \u2014 un homard peut-\u00eatre \u2014 dans la maison de C\u00e9sar. Rosalie, partie depuis deux ans, appara\u00eet dans le jardin. David l\u2019aper\u00e7oit en premier, subjugu\u00e9, puis son regard passe de Rosalie \u00e0 C\u00e9sar. Dans ce regard, qui est la derni\u00e8re image du film, il y a toute la sensibilit\u00e9 de Sautet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand j\u2019avais vu C\u00e9sar pour la premi\u00e8re fois, j\u2019avais presque l\u2019\u00e2ge des personnages. \u00c0 les voir \u00e9voluer aujourd\u2019hui, eux n\u2019ont pas boug\u00e9, pas plus que la pellicule, mais moi, j\u2019ai pris cinquante ans. Mais je l\u2019ai vu comme la premi\u00e8re fois, avec le m\u00eame amusement, la m\u00eame \u00e9motion, le m\u00eame plaisir. Mais j\u2019ai trouv\u00e9 les mod\u00e8les de voiture d\u00e9mod\u00e9s.<\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Bient\u00f4t publi\u00e9<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>2 Avr, 07:47 Le Cujas (50)<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\"><strong>3 Avr, 07:47 Tours \u2013 6<\/strong><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Critique ais\u00e9e n\u00b0211 C\u00e9sar et Rosalie Claude Sautet \u2013 1972 Romy Schneider, Yves Montand, Sami Frey Bon ! Comme, je l\u2019ai dit avant, je me r\u00e9servais de revoir C\u00e9sar et Rosalie pour mes encore plus vieux jours. Mais une r\u00e9cente discussion sur le film de Sautet et le d\u00e9sir de voir s\u2019il pouvait me faire &hellip; <a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=29042\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">C\u00e9sar et Rosalie &#8211; Critique ais\u00e9e n\u00b0211<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_mo_disable_npp":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[94,2],"tags":[98,21,1664],"class_list":["post-29042","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-critiques","category-textes","tag-cinema","tag-philippe","tag-sautet"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/29042","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=29042"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/29042\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=29042"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=29042"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=29042"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}