{"id":2833,"date":"2015-01-20T07:08:18","date_gmt":"2015-01-20T05:08:18","guid":{"rendered":"http:\/\/leblogdescoutheillas.com\/?p=2833"},"modified":"2015-01-18T15:21:24","modified_gmt":"2015-01-18T13:21:24","slug":"les-nouveaux-sauvages-critique-aisee-50","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=2833","title":{"rendered":"Les Nouveaux Sauvages  (Critique ais\u00e9e 50)"},"content":{"rendered":"<div>\n<p><strong>Les Nouveaux Sauvages<\/strong><br \/>\n<em>com\u00e9die dramatique argentino-espagnole de Dami\u00e1n Szifron. S\u00e9lection officielle au Festival de Cannes 2014.\u00a0En comp\u00e9tition pour\u00a0l&rsquo;Oscar 2015 du meilleur film \u00e9tranger.<\/em><i><br \/>\n<\/i><\/p>\n<p>Il y avait peu de chances que je voie jamais ce film. En effet :<br \/>\n1) Le genre du film \u00e0 sketches, bien qu&rsquo;il ait \u00e9t\u00e9 abord\u00e9 par de grands r\u00e9alisateurs (Renoir, Ophuls, Risi, Scola, Monicelli, de Sica, Allen, Autant-Lara, Rohmer, Jarmusch&#8230;) ne m&rsquo;attire pas particuli\u00e8rement (le dernier pi\u00e8ge de ce genre dans lequel je suis tomb\u00e9 \u00e9tant \u00ab\u00a0<em>Les Infid\u00e8les<\/em>\u00ab\u00a0, d&rsquo;Hazanavicius).<br \/>\n2) Le titre, Les nouveaux sauvages, me faisait craindre une prolongation des Monstres et Nouveaux monstres.<br \/>\n3) Argentin de quarante ans, Szifron \u00e9tait pour moi totalement inconnu, de m\u00eame que le cin\u00e9ma argentin.<br \/>\n4) Et puis, il faisait beau et je n&rsquo;avais pas envie d&rsquo;y aller, au cin\u00e9ma !<br \/>\nQuatre bonnes raisons pour rester chez soi ou aller faire les soldes. Oui, mais voil\u00e0 ! Sous la forme du t\u00e9l\u00e9phonage (<em>coup de fil<\/em>\u00a0en\u00a0langage\u00a0proustien) d&rsquo;une cousine, la folle rumeur est mont\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 nous et, sous le soleil, \u00a0nous avons d\u00fb descendre \u00a0la colline jusqu&rsquo;au boulevard pour en avoir le c\u0153ur net.<\/p>\n<p>Six\u00a0sketches,\u00a0six bonnes raisons pour<!--more-->sortir de chez vous et renoncer aux soldes. Ne comptez pas sur moi pour vous conter les sketches, car leurs chutes sont plut\u00f4t inattendues.<br \/>\nDans le premier sketch qui est pr\u00e9-g\u00e9n\u00e9rique et bref, c&rsquo;est le d\u00e9but qui est tr\u00e8s dr\u00f4le et surprenant. Surtout, ne laissez personne vous le raconter.<br \/>\nLe deuxi\u00e8me sketch, pour moi le moins r\u00e9ussi, souffre d&rsquo;un manque de chute, mais il pr\u00e9sente quand m\u00eame un personnage de cuisini\u00e8re tout\u00a0\u00e0 fait int\u00e9ressant.<br \/>\nLe troisi\u00e8me est un d\u00e9lire routier qui d\u00e9marre comme le \u00ab\u00a0<em>Duel<\/em>\u00a0\u00bb de Spielberg, \u00e0 la fois cruel et dr\u00f4le.<br \/>\nLe quatri\u00e8me met en sc\u00e8ne un accident de BMW, une famille ais\u00e9e, un avocat, un jardinier et\u00a0un juge d&rsquo;instruction. C&rsquo;est peut-\u00eatre le plus r\u00e9aliste et\u00a0le plus cruel de tous.<br \/>\nLe suivant, le cinqui\u00e8me, m&rsquo;a fait fortement penser \u00e0 la \u00ab\u00a0<em>Chute libre<\/em>\u00a0\u00bb de Joel Schumacher, dans lequel les tracas de la police et de l&rsquo;administration conduisaient peu \u00e0 peu un brave homme, un peu psychorigide il est vrai, \u00e0 des exc\u00e8s vraiment regrettables.<br \/>\nLe sixi\u00e8me, le dernier, nous montre avec jouissance le d\u00e9rapage d&rsquo;une grande r\u00e9ception de mariage. Ce qui m&rsquo;a fait penser au tr\u00e8s bon \u00ab\u00a0Mariages !\u00a0\u00bb de Val\u00e9rie Guignabodet, en moins subtil, mais en beaucoup plus d\u00e9jant\u00e9.<\/p>\n<p>Bref, on est pas du tout dans les Nouveaux Monstres \u00e0 l&rsquo;italienne. D&rsquo;ailleurs le titre original du film est \u00ab\u00a0<em>Relatos Salvajes<\/em>\u00ab\u00a0, qui ne signifie pas du tout Nouveaux Sauvages, mais Histoires Sauvages. Car ce ne sont pas les h\u00e9ros qui sont sauvages, mais ce qui leur arrive et\u00a0qui leur fait \u00ab\u00a0p\u00e9ter les plombs\u00a0\u00bb et les pousse \u00e0 des r\u00e9actions vraiment sauvages.<br \/>\nNe connaissant pas le cin\u00e9ma argentin, je me permettrai de dire que le style de ce film est espagnol :\u00a0cru, violent, noir et d\u00f4le. Le drame et l&rsquo;\u00e9motion y sont souvent pr\u00e9sents, mais ils laissent facilement la place \u00e0 la com\u00e9die (je n&rsquo;ai pas dit la farce) et au rire.<br \/>\nVous constaterez que pas une seule fois je n&rsquo;ai \u00e9crit la locution \u00ab\u00a0humour noir\u00a0\u00bb. Je n&rsquo;aurais pas su o\u00f9 la placer, car il est partout.<br \/>\nTout \u00e7a est tr\u00e8s original. Almodovar n&rsquo;en est pas le producteur pour rien.<\/p>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b>\u00a0<\/b><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Nouveaux Sauvages com\u00e9die dramatique argentino-espagnole de Dami\u00e1n Szifron. S\u00e9lection officielle au Festival de Cannes 2014.\u00a0En comp\u00e9tition pour\u00a0l&rsquo;Oscar 2015 du meilleur film \u00e9tranger. Il y avait peu de chances que je voie jamais ce film. 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