{"id":25319,"date":"2020-08-28T16:47:17","date_gmt":"2020-08-28T14:47:17","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=25319"},"modified":"2020-08-29T08:15:20","modified_gmt":"2020-08-29T06:15:20","slug":"rendez-vous-a-cinq-heures-63","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=25319","title":{"rendered":"RENDEZ-VOUS \u00c0 CINQ HEURES (63)"},"content":{"rendered":"<h4 style=\"text-align: center;\"><strong>RENDEZ-VOUS \u00c0 CINQ HEURES (63)<\/strong><\/h4>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-23460\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/TASSE-DE-THE%CC%81.jpg\" alt=\"\" width=\"100\" height=\"127\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">28\/08\/2020<\/p>\n<h4 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><strong>Jeu de l\u2019excipit<\/strong><\/span><\/h4>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Voici le deuxi\u00e8me texte participant au jeu.\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\">On rappelle pqu\u2019ils s\u2019agissait d\u2019\u00e9crire un texte original se terminant obligatoirement par les lignes suivantes :<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><strong><em>Par la fen\u00eatre du salon, Sassi Manoon regarda les feux du yacht disparaitre dans la nuit. Un des policiers vint lui tenir compagnie.<\/em><\/strong><strong><em><br \/>\n\u2014 Voyez-vous, miss Manoon, dit-il au bout d\u2019un instant, ce sont des jeunes gens comme ceux-l\u00e0 qui me donnent confiance en l\u2019avenir.<br \/>\n\u2014 Pour moi aussi, dit Sassi Manoon, c\u2019est la m\u00eame chose.<\/em><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>SASSI MANOON 2<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La Princesse Manoon de Hohenzollern, celle dont les livres d\u2019Histoire ont retenu le c\u00e9l\u00e8bre surnom de Sassi, \u00e9tait l\u2019h\u00e9riti\u00e8re d\u2019une des plus grandes familles de la noblesse autrichienne. Ses parents, l\u2019Archiduc Fran\u00e7ois-Joseph et sa m\u00e8re, la non moins c\u00e9l\u00e8bre Romy des Cahiers du Cin\u00e9ma, l\u2019autoris\u00e8rent<!--more--> \u00e0 venir \u00e0 Paris satisfaire son go\u00fbt pour la Peinture alors que son fr\u00e8re, le Prince Rodolphe, \u00e9tait destin\u00e9 \u00e0 assumer les charges de leur immense propri\u00e9t\u00e9 \u00e0 Marienbad. La jeune fille, une charmante blonde aux grands yeux bleus, avait en plus de qualit\u00e9s intellectuelles sup\u00e9rieures \u00e0 la moyenne un humour rare dans son monde un peu coinc\u00e9 o\u00f9 elle ne s\u2019\u00e9tait pas fait que des amies. Nombreuses \u00e9taient celles qui avaient subi ses m\u00e9chancet\u00e9s d\u00e9vastatrices d\u2019autant plus difficiles \u00e0 pardonner qu\u2019elles poss\u00e9daient toujours un fond de v\u00e9rit\u00e9 blessant l\u2019orgueil de ces descendantes un peu sottes et bigotes de l\u2019aristocratie catholique viennoise. Sassi \u00e9tait promise \u00e0 un riche et noble gar\u00e7on qui lui avait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 un soir \u00e0 l\u2019op\u00e9ra o\u00f9 l\u2019on jouait l\u2019\u0153uvre d\u2019un musicien avant-gardiste peu pris\u00e9 de sa famille, un certain Richard Wagner.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est vers l\u2019\u00e2ge de vingt ans que Sassi d\u00e9couvrit Paris un matin de juin 1900 quand le lever du soleil donne des reflets argent\u00e9s aux pav\u00e9s de ses rues. Elle se rendait tous les jours \u00e0 la Grande Galerie du Louvre o\u00f9 elle recopiait les peintures des Ma\u00eetres du Quattrocento d\u00e9couverts avec ses parents lors d\u2019un s\u00e9jour inoubliable \u00e0 Florence. D\u2019une gait\u00e9 naturelle et d\u2019une gr\u00e2ce exquise, Sassi s\u00e9duisait les visiteurs \u00e9merveill\u00e9s par les reproductions parfaites de cette belle jeune fille dont ils ignoraient les origines aristocratiques. Elle logeait en face du Louvre dans l\u2019H\u00f4tel Particulier du Prince de N., un diplomate en poste \u00e0 Paris et cousin \u00e9loign\u00e9 de sa famille. Des fen\u00eatres de sa chambre, elle jouissait d\u2019une vue imprenable sur le quai de la M\u00e9gisserie et la Seine. On ne pouvait r\u00eaver situation plus enchanteresse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En ao\u00fbt de cette ann\u00e9e-l\u00e0, la chaleur devint \u00e9touffante dans la capitale et ceux qui ne s\u2019\u00e9taient pas r\u00e9fugi\u00e9s dans leurs r\u00e9sidences au bord de la mer en subirent \u00a0les cons\u00e9quences \u00e9prouvantes pour tous les organismes, m\u00eame ceux des plus jeunes personnes. Sassi n\u2019avait jamais connu pareille canicule en Autriche o\u00f9 seules les p\u00e9riodes enneig\u00e9es et glaciales perturbaient sa vie comme celle de toute la noblesse oisive de Vienne. Le docteur Sigmund F., un vieux m\u00e9decin ami de ses parents, avait recommand\u00e9 \u00e0 la jeune fille de boire abondamment en de telles circonstances quand bien m\u00eame elle n\u2019en \u00e9prouverait pas le besoin. Sassi, ob\u00e9issante et surtout prudente, se rendait donc plusieurs fois par jour \u00e0 la buvette du Louvre dans les Jardins des Tuileries o\u00f9 elle consommait un sirop d\u2019orgeat glac\u00e9 comme le lui avait conseill\u00e9 sa m\u00e8re depuis son plus jeune \u00e2ge en raison des vertus dermatologiques de cette boisson. Quoique fort accapar\u00e9e par sa passion de la peinture, Sassi n\u2019en d\u00e9daignait pas pour autant les attraits de la vie parisienne. Ses cousins l\u2019emmen\u00e8rent souvent \u00e0 des soir\u00e9es donn\u00e9es par la noblesse et la bourgeoisie de la capitale dans de vastes demeures o\u00f9 les salles de danse d\u00e9mesur\u00e9es pouvaient accueillir plus d\u2019une centaine d\u2019invit\u00e9s avant que la canicule ne vint interrompre ces plaisirs charmants. Elle y avait fait la connaissance de jolis gar\u00e7ons subjugu\u00e9s par ses charmes physiques que son intelligence et sa culture rendaient encore plus irr\u00e9sistibles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est \u00e0 la buvette qu\u2019elle rencontra celui avec lequel elle tissa une relation pas seulement amicale comme elle le pr\u00e9tendit \u00e0 ses parents pour les tranquilliser. Philippe Coutet (celui-l\u00e0 m\u00eame qui donna son nom \u00e0 un c\u00e9l\u00e8bre Passage couvert du huiti\u00e8me arrondissement) s\u2019y d\u00e9salt\u00e9rait en compagnie de son meilleur ami, Marcel Proust. Ayant grandi tous les deux dans l\u2019immeuble cossu o\u00f9 le p\u00e8re de Marcel, un m\u00e9decin mondain \u00e0 la r\u00e9putation bien \u00e9tablie, avait son cabinet, ils se connaissaient depuis l\u2019enfance. Avec les autres enfants de leur \u00e2ge, ils firent \u00ab\u00a0les quatre cents coups\u00a0\u00bb au parc Monceau et alentour comme Coutet le raconta dans un roman \u00e9ponyme adapt\u00e9 avec succ\u00e8s au cin\u00e9matographe. Etudiants en classe pr\u00e9paratoire au lyc\u00e9e Condorcet, les deux ins\u00e9parables \u00e9taient li\u00e9s par une passion commune de la litt\u00e9rature. Philippe, plus respectueux que Marcel de la volont\u00e9 de ses parents ou plus dou\u00e9 que lui en math\u00e9matiques (les avis divergent), int\u00e9gra une prestigieuse \u00e9cole d\u2019ing\u00e9nieurs cr\u00e9\u00e9e par Napol\u00e9on Bonaparte lui-m\u00eame, le fameux Empereur des Fran\u00e7ais, ce qui mit en veilleuse un temps assez long tout de m\u00eame ses talents litt\u00e9raires. Il continua \u00e0 voir Marcel chaque fois que ses d\u00e9placements professionnels en France et dans ses colonies \u00e9loign\u00e9es le lui permettaient. Le petit Marcel, de son c\u00f4t\u00e9, se lan\u00e7a corps et \u00e2me dans la r\u00e9daction d\u2019un roman-fleuve appel\u00e9 \u00e0 un succ\u00e8s universel qui ne se d\u00e9mentit jamais. Philippe ne sembla ressentir aucune jalousie et reconnut \u00e0 son camarade un certain talent mais il doutait au fond de lui-m\u00eame de sa r\u00e9elle supr\u00e9matie comme il l\u2019\u00e9voqua dans un essai\u00a0tomb\u00e9 dans l\u2019oubli : \u00ab\u00a0Moi et le petit Marcel, une saine \u00e9mulation \u00e0 sens unique\u00a0\u00bb. B\u00e9n\u00e9ficiant d\u2019une long\u00e9vit\u00e9 bien sup\u00e9rieure \u00e0 celle de son c\u00e9l\u00e8bre acolyte asthmatique, il put se pr\u00e9senter vingt deux fois au Prix Goncourt. De guerre lasse, les membres du Jury finirent par le r\u00e9compenser en 1938 pour un roman qui, il faut bien le reconna\u00eetre, n\u2019\u00e9tait pas son meilleur. A sa d\u00e9charge, il est vrai que \u00ab\u00a0Les Bidasses en Folie\u00a0\u00bb fut publi\u00e9 quelques mois avant le drame qui d\u00e9cima l\u2019Europe enti\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand Sassi fit la connaissance de ces deux joyeux camarades, la notori\u00e9t\u00e9 litt\u00e9raire de Marcel n\u2019\u00e9tait pas encore venue ternir leur relation jusque l\u00e0 d\u00e9pourvue de la moindre concurrence. Ils \u00e9crivaient jour et nuit et ils \u00e9taient heureux. Quant au pouvoir de s\u00e9duction indiscutable de Coutet, il \u00e9tait n\u00e9anmoins amplifi\u00e9 par la tendance homosexuelle de son ami qui lui facilitait la tache et lui offrait sur un plateau les essaims de jeunes filles venues leur demander des cours particuliers. C\u2019est ce que raconte avec ironie son biographe\u00a0en parodiant un adage c\u00e9l\u00e8bre : \u00ab\u00a0A vaincre sans p\u00e9ril, on triomphe plus facilement\u00a0\u00bb. La belle Sassi succomba elle aussi au charme du beau Coutet. Elle alla m\u00eame au devant de ses souhaits les plus fous en lui offrant sa virginit\u00e9 le jour de leur premi\u00e8re rencontre dans un bosquet sombre et peu accessible du jardin des Tuileries entre la buvette et la statue \u00e9rotique que Maillol devait d\u00e9poser l\u00e0 des ann\u00e9es plus tard.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme nous le confirme cette cruelle trag\u00e9die, l\u2019amour et la passion ne sont gu\u00e8re r\u00e9compens\u00e9s \u2026 La belle Sassi tomba enceinte des \u0153uvres de Coutet oblig\u00e9 de partir d\u00e8s le lendemain de son forfait pour la Terre Ad\u00e9lie, un territoire fran\u00e7ais d\u2019outre-mer recouvert par les glaces dix mois par an o\u00f9 il avait \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9 par l\u2019administration clairvoyante de sa fameuse Ecole d\u2019Ing\u00e9nieurs bien qu\u2019il n\u2019y eut l\u00e0-bas ni pont ni chauss\u00e9e. Exil\u00a0politique impos\u00e9 par la Pr\u00e9sidence de la R\u00e9publique ? Punition de ses sup\u00e9rieurs exasp\u00e9r\u00e9s par ses d\u00e9bordements ? Vengeance sordide de son camarade Marcel jaloux de ses succ\u00e8s f\u00e9minins\u00a0? M\u00eame son biographe ne parvint jamais \u00e0 en conna\u00eetre la vraie raison. Ce territoire inhospitalier n\u2019\u00e9tant desservi qu\u2019une seule fois par an, la pauvre Sassi n\u2019\u00e9tait pas pr\u00e8s de revoir son Prince Charmant\u00a0; elle d\u00e9cida donc de se faire avorter.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien qu\u2019ignorant le motif r\u00e9el de son \u00e9tat de sant\u00e9 tr\u00e8s affect\u00e9, son h\u00f4te avertit ses parents qui arriv\u00e8rent \u00e0 Paris en d\u00e9cembre 1901. Elle n\u2019osa pas avouer son geste \u00e0 ses g\u00e9niteurs morts d\u2019inqui\u00e9tude devant sa p\u00e2leur et sa faiblesse. Par chance, Coutet avait r\u00e9ussi \u00e0 s\u2019\u00e9chapper de Terre Ad\u00e9lie en s\u00e9duisant la cuisini\u00e8re s\u00e9n\u00e9galaise d\u2019un sous-marin russe de passage \u00e0 Port Martin \u00e0 la suite d\u2019une erreur de navigation. D\u00e8s son arriv\u00e9e \u00e0 Paris, il se pr\u00e9cipita chez Marcel et ils se rendirent ensemble au chevet de Sassi encore marqu\u00e9e par sa r\u00e9cente \u00a0\u00e9preuve. La Princesse, mue par une indulgence bien dans l\u2019esprit de sa noble lign\u00e9e, sourit pourtant \u00e0 son bourreau venu l\u2019embrasser avant de tenter de s\u2019enfuir \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. En effet, comme cela \u00e9tait sp\u00e9cifi\u00e9 par contrat avec son \u00e9cole d\u2019ing\u00e9nieur \u00e9litiste mais subventionn\u00e9e par l\u2019Etat, Il lui restait dix ans \u00e0 effectuer au service de la France et il ne voulait en aucun cas retourner dans une contr\u00e9e o\u00f9 m\u00eame pendant l\u2019\u00e9t\u00e9 austral la temp\u00e9rature toujours inf\u00e9rieure \u00e0 z\u00e9ro l\u2019emp\u00eachait de se faire bronzer sur la plage. H\u00e9las pour lui, son d\u00e9part ill\u00e9gal de Terre Ad\u00e9lie avait \u00e9t\u00e9 signal\u00e9 aux autorit\u00e9s qui s\u2019\u00e9taient mises \u00e0 sa recherche avec pour mission de le ramener mort ou vif dans son exil involontaire. Elles le retrouv\u00e8rent sans surprise \u00e0 la terrasse ensoleill\u00e9e du Cujas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Appel\u00e9e par le Prince de N. craignant que sa ni\u00e8ce ait \u00e9t\u00e9 victime d\u2019une agression dans les rues mal fam\u00e9es de la capitale, la police parisienne \u00e9tait \u00e0 son domicile le jour o\u00f9 Philippe et Marcel, refusant de l\u2019abandonner dans des circonstances aussi dramatiques, quitt\u00e8rent Paris peu avant huit heures du soir \u00e0 bord d\u2019un navire de la Marine Nationale amarr\u00e9 quai Fran\u00e7ois Mitterrand en face de son H\u00f4tel particulier. Un gendarme bienveillant vint aupr\u00e8s de la Princesse lui t\u00e9moigner sa compassion dont elle n\u2019avait que foutre. A notre avis, le dialogue entre Sassi et ce jeune fonctionnaire a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9 de toute pi\u00e8ce par le biographe officiel de Coutet, bien connu pour son amour du Beaujolais (le biographe, pas Coutet). Nous vous le livrons sans en certifier le moins du monde l\u2019authenticit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par la fen\u00eatre du grand salon, la Princesse Manoon de Hohenzollern regarda les feux de la go\u00e9lette de la Marine Nationale dispara\u00eetre dans la nuit. Un des agents du GIGN vint lui tenir compagnie.<br \/>\n\u2014 Voyez-vous, Princesse, dit-il au bout d\u2019un instant, ce sont de jeunes artistes comme ceux-l\u00e0 qui me donnent confiance en l\u2019avenir de notre litt\u00e9rature.<br \/>\n\u2014 Pour moi aussi, dit Sassi, c\u2019est la m\u00eame chose.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>RENDEZ-VOUS \u00c0 CINQ HEURES (63) 28\/08\/2020 Jeu de l\u2019excipit Voici le deuxi\u00e8me texte participant au jeu.\u00a0 On rappelle pqu\u2019ils s\u2019agissait d\u2019\u00e9crire un texte original se terminant obligatoirement par les lignes suivantes : Par la fen\u00eatre du salon, Sassi Manoon regarda les feux du yacht disparaitre dans la nuit. 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