{"id":2519,"date":"2014-11-28T17:11:56","date_gmt":"2014-11-28T15:11:56","guid":{"rendered":"http:\/\/leblogdescoutheillas.com\/?p=2519"},"modified":"2014-11-28T17:27:40","modified_gmt":"2014-11-28T15:27:40","slug":"la-danse-du-diable-critique-aisee-43","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=2519","title":{"rendered":"La danse du Diable   Critique ais\u00e9e (43)"},"content":{"rendered":"<p><strong>La Danse du Diable<\/strong><br \/>\n<em>Philippe Caub\u00e8re<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis trente ans, il fait l\u2019artiste, seul sur sc\u00e8ne, avec pour tout costume un pantalon, une chemise ouverte, une paire de mocassins, pas de chaussettes et, comme seuls accessoires, un chapeau, un large manteau et un demi plaid \u00e0 carreaux.<br \/>\nIl n\u2019y a aucun d\u00e9cor et, \u00e0 part un tout petit banc dans un coin \u00e0 droite et une chaise au fond, la sc\u00e8ne est enti\u00e8rement vide.<br \/>\nSouvent pieds nus, debout, ou accroupi, ou m\u00eame vautr\u00e9 sur la sc\u00e8ne, de face, de dos, l\u00e9ger, dansant, chuchotant, b\u00e9gayant, hurlant, postillonnant, avec ou sans accent, Caub\u00e8re joue tous les personnages et tous les objets (oui, il joue les objets).<br \/>\nLe spectacle dure un peu plus de 3 heures. Ce n\u2019est ni un one-man-show, ni une s\u00e9rie de sketches. C\u2019est une histoire, celle de Ferdinand Faure, fils de bonne famille d\u2019Aix en Provence, muni d\u2019un p\u00e8re jamais l\u00e0 et d\u2019une m\u00e8re omnipr\u00e9sente, gar\u00e7on peu enclin aux \u00e9tudes, mais d\u00e9sireux de faire du th\u00e9\u00e2tre.<br \/>\nApr\u00e8s une premi\u00e8re demi-heure un peu lente, avec l\u2019arriv\u00e9e du jeune Robert, ami du h\u00e9ros, le spectateur plonge dans l\u2019univers de Ferdinand et des personnages qui l\u2019entourent.<br \/>\nCaub\u00e8re se transforme instantan\u00e9ment en m\u00e8re bourgeoise, en bonne espagnole communiste, en p\u00e8re absent, en adolescent introverti, en fille ingrate, en gamin marseillais, en une foule de fans de Johnny Halliday, en Johnny Halliday (il dit Holliday), en professeur de th\u00e9\u00e2tre aixoise sinusitique, en acteur avignonesque, en machiniste \u00e9clairagiste, en De Gaulle imp\u00e9rial, en Mauriac sarcastique, en Malraux agit\u00e9, en Sartre globuleux\u2026<br \/>\nEn un d\u00e9clic, par un simple changement d\u2019attitude et quelques bruits de bouche, il fait voir et entendre une Motoguzzi vrombissant sur la corniche, une foule en d\u00e9lire au Parc Borely ou un bimoteur d\u00e9collant dans la neige. (Ces moments sont du pur d\u00e9lire, sans compter le retour du Prince Fedor Iliouchine \u00e0 son ch\u00e2teau apr\u00e8s vingt ans de bagne jou\u00e9 par un machino aux accents faubouriens.)<br \/>\nOn est attendri parfois, on rit beaucoup, le public est heureux.<br \/>\nPhilippe Caub\u00e8re est \u00e0 l\u2019Ath\u00e9n\u00e9e-Louis-Jouvet jusqu\u2019au 7 d\u00e9cembre. Il part ensuite en tourn\u00e9e en province avec la Danse du Diable jusqu\u2019au mois de mars 2015.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Danse du Diable Philippe Caub\u00e8re Depuis trente ans, il fait l\u2019artiste, seul sur sc\u00e8ne, avec pour tout costume un pantalon, une chemise ouverte, une paire de mocassins, pas de chaussettes et, comme seuls accessoires, un chapeau, un large manteau et un demi plaid \u00e0 carreaux. 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