{"id":24708,"date":"2020-08-19T07:47:42","date_gmt":"2020-08-19T05:47:42","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=24708"},"modified":"2020-08-20T08:08:02","modified_gmt":"2020-08-20T06:08:02","slug":"le-cujas-24","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=24708","title":{"rendered":"Le Cujas (27)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-24690\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/Antoine.jpeg\" alt=\"\" width=\"263\" height=\"289\" \/> <em><span style=\"text-decoration: underline;\">Note de l&rsquo;\u00e9diteur<\/span> : L&rsquo;auteur nous prie de pr\u00e9ciser que lorsqu&rsquo;il a \u00e9crit la fin de ce sixi\u00e8me chapitre, il \u00e9tait loin de penser qu&rsquo;elle serait publi\u00e9e soixante-seize ans exactement apr\u00e8s les \u00e9v\u00e8nements relat\u00e9s. C&rsquo;est un hasard, mais si ce hasard \u00e9tait pris pour un hommage \u00e0 ceux qui y ont vraiment particip\u00e9, ce serait bien aussi.\u00a0<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>(&#8230;) Nous avons d\u00e9val\u00e9 la pente en courant, en tr\u00e9buchant, en criant pour rejoindre les am\u00e9ricains qui commen\u00e7aient d\u00e9j\u00e0 \u00e0 s\u2019installer. Ils ont d\u2019ailleurs bien failli nous tirer dessus. Nous nous sommes embrass\u00e9s, nous avons pleur\u00e9, nous avons cri\u00e9, nous avons dans\u00e9 et chant\u00e9 avec eux. J\u2019en avais oubli\u00e9 Antoine. Pourtant, lui aussi, il devait se trouver quelque part, sur cette plage ou sur une autre, du c\u00f4t\u00e9 de Fr\u00e9jus ou de Cavalaire. Mais, \u00e0 cet instant, je ne pensais d\u00e9j\u00e0 plus \u00e0 lui.<\/em><\/span><\/p>\n<p><strong>Chapitre 6 \u2014 Antoine de Colmont<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em><span style=\"color: #0000ff;\"><strong>Dixi\u00e8me partie<\/strong><\/span><\/em><br \/>\n&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ensuite ? Eh bien, ensuite, les soldats et les FFI ont progress\u00e9 vers l\u2019int\u00e9rieur des terres pour lib\u00e9rer l\u2019arri\u00e8re-pays. Un peu plus tard, ils ont attaqu\u00e9 Toulon et Marseille. Beaucoup plus tard, ils sont remont\u00e9s vers le Nord jusqu\u2019en Alsace, pour entrer enfin en Allemagne. Mais mon r\u00f4le \u00e0 moi \u00e9tait termin\u00e9. Trois jours apr\u00e8s le d\u00e9barquement, un camion am\u00e9ricain m\u2019a emmen\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 Trets et je suis rentr\u00e9e \u00e0 Vauvenargues \u00e0 pied.<br \/>\nMario venait d\u2019arriver au ch\u00e2teau. Il avait fait le coup de feu avec le Comte du cot\u00e9 de Cavalaire. Monsieur de Colmont avait \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 ; il \u00e9tait soign\u00e9 au Muy dans un h\u00f4pital am\u00e9ricain de campagne. Mario nous assurait <!--more-->que sa blessure n\u2019\u00e9tait pas grave et qu\u2019il rentrerait bient\u00f4t au ch\u00e2teau. Aix \u00e9tait toujours occup\u00e9 et personne n\u2019avait de nouvelles d\u2019Antoine. La Comtesse tentait de rester digne et de ne rien laisser paraitre de son inqui\u00e9tude. Mais je voyais bien que cette nouvelle p\u00e9riode qui s\u2019annon\u00e7ait d\u2019absence de nouvelles d\u2019Antoine et de craintes pour sa vie la d\u00e9truisait. Elle maigrissait, elle se raidissait pour ne pas s\u2019effondrer et seule sa bonne \u00e9ducation la for\u00e7ait \u00e0 sortir de sa chambre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Moi ? J\u2019\u00e9tais au ch\u00e2teau. En l\u2019absence du Comte, je n\u2019avais rien \u00e0 y faire. Les villes \u00e9taient toujours occup\u00e9es et on se battait encore un peu partout dans la campagne. Il n\u2019\u00e9tait bien s\u00fbr pas question de pouvoir s\u2019occuper des terres ni des vignes parce que beaucoup d\u2019hommes avaient rejoint les FFI et l\u2019arm\u00e9e de Lattre. Nous n\u2019avions que tr\u00e8s peu d\u2019informations sur la progression des alli\u00e9s, mais le dernier jour du mois d\u2019aout, un journal a recommenc\u00e9 \u00e0 paraitre, Le Proven\u00e7al. Et c\u2019est par lui que nous avons su que Marseille, Toulon, Nice et Paris venaient d\u2019\u00eatre lib\u00e9r\u00e9s, que l\u2019arm\u00e9e de Lattre \u00e9tait pratiquement d\u00e9j\u00e0 \u00e0 Lyon et que la 2\u00e8me DB de Leclerc allait se mettre en route vers Strasbourg. C\u2019\u00e9tait de merveilleuses nouvelles et je tr\u00e9pignais d\u2019impatience de retourner \u00e0 Paris. J\u2019\u00e9tais persuad\u00e9e que la guerre serait finie en deux ou trois semaines. Mon beau-p\u00e8re venait de rentrer \u00e0 Vauvenargues et il \u00e9tait persuad\u00e9 au contraire que la r\u00e9sistance de la Wehrmacht allait \u00eatre tr\u00e8s forte en Allemagne. Selon lui, Monsieur Hitler ne reconnaitrait pas sa d\u00e9faite avant un \u00e9crasement total et cela demanderait certainement encore plusieurs mois.<br \/>\nUn jour, j\u2019allai dans le bureau du Comte et je lui annon\u00e7ai que j\u2019avais l\u2019intention de partir pour Paris. Des amis quittaient Aix en camion dans quelques jours et j\u2019avais l\u2019intention de partir avec eux.<br \/>\n\u00ab C\u2019est impossible, me r\u00e9pondit-il. Je ne peux pas vous laisser faire cela. Les routes sont encore trop dangereuses. \u00bb<br \/>\nJe lui dis que ma d\u00e9cision \u00e9tait prise et que de toute fa\u00e7on, depuis trois ans, il m\u2019avait envoy\u00e9 sans remord faire des choses autrement plus risqu\u00e9es.<br \/>\n\u00ab C\u2019\u00e9tait mon devoir de vous y envoyer et c\u2019\u00e9tait votre devoir d\u2019y aller. Aujourd\u2019hui, votre devoir c\u2019est d\u2019attendre le retour d\u2019Antoine au ch\u00e2teau. Vous \u00eates son \u00e9pouse et c\u2019est ce qu\u2019il est droit d\u2019attendre de vous, que vous restiez ici, jusqu\u2019\u00e0 son retour. \u00bb<br \/>\nTr\u00e8s vite, le ton est mont\u00e9 entre nous et nous en sommes arriv\u00e9s \u00e0 nous dire des choses regrettables, et m\u00eame \u00e0 des choses d\u00e9finitives. J\u2019ai fini par lui dire que je serais partie avant la fin de la semaine. Il m\u2019a interdit de retourner dans l\u2019appartement de l\u2019H\u00f4tel de Colmont que j\u2019avais occup\u00e9 avec Antoine pendant la Dr\u00f4le de Guerre. Je lui ai r\u00e9pondu que je lui ferai connaitre le lieu o\u00f9 l\u2019on pourrait me joindre \u00e0 Paris. Je le vois encore, raidi, bl\u00eame, les l\u00e8vres serr\u00e9es quand j\u2019ai referm\u00e9 la porte de son bureau. Deux jours plus tard, je suis all\u00e9e faire mes adieux \u00e0 la Comtesse, \u00e0 Mario et \u00e0 sa femme. Le Comte n\u2019a pas voulu me recevoir. J\u2019ai rejoint mes amis qui attendaient dans un camion \u00e0 la grille du ch\u00e2teau et je suis partie pour Paris. J\u2019avais rompu avec les Colmont.<br \/>\nCela m\u2019avait \u00e9t\u00e9 d\u2019autant plus facile qu\u2019\u00e0 ce moment, j\u2019\u00e9tais encore sous le coup de cette horrible lettre que m\u2019avait laiss\u00e9e Antoine. J\u2019\u00e9tais furieuse contre lui : il ne m\u2019aimait plus, il m\u2019avait abandonn\u00e9e pour se laisser aller \u00e0 cette philosophie complaisante selon laquelle puisque l\u2019on doit mourir, plus rien n\u2019a de sens ni d\u2019importance. C\u2019est tr\u00e8s \u00e0 la mode aujourd\u2019hui, vous savez, surtout \u00e0 Saint-Germain, mais \u00e0 l\u2019\u00e9poque je ne la comprenais pas. Mais en m\u00eame temps je me disais qu\u2019Antoine n\u2019\u00e9tait pas responsable, qu\u2019il \u00e9tait victime d\u2019une sorte de psychose, que je n\u2019avais su ni le soigner ni le retenir&#8230; Amour, d\u00e9testation, piti\u00e9, m\u00e9pris, mes sentiments pour Antoine \u00e9taient partag\u00e9s. Je ne savais plus tr\u00e8s bien qui j\u2019\u00e9tais ni ce que je voulais. J\u2019esp\u00e9rais bien que mon retour \u00e0 Paris allait changer tout \u00e7a.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Oui, Paris a chang\u00e9 tout \u00e7a.<br \/>\nJ\u2019y suis arriv\u00e9e \u00e0 la mi-octobre. Malgr\u00e9 la Lib\u00e9ration, la vie \u00e0 Paris \u00e9tait difficile. Le rationnement et le march\u00e9 noir \u00e9taient encore pr\u00e9sents et pour longtemps ; il y avait encore peu de voitures dans les rues par manque d\u2019essence ; monter dans un bus ou prendre le m\u00e9tro \u00e9tait un exploit sportif ; tous les jours, des gens \u00e9taient d\u00e9nonc\u00e9s comme collaborateurs et arr\u00eat\u00e9s ; tous les jours, on parlait des tentatives de prise du pouvoir du Parti Communiste. La guerre n\u2019\u00e9tait pas termin\u00e9e et il r\u00e9gnait une atmosph\u00e8re \u00e9trange et lourde, un m\u00e9lange de libert\u00e9 et de crainte, de d\u00e9nonciation et de fraternit\u00e9, de joie de vivre et de r\u00e8glements de comptes. Mais il y avait Saint-Germain-des-Pr\u00e9s, l\u00e0 o\u00f9 nous sommes maintenant. Je connaissais Saint Germain, bien s\u00fbr, du temps o\u00f9 j\u2019\u00e9tais \u00e9tudiante. Nous l\u2019avions pas mal fr\u00e9quent\u00e9, Antoine et moi, quand j\u2019habitais avec lui la rue de Vaugirard. Mais pour nous, c\u2019\u00e9tait un quartier de plaisir comme un autre, comme les Champs-\u00c9lys\u00e9es et les Grands Boulevards. A la Lib\u00e9ration, en quelques mois, Saint-Germain, c\u2019est devenu autre chose, le centre intellectuel de Paris. Tout le monde \u00e9tait l\u00e0, \u00e0 commencer par Sartre, Beauvoir, Camus, Giraudoux, Gide&#8230; Il y avait aussi Boris Vian, Sidney Bechet, Miles Davis, Juliette Gr\u00e9co&#8230; Gr\u00e2ce \u00e0 Simone, j\u2019ai eu la chance d\u2019approcher Sartre et d\u2019int\u00e9grer ce milieu tr\u00e8s vite, de rencontrer tous ces gens, de passer des heures avec eux dans les caf\u00e9s et les caves. Comme tout le monde \u00e0 ce moment, je me suis mise \u00e0 \u00e9crire, des po\u00e8mes d\u2019abord et puis des chansons. J\u2019ai m\u00eame chant\u00e9 pendant toute une semaine \u00e0 la Galerie 55. J\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 avoir un peu de succ\u00e8s, pas comme chanteuse, non, mais comme auteur de chansons. J\u2019ai gagn\u00e9 un peu d\u2019argent. Et j\u2019ai \u00e9crit de plus en plus, des petites nouvelles, des articles pour Elle, un nouveau magazine pour les femmes. J\u2019ai un roman en cours, je vous l\u2019ai dit. J\u2019ai habit\u00e9 un petit h\u00f4tel de la rue Visconti pendant six mois et puis un ami am\u00e9ricain m\u2019a pr\u00eat\u00e9 pour quelques semaines son appartement de la rue du Dragon. J\u2019y suis depuis deux ans. Le jour o\u00f9 cet ami reviendra de Los Angeles, on verra, j\u2019irai ailleurs. Pour l\u2019instant, c\u2019est chez moi&#8230;<br \/>\nVous voyez, Dashiel : je vais avoir 34 ans, je vis l\u00e0 o\u00f9 j\u2019ai envie de vivre, je vois des gens extraordinaires, passionnants, j\u2019\u00e9cris et, dans ce petit milieu, je commence \u00e0 \u00eatre un peu connue. Je n\u2019ai pas de probl\u00e8me d\u2019argent, je dors avec qui je veux, j\u2019aime qui je veux, je quitte quand je veux. Depuis que je sais qu\u2019Antoine est mort, j\u2019ai fait ma paix avec lui. Je l\u2019ai rang\u00e9 dans une case. Je l\u2019aime toujours, mais comme lui pour moi, ce n\u2019est plus de la m\u00eame fa\u00e7on. Il est devenu une \u00e9tape de ma vie, de longs et beaux moments, mon enfance, ma jeunesse, quelques jours de mariage&#8230; et puis, fini ! Alors comme lui, j\u2019ai chang\u00e9 de vie&#8230; pas pour la justifier par l\u2019action&#8230; mais par les sensations, l\u2019amour, l\u2019art, la chaleur humaine. Trente-quatre ans, Dashiel ! Vous vous rendez compte ? J\u2019en ai encore autant devant moi, peut-\u00eatre plus ! Je suis vivante, vous comprenez ? Ce n\u2019est pas merveilleux ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Non, je n\u2019ai plus jamais eu de nouvelle de lui. J\u2019ai appris qu\u2019il \u00e9tait mort par un t\u00e9l\u00e9gramme de l\u2019\u00c9tat-Major. Deux semaines plus tard, j\u2019ai re\u00e7u une lettre d\u2019un Colonel Lafolie qui commandait son bataillon. Antoine avait \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 au cours de la prise d\u2019Immenstadt le 30 avril 1945. Volontaire FFI, il avait rejoint le 17 aout 44 \u00e0 Brignolles la 1\u00e8re Division Blind\u00e9e qui avait d\u00e9barqu\u00e9 le 15 \u00e0 Fr\u00e9jus . Avec la 1\u00e8re DB, il avait particip\u00e9 \u00e0 toutes les op\u00e9rations le long de la vall\u00e9e du Rh\u00f4ne, puis dans les Vosges et enfin en Allemagne, jusqu\u2019\u00e0 cette ville de Bavi\u00e8re o\u00f9 il avait \u00e9t\u00e9 tu\u00e9. La lettre disait aussi que tout au long de son engagement, Antoine avait \u00e9t\u00e9 un officier exemplaire. Ses actions h\u00e9ro\u00efques lui avaient valu ses galons de lieutenant et trois citations \u00e0 l\u2019ordre de l\u2019arm\u00e9e. La Croix de Guerre lui \u00e9tait d\u00e9cern\u00e9e \u00e0 titre posthume.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Non, je n\u2019ai aucun d\u00e9tail sur la fa\u00e7on dont il est mort. Maintenant, rentrons, voulez-vous. Je suis fatigu\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><strong><em>Fin du chapitre 6<\/em><\/strong><\/span><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-22721\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Le-Cujas-copie-660x960.jpeg\" alt=\"\" width=\"604\" height=\"879\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Le-Cujas-copie-660x960.jpeg 660w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Le-Cujas-copie-206x300.jpeg 206w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Le-Cujas-copie-768x1117.jpeg 768w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Le-Cujas-copie.jpeg 810w\" sizes=\"auto, (max-width: 604px) 100vw, 604px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Note de l&rsquo;\u00e9diteur : L&rsquo;auteur nous prie de pr\u00e9ciser que lorsqu&rsquo;il a \u00e9crit la fin de ce sixi\u00e8me chapitre, il \u00e9tait loin de penser qu&rsquo;elle serait publi\u00e9e soixante-seize ans exactement apr\u00e8s les \u00e9v\u00e8nements relat\u00e9s. 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