{"id":24699,"date":"2020-08-07T07:47:17","date_gmt":"2020-08-07T05:47:17","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=24699"},"modified":"2020-08-09T07:30:19","modified_gmt":"2020-08-09T05:30:19","slug":"le-cujas-21","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=24699","title":{"rendered":"Le Cujas (21)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-24690\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/Antoine.jpeg\" alt=\"\" width=\"263\" height=\"289\" \/><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Mais, mon cher, croyez bien que nous sommes toutes comme \u00e7a, bonnes familles ou pas, toutes, \u00e0 un moment ou \u00e0 un autre&#8230; toutes, nous voulons ce regard dans vos yeux, nous d\u00e9sirons vos mains, vos l\u00e8vres, sur nous. Mais vous&#8230; vous&#8230; trop timides, vous n\u2019\u00eates pas pr\u00eats, ou pas encore, ou pas au bon moment. Vous, vous pensez \u00e0 vos jeux idiots de gar\u00e7ons, vous reprenez vos vantardises de gamins balourds. Alors, nous, nous r\u00e9primons nos d\u00e9sirs, nous reprenons nos jeux idiots de filles, nos bavardages de chipies&#8230; nous passons le temps, en attendant que vous&#8230; Ah ! Si seulement quelqu\u2019un vous avait dit cela quand vous \u00e9tiez adolescent ! C\u2019est bien ce que vous pensez en ce moment, n\u2019est-ce pas ?<\/em><\/span><\/p>\n<p><strong>Chapitre 6 \u2014 Antoine de Colmont<\/strong><\/p>\n<p><em><span style=\"color: #0000ff;\"><strong>Quatri\u00e8me partie<\/strong><\/span><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Donc, j\u2019attendais Antoine, j\u2019esp\u00e9rais Antoine, j\u2019\u00e9tais pr\u00eate pour Antoine. J\u2019avais quinze ans. D\u00e8s qu\u2019il est arriv\u00e9 \u00e0 Vauvenargues, j\u2019ai mis ma nouvelle robe d\u2019\u00e9t\u00e9 et j\u2019ai couru le retrouver. Il \u00e9tait tout excit\u00e9 et moi, j\u2019ai pens\u00e9 que c\u2019\u00e9tait de me revoir. Il m\u2019a dit : \u00ab Allons tout de suite au Paradis, j\u2019ai quelque chose \u00e0 te dire \u00bb. <!--more-->Le Paradis, c\u2019\u00e9tait sa cabane, au fond du parc, haut perch\u00e9e dans un arbre, presque invisible, inaccessible aux adultes, magnifique. Il l\u2019avait construite pratiquement tout seul. Sur le plancher, il y avait des coussins, des vieux tapis et une grande malle en fer \u2014 je me demande encore comment il avait pu la monter l\u00e0-haut. Elle contenait des tr\u00e9sors, des habits, des vieux jouets et des livres, des dizaines de livres. Il lui avait donn\u00e9 ce nom, le Paradis, et nous l\u2019avions adopt\u00e9. L\u2019escalade \u00e9tait difficile. Ce jour-l\u00e0, quand je suis arriv\u00e9e en haut, j\u2019\u00e9tais tout essouffl\u00e9e, j\u2019avais d\u00e9chir\u00e9 ma robe, je tremblais d\u2019\u00e9motion. Il m\u2019a fait asseoir et, debout devant moi, au comble de l\u2019\u00e9nervement, il m\u2019a dit qu\u2019il avait pass\u00e9 l\u2019ann\u00e9e \u00e0 lire, Balzac, Flaubert, Zola et qu\u2019il savait maintenant qu\u2019il voulait devenir \u00e9crivain. Depuis P\u00e2ques, il avait entrepris l\u2019\u00e9criture d\u2019un grand roman historique. \u00c7a se passait \u00e0 Rome, apr\u00e8s la mort de Jules C\u00e9sar. Il voulait mon avis sur les trois premiers chapitres qu\u2019il venait de terminer. Il comptait passer l\u2019\u00e9t\u00e9 \u00e0 \u00e9crire les suivants, avec mon aide si je le voulais bien !&#8230; Avec mon aide ! L\u2019imb\u00e9cile ! Je suis redescendue de la cabane sans lui avoir dit un mot et je suis partie \u00e0 pied sur la route d\u2019Aix, toute seule, vex\u00e9e, frustr\u00e9e, en larmes, pleine de projets de vengeance. Heureusement, le chauffeur des Colmont m\u2019a aper\u00e7ue et ramen\u00e9e en ville. Quelques jours plus tard, Antoine s\u2019est pr\u00e9sent\u00e9 chez moi. Georges \u00e9tait arriv\u00e9 et ils me proposaient une grande balade dans la montagne Sainte-Victoire. J\u2019ai fini par accepter et c\u2019est comme \u00e7a que notre petit groupe s\u2019est reform\u00e9.<br \/>\nGeorges avait chang\u00e9, il avait encore grandi, il \u00e9tait bronz\u00e9. Il parlait de ski, de tennis et de voile. Il racontait son voyage en Am\u00e9rique. Il \u00e9tait toujours tr\u00e8s gentil avec Antoine et moi, mais je sentais qu\u2019il avait chang\u00e9 d\u2019\u00e2ge et qu\u2019il nous consid\u00e9rait comme des enfants. Il y avait une sorte de g\u00eane entre nous. Cet \u00e9t\u00e9 l\u00e0 ne fut pas aussi beau que les autres. Et pourtant&#8230;<br \/>\nUn jour que nous \u00e9tions au lac de Bimont, Antoine \u00e9tait parti nager au loin et Georges m\u2019a propos\u00e9 d\u2019aller nous promener en l\u2019attendant. Nous nous sommes enfonc\u00e9s un peu dans les buissons de la rive et j\u2019ai suivi Georges jusqu\u2019\u00e0 une petite clairi\u00e8re bord\u00e9e de ch\u00eanes verts. Nous nous sommes assis. Nous ne parlions pas. Je crois que je savais ce qui allait se passer. Aujourd\u2019hui encore, je ne sais pas si je le voulais ou non, mais je n\u2019ai rien fait pour m\u2019y opposer. Je me suis allong\u00e9e sur le ventre, la t\u00eate pos\u00e9e sur mes avant-bras, et j\u2019ai ferm\u00e9 les yeux. Georges \u00e9tait appuy\u00e9 sur un coude et d\u00e9grafait les boutons du dos de ma blouse. Je sentais qu\u2019il tremblait aussi. Il m\u2019a caress\u00e9e un moment, les \u00e9paules, le dos, le creux des reins. Je ne bougeais pas. J\u2019\u00e9tais tendue comme une corde de violon. Il a pass\u00e9 sa main autour de ma hanche. Il m\u2019a retourn\u00e9e doucement et je n\u2019ai pas r\u00e9sist\u00e9. Je gardais les yeux ferm\u00e9s. Lentement il m\u2019a enlev\u00e9 mon corsage et puis il a repris ses caresses, le ventre, les seins, le cou, les l\u00e8vres, et puis il s\u2019est pench\u00e9 sur moi et m\u2019a embrass\u00e9e tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8rement, tr\u00e8s longuement. C\u2019\u00e9tait tr\u00e8s doux, comme je l\u2019avais r\u00eav\u00e9. Je me suis d\u00e9tendue dans un long soupir d\u2019aise et je me suis laiss\u00e9e faire.<br \/>\nOn dit qu\u2019on n\u2019oublie jamais sa premi\u00e8re fois. Vous l\u2019avez oubli\u00e9e, vous ? Moi, non. \u00c7a n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 le grand frisson comme une fille du lyc\u00e9e me l\u2019avait racont\u00e9, mais c\u2019\u00e9tait tendre et gentil, presque amical. Je n\u2019avais pas vraiment voulu ce qui venait de se passer, mais je l\u2019avais accept\u00e9. J\u2019avais l\u2019impression que le sentiment d\u2019amiti\u00e9 que j\u2019avais pour Georges avait disparu. Mais je ne lui en voulais pas, j\u2019\u00e9tais contente. Quand j\u2019y pense aujourd\u2019hui, c\u2019est avec plaisir, avec nostalgie. Malgr\u00e9 les airs virils que prenait Georges, malgr\u00e9 mes d\u00e9sirs d\u2019adolescente, nous n\u2019\u00e9tions encore que des enfants, et c\u2019\u00e9tait tr\u00e8s bien comme \u00e7a. Si un jour j\u2019ai une fille, j\u2019esp\u00e8re qu\u2019elle d\u00e9couvrira l\u2019amour charnel comme cela&#8230;<br \/>\nEt vous ? \u00c7a s\u2019est pass\u00e9 comment ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Oh, pourquoi ? Cela vous g\u00eane ? Je vous l\u2019ai dit, moi aussi, j\u2019\u00e9cris et j\u2019aimerais bien conna\u00eetre quelques d\u00e9tails sur la premi\u00e8re aventure d\u2019un jeune am\u00e9ricain, savoir ce qu\u2019il a ressenti. \u00c7a pourrait me servir. Non, vraiment ? Ce n\u2019est pas chic ! Vous n\u2019\u00eates pas tr\u00e8s fair-play, vous savez ? Moi, je vous dis tout et vous, en retour &#8230; Bien. Peut-\u00eatre plus tard dans la journ\u00e9e, ou alors un autre jour, qui sait ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dites, vous ne perdez pas le fil, vous au moins. Donc nous en \u00e9tions au moment o\u00f9 Georges et moi, nous sortions du petit bois pour rejoindre Antoine. Quand nous sommes arriv\u00e9s sur la berge, Antoine faisait semblant de dormir au soleil sur sa serviette de bain. Et d\u2019un coup, il \u00e9tait debout, face \u00e0 nous. Il nous lan\u00e7ait des regards fous, il tr\u00e9pignait, il nous criait des insultes et puis il s\u2019\u00e9loignait, et puis il faisait volte-face pour revenir vers nous, des larmes plein les yeux et il nous insultait \u00e0 nouveau. \u00ab Je vous ai vus, l\u00e0-bas, dans le petit bois, tous les deux ! criait-il. C\u2019\u00e9tait d\u00e9goutant ! Vous \u00e9tiez d\u00e9goutants, tous les deux ! Sales, d\u00e9goutants ! De toute fa\u00e7on, Cambremer, j\u2019ai toujours su que tu n\u2019\u00e9tais qu\u2019un sale petit bourgeois ! Cambremer ! Petit bourgeois ! Au ch\u00e2teau, on vous appelle les Camemberts ! Tu ne savais pas, \u00e7a, hein ? Pauvre type, salaud ! Je ne veux plus vous voir, jamais ! Ni l\u2019un, ni l\u2019autre ! Fichez le camp, ne venez plus au ch\u00e2teau. C\u2019est fini Vauvenargues, c\u2019est fini ! Jamais&#8230; \u00bb et il est remont\u00e9 sur le chemin. Je ne l\u2019ai pas revu de tout l\u2019\u00e9t\u00e9, ni de toute l\u2019ann\u00e9e, ni de l\u2019\u00e9t\u00e9 suivant. Apr\u00e8s, je suis partie avec mes parents vivre pendant quatre ans \u00e0 Beyrouth. J\u2019ai pass\u00e9 la fin de cet \u00e9t\u00e9 \u00e0 Aix et, Georges et moi, nous avons encore fait l\u2019amour, trois ou quatre fois, dans un grand appartement vide dont il avait la cl\u00e9 je ne sais comment. Et puis, il est parti en Italie avec ses parents. \u00c7a ne m\u2019a pas fait grand-chose. Je n\u2019ai revu Georges que des ann\u00e9es plus tard&#8230; quand j\u2019ai retrouv\u00e9 Antoine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8230;.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourquoi le Liban ? J\u2019ai oubli\u00e9 de vous dire. L\u2019usine de mon p\u00e8re ne marchait plus du tout. La savonnerie a \u00e9t\u00e9 mise en faillite et nous avons d\u00fb tout vendre, y compris la rue Mazarine. Un oncle de mon p\u00e8re \u00e9tait au quai d\u2019Orsay. Il lui a trouv\u00e9 un poste de secr\u00e9taire d\u2019ambassade \u00e0 Beyrouth.<br \/>\nLa vie \u00e9tait douce, au Liban. Nous habitions la R\u00e9sidence des Pins, j\u2019allais au Coll\u00e8ge Protestant Fran\u00e7ais. Je partageais mon temps entre le coll\u00e8ge, la plage, le tennis, les r\u00e9ceptions, les balades en montagne, Baalbek, Damas, Alep, le Krak des Chevaliers&#8230; La vie \u00e9tait facile. Beaucoup de jeunes libanais me faisaient la cour, tous des chr\u00e9tiens de bonnes familles. Il y avait aussi un jeune attach\u00e9 d\u2019ambassade qui \u00e9tait tomb\u00e9 amoureux de moi. Il \u00e9tait mari\u00e9, mais sa femme \u00e9tait rentr\u00e9e \u00e0 Bordeaux pour y finir une grossesse difficile. Elle avait fini par accoucher, mais elle ne se d\u00e9cidait pas \u00e0 revenir \u00e0 Beyrouth. Tout le monde, y compris mes parents, ignorait l\u2019aventure que j\u2019avais eue avec Georges et je jouais les jeunes vierges sportives, sans g\u00eane, copines avec les gar\u00e7ons. \u00c7a m\u2019amusait de les s\u00e9duire comme \u00e7a, l\u2019air de rien, au tennis ou \u00e0 la plage. Je les fr\u00f4lais par inadvertance, je les d\u00e9fiais \u00e0 la course ; parfois, comme subjugu\u00e9e, je les \u00e9coutais me raconter leurs lectures, ou l\u2019histoire de leur famille, ou comment ils concevaient l\u2019avenir, toutes ces choses qu\u2019ils ne disaient jamais \u00e0 leurs amis, mais dont ils sont persuad\u00e9s que les filles raffolent. J\u2019avais des silences qui en disaient long, et puis d\u2019un coup, j\u2019\u00e9clatais de rire, je leur \u00e9bouriffais les cheveux et je partais en courant. \u00c7a les rendait fous.<br \/>\nJe me plaisais bien au Liban, mais quand mon p\u00e8re nous apprit que nous rentrions en France, je n\u2019\u00e9prouvai pas le moindre regret. J\u2019avais pass\u00e9 \u00e0 Beyrouth quatre ann\u00e9es tr\u00e8s agr\u00e9ables, j\u2019avais obtenu mon baccalaur\u00e9at, je pouvais dire quelques phrases en arabe et je parlais bien l\u2019anglais. J\u2019avais aussi fait beaucoup de progr\u00e8s au tennis et je savais \u00e0 pr\u00e9sent comment me comporter avec la plupart des hommes. Mais si j\u2019avais accord\u00e9 quelques privaut\u00e9s \u00e0 certains de mes amis libanais, et m\u00eame un peu plus au jeune attach\u00e9, Georges n\u2019avait pas eu de successeur. Pas vraiment&#8230;<br \/>\nEncore un peu de champagne, s\u2019il vous plait&#8230;<br \/>\nDites-moi, Dashiel, vous avez la trentaine, vous aussi ? Vous m\u2019avez bien dit que vous n\u2019\u00e9tiez pas mari\u00e9, n\u2019est-ce pas ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Divorc\u00e9 ? D\u00e9j\u00e0 ? C\u2019est donc vrai que c\u2019est si fr\u00e9quent, les divorces, en Am\u00e9rique ? Que s\u2019est-il pass\u00e9 ? \u00c7a ne marchait pas, je veux dire sexuellement ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ne faites pas l\u2019enfant, Dashiel. Ce sont des choses dont on peut parler, vous savez. Vous \u00eates \u00e0 Paris, mon vieux ! Dans deux ans, on en sera \u00e0 la moiti\u00e9 de ce si\u00e8cle ! Vous vous rendez compte ? Vous \u00eates jeune, vous \u00eates plut\u00f4t joli gar\u00e7on et vous avez gagn\u00e9 la guerre ! Qu\u2019est-ce qu\u2019il vous faut de plus ? Parlez un peu, mon vieux, racontez-vous ! Laissez-vous aller, nom de Dieu ! D\u2019ailleurs, si vous ne me parlez pas de vous d\u00e8s maintenant, je ne vous dirai plus rien. Vous ne saurez pas comment j\u2019ai retrouv\u00e9 Antoine, ni combien d\u2019hommes j\u2019ai eu, ni qui, ni comment. Non ? J\u2019ai peut-\u00eatre bu un tout petit peu trop de champagne, mais vous, alors, vous, vous \u00eates compl\u00e8tement coinc\u00e9, mon pauvre petit.<br \/>\nEh bien, il ne me reste plus qu\u2019\u00e0 vous demander&#8230; Qu\u2019est-ce que vous faites, Dashiel ? Qu\u2019est-ce qu\u2019il vous prend ? En plein milieu de l\u2019apr\u00e8s-midi ! Vous \u00eates fou, Dash, j\u2019attends quelqu\u2019un&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vous vous en foutez ? Eh bien ! Vous cachez bien votre jeu, vous&#8230; Attendez, attendez&#8230; Laissez-moi au moins le temps de &#8230;<\/p>\n<p><em><span style=\"color: #0000ff;\"><strong>A SUIVRE<\/strong><\/span><\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-22721\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Le-Cujas-copie-660x960.jpeg\" alt=\"\" width=\"604\" height=\"879\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Le-Cujas-copie-660x960.jpeg 660w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Le-Cujas-copie-206x300.jpeg 206w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Le-Cujas-copie-768x1117.jpeg 768w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/Le-Cujas-copie.jpeg 810w\" sizes=\"auto, (max-width: 604px) 100vw, 604px\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mais, mon cher, croyez bien que nous sommes toutes comme \u00e7a, bonnes familles ou pas, toutes, \u00e0 un moment ou \u00e0 un autre&#8230; toutes, nous voulons ce regard dans vos yeux, nous d\u00e9sirons vos mains, vos l\u00e8vres, sur nous. 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