{"id":23828,"date":"2020-09-28T07:47:42","date_gmt":"2020-09-28T05:47:42","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=23828"},"modified":"2020-09-29T09:30:47","modified_gmt":"2020-09-29T07:30:47","slug":"suite-africaine-n10-la-maison-prudence","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=23828","title":{"rendered":"Suite africaine n\u00b013 &#8211; La Maison Prudence"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Avertissement<\/em><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><em>Contrairement \u00e0 mes premi\u00e8res \u00ab suites africaines \u00bb, les num\u00e9ros 12, 13 et 14 <\/em><\/span><span style=\"color: #0000ff;\"><em>rel\u00e8vent de la fiction. Bien s\u00fbr, les lieux, les personnes et m\u00eame les petits incidents contenus dans ces histoires courtes sont inspir\u00e9s, parfois de tr\u00e8s pr\u00e8s, de la r\u00e9alit\u00e9, mais c\u2019est leur combinaison, leur assemblage, leur coexistence que j\u2019ai invent\u00e9s. Pour corser la chose, et afin que personne ne s\u2019y retrouve, j\u2019ai invent\u00e9 les noms des pays, des villes, des rivi\u00e8res et, bien s\u00fbr, des personnages. Inutile de Googueuliser sur Ngamb\u00e9 ou Malupo, \u00e7a ne vous m\u00e8nerait nulle part. En tout cas, pas au bon endroit.<br \/>\nN\u2019allez surtout pas chercher dans ces Suites le r\u00e9cit d\u2019aventures extraordinaires, d\u2019actes h\u00e9ro\u00efques, ou de missions dangereuses dans des d\u00e9cors grandioses. Dans mes courts s\u00e9jours africains, je n\u2019ai jamais rencontr\u00e9 que des gens tr\u00e8s ordinaires, noirs ou blancs, qui menaient des vies tout aussi ordinaires. Seul le cadre de ces rencontres \u00e9tait exotique, et encore, pas pour eux. En \u00e9crivant ces petites histoires, ce que j\u2019ai voulu faire, c\u2019est rendre telle que je l\u2019ai per\u00e7ue, moi, le blanc de passage, l\u2019atmosph\u00e8re \u00e9trange et douce d\u2019une certaine Afrique que je n\u2019ai fr\u00e9quent\u00e9e que bri\u00e8vement et \u00e0 laquelle, il faut bien le dire, je n\u2019ai pas compris grand-chose.<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #008000;\">(Le narrateur a quitt\u00e9 Ngamb\u00e9 avant l&rsquo;aube. Le chauffeur de son pick-up, Andr\u00e9, conduit mais il partage le volant avec Dieu. Apr\u00e8s un contr\u00f4le routier professionnel et chaleureux, ils reprennent la route vers Makuta.)<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><u>13- La Maison Prudence <\/u><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il commence \u00e0 faire vraiment chaud. Le bruit du vent dans les fen\u00eatres ouvertes rend difficile toute conversation. Alors nous nous taisons. Andr\u00e9 conduit vite, avec avec aisance et d\u00e9sinvolture. Je n\u2019ai presque plus peur. Tout \u00e0 coup, une poussi\u00e8re de plus en plus \u00e9paisse envahit la cabine du pick-up. Andr\u00e9 remonte sa vitre et me demande d\u2019en faire autant. Aussit\u00f4t, la temp\u00e9rature grimpe dans la cabine. Nous sommes en train de rattraper un camion. Juch\u00e9s sur le chargement de coton, des passagers hilares nous font des signes amicaux. Ils sont <!--more-->bien une vingtaine la-dessus.\u00a0 Andr\u00e9 profite d\u2019une longue ligne droite pour d\u00e9passer le camion en souplesse. Quand nous parvenons \u00e0 sa hauteur, la poussi\u00e8re disparait et, pendant que nous sommes bord \u00e0 bord, j\u2019en profite pour rouvrir ma fen\u00eatre, aussit\u00f4t salu\u00e9 par les vivats des passagers du camion. Je leur fais de grands signes de la main tandis que nous nous \u00e9loignons du camion. \u00ab Ce sont des Mossi, Patron, dit Andr\u00e9, m\u00e9prisant. Ils habitent de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la fronti\u00e8re. Ils rentrent chez eux apr\u00e8s la cueillette du coton. Ils ont gagn\u00e9 un peu d\u2019argent, alors ils sont contents. Ils vont retrouver leurs femmes, ils vont faire la f\u00eate, se souler et puis faire encore des enfants. Ces gens-l\u00e0, c\u2019est des cons, Patron ! Des paysans\u2026 \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De chaque c\u00f4t\u00e9 de la piste, la v\u00e9g\u00e9tation a chang\u00e9. Des buissons plus verts, puis quelques petits arbres, un doux relief, et puis au d\u00e9tour d\u2019un virage, un pont, le fleuve. C\u2019est un superbe pont. Son tablier en b\u00e9ton est quatre fois plus large que la piste en lat\u00e9rite et il fait bien deux cents m\u00e8tres de long. Par dessous, le fleuve passe, lent, majestueux, boueux. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, se dresse une construction \u00e9trange.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 C\u2019est le fleuve Malupo, dit Andr\u00e9. Et voil\u00e0 la Maison Prudence. Si tu veux, on s\u2019arr\u00eate pour d\u00e9jeuner.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 C\u2019est un restaurant, ce grand machin. Ici, en pleine brousse\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 C\u2019est m\u00eame un h\u00f4tel. Tu vas voir, Patron ! C&rsquo;est beau !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pass\u00e9 le pont, nous quittons la piste pour emprunter un chemin cahoteux bord\u00e9 de chaque c\u00f4t\u00e9 par une ligne de piquets de bois dont presque tous sont coiff\u00e9s d\u2019une boite de conserve retourn\u00e9e. Au bout d\u2019une cinquantaine de m\u00e8tres nous franchissons une palissade faite de branches entrem\u00eal\u00e9es pour entrer dans une sorte de parc abandonn\u00e9. Il semble qu\u2019on ait voulu y rassembler toute la v\u00e9g\u00e9tation africaine, des flamboyants, des palmiers, des acacias, des baobabs, des cocotiers, des eucalyptus, et m\u00eame des cactus. Beaucoup d\u2019arbres sont morts ou squelettiques. Seuls survivent quelques exemplaires d\u2019acacias et de flamboyants. De part et d\u2019autre de l\u2019all\u00e9e qui m\u00e8ne au b\u00e2timent principal, le sol est recouvert de cette herbe qui, de loin, peut donner une impression de gazon, mais qui, de plus pr\u00e8s, laisse apparaitre la couleur brique de la terre sur laquelle elle rampe. La Maison Prudence est au bout de cette all\u00e9e. Quelques voitures et camionnettes sont gar\u00e9es devant l\u2019entr\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est un chalet en bois noir, couvert en t\u00f4les rouges. La peinture du toit est largement \u00e9caill\u00e9e et, par endroits, celle des murs tourne au brun. De part et d\u2019autre du b\u00e2timent, on aper\u00e7oit quatre ou cinq petites constructions faites de vielles planches et de t\u00f4les ondul\u00e9es rouill\u00e9es, \u00e0 moiti\u00e9 recouvertes de v\u00e9g\u00e9tation. Il y a aussi un hangar m\u00e9tallique d\u00e9nu\u00e9 de murs qui abrite du soleil quelques \u00e9paves en forme de grue, de b\u00e9tonni\u00e8re et de bulldozer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La grande salle dans laquelle nous entrons doit occuper la plus grande partie de la surface du b\u00e2timent. Elle est tout \u00e0 la fois la r\u00e9ception, le bar, le salon et la salle \u00e0 manger de l\u2019h\u00f4tel. Son sol est en ciment liss\u00e9 peint en vert et deux de ses murs, en bois noir, sont orn\u00e9s de toiles de Koloko, de quelques masques africains et de deux ou trois pauvres troph\u00e9es d\u2019antilopes. Le bar occupe le troisi\u00e8me mur. Deux hommes blancs sont en train d\u2019y jouer aux d\u00e9s en buvant un liquide blanch\u00e2tre dans de grands verres. A c\u00f4t\u00e9 d\u2019eux, accroupi sur le comptoir, un cynoc\u00e9phale empaill\u00e9 grimace de fa\u00e7on grotesque. Il y a des plantes partout. Elles sortent de poteries de toutes formes, grimpent sur les murs ou se balancent au gr\u00e9 d\u2019un agr\u00e9able courant d\u2019air. Le quatri\u00e8me mur de la salle est en b\u00e9ton. Il ne fait qu\u2019une cinquantaine de centim\u00e8tres de hauteur et permet une large vue sur le pont et la boucle du Malupo. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du muret, une terrasse sur pilotis avance jusqu\u2019au bord du fleuve.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au moment o\u00f9 nous \u00e9tions entr\u00e9s dans la salle, un peu \u00e9blouis par le soleil, un sifflement modul\u00e9 s\u2019\u00e9tait fait entendre du c\u00f4t\u00e9 du bar. On aurait dit celui d\u2019un jeune voyou tentant d\u2019attirer l\u2019attention d\u2019une jolie fille sur le Boulevard des Batignolles. Ce n\u2019\u00e9tait surement pas le singe empaill\u00e9 qui avait siffl\u00e9 et les deux joueurs avaient l\u2019air parfaitement absorb\u00e9s par leur partie de 421. Le m\u00eame sifflement retentit \u00e0 nouveau et cette fois, je peux voir d\u2019o\u00f9 il provient. Sur un perchoir \u00e0 demi dissimul\u00e9 derri\u00e8re une \u00e9norme bouteille factice de Johnny Walker, il y a un oiseau noir \u00e0 bec jaune. Il ressemble \u00e0 un gros merle. L\u2019oiseau siffle une troisi\u00e8me fois. Quand je m\u2019approche de lui, il tourne la t\u00eate de c\u00f4t\u00e9 et entonne une parfaite Marseillaise en me fixant de son oeil fou.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 C&rsquo;est mon mainate. Ne vous approchez pas trop, Jules C\u00e9sar est de mauvaise humeur ce matin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est une femme noire qui a parl\u00e9. Une quarantaine d\u2019ann\u00e9es, belle, majestueuse. Andr\u00e9 la salue respectueusement et me pr\u00e9sente comme quelqu\u2019un de tr\u00e8s important pour l\u2019avenir du pays. C\u2019est elle, Prudence, la propri\u00e9taire de l\u2019h\u00f4tel. Elle m\u2019installe \u00e0 une table seul, car Andr\u00e9 m\u2019a dit qu\u2019il devait voir son cousin qui travaille en cuisine. L\u2019endroit est presque frais, les filets de capitaine sont excellents et le ros\u00e9 est glac\u00e9. Les deux joueurs de d\u00e9s sont pass\u00e9s \u00e0 table avec un africain en costume de ville noir qui les a rejoints. Ils rient tr\u00e8s fort tous les trois. De temps en temps, Prudence s\u2019approche de ma table et me demande si tout va bien. Grande maison. Elle me conseille de prendre mon caf\u00e9 sur la terrasse au bord de l\u2019eau, car il y a en ce moment m\u00eame quelques hippopotames qui prennent le frais dans le fleuve devant l&rsquo;h\u00f4tel. C&rsquo;est un spectacle qui pourrait m&rsquo;int\u00e9resser, me dit-elle. Plus tard, Andr\u00e9 me rejoint sur la terrasse et me dit que si nous voulons arriver \u00e0 Makuta, c\u2019est maintenant qu\u2019il\u00a0 faut partir. Alors, adieu Prudence.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien qu\u2019Andr\u00e9 ait laiss\u00e9 les fen\u00eatres ouvertes, la cabine du pick-up est une fournaise. Vivement la vitesse de la piste. Le ros\u00e9 commence \u00e0 faire son effet et ma t\u00eate dodeline tandis que je lutte pour ne pas m\u2019endormir. Et puis je m\u2019abandonne en souhaitant qu\u2019Andr\u00e9 n\u2019ait pas bu trop de bi\u00e8res.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelques jours plus tard, de retour \u00e0 Ngamb\u00e9, quand je parlerai de l\u2019\u00e9trange h\u00f4tel au bord du fleuve, on m\u2019apprendra qu\u2019il y a un peu plus d\u2019une vingtaine d\u2019ann\u00e9es, lors de la construction du pont sur le Malupo, Prudence avait quitt\u00e9 son village pour se mettre en m\u00e9nage avec l\u2019ing\u00e9nieur fran\u00e7ais qui dirigeait les travaux. Elle avait seize ans. Apr\u00e8s quelques mois \u00e0 s\u2019ennuyer dans la case du blanc, elle avait convaincu son amant de lui donner les moyens de cr\u00e9er un petit restaurant \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du chantier. Elle ferait la cuisine, elle s\u2019occuperait de tout, et l\u2019argent serait pour elle. Elle lui demandait seulement de lui construire un petit b\u00e2timent, juste de quoi abriter une petite salle et une cuisine, peut-\u00eatre en d\u00e9tournant un peu les mat\u00e9riaux de chantier, ce que l\u2019ing\u00e9nieur fit sans difficult\u00e9s. La construction du pont attirait du monde, des ouvriers, des techniciens et des ing\u00e9nieurs \u00e9trangers, des fonctionnaires et des visiteurs officiels. Prudence \u00e9tait charmante, la cuisine \u00e9tait bonne et l\u2019endroit agr\u00e9able, et tous ces gens devinrent les clients de ce qu\u2019on appela bient\u00f4t La Maison Prudence. L\u2019affaire tournait bien et Prudence put bient\u00f4t am\u00e9nager cinq chambres au-dessus de la grande salle. Le pont aurait d\u00fb \u00eatre achev\u00e9 au bout de deux ans. Difficult\u00e9s techniques impr\u00e9vues, vols sur chantier, sabotages ou manque d\u2019empressement de l\u2019ing\u00e9nieur \u00e0 quitter l\u2019Afrique et Prudence, on ne sait pas \u00e0 quoi attribuer vraiment le retard que prit le chantier. Toujours est-il qu\u2019il dura quatre ans. Puis l\u2019ing\u00e9nieur partit construire un autre pont dans un autre pays, laissant sur place quelques baraques de chantier et du vieux mat\u00e9riel de g\u00e9nie civil. Certes, \u00e0 vingt ans, Prudence se retrouvait toute seule, mais \u00e0 la t\u00eate d\u2019une jolie petite affaire. Bien s\u00fbr, une fois le pont inaugur\u00e9, les ouvriers, les techniciens, les ing\u00e9nieurs et les fonctionnaires \u00e9taient repartis \u00e0 leurs affaires, d\u00e9sertant le restaurant de Prudence, mais, dans quelques mois, commenceraient les travaux de construction d\u2019une v\u00e9ritable route moderne entre Ngamb\u00e9 et Makuta. Son trac\u00e9 emprunterait bien sur le nouveau pont, ramenant tout ce beau monde vers la Maison Prudence.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais le projet f\u00fbt bient\u00f4t abandonn\u00e9 faute de financement. Le beau pont tout neuf et la Maison Prudence rest\u00e8rent isol\u00e9s, anachroniques \u00e9chantillons du progr\u00e8s, perdus au beau milieu de quatre cents cinquante de kilom\u00e8tres de piste en terre. Depuis vingt ans, la Maison Prudence vivote tant bien que mal, et Prudence attend que les beaux jours reviennent avec les travaux routiers.<\/p>\n<p><em><span style=\"color: #0000ff;\">A SUIVRE, un\u00a0 de ces jours peut-\u00eatre<\/span><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avertissement Contrairement \u00e0 mes premi\u00e8res \u00ab suites africaines \u00bb, les num\u00e9ros 12, 13 et 14 rel\u00e8vent de la fiction. Bien s\u00fbr, les lieux, les personnes et m\u00eame les petits incidents contenus dans ces histoires courtes sont inspir\u00e9s, parfois de tr\u00e8s pr\u00e8s, de la r\u00e9alit\u00e9, mais c\u2019est leur combinaison, leur assemblage, leur coexistence que j\u2019ai invent\u00e9s. &hellip; <a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=23828\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Suite africaine n\u00b013 &#8211; La Maison Prudence<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_mo_disable_npp":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[13,2],"tags":[21],"class_list":["post-23828","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-fiction","category-textes","tag-philippe"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/23828","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=23828"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/23828\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=23828"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=23828"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=23828"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}