{"id":22862,"date":"2020-04-18T07:47:54","date_gmt":"2020-04-18T05:47:54","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=22862"},"modified":"2020-04-18T17:08:51","modified_gmt":"2020-04-18T15:08:51","slug":"22862","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=22862","title":{"rendered":"Les Particules \u00e9l\u00e9mentaires &#8211; Critique ais\u00e9e n\u00b0202"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Critique ais\u00e9e n\u00b0202 18 avril<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Les Particules \u00e9l\u00e9mentaires<\/strong><br \/>\n<em>Michel Houellebecque \u2013 1998<\/em><br \/>\nCollection J\u2019AI LU \u2013 317 pages \u2013 42,65 Francs<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em><u>Avertissement<\/u><\/em><em>\u00a0: ceci n\u2019est pas une Critique Ais\u00e9e habituelle. Ce n\u2019est pas parce que l\u2019\u00e9crivain est d\u2019importance\u00a0: j\u2019en ai trait\u00e9 d\u2019autres. Ce n\u2019est pas que le livre m\u2019ait emport\u00e9 sp\u00e9cialement\u00a0: au moment o\u00f9 j\u2019\u00e9cris ces lignes je ne l\u2019ai pas encore termin\u00e9. C\u2019est moins une critique qu\u2019un commentaire, une g\u00e9n\u00e9ralisation de l\u2019analyse d\u2019un morceau choisi \u00e0 l\u2019ensemble de l\u2019\u0153uvre, une tentative de d\u00e9cryptage de certaines techniques de Michel Houellebecq. Quand j\u2019ai commenc\u00e9 ce papier, c\u2019\u00e9tait pour le placer dans le Journal de Campagne. Mais il a pris trop d\u2019importance pour ma rubrique champ\u00eatre. Alors, le voici d\u00e9guis\u00e9 en Critique Ais\u00e9e n\u00b0202.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y a quelques jours, j\u2019avais pris la d\u00e9cision d\u2019abandonner, probablement d\u00e9finitivement, le Voyage au bout de la nuit au moment o\u00f9, de son c\u00f4t\u00e9, Bardamu abandonnait son cabinet m\u00e9dical (voir \u00e0 ce propos le num\u00e9ro 24 de ce Journal de Campagne). Ceci fait, j\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 que je risquais de devenir, probablement d\u00e9finitivement, l\u2019esclave docile des s\u00e9ries US. Alors, tel un Cic\u00e9ron<sup>1<\/sup> tristounet exil\u00e9 en Thessalie<sup>2<\/sup>, j\u2019ai regard\u00e9 la biblioth\u00e8que qui fait face au bureau de ma Th\u00e9ba\u00efde<sup>3<\/sup> de l\u2019Aisne. Mon \u0153il blas\u00e9, qui n\u2019attendait pas grand-chose d\u2019un examen par trop nonchalant, aper\u00e7ut quand m\u00eame, \u00e9cras\u00e9 entre <!--more-->un gros Joyce<sup>4<\/sup> et un encore plus gros Churchill<sup>5<\/sup>, un petit \u00ab\u00a0J\u2019AI LU \u00bb tout moche, tout corn\u00e9, achev\u00e9 d\u2019imprimer le 1<sup>er<\/sup> ao\u00fbt 2000 et achet\u00e9 la m\u00eame ann\u00e9e pour 42,65 Francs. Les pages \u00e9taient jaunies et le livre avait \u00e9t\u00e9 lu, c\u2019\u00e9tait certain. Mais comme sa premi\u00e8re page ne portait pas de ma main la mention de l\u2019ann\u00e9e de ma lecture, j\u2019en conclus que je ne l\u2019avais pas lu. C\u2019\u00e9tait non seulement \u00e9tait possible mais \u00e7a se r\u00e9v\u00e9la exact. Un Houellebecq que je n\u2019avais pas lu\u00a0! Et en plus, disait-on, peut-\u00eatre le roman fondateur de la saga autobiographique de Houellebecq et de ses substituts\u00a0! Une vraie chance. Et je commen\u00e7ai sa lecture le soir m\u00eame, juste avant de revoir le troisi\u00e8me \u00e9pisode de la deuxi\u00e8me saison de The Big Bang Theory<sup>6<\/sup>, vous savez celui o\u00f9 L\u00e9onard veut prouver \u00e0 Sheldon que&#8230; Ah\u00a0? Vous n\u2019avez pas Netflix ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0<strong>Ce livre est avant tout l\u2019histoire d\u2019un homme, qui v\u00e9cut la plus grande partie de sa vie en Europe occidentale, durant la seconde moiti\u00e9 du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. G\u00e9n\u00e9ralement seul, il fut cependant, de loin en loin, en relation avec d\u2019autres hommes. Il v\u00e9cut en des temps malheureux et troubl\u00e9s. Le pays qui lui avait donn\u00e9 naissance basculait lentement, mais in\u00e9luctablement, dans la zone \u00e9conomique des pays moyens-pauvres.<\/strong>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est ainsi que commencent \u00ab\u00a0Les particules \u00e9l\u00e9mentaires\u00a0\u00bb ou plus exactement, son prologue. \u00c7a commence bien, non\u00a0? On est tout de suite dans l\u2019ambiance, celle qu\u2019on appellera plus tard l\u2019ambiance houellebecquienne, lucide \u00e0 en d\u00e9sesp\u00e9rer, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e \u00e0 en rire, dr\u00f4le \u00e0 en mourir. Voici un passage des Particules o\u00f9 Houellebecq raconte en quelques lignes ce qu\u2019aurait pu \u00eatre, mais ne fut pas, la vie du grand-p\u00e8re des deux personnages principaux du livre, Bruno et Michel\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00ab\u00a0N\u00e9 en 1882 dans un village de l\u2019int\u00e9rieur de la Corse, au sein d\u2019une famille de paysans analphab\u00e8tes, Martin Ceccaldi semblait bien parti pour mener la vie agricole et pastorale, \u00e0 rayon d\u2019action limit\u00e9, qui \u00e9tait celle de ses anc\u00eatres depuis une succession ind\u00e9finie de g\u00e9n\u00e9rations. Il s\u2019agit d\u2019une vie depuis longtemps disparue de nos contr\u00e9es, dont l\u2019analyse exhaustive n\u2019offre donc qu\u2019un int\u00e9r\u00eat limit\u00e9 ; certains \u00e9cologistes radicaux en manifestant par p\u00e9riodes une nostalgie incompr\u00e9hensible, j\u2019offrirai cependant, pour \u00eatre complet, une br\u00e8ve description synth\u00e9tique d\u2019une telle vie : on a la nature et le bon air, on cultive quelques parcelles (dont le nombre est pr\u00e9cis\u00e9ment fix\u00e9 par un syst\u00e8me d\u2019h\u00e9ritage strict), de temps en temps on tire un sanglier ; on baise \u00e0 droite \u00e0 gauche, en particulier sa femme, qui donne naissance \u00e0 des <em>enfants<\/em> ; on \u00e9l\u00e8ve lesdits enfants pour qu\u2019ils prennent leur place dans le m\u00eame \u00e9cosyst\u00e8me, on attrape une maladie et c\u2019est marre.\u00a0\u00bb <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce passage est pour moi tr\u00e8s caract\u00e9ristique du style de Houellebecq, de la fa\u00e7on qu\u2019il a de vous raconter une histoire. On y reviendra. Je l\u2019ai choisi aussi, pour ne pas choquer ce qui peut rester encore de pruderie chez les lecteurs du Journal des Coutheillas, parce qu\u2019il comporte tr\u00e8s peu de mots grossiers (<em>baise, marre<\/em>) et qu\u2019il ne fait allusion qu\u2019une seule fois \u00e0 l\u2019acte sexuel (<em>baise<\/em>) sans donner plus de pr\u00e9cision technique sur la fa\u00e7on dont cet acte est pratiqu\u00e9. Nous sommes donc l\u00e0 en plein confort moral dans une zone qu\u2019un puritain un tant soit peu humanis\u00e9 pourrait fr\u00e9quenter.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans ce passage, M.H. nous fait observer de haut la vie du Corse ordinaire \u00e0 cheval sur les XIX et XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cles comme s\u2019il s\u2019agissait des m\u0153urs du Pigeon de Kittliz<sup>7<\/sup>. Sur le plan ornithologique, la description est succincte, \u00e0 la limite de la nonchalance. Sur le plan anthropologique, elle est tout aussi succincte, mais ce qui la caract\u00e9rise, ce n\u2019est pas la nonchalance. La r\u00e9duction de la vie du Corse moyen \u00e0 quelques simples faits pr\u00e9sent\u00e9s de fa\u00e7on d\u00e9risoire est \u00e0 effet Kiss Cool: d\u2019abord nous faire sourire, nous qui, avec l\u2019auteur, regardons tout \u00e7a de haut et, dans un deuxi\u00e8me temps nous faire r\u00e9aliser l\u2019absence de sens de notre propre vie, pas si diff\u00e9rente que \u00e7a de celle du cousin Ceccaldi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce passage est \u00e9galement exemplaire l\u2019autre technique houellebecquienne : une description froide et quasi scientifique d\u2019un homme, d\u2019un groupe ou d\u2019une p\u00e9riode (<em>on \u00e9l\u00e8ve lesdits enfants pour qu\u2019ils prennent leur place dans le m\u00eame \u00e9cosyst\u00e8me<\/em>) qui s\u2019ach\u00e8ve par une pirouette en raccourci, grossi\u00e8re ou populaire, (<em>et c\u2019est marre<\/em>), et qui, par son ironie, vient r\u00e9duire \u00e0 rien l\u2019effet didactique de la le\u00e7on.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces deux \u00e9l\u00e9ments, l\u2019observation pr\u00e9sent\u00e9e comme objective, d\u2019une part, et la pirouette finale d\u2019autre part, ne sont que des techniques. Elles permettent de faire passer agr\u00e9ablement aupr\u00e8s du lecteur (<em>on apprend beaucoup de choses et on rit beaucoup en lisant M.H<\/em>.) une vision extr\u00eamement lucide et pas mal d\u00e9sesp\u00e9rante de notre monde, de notre soci\u00e9t\u00e9, de son \u00e9volution, de ses modes, des groupes d\u2019individus qui la compose, de leurs habitudes, de leurs motivations et de leurs d\u00e9sirs. Seuls l\u2019ironie qui l\u2019habite et l\u2019humour qui l\u2019habille permettent de supporter un tel pessimisme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ceux <sup>8<\/sup> qui ont lu ce livre me feront remarquer qu\u2019il ne se r\u00e9sume pas \u00e0 une simple vision pessimiste de l\u2019humanit\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e avec une \u00e9l\u00e9gance de style remarquable et un humour f\u00e9roce (et \u00e0 ceux-l\u00e0, je ferai remarquer qu\u2019ils ont d\u00e9j\u00e0 oubli\u00e9 l\u2019avertissement que j\u2019ai plac\u00e9 en t\u00eate). C\u2019est une construction \u00e9trange que celle des \u00ab Particules \u00bb qui nous fait suivre en alternance les deux vies si diff\u00e9rentes de deux demi-fr\u00e8res. M.H. choisit de d\u00e9crire la d\u00e9sesp\u00e9rante et inutile vie de Bruno \u00e0 travers ses obsessions sexuelles avec une pr\u00e9cision \u00e0 la fois crue et clinique. Celle de Michel, tout aussi triste et vide sentimentalement que celle de Bruno, nous est racont\u00e9e comme un historien des sciences nous raconterait la vie d\u2019un homme comme Albert Eisntein, g\u00e9nie fondateur d\u2019une r\u00e9volution dans la mani\u00e8re de comprendre l\u2019Univers, et en ce qui concerne Michel, \u00e0 l\u2019origine d\u2019une transformation pour le moins radicale de tout l\u2019Humanit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A part le merveilleux style d\u2019\u00e9criture, annonciateur des romans qui vont suivre, les \u00ab\u00a0Particules ont un autre point commun avec eux\u00a0: l\u2019Homme, ou la Soci\u00e9t\u00e9, ou l\u2019Humanit\u00e9 tels qu\u2019ils sont aujourd\u2019hui sont fichus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019\u00e9tait vraiment un truc \u00e0 lire en ce moment.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em><strong><u>Notes <\/u><\/strong><\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>1- Cic\u00e9ron\u00a0: Romain assez antique. Belle carri\u00e8re d\u2019avocat. \u00c9crivain de talent mais dont l\u2019essentiel de l\u2019\u0153uvre consiste en phrases ou \u00e9l\u00e9ments de phrases repris int\u00e9gralement dans le dictionnaire Latin-Fran\u00e7ais d\u00e9nomm\u00e9 Le Gaffiot et particuli\u00e8rement appr\u00e9ci\u00e9s des \u00e9coliers qui n\u2019avait pas eu la chance de pouvoir choisir \u00ab\u00a0Moderne\u00a0\u00bb. Fut exil\u00e9 en Thessalie pour avoir ex\u00e9cut\u00e9 ceux qu\u2019il venait de faire condamner. Mais \u00e7a ne dura pas.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>2- Thessalie\u00a0: r\u00e9gion de Gr\u00e8ce que je situe vaguement \u00e0 mi-chemin entre Ath\u00e8nes et les contreforts du Mont Olympe.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>3- Th\u00e9ba\u00efde\u00a0: D\u00e9sert de Haute-Egypte\u00a0; on est cens\u00e9 n\u2019y rien faire du tout.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>4- Joyce\u00a0: \u00c9crivain irlandais<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>5- Churchill\u00a0: \u00c9crivain anglais<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>6- The Big Bang Theory : voir Critique ais\u00e9e n\u00b0<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>7- Pigeon de Kittliz (Columba versicolor)\u00a0; esp\u00e8ce disparue \u00e0 l\u2019\u00e9poque de Martin Ceccaldi<\/em><\/span><\/p>\n<p><em><span style=\"color: #0000ff;\">8- Cette partie de la critique a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9e apr\u00e8s ach\u00e8vement de la lecture des Particules\u00a0<\/span><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Critique ais\u00e9e n\u00b0202 18 avril Les Particules \u00e9l\u00e9mentaires Michel Houellebecque \u2013 1998 Collection J\u2019AI LU \u2013 317 pages \u2013 42,65 Francs Avertissement\u00a0: ceci n\u2019est pas une Critique Ais\u00e9e habituelle. 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