{"id":22834,"date":"2020-04-25T07:47:45","date_gmt":"2020-04-25T05:47:45","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=22834"},"modified":"2020-04-29T09:01:54","modified_gmt":"2020-04-29T07:01:54","slug":"lettre-de-leo-ferre-a-andre-breton","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=22834","title":{"rendered":"Lettre \u00e0 l&rsquo;ami d&rsquo;occasion"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Morceau choisi<\/em><\/span><\/p>\n<p class=\"p3\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Je ne connais pas bien Andr\u00e9 Breton, pour ainsi dire et m\u00eame, disons-le, pas du tout. Par contre, j\u2019ai longtemps pass\u00e9 sur mon Teppaz les chansons de L\u00e9o Ferr\u00e9. Engag\u00e9es, dr\u00f4les, m\u00e9chantes, \u00e9mouvantes, j\u2019en connaissais beaucoup par coeur. Et puis, cette esp\u00e8ce de physique qui m\u00e9langeait Albert Einstein \u00e0 Nosferatu avait quelque chose de sympathique. Pourtant, pour ce que je voyais du bonhomme, sympathique, il ne l\u2019\u00e9tait pas. Il ne cherchait pas \u00e0 l&rsquo;\u00eatre. Mais sa musique, ses po\u00e8mes, ses coups de gueule aussi, m\u00e9ritaient le respect.<\/em><\/span><\/p>\n<p class=\"p3\" style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>En 1956, Ferr\u00e9 a adress\u00e9 une lettre \u00e0 Andr\u00e9 Breton. Je ne sais plus comment j\u2019\u00e9tais tomb\u00e9 dessus mais, \u00e0 toute fin utile, l\u2019avais gard\u00e9e jusqu\u2019ici dans une vielle cl\u00e9 USB . En ces temps o\u00f9 nous avons le temps, j\u2019ai pens\u00e9 que \u00e7a pourrait vous int\u00e9resser. En tout cas, apr\u00e8s avoir lu \u00e7a, je ne regrette plus de n\u2019avoir pas avoir connu Breton. La lettre est un peu longue peut-\u00eatre, et peut-\u00eatre n\u2019irez-vous pas jusqu\u2019au bout. Ce serait dommage car elle est aussi surprenante que celle de Truffaut \u00e0 Godard que j\u2019avais publi\u00e9e ici il y a quelques mois.<\/em><\/span><\/p>\n<p class=\"p3\" style=\"text-align: justify;\"><strong>Lettre \u00e0 l\u2019ami d\u2019occasion<\/strong><\/p>\n<p>Cher ami,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vous \u00eates arriv\u00e9 un jour chez moi par un coup de t\u00e9l\u00e9phone, cette m\u00e9canique pour laquelle Napol\u00e9on e\u00fbt donn\u00e9 Austerlitz. Je n\u2019aime pas cette m\u00e9canique dont nous sommes tous plus ou moins tributaires parce qu\u2019elle est un instrument de la d\u00e9personnalisation et un miroir redoutable qui vous renvoie des images fausses et \u00e0 la mesure m\u00eame de la fausset\u00e9 qu\u2019on leur pr\u00eate complaisamment. Et ce jour l\u00e0, pourquoi le taire, j\u2019\u00e9tais pr\u00eat \u00e0 toutes les compromissions : Vous \u00e9tiez un personnage c\u00e9l\u00e8bre, une sorte d\u2019aigle hautain de la litt\u00e9rature \u00ab contemporaine \u00bb, un talent consacr\u00e9 sinon agressif. J\u2019\u00e9tais flatt\u00e9 mille fois que vous condescendiez \u00e0 faire mon chiffre sur votre cadran \u00e0 grimaces, pour solliciter une rencontre dont je ne songeais nullement <!--more-->\u00e0 r\u00e9gler les d\u00e9tails\u2026 Trop \u00e9mu, vous voyez je n\u2019\u00e9tais d\u00e9j\u00e0 plus flatt\u00e9, j\u2019aurais d\u00fb m\u2019enqu\u00e9rir aussit\u00f4t \u2013 avant de faire les commandes d\u2019\u00e9piceries \u2013 de votre personne, de vos probl\u00e8mes, par exemple en mettant le nez dans vos livres. Je ne vous avais jamais lu, parole d\u2019honn\u00eate homme, je ne l\u2019ai gu\u00e8re fait depuis \u00e0 quelques pages pr\u00e8s. Les compliments qu\u2019il m\u2019a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 de vous faire \u00e0 propos de ces quelques pages \u00e9taient sinc\u00e8res, je le souligne. Votre style est parfait, un peu pr\u00e9cieux certes, mais de cette pr\u00e9ciosit\u00e9 anachronique qui appelle chat un chat et qui tient en \u00e9moi la langue fran\u00e7aise depuis qu\u2019elle est adulte, guerres comprises. Bref j\u2019ai lav\u00e9 les chiens, achet\u00e9 le whisky et mis mon c\u0153ur sur la table. Vous \u00eates entr\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Votre voix me frappa au visage comme une tr\u00e8s ancienne chanson, une voix d\u2019outre-terre dont je n\u2019ai pas fini de d\u00e9nombrer les sourdes r\u00e9sonances, un peu comme votre \u00e9criture lente, superbe, glac\u00e9e. Avant de vous entendre on vous \u00e9coute, avant de vous comprendre on vous lit. Vous avez la science des signes, du clin d\u2019\u0153il, de la pause. Vous parti, il ne reste qu\u2019une inflexion, qu\u2019un froissement d\u2019id\u00e9e, qu\u2019une sorte de vague tristesse enfin qui s\u2019\u00e9teint avec les derniers frottis de vaisselle. Et l\u2019on en redemande ! C\u2019est assez dire le charme que vous distillez, un peu comme les jetons de casino, cette fausse monnaie, qui d\u00e9truisent la vraie valeur pour ne laisser qu\u2019une pauvre h\u00e2te \u00e0 recommencer toujours et \u00e0 perdre sans cesse. \u00c0 vrai dire vous \u00eates un Ph\u00e9nix de caf\u00e9 concert, une volupt\u00e9 d\u2019apr\u00e8s boire, un rogaton de po\u00e9sie. Vous \u00eates un po\u00e8te \u00e0 la mode auvergnate : vous prenez tout et ne donnez rien, \u00e0 part cet herm\u00e9tisme puritain qui fait votre situation et votre d\u00e9pit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vous avez amen\u00e9 chez moi toute une clique d\u2019encensoirs qui en connaissaient long sur le pelotage. Ce n\u2019\u00e9taient plus de l\u2019encens, mais un pr\u00e9cis frotti-frotta comme au bal, dans les tangos particuli\u00e8rement, quand \u00e7a sent bougrement l\u2019hommasse et qu\u2019il y passerait plus qu\u2019une paille. Vos amis sont naus\u00e9abonds, cher ami, et je me demande si votre lucidit\u00e9 l\u2019emporte sur les lumi\u00e8res tamis\u00e9es ou les revues \u00e0 tirage limit\u00e9. Tous ces minables qui vous r\u00e9citent avec la glotte extasi\u00e9e, ne comprenez-vous pas peut-\u00eatre leurs probl\u00e8mes et leurs d\u00e9sirs : ils vous exploitent et c\u2019est vous en d\u00e9finitive qui passez \u00e0 la caisse car l\u2019ombre que vous portez sur leurs cahiers d\u2019\u00e9coliers c\u2019est tout de m\u00eame la v\u00f4tre. Ils ont Votre style, Vos mani\u00e8res, Vos tics, Votre talent peut-\u00eatre, qui sait ? Je suis venu quelquefois vous chercher \u00e0 votre caf\u00e9 \u00ab litt\u00e9raire \u00bb et ne puis vous exprimer ici la honte que j\u2019en ressentais pour vous. On e\u00fbt dit d\u2019un grand oiseau boiteux \u00e9gar\u00e9 parmi les loufiats, chacun payant son bock, et attendant la fin du monde. Quelle blague, cher ami, Vous qui m\u2019aviez \u00e9merveill\u00e9, je ne sais comment, et qui vous malaxez chaque \u00e9ph\u00e9m\u00e9ride \u00e0 cette sueur du five o\u2019clock.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ferai n\u2019importe quoi pour un ami, vous m\u2019entendez cher ami, n\u2019importe quoi ! Je le d\u00e9fendrai contre vents et mar\u00e9es \u2013 pardonnez ce clich\u00e9, je n\u2019ai pas votre phrase ac\u00e9r\u00e9e et circonspecte \u2013 je le cacherai, \u00e0 tort ou \u00e0 raison, je descendrai dans la rue, j\u2019irai vaillamment jusqu\u2019au faux t\u00e9moignage, avec la gueule superbe et le c\u0153ur battant. Vous, vous demandez \u00e0 voir, \u00e0 juger. Si l\u2019on m\u2019attaque dans un journal pour un fait qui m\u2019est personnel, vous ne levez pas le petit doigt sur votre plume m\u00eame si c\u2019est ma femme qui vous le demande, sans vous le demander tout en vous le demandant. Vous \u00eates un peu dur d\u2019oreilles et les figures de litt\u00e9rature dans une lettre d\u2019alarme \u00e7a ne vous plait gu\u00e8re. Quant \u00e0 enfoncer les portes que vous avez cru ouvrir il y a quelques d\u00e9cades, vous \u00eates toujours l\u00e0 : la plume aux aguets et le \u00ab caf\u00e9 \u00bb aux \u00e9coutes\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y a ceux qui font de la litt\u00e9rature et ceux qui en parlent. Vous, de la litt\u00e9rature, vous en parlez plus que vous n\u2019en fa\u00eetes. Vous avez r\u00e9gl\u00e9 son compte \u00e0 Baudelaire, \u00e0 Rimbaud, pour ne parler que de ceux \u00e0 qui vous accordez quelque cr\u00e9dit quand m\u00eame. \u00c0 longueur d\u2019essais, de manifestes, d\u2019articles, vous avez vomi votre hargne, expliqu\u00e9 en long et en large vos th\u00e9ories inconsol\u00e9es, \u00e9tal\u00e9 vos diktats. Vous avez signifi\u00e9 \u00e0 la gent litt\u00e9raire de votre \u00e9poque que vous \u00e9tiez l\u00e0 et bien l\u00e0, m\u00eame \u00e0 coups de poings, ce qui n\u2019est pas pour me d\u00e9plaire car vous \u00eates courageux, tout au moins quand vous avez d\u00e9cid\u00e9 de l\u2019\u00eatre. Votre philosophie de l\u2019Action ne va jamais sans un petit tract, sans un petit article ; vous avez la plume batailleuse, comme Victor Hugo et quand il part \u00e0 Guernesey vous poussez une pointe aux Am\u00e9riques, ce qui n\u2019est pas non plus pour me d\u00e9plaire, anarchisme aidant, l\u2019Unique c\u2019est Ma Propri\u00e9t\u00e9. L\u2019histoire de la Hongrie s\u2019est r\u00e9gl\u00e9e pour vous, pour moi, pour d\u2019autres, par un tract \u2013 encore \u2013 des signatures, une naus\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale et bien europ\u00e9enne et les larmes secr\u00e8tes de Monsieur Aragon qui n\u2019a pas os\u00e9 se moucher. Alors, mon cher ami, permettez que je rigole de nos vindictes qui avortent en deuxi\u00e8me page de Combat, et allons \u00e0 la campagne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous, les po\u00e8tes, nous devrions organiser de grandes farandoles, pitancher comme il se doit et dormir avec les demoiselles. Non, nous pensons, et jamais comme les autres. Quand il nous arrive de diverger dans nos \u00e9lucubrations, on se tape dessus, \u00e0 coup de plume, toujours. J\u2019ai eu l\u2019outrecuidance d\u2019\u00e9crire en prose une pr\u00e9face, une introduction, une \u00ab note \u00bb si vous pr\u00e9f\u00e9rez \u2013 et cela pour vous laisser la concession du manifeste, concession que vous tenez d\u2019une bande de malabars milneufcentvingtiesques qui avaient moins de panache que vous \u2013 je me suis donc \u00ab introduit \u00bb tout seul un petit livre de po\u00e9sie o\u00f9 je pourfends le vers libre et l\u2019\u00e9criture automatique sans penser que vous vous preniez pour le vers libre et pour l\u2019\u00e9criture automatique et je ne savais pas que vous n\u2019\u00e9tiez que \u00e7a en d\u00e9finitive : un po\u00e8te rat\u00e9 qui s\u2019en remet aux forces complaisantes de l\u2019inconscient. Vous avez rompu comme un palefrenier, en faisant fi de mon pinard, des rago\u00fbts de Madeleine, et de ce petit quelque chose en plus de la pitance commune qui s\u2019appelle l\u2019Amour. Vous m\u2019avez fait \u00e9crire une lettre indigente par un de vos \u00ab aides \u00bb dans ce style boursoufl\u00e9 dont vous \u00eates le tenancier et qui dans d\u2019autres mains que les v\u00f4tres devient un p\u00e9nible caca saupoudr\u00e9 de subjonctifs. Tel autre de vos \u00ab amis \u00bb et que par faiblesse et persuasion j\u2019avais pris en affection jusqu\u2019\u00e0 le lire \u2013 car il signe aussi des vers libres \u2013 m\u2019envoya dinguer toujours dans ce style qui se regarde vagir. Je passe l\u2019interm\u00e8de de votre revue \u00ab glac\u00e9e \u00bb o\u00f9 en deux num\u00e9ros j\u2019allais du grand mec \u00e0 la p\u00e2le petite chose. Un de vos vieux amis enfin m\u2019a \u00ab introduit \u00bb dans une anthologie, moi le maigre chansonnier et chose curieuse nous sommes vous et moi et c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te les deux seuls vivants \u00e0 essayer de bien nous tenir parmi et au bout de tant d\u2019illustres cadavres. Vous ne trouvez pas qu\u2019il y fait un peu froid ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je vous dois cependant certains souvenirs lyriques autant que commodes \u00e0 inventorier : nos conversations \u00e0 br\u00fble-pourpoint, votre admirable voix lisant de la prose et je vous dois aussi de m\u2019avoir sorti dans le moyen-\u00e2ge dont vous savez tous les recoins et m\u00eame les issues secr\u00e8tes, \u00e0 croire que vous en \u00eates encore.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si j\u2019en crois l\u2019un de vos amis de la premi\u00e8re heure et qui brinqueballe encore les insultes dont vous l\u2019avez gratifi\u00e9 et ce \u00ab quand-m\u00eame-on-ne-peut-pas-le-laisser-tomber \u00bb m\u2019a affirm\u00e9 que vous reviendriez \u00e0 moi, les bras ouverts et la mine prodigue, car dit-il, un masochisme incurable vous pousse depuis des ann\u00e9es \u00e0 faire, d\u00e9faire et refaire vos amiti\u00e9s. Je n\u2019en crois rien et vous laisse bien volontiers \u00e0 vos vers libres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Croyez que je regrette bien sinc\u00e8rement de vous avoir eu \u00e0 ma table.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Morceau choisi Je ne connais pas bien Andr\u00e9 Breton, pour ainsi dire et m\u00eame, disons-le, pas du tout. Par contre, j\u2019ai longtemps pass\u00e9 sur mon Teppaz les chansons de L\u00e9o Ferr\u00e9. Engag\u00e9es, dr\u00f4les, m\u00e9chantes, \u00e9mouvantes, j\u2019en connaissais beaucoup par coeur. 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