{"id":21615,"date":"2020-02-03T07:47:07","date_gmt":"2020-02-03T06:47:07","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=21615"},"modified":"2020-02-04T09:11:22","modified_gmt":"2020-02-04T08:11:22","slug":"les-filles-du-docteur-march-critique-aisee-n196","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=21615","title":{"rendered":"Les Filles du Docteur March &#8211; Critique ais\u00e9e n\u00b0196"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Critique ais\u00e9e n\u00b0 196 <\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Les Filles du Docteur March<\/strong><br \/>\nGreta Gerwig<br \/>\n<em>Saoirse Ronan, Emma Watson, Laura Dern, Meryl Streep, Timoth\u00e9e Chalamet, Louis Garrel<\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-21617\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/download-4.jpg\" alt=\"\" width=\"308\" height=\"163\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/download-4.jpg 308w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/download-4-300x159.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 308px) 100vw, 308px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les Filles du Docteur March (Little Women) est un roman \u00e9crit par Louisa May Alcott en 1868. Il raconte la vie quotidienne de la famille March, dont le p\u00e8re est parti \u00e0 la guerre de s\u00e9cession, laissant derri\u00e8re lui sa femme et ses quatre filles.<br \/>\nCe premier roman connu imm\u00e9diatement un tel succ\u00e8s que Louisa \u00e9crivit une suite d\u00e8s l\u2019ann\u00e9e suivante, puis deux autres suites en 1871 et en 1886.<br \/>\nPersonnellement, je n\u2019ai lu aucun des romans de Mme Alcott mais je me souviens qu\u2019enfant, le titre fran\u00e7ais de la traduction du premier volume de la saga, Les Quatre filles du Docteur March, parue en 1951 \u00e9tait sur toutes les l\u00e8vres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien entendu le cin\u00e9ma s\u2019est vite empar\u00e9 de ce succ\u00e8s, et la derni\u00e8re adaptation de Greta Gerwig en est en fait la sixi\u00e8me. Vers l\u2019\u00e2ge de dix ou douze ans, probablement <!--more-->par erreur,\u00a0 j\u2019ai d\u00fb voir la version de Mervyn LeRoy avec Janet Leigh, Elizabeth Taylor, Peter Lawford et Mary Astor. Le film ne m\u2019avait laiss\u00e9 qu\u2019une impression de mi\u00e8vrerie et d\u2019ennui profond, mais aussi, quelle id\u00e9e de envoyer un gar\u00e7on de douze ans voir une histoire de filles de 15 \u00e0 20 ans !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le roman aussi bien que les films qu\u2019on en a tir\u00e9s sont de purs m\u00e9lodrames. Longtemps, j\u2019ai associ\u00e9 \u00e0 ce mot une notion de grandiloquence un peu ridicule, impliquant de fragiles orphelines en proie aux poursuites d\u2019inf\u00e2mes suborneurs, sauv\u00e9es in extremis par de pauvres et beaux jeunes gens porteurs de la r\u00e9v\u00e9lation de leur ascendance v\u00e9ritable, en l\u2019occurrence un magnat du p\u00e9trole br\u00e9silien ou une principaut\u00e9, isol\u00e9e mais charmante, au fin fond des Carpates, les jeunes gens porteurs de messages finissant en g\u00e9n\u00e9ral au poste de vice-pr\u00e9sident ou de prince consort.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais avec le temps, j\u2019ai appris \u00e0 aimer certains de ces m\u00e9los, particuli\u00e8rement ceux du XIX\u00e8me si\u00e8cle britannique : <em>Retour \u00e0 Howards end, Orgueil et pr\u00e9jug\u00e9s, Raison et sentiments<\/em>. Ce n\u2019est pas vraiment ma tasse de Darjeeling, mais quand les d\u00e9cors sont beaux, les costumes magnifiques et les com\u00e9diens distingu\u00e9s, qu\u2019importe que l\u2019on devine la fin d\u00e8s le premier tiers, qu\u2019importe que les relations humaines et les sentiments exprim\u00e9s n\u2019aient plus rien \u00e0 voir avec ceux de notre \u00e9poque &#8211; \u00e0 la r\u00e9flexion, si, cela importe beaucoup, parce que cela repose &#8211; si on laisse un instant de c\u00f4t\u00e9 son esprit Canal + \u00e0 la con, on peut \u00e9prouver du plaisir et m\u00eame des \u00e9motions \u00e0 regarder ces films.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si, \u00e0 mon avis, <em>Les filles du Docteur March<\/em> n\u2019atteint pas la qualit\u00e9 des m\u00e9los pr\u00e9cit\u00e9s, il n\u2019en est pas loin et se laisse regarder sans ennui.<br \/>\nEt pourtant, le film a fait l\u2019objet au Masque et \u00e0 la Plume d\u2019une critique d\u00e9vastatrice unanime.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Truffaut, lui-m\u00eame critique de cin\u00e9ma avant d\u2019\u00eatre r\u00e9alisateur, disait que le probl\u00e8me avec les critiques, c\u2019est qu\u2019ils jugent un film non d\u2019apr\u00e8s le r\u00e9sultat, c\u2019est \u00e0 dire d\u2019apr\u00e8s le produit cin\u00e9matographique, mais d\u2019apr\u00e8s l\u2019intention du r\u00e9alisateur. Cette fois-ci, et c\u2019est presque pareil, ces messieurs-dames ont jug\u00e9 le film d\u2019apr\u00e8s ce qu\u2019il connaissaient de la r\u00e9alisatrice. Compagne d\u2019un excellent r\u00e9alisateur Noah Baumbach \u2014 puis-je vous recommander <em>Marriage Story<\/em> et <em>The Meyerowitz Stories<\/em> sur Netflix \u2014 Greta Gerwig qui a d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9 trois longs m\u00e9trages est connue, para\u00eet-il, pour ses positions ind\u00e9pendantes, avanc\u00e9es, f\u00e9ministes, progressistes. Et les cinq du Masque et de la Plume lui ont reproch\u00e9 d\u2019une seule voix de ne pas l\u2019avoir reconnue dans sa fa\u00e7on de traiter les braves filles du bon docteur March.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Moi qui ne savais rien de Greta Gerwig ni de ses relations avec Noah Baumbach, j\u2019ai trouv\u00e9 qu\u2019elle avait fait un tr\u00e8s honn\u00eate film hollywoodien, sans exag\u00e9rer mais sans n\u00e9gliger non plus la volont\u00e9 f\u00e9ministe\u00a0 que Mme Alcott y avait mise tr\u00e8s honorablement il y a cent cinquante ans.La seule concession qu&rsquo;elle ait faite \u00e0 la modernit\u00e9 est un r\u00e9cit hach\u00e9 par des flash-backs anarchiques dont elle aurait mieux fait de se passer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les com\u00e9diennes Saoirse Ronan (dans le film, elle s&rsquo;appelle Jo, c&rsquo;est plus facile \u00e0 prononcer), Laura Dern et Meryl Streep y sont parfaites. Mise \u00e0 part une tr\u00e8s bonne sc\u00e8ne de d\u00e9claration d\u2019amour, Timoth\u00e9e Chalamet m\u2019a paru un peu absent. Louis Garrel a un tr\u00e8s bon r\u00f4le, un peu court, mais tr\u00e8s bon.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ah ! Encore une chose : on a vraiment envie de s\u2019habiller comme \u00e7a !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Critique ais\u00e9e n\u00b0 196 Les Filles du Docteur March Greta Gerwig Saoirse Ronan, Emma Watson, Laura Dern, Meryl Streep, Timoth\u00e9e Chalamet, Louis Garrel Les Filles du Docteur March (Little Women) est un roman \u00e9crit par Louisa May Alcott en 1868. 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