{"id":20534,"date":"2019-11-22T07:47:03","date_gmt":"2019-11-22T06:47:03","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=20534"},"modified":"2019-11-26T07:57:44","modified_gmt":"2019-11-26T06:57:44","slug":"le-mans-66-critique-aisee-n182","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=20534","title":{"rendered":"Le Mans 66 &#8211; Critique ais\u00e9e n\u00b0182"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff0000;\"><em>Attention, ceci n&rsquo;est pas le 3\u00e8me \u00e9pisode du r\u00e9cit haletant que vous suivez depuis quelques jours \u00ab\u00a0De La Fl\u00e8che au Mans\u00a0\u00bb !<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Critique ais\u00e9e n\u00b0182<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Le<\/strong> <strong>Mans 66<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-20531\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/download-3.jpg\" alt=\"\" width=\"299\" height=\"168\" \/><\/strong><br \/>\nJames Mangold \u2013 2019 \u2013 152 minutes<br \/>\n<em>Matt Damon, Christian Bale<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et voil\u00e0 ! Cela fait cinq ans que vous lisez mes Critiques ais\u00e9es (aujourd\u2019hui, c&rsquo;est la cent quatre-vingt deuxi\u00e8me ( fichtre ! )). A pr\u00e9sent, vous connaissez parfaitement ma pond\u00e9ration, mon sens de la mesure, mon maniement de la litote, mon usage de l\u2019implicite. Eh bien, aujourd\u2019hui, c\u2019est tr\u00e8s explicitement, sans euph\u00e9misme ni hyperbole, que je vous dis : \u00ab <em>Le Mans 66 <\/em>? \u00c7a, c\u2019est du cin\u00e9ma ! \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ne vous y trompez pas, <em>Le Mans 66<\/em> n&rsquo;est pas un remake du film <em>Le Mans<\/em> de 1971 qui n&rsquo;avait d&rsquo;autre <!--more-->int\u00e9r\u00eat que de voir Steve McQueen r\u00e9aliser au cin\u00e9ma le r\u00eave qu&rsquo;il avait de courir v\u00e9ritablement les 24 heures au Mans. Contrairement \u00e0 la plupart des films sur la course automobile (<em>Grand prix, Le Mans, Jours de tonnerre,<\/em> et m\u00eame <em>Cars 1, Cars 2, Cars 3<\/em>) <em>Le Mans 66<\/em> a un v\u00e9ritable sc\u00e9nario, des courses pas trop fr\u00e9quentes mais spectaculaires, deux acteurs superbes, tout cela vous entrainant dans un \u00e9tat de f\u00e9brilit\u00e9 permanente.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le sc\u00e9nario, c\u2019est l\u2019amiti\u00e9 naissante entre Caroll Shelby et Ken Miles, dans le cadre de la rivalit\u00e9 entre Ford et Ferrari. Pour la faire br\u00e8ve, Caroll Shelby, ancien vainqueur des 24 heures du Mans, est charg\u00e9 par Henry Ford II de construire une voiture capable de battre Ferrari aux 24 heures du Mans. Shelby convainc Ken Miles, coureur automobile, g\u00e9nie de la m\u00e9canique et t\u00eate de mule, de l\u2019aider \u00e0 r\u00e9aliser le monstre demand\u00e9 et de le piloter.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans son sc\u00e9nario inspir\u00e9 de la v\u00e9ritable lutte Ford\/Ferrari, le film reste tr\u00e8s classique : exaltation des amiti\u00e9s viriles et des valeurs individuelles face au rouleau compresseur industriel, lutte des forts caract\u00e8res contre les flagorneurs professionnels, \u00e9vocation du dilemme de l\u2019homme partag\u00e9 entre sa passion et sa famille, etc&#8230; Tout y est, tellement que l\u2019on pourrait croire \u00e0 une histoire sortie de l\u2019imagination d\u2019un sc\u00e9nariste chevronn\u00e9. Mais, tout est vrai.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019\u00e9motion, qui a tant fait d\u00e9faut \u00e0 tant d\u2019autres films d\u2019action r\u00e9cents (<em>Midway, Dunkerque, Ad Astra&#8230; <\/em>) est permanente, que ce soit avant, pendant ou apr\u00e8s les courses. Ce presque miracle aujourd\u2019hui tient essentiellement \u00e0 deux \u00e9l\u00e9ments qu&rsquo;on ne trouvait pas dans les trois films pr\u00e9cit\u00e9s.\u00a0 Tout d&rsquo;abord, c&rsquo;est l\u2019absence, je dis bien l\u2019absence d\u2019effets sp\u00e9ciaux num\u00e9riques. Enfin ! Ce sont de vraies voitures que l&rsquo;on voit se poursuivre \u00e0 300 kilom\u00e8tres heures dans la poussi\u00e8re, dans la nuit, sous la pluie. Pas de travelling num\u00e9rique bidonn\u00e9, pratiquement pas de travelling par drones, presque uniquement des cam\u00e9ras embarqu\u00e9es qui filment la route au ras du sol, le jeu des pieds du pilote sur les p\u00e9dales ou son visage sur fond de paysage d\u00e9filant \u00e0 toute allure. Le deuxi\u00e8me \u00e9l\u00e9ment, c&rsquo;est la puissante incarnation de quelques personnages, en particulier de Ken Miles et d&rsquo;Henry Ford II. Si l&rsquo;interpr\u00e9tation de Caroll Shelby par Matt Damon est sans d\u00e9faut, celle de Ken Miles par Christian Bale lui est sup\u00e9rieure. Il faut dire que le personnage se pr\u00eate mieux \u00e0 une performance d&rsquo;acteur. Autre performance, plus courte, mais m\u00e9morable, celle d&rsquo;Henry Ford II par Tracy Letts. On pourra se souvenir de la sc\u00e8ne ou Shelby l&#8217;emm\u00e8ne faire un tour en GT40.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voir ce film vous rappellera peut-\u00eatre l&rsquo;importance mondiale qu&rsquo;avait \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque cette comp\u00e9tition h\u00e9t\u00e9roclite o\u00f9 les monstres Ford et Ferrari couraient en bord \u00e0 bord avec des Porsche du commerce un peu pr\u00e9par\u00e9es, des FIAT 850 \u00e0 peine transform\u00e9es et des DB Panhard profil\u00e9es. La t\u00e9l\u00e9vision en noir et blanc consacrait des heures enti\u00e8res \u00e0 la retransmission de l&rsquo;\u00e9preuve. C&rsquo;\u00e9tait le spectacle sportif de l&rsquo;ann\u00e9e. \u00c7a ne l&rsquo;est plus, sauf au cin\u00e9ma. Quand vous irez voir le film, si vous avez oubli\u00e9 le palmar\u00e8s de la course du Mans de 1966, n\u2019allez pas le chercher sur Gougueule et ne comptez pas sur moi pour vous le rappeler. Mais m\u00eame si vous connaissez la fin, et m\u00eame si vous n&rsquo;\u00eates pas un passionn\u00e9 de la course automobile, ce film a toutes chances de vous plaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Mans 66 dure deux heures et demi qui passent elles aussi\u00a0 \u00e0 toute vitesse. C&rsquo;est un vrai plaisir de cin\u00e9ma, spectaculaire, honn\u00eate et professionnel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Attention, ceci n&rsquo;est pas le 3\u00e8me \u00e9pisode du r\u00e9cit haletant que vous suivez depuis quelques jours \u00ab\u00a0De La Fl\u00e8che au Mans\u00a0\u00bb ! Critique ais\u00e9e n\u00b0182 Le Mans 66 James Mangold \u2013 2019 \u2013 152 minutes Matt Damon, Christian Bale Et voil\u00e0 ! 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