{"id":19254,"date":"2019-08-21T07:47:36","date_gmt":"2019-08-21T05:47:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=19254"},"modified":"2019-08-21T08:14:53","modified_gmt":"2019-08-21T06:14:53","slug":"il-etait-une-fois-a-hollywood-critique-aisee-n167","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=19254","title":{"rendered":"Il \u00e9tait une fois \u00e0 Hollywood &#8211; Critique ais\u00e9e n\u00b0167"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000080;\"><em>Critique ais\u00e9e n\u00b0167<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-19259\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/download-1-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" \/>Il \u00e9tait une fois \u00e0 Hollywood<\/strong><br \/>\nQuentin Tarentino \u2013 2019<br \/>\n<em>Leonardo di Caprio, Brad Pitt, Al Pacino, Bruce Dern, Ken Russell<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Beaucoup de bruit pour rien.<br \/>\nNon, je ne suis pas juste, pas pour rien. Mais beaucoup de bruit pour pas grand-chose assur\u00e9ment. Pas aussi risible que <em>Kill Bill<\/em>, pas aussi caricatural que <em>Inglorious bastards<\/em>, pas aussi d\u00e9plaisant que <em>Django<\/em>, pas aussi lamentable que les <em>Huit salopards<\/em>, voici \u00ab\u00a0<em>Il \u00e9tait une fois \u00e0 Hollywood<\/em>\u00ab\u00a0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour une fois depuis plusieurs ann\u00e9es, ce film de Tarentino ne m&rsquo;a ni agac\u00e9, ni irrit\u00e9. Il m&rsquo;a simplement d\u00e9\u00e7u. D\u00e9\u00e7u, parce que la bande annonce laissait pr\u00e9voir plus d&rsquo;humour que je n&rsquo;en ai trouv\u00e9 dans le film, parce que les acteurs de premi\u00e8re grandeur qui apparaissent dans le film cabotinent \u00e0 qui mieux mieux, parce que je m&rsquo;\u00e9tais laiss\u00e9 prendre \u00e0 son incroyable campagne de promotion, destin\u00e9e sans doute \u00e0 compenser une sortie en salles au mois d&rsquo;Aout, le mois des nanars&#8230; mais pas d\u00e9\u00e7u \u00e0 cause des critiques enthousiastes, \u00e7a non, car j&rsquo;avais fait en sorte de ne rien lire ni entendre avant de me rendre \u00e0 l&rsquo;Escurial ce dimanche apr\u00e8s-midi. En attendant que la s\u00e9ance ne commence \u2014 j&rsquo;arrive toujours avant l&rsquo;heure de la s\u00e9ance, car j&rsquo;aime voir les bandes annonce et m\u00eame les films publicitaires et les attractions, mais \u00e7a c&rsquo;est fini depuis 1955 \u2014 je pensais que c&rsquo;\u00e9tait dans cette m\u00eame salle o\u00f9, il y a soixante-dix ans, j&rsquo;allais au balcon voir Erroll Flynn mater \u00a0\u00bb La R\u00e9volte des dieux rouges\u00a0\u00bb.<br \/>\n\u00c7a c&rsquo;\u00e9tait la touche personnelle, celle que j&rsquo;ajoute toujours pour montrer que je ne suis pas un robot.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bon, le titre, d&rsquo;abord.<br \/>\nOn sait que, au risque de n&rsquo;\u00eatre que cela, Tarentino est un ma\u00eetre \u00e8s r\u00e9f\u00e9rences. Alors, on peut se demander si le titre <!--more-->qu&rsquo;il a choisi (voir plus haut) en est une aux films sacril\u00e8ges de Sergio Leone, \u00ab\u00a0<em>Il \u00e9tait une fois dans l&rsquo;Ouest, la R\u00e9volution, en Am\u00e9rique<\/em>\u00a0\u00bb ou aux incipits des contes de notre enfance, <em>Il \u00e9tait une fois une princesse, un vilain petit canard, un pauvre cordonnier<\/em>&#8230; La r\u00e9ponse pourrait \u00eatre \u00ab\u00a0les deux en g\u00e9n\u00e9ral\u00a0\u00bb, car si l&rsquo;histoire se r\u00e9v\u00e8lera finalement \u00eatre une sorte de conte de f\u00e9e, on y verra beaucoup de sc\u00e8nes tir\u00e9es et encore davantage caricatur\u00e9es \u2014 si cela \u00e9tait humainement possible \u2014 de westerns-spaghettis. Mais je dirai que non, le titre n&rsquo;annonce pas un nouveau d\u00e9marquage des films des autres. En effet, les sc\u00e8nes <em>western<\/em> ne sont pas des caricatures des films de Sergio Leone ou de Sergio Corbucci (<em>Django 1, Django 2, Navajo Joe, Le grand Silence, Salut l&rsquo;ami adieu le tr\u00e9sor<\/em>, etc.\u2026), mais ces m\u00eames sc\u00e8nes telles que les auraient tourn\u00e9es les deux Sergio, avec la diff\u00e9rence que c&rsquo;est le <em>making off<\/em> que l&rsquo;on en voit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par contre, c&rsquo;est bien dans un conte de f\u00e9e que Tarentino veut nous entrainer, un conte sur fond d&rsquo;acteur de s\u00e9rie en d\u00e9clin, de cascadeur en ch\u00f4mage, de guerre lointaine au Vi\u00eat-Nam, de couples glamour tels que Roman Polanski &#8211; Sharon Tate, et de cingl\u00e9s \u00e0 la Charles Manson. Vous savez que je ne vais pas vous raconter l&rsquo;histoire, mais sachez quand m\u00eame que cette \u00e9l\u00e9gance me g\u00eane beaucoup pour d\u00e9velopper ma critique et pour expliquer que le conte de f\u00e9e, assez curieusement, apparait dans la violence extr\u00eame \u2014 comme d&rsquo;habitude \u2014 de la sc\u00e8ne finale. Je ne vous en dirai pas plus sur cet aspect.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le film, quoique trop long (2heures 41), n&rsquo;est pas ennuyeux, enfin pas vraiment. Mais c&rsquo;est vrai qu&rsquo;on passe un peu trop de temps \u00e0 regarder Brad Pitt en cascadeur obscur et looser conduire le porte-avion blanc de son patron de Caprio entre Pacific Palisades et Hollywood. C&rsquo;est vrai aussi que l&rsquo;on passe beaucoup de temps \u00e0 contempler sous tous ses aspects la gentillesse na\u00efve et souriante de Sharon Tate, et le d\u00e9sespoir alcoolis\u00e9 de de Caprio en acteur d\u00e9clinant de s\u00e9rie TV.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, on aimera surement revoir ces longues voitures blanches d\u00e9capot\u00e9es qui tanguent sur Wilshire Boulevard, on se baignera \u00e0 nouveau avec nostalgie dans cette lumi\u00e8re cr\u00e9pusculaire dor\u00e9e et poussi\u00e9reuse des routes de Laurel Canyon, on reconna\u00eetra avec plaisir l&rsquo;entr\u00e9e du Regency Village Theater de Westwood, et on suivra voluptueusement les sinuosit\u00e9s de Cielo Drive dans le chuintement des pneus et la chaleur de la nuit. Nostalgie, quand tu nous tiens&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On verra deux ou trois sc\u00e8nes tr\u00e8s r\u00e9ussies, comme le dialogue entre l&rsquo;acteur d\u00e9clinant ressassant sa d\u00e9gringolade et l&rsquo;enfant-actrice expliquant sa m\u00e9thode de com\u00e9dienne. Tr\u00e8s r\u00e9ussie aussi la sc\u00e8ne inqui\u00e9tante o\u00f9 le cascadeur rend visite \u00e0 ce qui s&rsquo;av\u00e8rera \u00eatre la bande hallucin\u00e9e de Charles Manson. Dans le genre, et m\u00eame si justement on n&rsquo;aime pas le genre, on appr\u00e9ciera la sc\u00e8ne du massacre final, pour des raisons psychologiques que je ne peux d\u00e9voiler ici, faute de d\u00e9voiler ce qui pourrait demeurer, mais pour certains seulement, une surprise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais on regrettera l&rsquo;\u00e9norme cabotinage, heureusement bref, d&rsquo;Al Pacino, ainsi que ceux de Bruce Dern et de Kurt Russel, un peu moins accentu\u00e9s et un peu plus brefs.\u00a0 Comment un r\u00e9alisateur qui a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 de brillants acteurs dans Reservoir Dogs ou ranim\u00e9 des carri\u00e8res fichues dans Pulp fiction ou Jackie Brown peut-il faire jouer comme \u00e7a des com\u00e9diens aussi exp\u00e9riment\u00e9s. Myst\u00e8re. Myst\u00e8re ou mystification ? De Caprio, capable de tout jouer, ne s&rsquo;en sort pas trop mal et Brad Pitt colle assez bien dans son r\u00f4le de brave type serviable, looser et costaud.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ne vous laissez pas prendre au chant des sir\u00e8nes critiques professionnelles qui vous aguicheront avec leur \u00e9vocation des r\u00e9f\u00e9rences continuelles de Tarentino qui les \u00e9patent \u00e0 chaque fois.<br \/>\nLes seules r\u00e9f\u00e9rences que j&rsquo;ai vues dans ce film sont celles dont je viens de parler et qui sont faites tr\u00e8s directement et ouvertement aux westerns spaghettis. Les autres r\u00e9f\u00e9rences que l&rsquo;on pourra vous citer n&rsquo;en sont pas, \u00e0 moins que placer dans le cadre un \u00e9cran de t\u00e9l\u00e9vision montrant quelques images de la s\u00e9rie Mannix (entre nous, quelle musique de g\u00e9n\u00e9rique !) ne soit consid\u00e9r\u00e9e comme une r\u00e9f\u00e9rence. Moi j&rsquo;appelle \u00e7a du d\u00e9cor.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Maintenant, moi, je dis \u00e7a, je dis rien. C&rsquo;est vous qui voyez.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #ff0000; text-decoration: underline;\"><strong>Bient\u00f4t publi\u00e9<\/strong><\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>22 Ao\u00fbt,\u00a0 Une chambre en Ville (di Paraso) \u2013 2<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\"><strong>23 Ao\u00fbt,\u00a0 La nasse<\/strong><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Critique ais\u00e9e n\u00b0167 Il \u00e9tait une fois \u00e0 Hollywood Quentin Tarentino \u2013 2019 Leonardo di Caprio, Brad Pitt, Al Pacino, Bruce Dern, Ken Russell Beaucoup de bruit pour rien. Non, je ne suis pas juste, pas pour rien. Mais beaucoup de bruit pour pas grand-chose assur\u00e9ment. 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