{"id":18609,"date":"2019-06-28T07:47:01","date_gmt":"2019-06-28T05:47:01","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=18609"},"modified":"2019-06-28T10:59:53","modified_gmt":"2019-06-28T08:59:53","slug":"nevada-critique-aisee-164","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=18609","title":{"rendered":"Nevada &#8211; Critique ais\u00e9e n\u00b0164"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Critique ais\u00e9e n\u00b0164<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-thumbnail wp-image-18619\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/download-9-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" \/>Nevada<\/strong><br \/>\nLaure de Clermont-Tonnerre \u2014 2019<br \/>\n<em>Matthias Schoenaerts, Bruce Dern<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis qu\u2019apr\u00e8s Sergio Leone Tarentino a entrepris de le d\u00e9truire, il n&rsquo;y a plus que des fran\u00e7ais pour faire du vrai cin\u00e9ma am\u00e9ricain tout en le revisitant. En 2009, Bertrand Tavernier s&rsquo;\u00e9tait charg\u00e9 du polar avec <strong>Dans la brume \u00e9lectrique<\/strong> ; l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, Jacques Audiard avait renouvel\u00e9 le western avec <strong>Les fr\u00e8res Sisters<\/strong> <sup>(1)<\/sup> et cette ann\u00e9e c&rsquo;est Laure de Clermont-Tonnerre qui s&rsquo;y colle avec son film carc\u00e9ral <strong>Nevada<\/strong><sup>(2)<\/sup>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Roman Coleman a tu\u00e9 sa femme dans un geste de col\u00e8re. Apr\u00e8s douze ann\u00e9es pass\u00e9es dans une prison du Nevada, il lui en reste encore pas mal \u00e0 purger. La captivit\u00e9 et sans doute aussi l\u2019obsession de son acte ont referm\u00e9 herm\u00e9tiquement l\u2019homme sur lui-m\u00eame, r\u00e9sign\u00e9, docile, avec pourtant, de temps<!--more--> en temps, une explosion de puissance animale. Presque contre son gr\u00e9, il est int\u00e9gr\u00e9 dans un programme de r\u00e9insertion sociale par le dressage de mustangs <sup>(3)<\/sup>. Pendant douze semaines, le temps accord\u00e9 pour le dressage, Roman va se heurter \u00e0 une autre puissance animale, celle de Marquis, le mustang qu\u2019il a lui-m\u00eame choisi, jusqu\u2019\u00e0 ce qu&rsquo;une amiti\u00e9 se noue entre le cheval et lui. Ce lien, bien que fragile et \u00e9ph\u00e9m\u00e8re, lui permettra de retrouver un \u00e9quilibre, sans doute de quoi supporter le temps qui lui reste \u00e0 accomplir en prison.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le pitch tel que je viens de le d\u00e9crire peut pr\u00eater \u00e0 sourire, et j\u2019entends d\u00e9j\u00e0 les commentateurs blas\u00e9s gloser sur les bons sentiments et le presque happy-ending.\u00a0 Que ceux-l\u00e0 aille revoir un Tarentino, les Huit Salopards<sup>(4)<\/sup>par exemple .<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nevada est trait\u00e9 avec naturel et aborde sans complexe et sans insistance les clich\u00e9s propres \u00e0 l\u2019univers carc\u00e9ral, au Grand Ouest, \u00e0 l\u2019amiti\u00e9 homme\/cheval : la drogue et le meurtre en prison, la sagesse bourrue du vieux cow-boy burin\u00e9, l\u2019homme qui sauve le cheval qui sauve l\u2019homme\u2026 Cette simplicit\u00e9 de traitement et le refus du violent spectaculaire font qu\u2019on a l\u2019impression de se retrouver dans un film du d\u00e9but des ann\u00e9es 60, et on se dit que c\u2019est bien agr\u00e9able de ne pas tomber dans les poncifs habituels de\u00a0 noirceur et de pessimisme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les d\u00e9cors sont soign\u00e9s et surprenants ; Si les premi\u00e8res images du film montrent quelques grands espaces \u2014 on s\u2019attend \u00e0 des montagnes rouges et des canyons et l\u2019on a de grandes plaines ondul\u00e9es \u00e0 l\u2019herbe jaunie \u2014 la plus grande partie du film se d\u00e9roule soit dans une prison soit dans un centre de dressage. On s\u2019attend alors un ranch avec baraques en planches et barri\u00e8res en bois et on a un corral en ferraille et des \u00e9tables m\u00e9talliques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une seule tr\u00e8s forte s\u00e9quence est celle de la tornade qui oblige \u00e0 rassembler les chevaux dans les cuisines de la prison et qui renoue les liens entre Roman et Marquis. Cette sc\u00e8ne est totalement originale, tellement originale qu\u2019elle a sem\u00e9 la confusion dans l\u2019esprit du critique du magazine Premi\u00e8re<sup> (5)<\/sup>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On dit que la plupart des acteurs sont de v\u00e9ritables d\u00e9tenus d\u2019un v\u00e9ritable centre de r\u00e9insertion. On peut esp\u00e9rer que ce film leur fera gagner quelques ann\u00e9es de moins en prison.<br \/>\nC\u2019est Matthias Schoenaerts qui interpr\u00e8te Roman Coleman. On avait d\u00e9j\u00e0 vu ce dont il est capable dans le genre puissance contenue (et parfois lib\u00e9r\u00e9e) dans Bullhead, un surprenant film belge de 2011. Il est ici tout aussi bon. En plus il parle bien anglais et, pour autant que je puisse en juger, il monte bien \u00e0 cheval.<br \/>\nBruce Dern, dans le r\u00f4le du vieux sage v\u00e9t\u00e9ran des rod\u00e9os, cabotine pas mal, mais c\u2019est plut\u00f4t sympathique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bref, vous pouvez y aller, mais choisissez un cin\u00e9ma \u00e0 air conditionn\u00e9, parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas qu&rsquo;au Nevada qu&rsquo;il fait chaud.<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em><strong>Notes\u00a0<\/strong><\/em><\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Note 1 : <a href=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=14857\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Critique ais\u00e9e n\u00b0134<\/strong><\/span><\/a><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Note 2 : T\u00e9l\u00e9rama, qui en manque rarement une, a class\u00e9 Nevada dans la cat\u00e9gorie \u00ab\u00a0film de guerre\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Note 3 : Comme chacun sait, les mustangs sont des chevaux sauvages qui vivent en pleine libert\u00e9 dans certains territoires de l\u2019Ouest am\u00e9ricain. Ils font partie int\u00e9grante de la l\u00e9gende de la Conqu\u00eate de l\u2019Ouest et des Indiens, dont ils \u00e9taient la monture.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Note 4 : <a href=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=5423\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><strong><span style=\"color: #ff0000;\">Critique ais\u00e9e n\u00b064<\/span><\/strong><\/a><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Note 5 : Voici un extrait de la critique de\u00a0 Christophe Narbonne de Premi\u00e8re : \u00ab\u00a0<em>L\u2019\u00e9l\u00e9ment d\u00e9clencheur de la catharsis du h\u00e9ros prend par exemple la forme d\u2019un incendie spectaculaire auquel Laure de Clermont-Tonnerre conf\u00e8re une dimension mythologique par la seule force de sa mise en sc\u00e8ne au plus proche des flammes destructrices, et des chevaux et des hommes, indissociables forces de vie.<\/em>\u00a0\u00bb<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">En r\u00e9alit\u00e9, il s\u2019agit d\u2019une tornade. Prendre une temp\u00eate pour un incendie, c\u2019est \u00e0 croire que M.Narbonne, n\u2019ayant pas vu le film, a lu trop vite le dossier de presse qui lui a \u00e9t\u00e9 remis<\/span>.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Bient\u00f4t publi\u00e9<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Aujourd\u2019hui, 18 h 30 min Derni\u00e8re heure : La s\u00e9curit\u00e9 par l\u2019ortograffe<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Demain, 7 h 47 min \u00bf TAVUSSA ? (56) : Le Rat de ville et le Rat des champs<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\"><strong>30 Juin, 7 h 47 min\u00a0 UN DINER A O.K. CORRAL<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\"><strong>1 Juil, 7 h 47 min Meilleurs voeux<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\"><strong>2 Juil, 7 h 47 min Expressions toutes f\u00eates<\/strong><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Critique ais\u00e9e n\u00b0164 Nevada Laure de Clermont-Tonnerre \u2014 2019 Matthias Schoenaerts, Bruce Dern Depuis qu\u2019apr\u00e8s Sergio Leone Tarentino a entrepris de le d\u00e9truire, il n&rsquo;y a plus que des fran\u00e7ais pour faire du vrai cin\u00e9ma am\u00e9ricain tout en le revisitant. En 2009, Bertrand Tavernier s&rsquo;\u00e9tait charg\u00e9 du polar avec Dans la brume \u00e9lectrique ; l&rsquo;ann\u00e9e &hellip; <a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=18609\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Nevada &#8211; Critique ais\u00e9e n\u00b0164<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_mo_disable_npp":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[94,2],"tags":[98,21],"class_list":["post-18609","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-critiques","category-textes","tag-cinema","tag-philippe"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18609","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=18609"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18609\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=18609"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=18609"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=18609"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}