{"id":17043,"date":"2019-03-03T08:47:27","date_gmt":"2019-03-03T06:47:27","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=17043"},"modified":"2019-03-03T12:03:58","modified_gmt":"2019-03-03T10:03:58","slug":"green-book-critique-aisee-n153","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=17043","title":{"rendered":"Green Book &#8211; Critique ais\u00e9e n\u00b0153"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Critique ais\u00e9e n\u00b0153<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Green book<\/strong><br \/>\nPeter Farrelly &#8211; 2018<br \/>\n<em>Viggo Mortensen, Mahershala Ali<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00a0<\/em>Pour commencer une critique de cin\u00e9ma, de th\u00e9\u00e2tre ou de litt\u00e9rature, en g\u00e9n\u00e9ral, je cherche une accroche. Le temps que je la trouve, que je l&rsquo;\u00e9crive, que je la peaufine un peu, les id\u00e9es pour le corps de la critique me viennent. Ou du moins, je les attends (que croyez-vous que je sois en train de faire en ce moment ?). Parfois, elles viennent, et parfois il faut que je change d&rsquo;accroche. Pour ce qui est de Green Book, le dernier film de Peter Farelly, ma premi\u00e8re id\u00e9e a \u00e9t\u00e9 de faire une comparaison entre ce film, <strong>Green Book,<\/strong> et <strong>Vice<\/strong>. Je les avais vus presque coup sur coup et je venais de terminer la r\u00e9daction de ma critique de celui des deux qui voudrait retracer l&rsquo;ascension de Dick Cheney. J&rsquo;avais donc tous les \u00e9l\u00e9ments en m\u00e9moire, mais le seul point commun que je leur ai trouv\u00e9, c&rsquo;est le poids suppl\u00e9mentaire, la vingtaine de kilos qu&rsquo;ont d\u00fb prendre Christian Bale et Viggo Mortensen, l&rsquo;un pour incarner Dick Cheyney, Vice-Pr\u00e9sident des USA de 2001 \u00e0 2009, et l&rsquo;autre, Tony Vallelonga, videur italo-am\u00e9ricain du Bronx. Pas tr\u00e8s int\u00e9ressant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors, j&rsquo;ai trouv\u00e9 une autre accroche : avec Green Book, je retrouvais l&rsquo;Am\u00e9rique, ma premi\u00e8re Am\u00e9rique, celle de mon road trip \u00e0 moi, 1962, les USA, New York, la route, les voitures, la musique, les motels, les <em>diners<\/em>, les paysages, le Sud profond, la s\u00e9gr\u00e9gation&#8230; Pour commencer ma revue, je raconterais comment, \u00e0 deux ou trois mois pr\u00e8s, j&rsquo;aurais pu rencontrer cette voiture, quelque part entre Birmingham et Montgomery, et, dans une <em>gas station<\/em>, croiser ce videur italo-am\u00e9ricain du Bronx et ce pianiste noir distingu\u00e9. Voil\u00e0 ce que j&rsquo;allais faire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-17046\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/images.jpg\" alt=\"\" width=\"275\" height=\"183\" \/>Puisque \u00e7a, c&rsquo;est fait, voici maintenant ma critique : le film commence par une brillante s\u00e9quence \u00e0 la Woody Allen. La sc\u00e8ne se passe au Copa, le Copacabana, le plus fameux cabaret des \u00c9tats Unis, celui o\u00f9 toutes les grandes vedettes du show business se sont produites devant les tables des d\u00eeneurs les plus fortun\u00e9s de l&rsquo;Am\u00e9rique, emplissant \u00e0 ras bord les caisses de son propri\u00e9taire, le patron de la mafia locale. Sc\u00e8ne de foule \u00e9l\u00e9gante et bruyante, ma\u00eetres d&rsquo;h\u00f4tel et serveurs affair\u00e9s, accorte vendeuse de cigarettes, big band et crooner (personnellement je pense qu&rsquo;il s&rsquo;agit du regrett\u00e9 Bobby Darin, qui voulait devenir Sinatra, mais qui n&rsquo;en a pas eu le temps.) Quand la musique \u00e9clate, quand Bobby Darin entame <em>that old black magic<\/em>, alors on est \u00e0 New York, un New York qui a d&rsquo;ailleurs disparu. Le reste du film n&rsquo;aura rien \u00e0 voir avec tout \u00e7a, mais cette sc\u00e8ne, qui n&rsquo;est l\u00e0 que pour introduire le personnage principal, le videur du Copa, montre toute la technicit\u00e9 du r\u00e9alisateur. Le reste du film, c&rsquo;est une com\u00e9die optimiste sur la s\u00e9gr\u00e9gation, qui met face \u00e0 face (si l&rsquo;on peut dire, vous verrez bien) deux personnages que tout oppose : en 1962, un pianiste noir, riche et raffin\u00e9 embauche un italo-am\u00e9ricain du Bronx pour lui servir de chauffeur-garde du corps pendant une tourn\u00e9e de trois mois dans le Sud profond. En suivant la progression classique d&rsquo;un road movie, on se dirige tout droit vers un happy ending pr\u00e9visible \u00e0 travers des situations attendues. Pr\u00e9visible, attendues, certes, mais qu&rsquo;importe : la voiture est confortable, les paysages sont beaux, les motels parfois moins, les conversations souvent d\u00e9sopilantes et les acteurs formidables.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est d&rsquo;usage de dire que la performance de Viggo Mortensen, homme naturellement grand et mince, au visage \u00e9maci\u00e9 et parfois m\u00eame inqui\u00e9tant, dans ce r\u00f4le de compl\u00e8te composition de gros b\u00e2freur, vulgaire, cogneur, ignorant et de bonne volont\u00e9 est extraordinaire et qu&rsquo;elle aurait d\u00fb lui valoir l&rsquo;Oscar du meilleur acteur (qu&rsquo;il n&rsquo;a pas eu). Pour l&rsquo;Oscar, je ne sais pas. Mais pour le reste, je suis d&rsquo;accord. Le personnage qu&rsquo;il incarne d\u00e9gage une telle force, une telle confiance en soi, une telle sympathie que l&rsquo;on sait que rien de mal ne pourra arriver tant qu&rsquo;il sera l\u00e0. C&rsquo;est pour le spectateur une situation confortable qui lui permet d&rsquo;appr\u00e9cier toutes les qualit\u00e9s du film.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le pianiste noir, incarn\u00e9 par Maershala Ali, qui a obtenu \u00e0 cette occasion l&rsquo;Oscar du meilleur second r\u00f4le, ne pourra pas manquer de vous faire penser \u00e0 Barack Obama.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un critique professionnel a cit\u00e9 Frank Capra. Social, g\u00e9n\u00e9reux, optimiste, dr\u00f4le&#8230; Capra ? Ce n&rsquo;est pas idiot.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em><span style=\"text-decoration: underline;\">Oscars 2019<\/span> : meilleur film : Green Book ; meilleur acteur dans un second r\u00f4le : Mahershala Ali<\/em><\/span><\/p>\n<h3><span style=\"color: #ff0000;\">Bient\u00f4t publi\u00e9<\/span><\/h3>\n<ul>\n<li><span style=\"color: #ff0000;\">Demain,\u00a0 Les cartoons de James Thurber \u2013 3<\/span><\/li>\n<li><span style=\"color: #ff0000;\">5 Mar,\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Andromaque de Cyr\u00e9na\u00efque<\/span><\/li>\n<li><span style=\"color: #ff0000;\">6 Mar,\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Vice \u2013 Critique ais\u00e9e n\u00b0154<\/span><\/li>\n<li><span style=\"color: #ff0000;\">7 Mar,\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Tableau 244<\/span><\/li>\n<li><span style=\"color: #ff0000;\">8 Mar,\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0Edmond \u2013 Critique ais\u00e9e n\u00b0155<\/span><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Critique ais\u00e9e n\u00b0153 Green book Peter Farrelly &#8211; 2018 Viggo Mortensen, Mahershala Ali \u00a0Pour commencer une critique de cin\u00e9ma, de th\u00e9\u00e2tre ou de litt\u00e9rature, en g\u00e9n\u00e9ral, je cherche une accroche. 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