{"id":16370,"date":"2019-06-30T07:47:50","date_gmt":"2019-06-30T05:47:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=16370"},"modified":"2019-06-28T11:04:07","modified_gmt":"2019-06-28T09:04:07","slug":"bonjour-philippines-7-un-diner-a-o-k-corral","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=16370","title":{"rendered":"BONJOUR, PHILIPPINES ! &#8211; 7 \u2013 UN DINER A O.K. CORRAL"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>CHAPITRE 7 \u2013 UN DINER A O.K. CORRAL<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c7a fait presque trois semaines que je suis rentr\u00e9 de mon premier voyage \u00e0 Mindanao et ma vie \u00e0 Manille s&rsquo;est un peu organis\u00e9e. Au bureau, mes journ\u00e9es se passent \u00e0 pr\u00e9parer la grande enqu\u00eate de transport que je devrais bient\u00f4t lancer. Le soir, je vais souvent au Manila Boat Club avec Robertson. Ce n&rsquo;est pas la discipline essentielle de ce club sportif, l&rsquo;aviron, qui m&rsquo;int\u00e9resse mais le squash. Le grand \u00e9cossais m&rsquo;a initi\u00e9 \u00e0 ce sport que j&rsquo;aime bien \u00e0 cause de sa facilit\u00e9 d&rsquo;apprentissage, du d\u00e9foulement qu&rsquo;il procure en quelques minutes et de l&rsquo;ambiance tr\u00e8s anglaise qui r\u00e8gne dans le club et, plus particuli\u00e8rement, dans le bar : serveurs, non, serviteurs indiens et philippins en veste blanche, boiseries exotiques, tables rondes et massives qui me font penser \u00e0 celle du roi Arthur, majestueux ventilateurs de plafond, club-sandwiches et bi\u00e8re pression. Devenu par faveur membre du club, j&rsquo;ai l&rsquo;impression de faire maintenant partie de l&rsquo;Empire britannique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parfois, nous prolongeons la soir\u00e9e par une s\u00e9ance <!--more-->de massage et de sauna. Deux ou trois fois par semaine, Peltier nous entra\u00eene dans un restaurant, europ\u00e9en ou indien, am\u00e9ricain ou japonais. Il faut dire qu&rsquo;il sait trouver des coins agr\u00e9ables, comme ce restaurant franco-suisse, Le Chalet, ou \u00e9tranges, comme ce bistrot chinois donnant sur la baie, ou sordides, comme le Play Boy Club de Manille. Je sais qu&rsquo;il ne d\u00e9sesp\u00e8re pas de nous entra\u00eener ensuite vers des exp\u00e9riences plus exotiques encore mais, jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, nous nous sommes content\u00e9s d&rsquo;aller jouer au bowling.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces bowling alleys ressemblent \u00e0 celles qu&rsquo;on voit partout aux \u00c9tats Unis et maintenant en France : vastes, claires et bruyantes. Une surprise pourtant : au fond, l\u00e0-bas, derri\u00e8re les quilles, il n&rsquo;y a pas ce m\u00e9canisme compliqu\u00e9, chef d&rsquo;\u0153uvre dat\u00e9 de l&rsquo;automatisme encore purement \u00e9lectrom\u00e9canique, qui, entre deux lancers de boule, balaye les seules quilles tomb\u00e9es et remet en place les quilles survivantes. \u00c0 la place, on peut apercevoir un tabouret dispos\u00e9 un peu sur le c\u00f4t\u00e9 et, sur le tabouret, les pieds et les chevilles d&rsquo;un gamin dont le reste du corps vous est cach\u00e9 par le tableau du score. C&rsquo;est lui qui fera, \u00e0 toute vitesse, le m\u00eame travail que la machine Brunswick ou AMF. Quand la partie sera termin\u00e9e, il sera de bon ton de lui envoyer un pourboire sous forme d&rsquo;un billet roul\u00e9 dans le plus gros trou de la boule. Alors il descendra de son perchoir et se penchera pour vous faire voir un grand sourire et un geste de la main en remerciement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;ai rencontr\u00e9 Antoine, un coop\u00e9rant. Antoine est le fils d&rsquo;un des grands patrons de la BNP et, en tant que VSNE (Volontaire du Service National en Entreprise), il a \u00e9t\u00e9 affect\u00e9 pour un an \u00e0 l&rsquo;Ambassade de France \u00e0 Manille. Je ne sais pas tr\u00e8s bien ce qu&rsquo;il fait \u00e0 l&rsquo;ambassade. Il ne semble pas tr\u00e8s bien le savoir non plus. Il est parfaitement conscient de la chance qu&rsquo;il a d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 affect\u00e9 \u00e0 ce poste : une ambassade, pas trop importante, dans un pays si lointain. Il se doute que la position de son p\u00e8re n&rsquo;est pas \u00e9trang\u00e8re \u00e0 cette chance. Il est plut\u00f4t beau gar\u00e7on, vif, intelligent, ouvert au pays. Il est toujours accompagn\u00e9 de Jean-Marc, un autre coop\u00e9rant. Jean-Marc est plut\u00f4t petit, tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8rement envelopp\u00e9, d\u2019origine plus modeste. Il s&rsquo;est d\u00e9finitivement install\u00e9 dans le sillage d&rsquo;Antoine. Nous sortons ensemble de temps en temps. Je leur ai fait d\u00e9couvrir le squash. Comme \u00e7a, pendant un temps au moins, j&rsquo;aurai deux adversaires \u00e0 ma port\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce matin, alors que Ratinet, son <em>counterpart<\/em> Manuel Hizon et moi \u00e9tions seuls au bureau, un homme est pass\u00e9. Il portait un \u00e9pais manteau, tout \u00e0 fait incongru sous ce climat tropical, et tirait derri\u00e8re lui un caddie de m\u00e9nag\u00e8re. Apr\u00e8s avoir dit quelques mots en tagalog \u00e0 Hizon, il s&rsquo;est adress\u00e9 \u00e0 nous :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Hi, Joe !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du caddie, il a sorti un gros livre, de la taille d&rsquo;un volume de l&rsquo;Encyclop\u00e9die Britannique et l&rsquo;a pos\u00e9 bruyamment sur la table \u00e0 dessin la plus proche.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-You, catholic ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-You protestant ? The same !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">-Catholic, protestant, the same ! Joe, come see my bible. You like it!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous nous approchons de la table centrale o\u00f9 le gros livre est maintenu grand ouvert par le bonhomme. C&rsquo;est effectivement une bible, une tr\u00e8s grosse bible. Ce n&rsquo;est pas une bible illustr\u00e9e de dessins \u00e9difiants. C&rsquo;est mieux que \u00e7a : c&rsquo;est une v\u00e9ritable bande dessin\u00e9e. Abraham, Mo\u00efse, J\u00e9sus y parlent dans des bulles en Tagalog. Le colporteur feuillette le gros volume en nous faisant admirer au passage l&rsquo;Arche de No\u00e9 ou le Jardin des Oliviers. Les dessins ne sont pas tr\u00e8s jolis, mais c&rsquo;est la premi\u00e8re fois que je vois une bible de ce genre. Je ne sais pas quel d\u00e9sir de ne pas passer pour un gogo, quelle crainte de me faire rouler, quelle r\u00e9ticence cach\u00e9e ont fait que je n&rsquo;en ai pas achet\u00e9 un exemplaire. Aujourd&rsquo;hui, quarante ans plus tard, je le regrette encore, comme je regrette tous les masques, tapis, manteaux, chapeaux, couteaux, statuettes et bibelots divers que je n&rsquo;ai pas achet\u00e9s un peu partout dans le monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Hizon, qui doit voir passer le m\u00eame colporteur r\u00e9guli\u00e8rement dans tous les bureaux de l&rsquo;administration, ne s&rsquo;est m\u00eame pas d\u00e9rang\u00e9. Ratinet est retourn\u00e9 en grommelant jusqu&rsquo;\u00e0 sa table. J&rsquo;entends le mot \u00ab\u00a0&#8230;connerie&#8230;\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le marchand a finalement compris que je ne suis pas acheteur. Alors, sans m\u00eame refermer le livre sacr\u00e9, il recule de deux pas dans l&rsquo;all\u00e9e centrale et, tout en m&rsquo;adressant un grand sourire, il ouvre largement les deux pans de son manteau. Se d\u00e9tachant parfaitement sur le fond noir lustr\u00e9 de la doublure du v\u00eatement, pendus comme des d\u00e9corations \u00e0 des \u00e9pingles de suret\u00e9, ballotant quand l&rsquo;homme agite ses ailes pour mettre en valeur son \u00e9talage, apparait une impressionnante quantit\u00e9 d&rsquo;anneaux, sachets, tiges, crochets et petits objets divers, dont on devine facilement qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;accessoires sexuels. On dirait un p\u00eacheur au lancer exhibant sa collection de mouches multicolores. Du coin de l&rsquo;\u0153il, Ratinet a pu voir une partie de la marchandise et, ensemble, nous \u00e9clatons de rire. Hizon, qui savait \u00e0 quoi s&rsquo;attendre, est rest\u00e9 de marbre, un peu m\u00e9prisant. Quand nous raconterons cette visite \u00e0 G\u00e9rard, il se montrera extr\u00eamement d\u00e9\u00e7u de ne pas avoir \u00e9t\u00e9 l\u00e0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La femme de Robertson est arriv\u00e9e et le couple s&rsquo;est install\u00e9 dans une maison situ\u00e9e dans un compound pas trop loin du centre. Situ\u00e9 dans des jardins luxuriants, entour\u00e9 de hauts murs couronn\u00e9s de barbel\u00e9s, prot\u00e9g\u00e9 par des gardes priv\u00e9s et arm\u00e9s, un compound, c&rsquo;est une cinquantaine de maisons confortables qui abritent des familles d&rsquo;\u00e9trangers ou de la classe moyenne philippine. Hier soir, les Robertson avaient invit\u00e9 \u00e0 diner les membres de la mission, ainsi qu&rsquo;un couple de leurs voisins. Ratinet n&rsquo;est pas venu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La femme de Robert est anglaise, plut\u00f4t jolie et plut\u00f4t gaie. Les voisins, anglais \u00e9galement, habitent Manille depuis plusieurs ann\u00e9es. Ils sont un peu au-del\u00e0 de la soixantaine, sympathiques et membres du prestigieux Manila Yacht Club. Ils paraissent plut\u00f4t \u00e0 l&rsquo;aise. Nous avons commenc\u00e9 la soir\u00e9e au Porto, continu\u00e9 avec du vin de Bordeaux apport\u00e9 par les voisins, poursuivi avec du whisky de la r\u00e9gion d&rsquo;origine de Robert et termin\u00e9 avec de la bi\u00e8re australienne d&rsquo;importation. Ce fut sympathique et fatigant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vers une heure du matin, je commandai une voiture pour rentrer seul au Hilton. Alors que, toutes vitres ouvertes, j&rsquo;\u00e9tais affal\u00e9 contre la porti\u00e8re de mon taxi et que celui-ci attendait au poste de garde la fin du contr\u00f4le des deux voitures qui nous pr\u00e9c\u00e9daient, il se passa une chose surprenante. Un homme sortit de l&rsquo;ombre d&rsquo;un jardin et marcha vers mon taxi. Quand il n&rsquo;en fut plus qu&rsquo;\u00e0 quelques m\u00e8tres, je vis dans la main qu&rsquo;il gardait le long du corps un court revolver d&rsquo;assez gros calibre. Comme pas un instant l&rsquo;homme ne regarda vers moi, je crois bien ne pas avoir ressenti \u00e0 ce moment autre chose que de la surprise. Arriv\u00e9 tout pr\u00e8s de la voiture, juste \u00e0 la hauteur de la porti\u00e8re derri\u00e8re laquelle je restais fig\u00e9, il leva le bras et tira deux fois en direction du garde qui se tenait \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la voiture de t\u00eate. Tir\u00e9es \u00e0 moins d&rsquo;un m\u00e8tre de mes oreilles, les d\u00e9tonations y d\u00e9clench\u00e8rent un sifflement d\u00e9sagr\u00e9able qui dura de longues minutes. Apparemment, les deux coups de feu rest\u00e8rent sans effet sur le garde auquel ils \u00e9taient destin\u00e9s, car celui-ci riposta imm\u00e9diatement par deux autres coups de feu en direction de mon voisin. Cette nouvelle salve eut cette fois-ci pour effet de d\u00e9clencher chez moi une frousse de tous les diables et, chez l&rsquo;inconnu, un d\u00e9sir soudain de regagner tr\u00e8s vite l&rsquo;obscurit\u00e9 des jardins, ce qu&rsquo;il fit sans encombre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand le silence revint apr\u00e8s la fusillade, le garde rengaina son arme puis, laissant passer les voitures qui attendaient sans autre contr\u00f4le, il rentra tranquillement dans son abri pour donner un coup de t\u00e9l\u00e9phone. Personne ne se pr\u00e9cipitait hors des voitures, personne ne sortait des maisons alentours, personne ne criait. M\u00eame mon chauffeur restait silencieux. Je n&rsquo;entendais que le battement du sang dans mes oreilles qui luttait contre leur sifflement persistant. Le calme qui suivait ce duel de western me faisait douter de son caract\u00e8re inhabituel et me donnait presque \u00e0 penser que je venais seulement d&rsquo;assister \u00e0 une sc\u00e8ne quasi normale, pourquoi pas quotidienne, peut \u00eatre une sorte de coutume.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une question me revint alors \u00e0 l&rsquo;esprit, celle que je m&rsquo;\u00e9tais pos\u00e9e il y a quelques semaines alors que je d\u00e9couvrais nos bureaux : \u00ab Qu&rsquo;est-ce que je viens faire ici ? \u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-18244\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/images-1.jpg\" alt=\"\" width=\"225\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/images-1.jpg 225w, https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/images-1-150x150.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Bient\u00f4t publi\u00e9<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>1 Juil, Meilleurs voeux<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\"><strong>2 Juil, Expressions toutes f\u00eates<\/strong><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CHAPITRE 7 \u2013 UN DINER A O.K. CORRAL \u00c7a fait presque trois semaines que je suis rentr\u00e9 de mon premier voyage \u00e0 Mindanao et ma vie \u00e0 Manille s&rsquo;est un peu organis\u00e9e. Au bureau, mes journ\u00e9es se passent \u00e0 pr\u00e9parer la grande enqu\u00eate de transport que je devrais bient\u00f4t lancer. Le soir, je vais souvent &hellip; <a href=\"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=16370\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">BONJOUR, PHILIPPINES ! &#8211; 7 \u2013 UN DINER A O.K. CORRAL<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_mo_disable_npp":"","_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[13,2],"tags":[21],"class_list":["post-16370","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-fiction","category-textes","tag-philippe"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/16370","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=16370"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/16370\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=16370"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=16370"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=16370"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}