{"id":16366,"date":"2019-06-23T07:47:47","date_gmt":"2019-06-23T05:47:47","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=16366"},"modified":"2019-06-25T20:32:50","modified_gmt":"2019-06-25T18:32:50","slug":"bonjour-philippines-6","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=16366","title":{"rendered":"BONJOUR, PHILIPPINES ! &#8211; 6 \u2013 RETOUR A MANILLE"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>CHAPITRE 6 \u2013 RETOUR A MANILLE<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000080;\"><em>O\u00f9 l&rsquo;on constate que contrairement \u00e0 la foudre, la mal\u00e9diction a encore frapp\u00e9 au m\u00eame endroit et o\u00f9 l&rsquo;on d\u00e9couvre les sports en vogue le dimanche \u00e0 Manille.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>***<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u2014 Nous venons d\u2019atterrir \u00e0 l\u2019a\u00e9roport international de Manille. Il est 21 heures 15 et la temp\u00e9rature ext\u00e9rieure est de 90\u00b0 Fahrenheit. Nous vous rappelons que votre ceinture doit rester attach\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arr\u00eat complet de l\u2019appareil\u2026.. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne pr\u00eate m\u00eame plus attention \u00e0 la partie de l\u2019annonce qui porte sur les armes. Lorsque nous sortons de l&rsquo;a\u00e9roport, il est pr\u00e8s de dix heures, et je ne pense qu\u2019\u00e0 ma chambre au huiti\u00e8me \u00e9tage du Hilton.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelques heures auparavant, pendant le voyage en voiture entre Iligan et l&rsquo;a\u00e9roport de Cagayan, Ratinet m&rsquo;avait demand\u00e9 de mes nouvelles. Brinquebal\u00e9 par les chaos de la route, fatigu\u00e9 par mes jours de fi\u00e8vre, et sans doute aussi vex\u00e9 par <!--more-->le manque d&rsquo;int\u00e9r\u00eat manifeste de mon conducteur, j&rsquo;\u00e9tais rest\u00e9 tr\u00e8s laconique. Cela n&rsquo;avait pas paru le troubler, car il avait embray\u00e9 aussit\u00f4t sur la narration de ses propres aventures. Sur un ton mi-r\u00e2leur mi-plaintif accompagn\u00e9 d&rsquo;une nuance de reproche \u00e0 mon \u00e9gard, il me raconta la derni\u00e8re de ses m\u00e9saventures. Comme on sait, trois jours plus t\u00f4t, il m&rsquo;avait laiss\u00e9 \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel d&rsquo;Iligan pour commencer la reconnaissance du futur trac\u00e9 de la route de Butuan. Pour cela, il \u00e9tait \u00e9quip\u00e9 d&rsquo;une voiture tout terrain avec chauffeur, de son appareil photo qu&rsquo;il r\u00e9servait aux photos professionnelles, du Leica que je lui avais pr\u00eat\u00e9 pour faire des photos de fleurs et de papillons, et de tout un tas de petits accessoires qui remplissaient son indispensable gilet multipoches.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce Leica \u00e9tait un bel appareil. Il me venait de mon p\u00e8re et avait fait l&rsquo;admiration de Ratinet. Il \u00e9tait parti tout content du vrai travail de terrain qu&rsquo;il aurait \u00e0 accomplir, du crapahut difficile qu&rsquo;il aurait \u00e0 surmonter avec, en ligne de mire, la r\u00e9compense de photos exceptionnelles. Les deux cam\u00e9ras autour du cou, il avait parcouru des kilom\u00e8tres dans la jungle. A pied, il avait remont\u00e9 des rivi\u00e8res, descendu des torrents, il avait rencontr\u00e9 des oiseaux magnifiques, des papillons somptueux, des fleurs \u00e9tranges, et m\u00eame un serpent antipathique. Il avait pris des dizaines de photos prometteuses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Seulement voil\u00e0, Ratinet est Ratinet. Lorsque, embrum\u00e9 par la fi\u00e8vre, je lui avais confi\u00e9 mon appareil, je ne lui avais pas pr\u00e9cis\u00e9 qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait pas charg\u00e9 en pellicule. Lui-m\u00eame n&rsquo;avait pas pens\u00e9 \u00e0 le v\u00e9rifier. Et lorsque, apr\u00e8s chaque photo, il avait mani\u00e9 de son pouce droit le petit levier d&rsquo;avancement, ceci \u00e0 trente-six reprises au moins, il n&rsquo;avait pas remarqu\u00e9 sa faible r\u00e9sistance due \u00e0 l&rsquo;absence de ruban. Ce n&rsquo;est que vers la fin de son exp\u00e9dition que, voulant remplacer la pellicule, il avait ouvert le Leica et constat\u00e9 le drame. Gr\u00e2ce \u00e0 ma n\u00e9gligence ou peut-\u00eatre m\u00eame avec mon aide, les dieux tout puissants, ligu\u00e9s une fois de plus contre Andr\u00e9 Ratinet, avaient r\u00e9ussi \u00e0 g\u00e2cher son exp\u00e9dition tropicale. Trop fatigu\u00e9 pour contester ma part de responsabilit\u00e9 dans cet \u00e9chec et pas assez cruel pour ironiser sur l&rsquo;obstination du sort contraire et la persistance de ses malheurs, je me suis rencogn\u00e9 contre la porti\u00e8re et l\u2019ai laiss\u00e9 bougonner dans son coin. On verra plus tard que cette nouvelle m\u00e9saventure philippine ne serait pas pour lui la derni\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est presque midi et le soleil brille. Nous sommes samedi et la terrasse du Hilton o\u00f9 je termine mon petit d\u00e9jeuner est tr\u00e8s fr\u00e9quent\u00e9e. La plupart des tables et des chaises longues sont occup\u00e9es par des non-r\u00e9sidents qui viennent prendre un verre ou d\u00e9jeuner pour avoir le droit de profiter de la piscine. Il y a longtemps que j\u2019ai r\u00e9serv\u00e9 mon transat en y pla\u00e7ant une serviette et un livre ouvert. Je me sens en pleine forme avec, devant moi, deux longues journ\u00e9es \u00e0 ne rien faire. Peut-\u00eatre irai-je dans un de ces \u00e9normes cin\u00e9mas glac\u00e9s du quartier de Quiapo : le dernier James Bond vient d\u2019arriver \u00e0 Manille. Au moment o\u00f9 je vais me lever pour rejoindre ma chaise longue, Robert Robertson, notre g\u00e9ologue, se dresse devant ma table, tout souriant. Il est venu prendre de mes nouvelles. Ce grand Ecossais me plait bien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand il est arriv\u00e9 de Sidney la semaine derni\u00e8re, c\u2019est moi qui suis all\u00e9 l\u2019accueillir \u00e0 l\u2019a\u00e9roport. Nous avons charg\u00e9 dans la voiture son unique valise et ses nombreux bagages \u00e0 main d\u00e9bordant de clubs de golf et de raquettes. Je l&rsquo;ai amen\u00e9 directement au Hilton o\u00f9, apr\u00e8s un ou deux whiskys au bar du cinqui\u00e8me \u00e9tage, je l&rsquo;ai invit\u00e9 \u00e0 diner. Quand je lui ai expliqu\u00e9 qu&rsquo;il pouvait b\u00e9n\u00e9ficier des tarifs que j&rsquo;avais n\u00e9goci\u00e9s, il m&rsquo;a dit qu&rsquo;il pr\u00e9f\u00e9rait trouver une maison, sa femme devant le rejoindre dans une dizaine de jours. Je lui ai ensuite propos\u00e9 le m\u00eame r\u00e9gime que celui que j&rsquo;avais connu \u00e0 mon arriv\u00e9e, c&rsquo;est \u00e0 dire journ\u00e9e libre pour demain et premier jour de bureau apr\u00e8s demain, mais il m&rsquo;a pr\u00e9cis\u00e9 qu&rsquo;il avait pr\u00e9vu une autre organisation. Il lui fallait un chauffeur et une voiture pendant au moins trois jours, temps qu&rsquo;il estimait n\u00e9cessaire pour prendre contact avec la communaut\u00e9 britannique, trouver une villa confortable et deux ou trois clubs convenables. Ces exigences \u00e9taient annonc\u00e9es avec tant d&rsquo;assurance, de d\u00e9sinvolture et de bonne humeur qu&rsquo;elles semblaient aller de soi. Je lui dis que je me chargeais de transmettre ses demandes \u00e0 G\u00e9rard Peltier qui, entre nous, ne fit aucune difficult\u00e9 pour les agr\u00e9er. Je me demandais quelle aurait \u00e9t\u00e9 sa r\u00e9action si j&rsquo;avais eu les m\u00eames pr\u00e9tentions. Pour Ratinet, je ne me posais m\u00eame pas la question. Lorsque, trois jours plus tard, Robertson arriva au bureau pour la premi\u00e8re fois, il avait trouv\u00e9 une maison et s&rsquo;\u00e9tait inscrit \u00e0 un club de football, un club de tennis avec piscine et un club de squash. Sous quelque climat que ce soit, les britanniques ne plaisantent pas avec les loisirs et le confort qui leur paraissent n\u00e9cessaires pour survivre. Le diner avec Robertson fut cordial et nos relations devinrent vite amicales.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Robert s&rsquo;est assis devant moi. Il a command\u00e9 un gin-tonic et m&rsquo;a demand\u00e9 mes projets pour la journ\u00e9e. Quand je lui ai dit que j&rsquo;h\u00e9sitais entre un James Bond et un apr\u00e8s-midi bouquin-piscine, il m&rsquo;a d\u00e9clar\u00e9 que ce n&rsquo;\u00e9tait pas s\u00e9rieux et qu\u2019il me proposait d\u2019aller d\u00e9jeuner au fronton de <em>Jai Alai<\/em> (prononcez \u00ab\u00a0aille alaille\u00a0\u00bb). J&rsquo;avais entendu parler de ce sport national philippin, probablement import\u00e9 dans leurs basques par les espagnols et qui ressemble au grand chistera comme deux gouttes de patxaran. J&rsquo;acceptai bien volontiers de l&rsquo;accompagner.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous avons pris un de ces taxis de deuxi\u00e8me classe, plancher perc\u00e9 de rouille, si\u00e8ges d\u00e9fonc\u00e9s et, apr\u00e8s avoir travers\u00e9 le parc de Luneta \u00e0 toute vitesse, fen\u00eatres et Klaxon bloqu\u00e9s, nous sommes arriv\u00e9s devant le stade de Jai Alai. Je m&rsquo;attendais \u00e0 un sport de plein air, mais nous nous retrouvons devant un beau b\u00e2timent de style Art Deco, haut de trois ou quatre \u00e9tages et long de pr\u00e8s de cent m\u00e8tres. C&rsquo;est le <em>Jai Alai Building<\/em>. \u00c0 une de ses extr\u00e9mit\u00e9s, une foule d\u00e9sordonn\u00e9e de <em>barongs tagalog<\/em> se presse devant quelques guichets sombres et fortement grillag\u00e9s. Devant notre tr\u00e8s visible h\u00e9sitation \u00e0 entrer dans la bagarre, un jeune gar\u00e7on me prend par la main et m&rsquo;entra\u00eene vers le milieu de la fa\u00e7ade:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 Hi, Joe! You want to go to Sky Room? Sky Room very nice. Follow me, follow me!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous suivons. Nous arrivons devant une entr\u00e9e plus tranquille devant laquelle sont plant\u00e9s deux de ces gardes priv\u00e9s que l&rsquo;on voit partout \u00e0 Manille. Petit pourboire \u00e0 notre guide, l\u00e9g\u00e8re fouille \u00e0 corps, acc\u00e8s direct \u00e0 l\u2019ascenseur qui nous m\u00e8ne directement au dernier \u00e9tage. Nous d\u00e9bouchons sur une \u00e9trange salle de restaurant : les tables sont install\u00e9es sur des gradins vertigineux qui descendent presque jusqu\u2019au sol, au ras du terrain de jeu. La vue de chaque table sur le fronton est ainsi imprenable. Une partie est en cours. Nous restons quelques instants debout, immobiles, \u00e9bahis par le gigantesque tableau qui s\u2019\u00e9tale devant nous : nous faisons face \u00e0 un mur de pr\u00e8s de soixante m\u00e8tres de long sur une hauteur d\u2019une douzaine; \u00e0 chaque extr\u00e9mit\u00e9, un mur perpendiculaire de m\u00eame hauteur et d\u2019une dizaine de m\u00e8tres de large. Tout est vert, les murs, le sol, le plafond. La derni\u00e8re paroi de cette immense boite est faite d\u2019un filet qui s\u00e9pare le terrain de jeu des spectateurs. Le mur de droite constitue le mur de front et celui de gauche le mur arri\u00e8re. Deux \u00e9quipes adverses de deux joueurs sont en train d\u2019\u00e9voluer sur le terrain. Le spectacle est extr\u00eamement gracieux et ne donne pas l\u2019impression de violence et d\u2019effort des autres sports de balle. Pourtant, la petite pelote de caoutchouc noir file vers le mur \u00e0 une vitesse incroyable, \u00e9ject\u00e9e du grand chistera par le large mouvement de balancement du bras du joueur. Elle percute le mur de front avec un bruit de d\u00e9tonation s\u00e8che puis repart en arri\u00e8re sans qu\u2019on ait l\u2019impression qu\u2019elle ait perdu de son \u00e9nergie. Parfois, elle touche le mur de c\u00f4t\u00e9 et change l\u00e9g\u00e8rement sa trajectoire, parfois elle le longe en le fr\u00f4lant jusqu\u2019au milieu du court. En pantalons blancs, tee-shirts et casquettes aux couleurs de leur club, les joueurs dansent sans autre accompagnement que l\u2019explosion de la pelote contre le mur. De temps en temps, l&rsquo;un d&rsquo;eux pousse un cri qui r\u00e9sonne et couvre le brouhaha de la foule. Parfois, un autre grimpe en courant sur le grand mur vertical jusqu&rsquo;\u00e0 des hauteurs incroyables pour rattraper une balle difficile. Notre contemplation est interrompue par une h\u00f4tesse qui nous conduit jusqu&rsquo;\u00e0 une table en bordure de gradins. Nous resterons l\u00e0 une bonne partie de l&rsquo;apr\u00e8s-midi \u00e0 discuter, manger du <em>pork adobo<\/em>, boire des bi\u00e8res, admirer le jeu et placer de temps en temps des paris aupr\u00e8s de notre serveur. Nous regarderons ces hommes l\u00e9gers gagner beaucoup d&rsquo;argent \u00e0 courir sur les murs, balancer leur grand panier d&rsquo;osier et renvoyer la petite balle noire \u00e9clater sur le mur. Quand nous sommes sortis du stade, la pluie venait de tomber et le soleil couchant brillait \u00e0 nouveau sur les Jeepneys enlumin\u00e9s, les autocars fumants, les taxis color\u00e9s et les vitres argent\u00e9es des limousines. Les triporteurs et les cyclistes se faufilaient entre toutes ces machines hurlantes m\u00eal\u00e9es aux pi\u00e9tons d\u00e9sordonn\u00e9s. Les fum\u00e9es bleues des \u00e9chappements se m\u00ealaient \u00e0 la vapeur qui montait du bitume chaud dans la lumi\u00e8re ocre de cette fin de journ\u00e9e. Comme aurait dit Verlaine : Mon Dieu, mon Dieu, l&rsquo;Asie est l\u00e0&#8230; Nous avons pris un taxi pour rentrer \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel. Sous l&rsquo;auvent du Hilton, le taxi qui \u00e9tait devant le n\u00f4tre d\u00e9chargeait ses passagers. Je vis Andr\u00e9 Ratinet en descendre, puis se pencher \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur pour aider \u00e9l\u00e9gamment une jeune femme en jolie robe de soie moulante \u00e0 sortir de la voiture. C&rsquo;\u00e9tait Tavia, la fille du Monte-Carlo. D&rsquo;un commun et tacite accord entre Robert et moi, nous attend\u00eemes pour sortir de notre voiture que le couple ait disparu dans l\u2019ombre du hall.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Surprenant Ratinet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000080;\"><em>(1) Vous ai-je d\u00e9j\u00e0 dit ce qu&rsquo;est un Jeepney? Non? H\u00e9 bien voil\u00e0 : dans les ann\u00e9es 70, les Jeepneys \u00e9taient encore le principal moyen de transport des villes philippines. Ils avaient \u00e9t\u00e9 construits \u00e0 partir des innombrables Jeeps laiss\u00e9es par l&rsquo;arm\u00e9e am\u00e9ricaine \u00e0 la fin de la guerre du Pacifique. On les avait rallong\u00e9es d&rsquo;un ou deux m\u00e8tres, couvertes avec un toit en t\u00f4le et \u00e9quip\u00e9es de deux banquettes en long. On les avait peintes de toutes les couleurs, avec une pr\u00e9f\u00e9rence \u00e9vidente pour le rouge et le jaune. On les avait couvertes de fanfreluches et de guirlandes \u00e9lectriques, de statues de la Vierge et d&rsquo;images pieuses, de chromes et de miroirs, de proverbes et de maximes tagalog, de phares et de trompettes suppl\u00e9mentaires. On avait obtenu ainsi de superbes et \u00e9conomiques taxis collectifs, h\u00e9lables \u00e0 loisir, chargeables \u00e0 merci et pittoresques \u00e0 souhait.<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-18173\" src=\"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/download-2.jpg\" alt=\"\" width=\"241\" height=\"120\" \/><\/em><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CHAPITRE 6 \u2013 RETOUR A MANILLE O\u00f9 l&rsquo;on constate que contrairement \u00e0 la foudre, la mal\u00e9diction a encore frapp\u00e9 au m\u00eame endroit et o\u00f9 l&rsquo;on d\u00e9couvre les sports en vogue le dimanche \u00e0 Manille. *** \u2014 Nous venons d\u2019atterrir \u00e0 l\u2019a\u00e9roport international de Manille. 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