{"id":12654,"date":"2018-04-17T07:47:13","date_gmt":"2018-04-17T05:47:13","guid":{"rendered":"http:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=12654"},"modified":"2018-04-15T16:07:38","modified_gmt":"2018-04-15T14:07:38","slug":"hostiles-critique-aisee-119","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.leblogdescoutheillas.com\/?p=12654","title":{"rendered":"Hostiles &#8211; Critique ais\u00e9e 119"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Critique ais\u00e9e 119<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Hostiles<\/strong><br \/>\nScott Cooper &#8211; 2017<br \/>\n<em>Christian Bale, Rosamund Pike, Wes Studi<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ma m\u00e8re aimait bien le cin\u00e9ma. Elle disait : \u00ab\u00a0Il y a les films d&rsquo;amour, avec des messieurs et puis des dames, les films de gangsters, avec des bandits et des policiers, et les westerns, avec des cow-boys et des indiens\u00a0\u00bb. Elle n&rsquo;aimait pas les films de guerre et, si elle n&rsquo;avait pas oubli\u00e9 cette esp\u00e8ce disparue des films de cape et d&rsquo;\u00e9p\u00e9e, avec des mousquetaires et des duchesses, elle aurait fait ainsi le tour des codes du cin\u00e9ma. Parce que finalement, le cin\u00e9ma, c&rsquo;est \u00e7a : une histoire racont\u00e9e avec des codes. Bien s\u00fbr, on pourra d\u00e9tailler, finasser, subdiviser, d\u00e9cortiquer, analyser, mais on reviendra toujours \u00e0 \u00e7a, des messieurs et puis des dames, des gangsters et des flics, des indiens et des cow-boys.<br \/>\nAh oui ! Important : ne pas confondre le code et le genre, enfin ce que, moi, j&rsquo;appelle le genre, la fa\u00e7on de traiter le sujet : drame, m\u00e9lodrame, com\u00e9die, farce, parodie&#8230; Bien s\u00fbr, toutes les combinaisons code-genre ont \u00e9t\u00e9 mises en \u0153uvre : par exemple, pour rester dans le western, nous avons eu le <em>western-drame<\/em> (Le Gaucher \u2013 Arthur Penn), le <em>western-m\u00e9lodrame<\/em> (L&rsquo;Homme des vall\u00e9es perdues &#8211; George Stevens), le western-com\u00e9die (<em>Rio Bravo<\/em> \u2013 Howard Hawks), le <em>western-farce<\/em> (Blazing saddles &#8211; Mel Brooks), le <em>western-parodie<\/em> ou <em>western-spaghetti<\/em> \u2014 selon que la parodie est volontaire ou pas \u2014 (<em>Django \u2013 Quentin Tarantino<\/em>)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour revenir au film <strong>Hostiles,\u00a0<\/strong>ses cinq derni\u00e8res minutes pourraient le faire figurer parmi les <em>western-m\u00e9lodrames<\/em>, mais je le rangerai plut\u00f4t dans la cat\u00e9gorie <em>western-drame<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A la t\u00eate d&rsquo;une escouade de quatre cavaliers, un capitaine de cavalerie se voit confier la mission de raccompagner un vieux chef indien mourant et sa famille depuis sa prison jusque sur les terres de ses anc\u00eatres pour y mourir. La lente chevauch\u00e9e vers le Nord, deux mille kilom\u00e8tres \u00e0 travers le Nouveau Mexique, le Colorado, le Wyoming et le Montana, sera parsem\u00e9e de rencontres, d&#8217;embuscades et de morts. Vous savez que ce n&rsquo;est pas mon habitude de raconter les films et vous n&rsquo;en saurez pas davantage sur l&rsquo;intrigue. Vous ne saurez de moi ni qui meurt, ni qui vit, ni le lourd pass\u00e9 ni le caract\u00e8re des personnages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je vais juste vous dire que, s&rsquo;il ne s&rsquo;attarde pas complaisamment sur les horreurs des uns et des autres, le film est plut\u00f4t dur. Je vous dirai aussi que, si les grands espaces travers\u00e9s sont parfois grandioses, on ne s&rsquo;attarde pas non plus sur la contemplation des canyons, des rivi\u00e8res et des montagnes. La progression est lente, au pas des chevaux, les sc\u00e8nes d&rsquo;action ne sont pas h\u00e9ro\u00efques, mais intenses. Les tirs n&rsquo;ont pas la pr\u00e9cision \u00e0 laquelle des <em>western-com\u00e9dies<\/em> ont pu nous habituer, mais on meurt quand m\u00eame. La bande son, indissociable de la musique, est impressionnante \u2014 j&rsquo;ai rarement entendu dans un film un son de coups de feu aussi r\u00e9aliste. Les acteurs sont solides et l&rsquo;actrice est \u00e9mouvante de force.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien s\u00fbr, le film est rempli de clich\u00e9s : le pass\u00e9 des personnages, les bons indiens et les m\u00e9chants indiens, l&rsquo;amiti\u00e9, la vengeance, le sens de l&rsquo;honneur, la fin du voyage. Mais c&rsquo;est habilement fait. Et puis c&rsquo;est \u00e7a les codes du western : les clich\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est un film qu&rsquo;on peut voir.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>ET DEMAIN, PIERRE DESPROGES EST MORT<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Critique ais\u00e9e 119 Hostiles Scott Cooper &#8211; 2017 Christian Bale, Rosamund Pike, Wes Studi Ma m\u00e8re aimait bien le cin\u00e9ma. 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