Archives par mot-clé : Philippe

7000 chantiers

Oui, je sais, il y a plus grave… Mais quand même…

A Paris intra-muros, à vue de nez, il y a cinq fois plus de panneaux de chantier de l’entreprise Fayolle que d’arrêts d’autobus. On peut d’ailleurs se demander ce que deviendra Monsieur Fayolle quand Madame Hidalgo ne sera plus maire de Paris. 

Il y a 7000 chantiers ouverts à Paris, battant en cela les 4000 barricades des journées de juillet 1830. Ces chantiers sont confiés en très grande partie à l’entreprise Fayolle. Entendons-nous bien : a priori, je n’ai pas de critique à formuler à l’encontre de l’entreprise elle-même. Apparemment, et bien qu’il soit difficile, quand on n’est pas spécialiste, de faire la part de Fayolle Group, de Fayolle Marine, de Fayolle tout court et de Fayolle et Fils, c’est une entreprise familiale, créée il y a 100 ans par des maçons de la Creuse.  Le chiffre d’affaire annuel est de l’ordre de 100 millions €. Il serait intéressant de savoir ce que représente la Ville de Paris dans ce chiffre d’affaires, mais je n’ai pas trouvé. En fouillant quelques minutes sur Internet, j’ai constaté que la Marie de Paris lui décerne régulièrement Continuer la lecture de 7000 chantiers

Journal de Campagne (8) : Questions existentielles 

Quand le Rassemblement National aura constitué son gouvernement, serez-vous fiers, dans les réunions du G20, du G7, dans les réceptions officielles, dans la signature des traités, de voir la France représentée par un Pinocchio en costume bleu marine aux grosses ficelles tirées par Geppetta ? Serez-vous satisfaits d’avoir un ministre des affaires étrangères choisi par l’amie et grande obligée de Vladimir Poutine ? Un ministre de l’intérieur nommé par l’héritière de Jean-Marie Le Pen ? Cyril Hanouna comme ministre de la propagande et de la culture et le fantôme de Pierre Poujade comme ministre de l’économie ? 

N’aurez-vous pas honte de voir votre pays représenté et dirigé par l’extrême droite ? 

Ne craignez-vous pas de voir l’Europe détruite de l’intérieur par ceux qui il n’y a pas si longtemps voulaient la détruire de l’extérieur ?

Oserez-vous encore vous moquer de l’Amérique qui élit une fois Donald Trump et s’apprête à le refaire ?

Ne pensez-vous pas qu’une fois que Donald Trump l’aura quittée, notre seule protection contre l’impérialisme russe, l’OTAN, sera affaiblie, bloquée ou même disloquée par les mêmes ?

Sur le plan économique, souvenez-vous Continuer la lecture de Journal de Campagne (8) : Questions existentielles 

Articles de plage

Économiques, pratiques, conformes aux normes de sécurité, bio-dégradables, légers, maniables, simples, digestes et réjouissants, nous avons retenu pour vous 7 livres spécialement conçus pour la plage.

Blind dinner
Un « Blind dinner », c’est un dîner un peu particulier dans lequel les invités ne se connaissent pas. Dans les beaux quartiers, c’est très à la mode. Renée, la maitresse de maison, trouve cela très chic et parfois follement drôle.  Mais ce soir là, quand on a commencé à parler d’un mystérieux virus venant de Chine, le diner a vite tourné au vinaigre.

LA MITRO et autres drôles d’histoires
C’est un recueil de nouvelles qui porte le titre de la première d’entre elles. Assez inspirée par Marcel Pagnol, il faut la lire avec l’accent. Les autres nouvelles revisitent aussi bien l’assassinat de Jules César que les jeux télévisés, les petits meurtres sans importance, l’effet papillon ou la manière d’accéder auParadis.

 

Histoire de Dashiell Stiller
Paris 1935. Dashiell, jeune touriste Américain, prend une photographie de la terrasse d’un café du Boulevard St-Michel, le Cujas. Treize années plus tard, il est de retour à Paris pour rencontrer les huit personnages qui se trouvaient sur Continuer la lecture de Articles de plage

Journal de Campagne (6) : Petit guide pour quand il faudra choisir…

 …entre le Rassemblement National et le Nouveau Front Populaire. 

Le Rassemblement National est présidé par un ignorant qui le sait, mais qui sera quand même peut-être  premier ministre, et dirigé par une idéologue ignorante qui s’ignore. Il est rejoint par quelques LR dont le seul souci est de ne pas perdre leur poste.
Le Nouveau Front Populaire est dirigé par un dictateur en puissance, soutenu par des Trotskystes archaïques, des Écologistes depuis longtemps en perte de repères, des socialistes plus soucieux de conserver leur poste que leurs valeurs.
Ils souhaitent ou conduiront l’un et l’autre à un régime autoritaire.

Le programme économique du RN a ceci de particulier qu’il est imbécile, ruineux, dévastateur et peut se résumer à « Plus de dépenses publiques ! »
Le programme économique du NFP a ceci de particulier qu’il est idiot, catastrophique, irréalisable et peut se résumer à « Plus de dépenses Continuer la lecture de Journal de Campagne (6) : Petit guide pour quand il faudra choisir…

Sortie de boîte

Le texte ci-dessous a été publié une première fois le 1er septembre 2016 dans le cadre d’un cours magistral de mythologie. « Sortie de boite » en était la troisième leçon. 

La première femme fut créée par tous les dieux de l’Olympe réunis en congrès. Ils lui donnèrent le nom de Pandora et l’envoyèrent sur terre pour punir les hommes de leur manque de mesure.
Pandora était absolument splendide et extrêmement séduisante, mais elle avait un caractère impossible, du genre femme fatale. Elle fut d’ailleurs fatale à l’Age d’Or quand les hommes durent se mettre à travailler pour satisfaire ses exigences infinies.
Mais c’est pas tout.
Elle se rendit chez Epiméthée, le frère idiot de Prométhée, qui se laissa séduire. Il l’épousa. Le jour des noces, Zeus lui envoya comme cadeau une jolie petite boite avec interdiction absolue de l’ouvrir.
Mais Pandora, dont la curiosité n’était pas le moindre défaut, souleva le couvercle de la boite malgré l’interdiction divine. Aussitôt, les maux du monde,  la Vieillesse, la Maladie, la Guerre, le Travail, la Famine, la Misère, la Folie, le Vice, la Tromperie, la Passion, l’Orgueil et toute cette sorte de choses s’échappèrent de la boite et se précipitèrent sur l’humanité.
Certains disent que Pandora laissa retomber le couvercle de la boite avant que tous les maux n’aient pu en sortir et qu’un seul resta enfermé : l’Espoir.
On reste perplexe devant cette précision et on peut se demander comment interpréter la présence de l’Espoir dans la boite de Pandora et le fait qu’il Continuer la lecture de Sortie de boîte

Journal de Campagne (5) : Sur le ring

Jordan Bardella, bien conseillé, continue son entreprise de séduction destinée au électeurs républicains de droite et de centre-droit. (Je ne pense pas que ceux du centre et du centre gauche puissent être atteints par la manoeuvre RN). Il recule ou temporise sur les mesures les plus couteuses de son programme, il annonce la dissolution des organisations violentes, tant d’ultra droite que d’ultra gauche. Raisonnable, impartial, voila comment il tente de se présenter.
Par ailleurs, il annonce qu’il ne sera Premier Ministre que s’il dispose d’une majorité absolue.
Moi qui clame depuis un mois ou plus que Bardella ne sera pas premier ministre, avec ou sans victoire du RN, je commence à me demander s’il n’est pas en train de reculer devant la tâche, tant celle-ci a de quoi effrayer n’importe qui, et particulièrement un homme si jeune et si peu formé. 

De l’autre coté du ring, le NFP adopte la tactique inverse. A l’initiative de LFI, il radicalise son programme économique, ses positions sociétales et ses nominations électorales. Ce qui est étonnant, mais explicable, c’est qu’il entraine dans ce mouvement ses alliés du NFP sans qu’ils protestent le moins du monde. Cette tactique Continuer la lecture de Journal de Campagne (5) : Sur le ring

Histoire de Dashiell Stiller (extrait)

Lundi 26 octobre 1942

Premier jour de mon journal. Ça fait trois mois que je suis là mais c’est juste aujourd’hui que je commence. C’est Claude qui m’a dit de le faire. Il m’a donné des raisons pour ça : pour m’occuper et pour me souvenir plus tard. Mais moi, je commence à le connaître, Claude. Je l’aime bien, il m’a sauvé la mise une fois. Mais c’est un révolutionnaire, c’est plutôt un agitateur qu’un mouton. J’ai compris que ce qu’il voudrait vraiment c’est pour plus tard qu’il y ait des témoignages, des gens qui racontent ce qui se passe vraiment ici. Vu comme c’est parti, c’est probable que dans pas très longtemps, des gens, il y en aura plus beaucoup. Mais des trucs écrits, si on les cache bien, avec un peu de chance, ça pourra être retrouvé plus tard quand tout sera fini.
Donc voilà : un peu pour lui faire plaisir, un peu pour m’occuper, j’ai décidé de commencer mon journal. Bon mais là, j’ai plus le temps. Il va bientôt faire jour.

Mardi 27 octobre

Avant de commencer à raconter ce qui se passe dans le camp, Continuer la lecture de Histoire de Dashiell Stiller (extrait)

Journal de Campagne (4) : Pourquoi ? Parce que !

Pourquoi assommè-je les gens avec mes interrogations, mes affirmations, mes anathèmes, mes colères et mes lamentations sur ce qui se passe ? 

Pourquoi ? Parce que je suis dans un état de rage qui me ramène brutalement et irrésistiblement à l’exutoire de mon clavier plusieurs fois par jour. 

Pourquoi ? Parce que, sur une initiative incompréhensible, un vote censé être européen a déjà bouleversé l’équilibre national, alors qu’il ne changera pratiquement rien à l’équilibre pré-existant à l’Assemblée européenne.

Pourquoi ? Parce que je suis furieux que moi, vous, nous, les autres et mon pays tout entier soyons conduits au choix qui se dessine, le choix entre extrême droite et gauche révolutionnaire. 

Pourquoi ? Parce que ça me rend fou que ce pays qui fut si longtemps Continuer la lecture de Journal de Campagne (4) : Pourquoi ? Parce que !

Les trois Marius

Il y eut d’abord les Trois Horaces, puis les Trois Curiaces. Un jour, vinrent les Trois Mousquetaires, les Trois Stooges, Les Trois lanciers du Bengale, sans compter les Trois premières fois. Parmi ces trios célèbres viennent se placer les Trois Marius. Voici le pourquoi et le comment dans un texte déjà diffusé le 22 novembre 2016. 

Dans Cinématurgie de Paris, un livre que j’ai déjà eu l’occasion de vous recommander, Pagnol raconte comment la version de sa fameuse pièce de théâtre Marius fût finalement tournée telle que vous l’avez vue. .

La pièce connaissait un énorme succès, jouée sans interruption depuis deux ans par Raimu, Fresnay, Charpin, enfin ceux que vous connaissez.
Bob Kane, patron de la Paramount en France voulait tourner la pièce, mais il considérait que des comédiens de théâtre n’étaient pas capables de jouer dans un film parlant, ou plutôt incapables d’attirer le public.
Les noms des acteurs qu’il citait pour tourner le film ne vous diraient rien ou pas grand-chose aujourd’hui, mais c’étaient ceux de véritables vedettes du cinéma de l’époque.
Pagnol se battit très fort pour imposer les comédiens qui jouaient sa pièce et il obtint gain de cause. Voici ce que lui dit Kane (La scène se passe en 1931 et c’est Pagnol qui raconte) :

 » –Voici, me dit-il, ce qui est convenu. Tu seras le superviseur de la production française, et tu auras pour collaborateur Alexandre Korda. Le film sera joué par tes acteurs puisque tu y tiens. De plus j’accepte de te donner des droits d’auteur sur les recettes, ce qui me vaudra de vifs reproches télégraphiques de la part d’Hollywood. Mais, en échange de ces sacrifices, tu m’autorises à tourner comme il me plaira une version allemande et une version suédoise de ton film. Je ferai, pour ces versions, les coupures qui me paraitront nécessaires, je choisirai les acteurs à mon goût, je changerai le titre, bref, tu me laisses une entière liberté. Es-tu d’accord ? Continuer la lecture de Les trois Marius

Journal de Campagne (3) : Questions sans réponse

Comment Macron a-t-il pu prononcer la dissolution ? Et pourquoi ? Je cherche encore à comprendre mais, malgré ma bonne volonté, je n’y arrive pas. 

Comment des socialistes ont-ils pu mettre leur signature en bas de l’invraisemblable programme du NFP ? 

Comment ont-ils pu se mettre sous la houlette du dictateur à tendance stalinienne qui est à la tête de LFI alors que leurs positions sur des sujets fondamentaux sont totalement incompatibles avec celles de Mélenchon ? 

Finalement, il était bien socialiste, Glucksmann, comme les autres. Après avoir raté le coche de la fondation d’un nouveau Parti socialiste, il a mangé son chapeau comme les autres. Il a avalé sa couleuvre, il a signé et il s’est rangé derrière le Lider Massimo, comme les autres.

Encore plus lamentable, mais moins surprenante : la candidature de François Continuer la lecture de Journal de Campagne (3) : Questions sans réponse