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Journal de Campagne (10)

Journal de Campagne (10)
Mercredi 25 mars 2020 – 16h47

En Amérique, il s’en passe des choses.

Le Donald trouve que le COVID-19, ça va bien comme ça, que quinze jours de pseudo-confinement, c’est mauvais pour la Bourse — et que si c’est mauvais pour la Bourse, ce n’est pas bon pour lui —  et que l’Amérique doit retourner au business as usual avant Pâques, le 12 avril prochain, et qu’avec un peu de Chloroquine, ça va bien se passer ;

Bien entendu, tous les experts scientifiques, les autorités sanitaires, et les expériences étrangères lui disent que ce serait une folie de lever ou même de ne pas renforcer les mesures de restriction. Les mêmes lui disent aussi que les essais sur la Nivaquine sont encore Continuer la lecture de Journal de Campagne (10) 

¿ TAVUSSA ? (67) – Socialistes de tous les pays, arrêtez les conneries !

Allez ! Je me lance ! Ce soir – demain matin pour nous – c’est Bernie Sanders qui arrivera en tête du caucus de l’Iowa. Si j’ai bien compris et si les traditions sont respectées — dans ce pays qui a si peu d’histoire, tout est conduit par les traditions — les deux qui arriveront en tête du Caucus de l’Iowa (le premier à être organisé) seront les candidats à la candidature lors des prochaines primaires du parti Démocrate. Il est en effet d’usage que les candidats classés troisième et au-delà retirent leur candidature. Selon ma boule de cristal, Bernie Sanders sera donc classé premier. Son avance lui donnera un énorme avantage sur son compétiteur.

Mais qui sera-t-il, ce compétiteur ? De mémoire, je ne connais pas tous les autres chevaux en course, seulement Warren, Bloomberg, Buttigieg et Biden.

Warren me semble exclue : il ne me parait pas possible que deux candidats « socialistes », Sanders et Warren, puissent remporter un caucus, même au sein du parti Démocrate.

Bloomberg a fait l’impasse sur l’Iowa. Il ne figurera donc pas au palmarès de cet état. Ça ne l’empêchera de maintenir sa candidature aux primaires jusqu’au dernier moment.

Buttigieg serait sans doute le meilleur candidat à opposer à Donald Trump. Il présente bien et parle bien ; il est jeune, il est centriste, il a fait de très bonnes études et une belle guerre en Afghanistan. Pourtant, Continuer la lecture de ¿ TAVUSSA ? (67) – Socialistes de tous les pays, arrêtez les conneries ! 

¿ TAVUSSA ? (64) – Trump : Ce n’est qu’un début

Depuis le début de son mandat et, à y réfléchir, même bien avant, Donald Trump se conduit comme une brute, un ignorant, un porc, un mafieux et un menteur.

Depuis quelques mois, il menace ceux qui s’opposent à lui, il révoque les fonctionnaires qui ne lui plaisent pas, il refuse de se soumettre aux injonctions de la loi, il insulte ses opposants et les voue à la vindicte populiste.  Bref, il a tout d’un dictateur en puissance.

Depuis quelques semaines, ses méthodes d’intimidation ont été exposées aux yeux de tous. Plus personne ne peut prétendre les ignorer.

Depuis avant-hier, il est soumis à une procédure d’impeachment. Il a toutes les chances d’en sortir acquitté.

Et pas un seul représentant Républicain, pas un seul Continuer la lecture de ¿ TAVUSSA ? (64) – Trump : Ce n’est qu’un début 

Dernière heure : Le Donald et la Bourse

Dernière heure : Le Donald et la Bourse

Le Donald se vante de tout, tout le temps. Comme je ne sais plus quel personnage du Petit Prince, il se vante de faire lever le soleil chaque matin. Quelques mois après le début de son mandat, il s’était même vanté de la réduction du nombre d’accidents d’avion qu’il avait attribuée à ses directives à l’Aviation Civile. Tous les jours, il se vante de la croissance de l’économie américaine. Ce n’est pas toujours faux, mais en ce qui concerne la Bourse US, ça l’est. Voyez-donc :
Le premier tableau montre l’augmentation de l’indice S&P500 sur les 645 jours de présidence de Trump (+29%) comparée aux 645 premiers jours des présidents précédents. Dans ce domaine, le Donald fait mieux que Reagan, aussi bien que Clinton, mais moins bien que G-Bush-le-père, et surtout que Barack Obama.
Le graphique qui suit montre l’évolution de cette augmentation pour les mêmes présidents.

 

¿ TAVUSSA ? n° 49 : L’Amérique et son mur

Sous la houlette d’un président indécent sous tous rapports, les États-Unis vont dans le mur.

Les divisions partisanes y sont exacerbées comme jamais depuis la fin de la ségrégation. L’Amérique saisit maintenant la moindre occasion de se déchirer : la cause des femmes, celle des noirs, des immigrants, le charbon, l’écologie, la presse, l’assurance maladie, la nomination d’un juge à la Cour Suprême, un cyclone à Porto-Rico, la parole d’une star du porno, celle d’un General Attorney, celle d’un Deputy General Attorney, sans oublier ce mur frontalier ni les autres innombrables pommes de discorde. Chaque décision devient partisane, chaque évènement doit être classé pro-Trump ou anti-Trump, Républicain ou Démocrate, campagnard ou citadin, red-neckien ou élitiste. Les rodomontades ridicules, les mensonges éhontés, les grossièretés quotidiennes du Donald sont devenues insupportables. Les critiques incessantes et sans nuances du Washington Post sont devenues agaçantes, et les louanges permanentes et aveugles de Fox News, risibles. « Ce chaos quotidien est fatiguant » vient de dire Michelle Obama.

Chez les supporters de Trump, on parle désormais couramment et ouvertement d’un État profond, de conspirations contre Continuer la lecture de ¿ TAVUSSA ? n° 49 : L’Amérique et son mur 

Dernière heure : La forêt de Birnam

Dernière heure : La forêt de Birnam

Lettre ouverte anonyme publiée dans le New York Times du 6 septembre et traduite par le JdC.

Je fais partie de la Résistance à l’intérieur du gouvernement Trump.

Je travaille pour le président mais, avec des collègues qui pensent de la même manière, nous avons juré de contrecarrer son programme et ses pires penchants.

Le Président Trump est confronté à une épreuve de sa présidence qu’aucun leader américain moderne n’a jamais rencontrée.

Il n’y a pas que l’ampleur menaçante de l’enquête du Conseiller Spécial (Mueller) ou la cruelle division du pays sur la gouvernance de M.Trump, ou la possible perte de la majorité par son parti au profit d’une opposition décidée à le faire chuter à tout prix.

Le dilemme — qu’il ne saisit pas totalement — est que beaucoup de hauts fonctionnaires de son administration travaillent assidument de l’intérieur à contrecarrer des parties de son programme et ses pires penchants.

Je suis bien placé pour le savoir, je suis l’un d’entre eux.

Pour parler clairement, notre « résistance » n’est pas la résistance populaire de la gauche. Nous voulons que le gouvernement réussisse et nous pensons que beaucoup de ses décisions ont déjà rendu l’Amérique plus sûre et plus prospère. Mais nous pensons que notre premier devoir réside envers ce pays tandis que le président continue à agir au détriment de la santé de notre république.

C’est pourquoi beaucoup des personnes nommées par Trump ont juré de faire leur possible pour préserver nos institutions démocratiques en contrecarrant les coups de tête les plus malencontreux de M.Trump jusqu’à ce qu’il quitte son poste.

« Ne crains rien jusqu’à ce que la forêt de Birnam marche sur Dunsinane »
(Macbeth)

Scio me nihil scire !

Voilà ce que disait Socrate, du moins quand il acceptait de parler latin. C’est Platon qui nous le dit : « Je sais que je ne sais rien.« 

Adage sympathique, plein de modestie et parfois mal compris. Voyons cela :

Tout d’abord, il ne faut pas s’arrêter au caractère oxymorique — je ne suis pas certain que ce mot existe vraiment —  sinon, on tombe dans l’abîme : en effet, si je sais que je ne sais rien, c’est que je sais au moins une chose (à savoir : que je ne sais rien), donc je ne peux pas dire que je ne sais rien, car si je ne savais rien, je ne saurais même pas que je ne sais rien.

Une autre utilisation erronée, ou même frauduleuse, de cette sentence serait de s’en servir pour se vanter de sa propre ignorance : Je suis comme Socrate : je ne sais rien. (sous entendu : et j’en suis fier !) Cette incommensurable idiotie a été proférée selon de multiples variations. Elle conduit tout droit à une croyance commune — notamment à toutes les formes de populisme, bien qu’elle n’en soit pas le seul chemin — sous-produit indésirable mais inévitable de l’esprit démocratique qui peut s’énoncer ainsi : « Mon ignorance est bien aussi bonne que votre savoir.« 

Non, Socrate ne pouvait pas penser de cette manière, ou alors Wikipedia ne lui aurait pas consacré autant de pages. D’ailleurs, on est Continuer la lecture de Scio me nihil scire ! 

¿ TAVUSSA ? (47)  Le QAnon, qu’es aquò ?

Au début, j’avais décidé d’écrire cet article sur le mode humoristique. Vous savez, le genre  » Le QAnon, qu’es aquò ? » ou bien « Le QAnon est-il contagieux ?« , le truc habituel, quoi ! Parti sur cette voie, j’ai peiné pendant deux jours sans arriver à rien que de très laborieux ni même qui dépasse le stade des préliminaires. J’ai donc finalement opté pour un traitement sérieux. Vous allez voir.

On savait déjà qu’il est des sujets d’actualité dont on ne peut pas rire : un tsunami, une épidémie de choléra, une marée noire… On ne peut pas faire de blague sur un de ces phénomènes, du moins tant qu’il est en cours. Eh bien, pour moi maintenant, le QAnon fait partie de ces tabous : on ne plaisante pas avec le QAnon. Bien qu’il soit pour le moment Continuer la lecture de ¿ TAVUSSA ? (47)  Le QAnon, qu’es aquò ? 

¿ TAVUSSA ? (26) Donald, qui es-tu ?

Mais, dis-moi, Donald, qui es-tu exactement ?

Néron
ou
Caligula ?

Aldo Maccione
ou
Don Corleone ?

Espion russe
ou
Espion russe ?

Menteur
ou
Mythomane ?

Bavard impénitent
ou
Crétin des Alpes ?

Tartuffe
ou
Scapin ?

Mister Bean
ou
Lord Blackadder ?

Henri VIII
ou
Ubu roi ?

Murphy
ou
Peter ?

Léonard Michalon
ou
Le schpountz ?

Laurel
ou
Hardy ?

Donald
ou
Goofy ?

Un peu tout ça, sans doute ?

Did you say fake news, Ivanka ?

Perception is more important than reality. If someone perceives something to be true, it is more important than if it is in fact true.
This doesn’t mean you should be duplicitous or deceitful, but don’t go out of your way to correct a false assumption if it is at your advantage.

Ivanka Trump
The Trump Card – Playing to win in working life (2009)

La perception est  plus importante que la réalité. Si quelqu’un pense que quelque chose est vrai, c’est plus important que si cette chose est effectivement vraie.
Cela ne veut pas dire que vous devez être menteur ou malhonnête, mais ne vous attardez pas à corriger une hypothèse fausse si elle est à votre avantage.