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Phèdre – Critique aisée n°193

Critique aisée n°193

Phèdre
Jean Racine
Mise en scène : Brigitte Jaques-Wajeman
Rôle titre : Raphaële Bouchard
Par le Théâtre de la Ville au Théâtre des Abbesses.

Cette fois-ci, nous n’avons marché qu’une heure et demi dans un Paris privé de Métro pour parvenir jusqu’au Théâtre des Abbesses, qui abrite le Théâtre de la Ville pour le temps de son interminable rénovation.

Quand même pas à la taille du Théâtre de la Ville (1000 places), celui des Abbesses (400 places) est cependant un vrai théâtre, d’architecture greco-moderne, moins confortable qu’il n’y parait au premier abord, mais avec une salle plutôt pentue qui permet de bien voir de partout. (Bien entendre de partout, c’est une autre histoire et on y reviendra.)

Avant ce soir là, je n’avais vu Phèdre qu’une seule fois. Maria Casarès tenait le rôle titre, Alain Cuny était Thésée et Jean Vilar était à la fois Théramène et metteur en scène. C’était au TNP. Nous y avions été traîné par notre école. Je n’avais pas seize ans. Je me souviens du décor minimaliste, juste un petit banc sur un grand Continuer la lecture de Phèdre – Critique aisée n°193 

Britannicus – Critique aisée n°136

Critique aisée n°136

Britannicus
Jean Racine
par la troupe de la Comédie Française

Bon, je ne vais pas m’attaquer à Racine. Je viens de me faire Balzac — ce ne sera publié que le 6 novembre prochain — alors je ne vais pas m’attaquer à Racine tout de suite. Mais enfin, quand même, pourquoi s’obstinait-il à écrire en alexandrins ?

Britannicus, c’est une bonne pièce, c’est vrai. Pleine de violence, pleine de machiavélisme, de cruauté et de suspense. Si, si, il y a du suspense, même si tout le monde ou presque connait la fin. En fait, Britannicus meurt. Vous le saviez, bien sûr. De toute façon, vous n’alliez pas dire le contraire, n’est-ce pas ?  (A propos, sans regarder, vous rappelez-vous comment meurt Néron — oui, c’est lui le personnage principal de la pièce, quand même ? Réponse 1 : dans l’incendie de Rome ; Réponse 2 : assassiné par Agrippine ; Réponse 3 : Assassiné par les gardes de Caligula ; Réponse 4 : par suicide ; Réponse 5 : en tombant du haut de la Roche Tarpéienne ; Réponse 6 :  d’une crise de paludisme ?)

Bon, d’accord, Britannicus est une bonne pièce. Mais les alexandrins, Continuer la lecture de Britannicus – Critique aisée n°136 

Dans un mois, dans un an…

Les plus beaux vers de Racine :
 …
Je n’écoute plus rien; et pour jamais, adieu.
Pour jamais! Ah! Seigneur, songez-vous en vous-mêmes
Combien ce mot cruel est affreux quand on aime?
Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous,
Seigneur, que tant de mers me séparent de vous?
Que le jour recommence, et que le jour finisse,
Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice,
Sans que de tout le jour je puisse voir Titus?
 …
Jean Racine
Titus et Bérénice – 1670
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