Archives du mot-clé Philippe

NOUVELLES DU FRONT – 26 FÉVRIER

LA BÊTISE AU FRONT DE TAUREAU

Nous avons, pour plaire à la brute,
Digne vassale des Démons,
Insulté ce que nous aimons
Et flatté ce qui nous rebute ;
Contristé, servile bourreau,
Le faible qu’à tort on méprise ;
Salué l’énorme bêtise,
La Bêtise au front de taureau.

Mercredi 26 février

Match OL-Juventus :

la bière Corona interdite dans l’enceinte du stade !

Alors que ce matin, le Figaro nous apprend que « les Milanais se terrent chez eux » pour éviter la propagation du Coronavirus, alors qu’on a appris hier que tous les enfants revenant de Lombardie et Vénétie sont interdits d’école pendant deux semaines, alors qu’une dizaine de villes italiennes de ces régions sont désormais isolées, voilà qu’on nous annonce qu’un match de football de l’Olympique Lyonnais contre la Juventus de Turin aura lieu ce soir dans la proche banlieue lyonnaise. On nous annonce la venue de trois ou quatre mille supporters turinois et des environs, braillards et éméchés, qui viendront postillonner au milieu de nos Continuer la lecture de NOUVELLES DU FRONT – 26 FÉVRIER 

NOUVELLES DU FRONT – 23 FEVRIER

LA BÊTISE AU FRONT DE TAUREAU

Nous avons, pour plaire à la brute,
Digne vassale des Démons,
Insulté ce que nous aimons
Et flatté ce qui nous rebute ;
Contristé, servile bourreau,
Le faible qu’à tort on méprise ;
Salué l’énorme bêtise,
La Bêtise au front de taureau.

Dimanche 22 février

La bêtise en vrac

Arrêtez donc de vous énerver contre les réseaux sociaux.
Arrêtez donc de clamer qu’ils vont tuer la démocratie.
Arrêtez de protester Continuer la lecture de NOUVELLES DU FRONT – 23 FEVRIER 

Retour chez Lipp

 Couleur café n°33

Retour chez Lipp

Aujourd’hui, nous sommes lundi et il est presque 13 heures à Saint Germain des Prés. Je suis seul et j’ai faim. Une seule solution : le restaurant. Mais lequel ?

Autrefois, je pouvais aller déjeuner et même diner seul dans n’importe quel restaurant. Il me suffisait d’un livre ou d’un magazine, ou même d’un simple journal pour que je m’y sente parfaitement à l’aise qu’il s’agisse d’un boui-boui de bord de route ou d’un établissement classé des beaux quartiers. A présent, rien n’est plus pareil. Il n’y a plus d’après à Saint Germain des Prés. Il n’y en a plus guère parce qu’il n’y a plus de Continuer la lecture de Retour chez Lipp 

Le Porteur d’Histoire – Critique aisée n°199

Critique aisée n°199

Le Porteur d’Histoire
Alexis Michalik
Théâtre des Béliers, Paris 18°

Pour commencer, le théâtre était à perpette, rue Sainte-Isaure, sur le flanc nord de la butte Montmartre, mais plus près du périphérique que du Sacré-Coeur, c’est tout dire.
Ensuite, depuis un mois c’était la grève. Une dizaine de pour cents des employés de la RATP bloquait Paris dans de gigantesques embouteillages. Alors, il fallait prendre ses précautions parce que le spectacle commençait à 19 heures, la pointe de l’heure de pointe. Être précautionneux, cela voulait dire prévoir deux Continuer la lecture de Le Porteur d’Histoire – Critique aisée n°199 

Les Siffleurs – Critique aisée n°198

Critique aisée n°198 

 Les Siffleurs
Corneliou Prumboiu – 2019
Vlad Ivanov, Catrinel Marlon
97 minutes – 8,50 € tarif senior

Nous autres critiques de cinéma, nous aimons bien de temps en temps donner à nos critiques un sous-titre qui, sous la forme d’un jeu de mots, d’un calembour ou d’une référence littéraire, indiquera d’entrée au lecteur le sens de notre appréciation. Par exemple, j’avais fait un « Ad Astra – désastreux » dont j’étais assez Continuer la lecture de Les Siffleurs – Critique aisée n°198 

Liste des articles scientifiques

Voici la liste des articles scientifiques qui ont été publiées ici depuis 6 ans.  Si vous voulez en retrouver un , il vous suffira d’en copier le titre, ou seulement une partie, et de le coller dans la case RECHERCHE, vous savez, celle qui est en haut à droite avec une petite loupe comme celle-là :
La loi de Murphy
Le chat de Schrödinger
Le principe d’Heisenberg
Le principe de Peter
Le principe de Watt
Théorie mathématique de la bêtise

 

Mauvaise humeur

Couleur Café n°32

Mauvaise humeur
Planet Hollywood – Disney Village- Marne la Vallée

La salle est ronde, froide et hideuse. Il n’y a pas une seule fenêtre, alors on ne voit pas que dehors, il pleut. Mais on le sait. On le sent.

De la fausse peau de zèbre orne des kilomètres carrés de murs. Des lances et des masques africains y sont pendus de travers ici et là. Intercalés, des écrans de télévision diffusent des images ineptes d’adultes hilares, de montagnes enneigées et de lagons bleus. Le sol lisse en ciment gris foncé parsemé de paillettes brillantes me rappelle les quais de la station de métro Sully-Morland de mon enfance. Le courant d’air qui me souffle dans les jambes aussi. Au plafond, on ne s’est même pas donné la peine de cacher les câbles et les gaines de ventilation. On s’est contenté de peindre le tout en bleu foncé. Comme ça, ça se voit moins. L’éclairage n’est ni violent ni sombre. Il est seulement terne. On dirait une installation provisoire de chantier.

Ça résonne de partout.

L’humidité, les courants d’air, le bruit, les enfants, tout me donne Continuer la lecture de Mauvaise humeur 

OCCUPIED – Critique aisée n°197

Critique aisée n°197

OCCUPIED
Série norvégienne
Erik Skjoldbjærg, Karianne Lund, Jo Nesbø

La Norvège, vous connaissez ? Moi, je n’y ai jamais mis les pieds. Tout ce que je savais d’elle avant d’aller consulter Wikipedia, c’est que c’est collé contre la Suède tout au nord de l’Europe, que c’est couvert de neige et de fjords, qu’il n’y a pas beaucoup d’habitants et que quand on les entend discuter entre eux, on dirait qu’ils parlent à l’envers. Je croyais savoir aussi que les Norvégiens qui, il y a quarante ans, se nourrissaient exclusivement de saumons fumés et de ragout de rennes, vivent aujourd’hui de pétrole et de gaz naturel comme le premier émir arabe venu. On m’avait dit aussi, mais ça il ne faut pas le répéter, que les Suédois racontent sur les Norvégiens les histoires que les Français racontent sur les Belges. Mais ça, c’était avant qu’ils ne deviennent les rois du pétrole. Bref, je ne savais pas grand-chose sur la Norvège, mais ça ne me préoccupait pas plus que ça.

Et puis, il y a eu OCCUPIED.

OCCUPIED, c’est une série Netflix et norvégienne dans laquelle je me suis imprudemment lancé. Alors, j’ai voulu en savoir davantage sur le pays. Et voilà :
La Norvège, 380.000 km2, ça fait à peu Continuer la lecture de OCCUPIED – Critique aisée n°197 

La ville debout

Vous l’avez peut-être remarqué : ce n’est pas la première fois que j’utilise cette photo. Prise  il y a six ou sept ans du ferry-boat qui relie Staten Island à Manhattan, on y voit par dessus quelques têtes anonymes se profiler le skyline du quartier des affaires de New York par un matin gris. La sourde angoisse mêlée de promesse qui selon moi diffuse de cette photo me l’avait fait choisir pour illustrer un texte que j’ai publié ici récemment : Les Immigrants.

J’ai fait la connaissance de ce ferry lors mon premier voyage en Amérique. C’était en 1962, en juillet. À l’arrivée, je n’avais rien vu de Manhattan, ni même de New York. Trop pressé sans doute de commencer mon aventure, au sortir de l’aéroport d’Idlewild avec quelques coéquipiers éphémères, j’avais pris immédiatement un bus qui m’avait amené directement dans le New Jersey, là où commençait l’autoroute qui menait vers Continuer la lecture de La ville debout