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Les bidons de l’art – 4


Disparition progressive de l’oeuvre ?
Tu parles !
Ça fait vingt ans qu’elle tourne dans les expositions. Seuls quelques enfants osent se servir dans le tas de bonbons, la plupart du temps réprimandés par de très respectueux adultes. Mais l’oeuvre ne disparait pas comme promis car le plein en est refait chaque soir.

ET DEMAIN, UNE JOURNEE EN ENFER : IVAN DENISSOVITCH

Etre moderne – Le MoMA à Paris – Critique aisée n°106

Critique aisée 106

Etre moderne – Le MoMA à Paris
Fondation Louis Vuitton
Du 11 octobre au 5mars

 La Fondation Louis Vuitton présente une partie des collections du Museum of Modern Art, New-York.

Et pour commencer, le titre : Etre moderne. Personnellement, je ne comprends pas bien sa signification. La plaquette n’en donne pas l’explication, alors je cherche :
Etre moderne ? Etre moderne à tout prix, être moderne malgré tout, être moderne parce qu’il le faut, parce qu’il le faut bien, parce que je le vaux bien ?
Etre moderne, être chic et concerné, être de son temps en allant au musée, ou plutôt à la Fondation Louis Vuitton, pour voir le Musée d’Art Moderne de New-York ?
Etre moderne ? Nul, ce titre …

Ensuite, l’exposition : c’est un parcours dont cette même plaquette nous dit que « globalement chronologique, il se déploie sur quatre niveaux dans l’intégralité du bâtiment de Franck Gehry« , qu’il réunit « des chefs d’œuvre et des œuvres significatives des origines de l’art moderne à nos jours« , et qu’il est fidèle à « la pluridisciplinarité fondatrice du musée en mêlant les expressions artistiques : peinture, sculpture, photographie, film, imprimés, dessin, design, architecture, performances et nouveaux médias. »
C’est vrai. Trop vrai même, car l’exposition est aussi plate, aussi peu fournie et à peu près aussi émouvante que la froide et brève description qu’en donne la plaquette.

Tout cela n’est pas très enthousiasmant, mais il y a au moins une bonne nouvelle : le magnifique bâtiment de Ghery a été débarrassé des papiers-bonbons que Buren y avait collé. Quittant son aspect de sac chiffonné de chez Tati, la fondation redevient ce grand vaisseau à voiles transparentes flottant sur la verte canopée du Bois de Boulogne (C’est joli, cette phrase, non ? On dirait un extrait de critique d’art. A la place de Bois de Boulogne, j’aurais pu dire « jungle occidentale de la Ville Lumière », mais ça aurait fait prétentieux.)

Puisque, malgré cette critique, vous irez quand même voir « Etre moderne », choisissez au moins un jour où il fera beau. Suivez le parcours, et quand vous aurez fini d’« Etre moderne« , montez sur les terrasses et regardez le spectacle. Je vous recommande en particulier une vue de La Défense encadrée d’un losange.

 

 

ET DEMAIN,  LE PORTRAIT D’UN IMBÉCILE