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Dernière heure : Facebook plonge

Dernière heure : Facebook plonge
Vendredi 27 juillet

Fatigué de n’entendre parler que des suites du fait divers Benalla sur BFM, LCI et FR3 Picardie, je passe sur CNN et j’y apprends qu’hier, Facebook a perdu plus de 119 Milliards de dollars de capitalisation en une seule journée. Cette perte ne représente que 19% de sa valeur boursière, mais tout de même ! Selon le Directeur Financier de Fb, ce serait la conséquence de la « vague de mauvaise presse, de colère des abonnés et de règles de sécurité imposées après le scandale Cambridge Analytica. »

Il y a quelques mois seulement, une telle perte m’aurait laissé indifférent car je ne possède pas d’action Fb et je me moque du sort du collégien à la tête la quatrième fortune du monde. Mais aujourd’hui, je suis heureux de constater que mon action a eu une influence sur la société à qui nous devons tant de bienfaits, dont notamment l’élection du roi Ubu à à la Présidence des États-Unis.

Mon action ? Rappelez-vous : la suppression de mon compte Facebook et toute la publicité que j’en ai fait. Ça a fini par faire de l’effet.

J’en suis tout fier.

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LES DERNIERS JOURS DE FACEBOOK
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La vraie raison de mon départ, c’est pour aujourd’hui. Mon départ aussi, d’ailleurs.

Oui, parce que dès ce soir, je m’en irai de Facebook, avec mon journal sous le bras, mon JOURNAL DES COUTHEILLAS. (Vous ai-je déjà dit que vous pourrez toujours le retrouver sur le site leblogdescoutheillas ?)

Si je m’en vais, c’est à cause du Président des Etats-Unis, et un peu aussi à cause du Brexit.

On sait aujourd’hui que ce ne sont pas les données de 50 millions d’abonnés qui ont été détournées, mais de 87 millions. On sait que ces détournements ont été effectués en 2014 et 2015 par Cambridge Analytica, société britannique engagée par Paul Manafort, alors directeur de la campagne présidentielle 2016 de Donald Trump, aujourd’hui objet de poursuites judiciaires sur 12 chefs d’inculpation (sans relation pour l’instant avec cette campagne).

On sait que ces données ont permis d’influencer les électeurs US et UK en leur disant, en des termes adaptés à leur personnalité : « ne votez pas pour Hillary » ou « votez pour le Brexit« . Compte tenu de la faiblesse des écarts dans les deux scrutins, on peut très raisonnablement penser que sans Cambridge Analytica, donc sans Facebook, les résultats auraient été inversés. Nous devons donc à Facebook l’actuelle présidence ubuesque et dangereuse des USA et la couteuse et pénible sortie de l’UK de l’Europe.

On sait que Mark Zuckerberg vient de déclarer devant une centaine de journalistes qu’il était désolé, que sa société n’avait pas prêté une attention suffisante à la sécurité, qu’il allait remédier à tout ça. Mais il a dit aussi qu’il demeurait l’homme le plus qualifié pour diriger Facebook.

On ne saura pas ce que le Parlement britannique pense de tout ça, parce que Zuckerberg a choisi de ne pas se rendre à son invitation. Mais on saura bientôt ce que le Congrès US en pense, car c’est aujourd’hui que le CEO de Facebook est auditionné.

Quoiqu’il puisse se passer tout à l’heure à Washington DC, ma décision est prise : je m’en vais.

A demain sur le JOURNAL DES COUTHEILLAS.

On va enfin pouvoir parler d’autres choses. De la rue de Rennes, par exemple.

CAR DEMAIN, CE SERA L’AVANT-DERNIER ÉPISODE

COMPTE A REBOURS : — 1

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Depuis peu, le bruit court que je vais me retirer de Facebook, emportant avec moi le JOURNAL DES COUTHEILLAS qui donc ne paraitra plus QUE sur son site. Eh bien, c’est exact : de Facebook, je me retirerai demain. Mais pourquoi donc ? vous demandez-vous.

Moi qui ne peux plus aller dans la salle de bain sans emporter mon iPad, descendre à la cave sans emporter mon iPhone, m’installer à la terrasse d’un café sans allumer mon MacBook, serait-ce pour me déconnecter ? Probablement pas, parce que, finalement, Facebook occupait peu de mes heures connectées.

Serait-ce pour éviter de recevoir des messages politiques contraires à mes idées ? Je ne crois pas, parce que, à l’examen du passé, je n’en recevais que très peu, ou alors d’acceptables. En effet, Facebook est fait de telle sorte que l’on ne reçoit pratiquement que des messages qui proviennent de ses « amis« , de gens qui pensent plus ou moins comme soi, ce qui ne fait que conforter les opinions que l’on a déjà. Cette caractéristique inévitable des réseaux sociaux, c’est Barak Obama qui en a le mieux parlé.

Serait-ce par déception de n’avoir, par mes petits messages, mes partages, mes likes, convaincu personne ? Absolument pas, car s’il y a une chose dont je me suis convaincu, c’est qu’on ne convainc jamais personne, et ça c’est Francis Bacon, pas celui du XXème siècle, celui du XVIème,  qui en a le mieux parlé.

Serait-ce pour ne plus avoir la tentation de lire ces commentaires stupides, vindicatifs, puérils, paranoïaques et complotistes, bourrés de préjugés et de fautes d’orthographe, ou de regarder une succession d’accidents de voiture en Russie, ou de crétins décérébrés faire du surf sur de la lave en fusion, ou d’éléphants en colère s’asseoir sur des voitures, ou d’abrutis confus abattre des arbres sur leurs maisons, de mariés éméchés s’effondrer dans leurs pièces montées… ? Vraisemblablement, mais pas seulement.

La vraie raison de mon départ, vous la connaitrez demain.

COMPTE A REBOURS : — 2

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Il y a quelques jours, vous avez appris l’effarante nouvelle : mes adieux à Zuckerberg et la disparition du JOURNAL DES COUTHEILLAS des écrans de Facebook. Mais depuis que vous avez pris vos précautions pour assurer la continuité du service en vous abonnant, ça va mieux. Ça va mieux, mais quand même, je sens que chez vous, un trouble subsiste. Quelle mouche a-t-elle piqué cet amateur de lettres et de bistrots, cet amoureux de l’Amérique, de la Technologie et du jardin du Luxembourg ? vous interrogez-vous le soir. Mais pourquoi veut-il quitter, comme ça, brutalement et sans retour annoncé, cet univers convivial de la communication, de l’amitié, de la laïkisation et du partage que nous offre le monde merveilleux des réseaux sociaux ?

Eh bien, je vous le dirai sans doute demain.

Mais rappelez-vous : la fin approche. Plus que 2 jours !

COMPTE A REBOURS : — 3

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COMPTE A REBOURS : — 3

3 jours ! Vous avez encore 3 jours pour vous faire à l’idée que le JOURNAL DES COUTHEILLAS ne paraitra plus sur Facebook. C’est dur, je sais. Mais dites-vous que vous en avez autant pour préparer la parade et vous habituer à aller chaque matin à partir de 7h45 directement sur le site du JOURNAL DES COUTHEILLAS. Vous pourriez mettre le site en favori, c’est pratique ; vous pourriez même vous abonner, c’est encore mieux.

 

ET DEMAIN, PARIS SERA TOUJOURS PARIS : UN DÉCOR 

(SAUF SI HIDALGO PERSÉVÈRE)

COMPTE A REBOURS : — 4

LES DERNIERS JOURS DE FACEBOOK
COMPTE A REBOURS : — 4

Bon, d’accord, dans 4 jours, plus de Facebook ni pour moi, ni pour le JOURNAL DES COUTHEILLAS.

Mais, rassurez-vous, vous pourrez continuer à voir tout ça et bien plus en allant directement sur le site du JOURNAL DES COUTHEILLAS. Vous pourrez y commenter tout ce que vous voudrez. Par sécurité, pour assurer la continuité du service, vous devriez même vous abonner.

C’est recommandé, c’est gratuit et ça n’engage à rien.

Avant de suivre mon courageux exemple et de vous désabonner vous-même de Facebook, avant que ce réseau social ne s’effondre sur lui-même, vous pourriez même profiter de ses ultimes instants pour recommander le JOURNAL DES COUTHEILLAS aux derniers adeptes.

4 jours, plus que 4 jours…

COMPTE A REBOURS : — 5

LES DERNIERS JOURS DE FACEBOOK 
COMPTE A REBOURS : — 5

Je viens de me jurer que, dans 5 jours au plus, j’aurai fermé mon compte Facebook.

J’effacerai celles de mes données personnelles que Mark Zuckerberg veut bien admettre avoir conservées.

Je ne saurai plus rien de vos chiens, de vos chats ni de vos achats. Je resterai dans l’ignorance de ce que vous mangez. Je ne saurai même plus où vous êtes ni avec qui vous êtes. C’est à peine si je me souviendrai de vos anniversaires.

Dans moins d’une semaine, vous pourrez liker, poker, partager tant que vous voudrez, je n’en saurai rien.

Il en sera de même pour vous. Facebook ne vous dira plus ce que je pense d’Ubu Roi à la Maison Blanche ou de Notre-Drame de Paris à l’Hôtel de Ville. Mes avis sur Modiano, Vialatte ou Spielberg vous resteront cachés. Plus de jolies photos des belles boutiques de Paris, plus de tableaux de Sébastien. Pas davantage de citations cinglantes ni de morceaux bien choisis. Plus de souvenirs d’Afrique, d’Amérique ni d’ailleurs. Fini les variations sur Marcel Proust, les pastiches de la Série Noire ou de la tragédie grecque. Fini tout ça !

Ça fout un choc, non ?

¿ TAVUSSA ? (40) : Zuckerberg m’a tuer

A 33 ans, Mark Zuckerberg ressemble plus à un étudiant qu’au Christ. Il est pourtant le CEO (Chief Executive Officer) de Facebook, réseau social qui rassemble 2 milliards (2.000.000.000 ! ) d’utilisateurs. Ces utilisateurs confient à Facebook, à leur insu ou volontairement, d’innombrables données personnelles. Facebook jure ses grands dieux que ces données sont considérées comme confidentielles et jamais communiquées à qui que ce soit.

Mais le scandale est arrivé par Cambridge Analytica dont on sait depuis quelques jours qu’elle a utilisé les données Facebook de 50 millions d’utilisateurs pour influer sur des élections majeures telles que la Présidentielle US (dans le sens d’un vote pour Trump) ou le vote sur le Brexit (dans le sens d’un vote pour la sortie de l’UK de l’Europe).

Après plusieurs jours de silence, Monsieur Z, le CEO au visage de benêt de campus, a fini par venir devant une caméra de télévision à deux reprises pour s’expliquer. Lamentables et risibles interviews dans lesquels Continuer la lecture de ¿ TAVUSSA ? (40) : Zuckerberg m’a tuer 

Facebook, le circuit fermé (Critique aisée 83)

Depuis maintenant trois ans que j’écris des critiques de tout, y compris de n’importe quoi – celle-ci est la 83ème – je me suis aperçu qu’il était beaucoup plus difficile de pondre une critique favorable qu’une critique critique.
Mais l’honnêteté intellectuelle de base qui m’a toujours empêché de jouer au Loto et d’entrer en politique, m’impose aujourd’hui de faire la louange d’un article de presse.
Le titre de cet article : Facebook, faux ami de la démocratie
Ses auteurs : Messieurs Delcambre et Picard.
Sur une pleine double page, ils présentent une analyse du fonctionnement algorithmique – et non une analyse de l’algorithme lui-même, qui demeure bien sûr ultrasecret – qui, bien que Fb s’en défende, conduit ses utilisateurs à une pensée en circuit fermé.
Autrement dit, tout d’abord, et sans même que l’algorithme ait à intervenir, l’utilisateur de Fb ne voit que les sujets créés ou relayés par ses « amis Fb ». Bien qu’il soit prouvé que ce cercle d’amis FB est toujours plus hétéroclite que celui des amis véritables (ceux que ledit titulaire fréquente socialement dans la vraie vie), il n’en demeure pas moins que ce cercle des amis Fb constitue un filtre qui ne laisse pas passer des informations qui seraient contraires au sens de leur poil. L’information que l’utilisateur Fb reçoit ainsi est donc biaisée, au sens du biais cognitif de Bacon. (Francis Bacon est avec Shakespeare, Woodehouse et Churchill, l’anglais auquel je me réfère le plus volontiers). L’information ainsi filtrée par ses amis Fb ne fait que conforter l’opinion préalable de l’utilisateur. Ce système, on le voit bien, favorise l’extraordinaire développement du complotisme, de l’extrémisme et, pour tout dire, de la bêtise que nous constatons chaque jour.
Mais il n’y a pas que ça.
A cette Carte-Ecran-Radar (néologisme issu de la théorie Ravault de la communication) qui ne laisse passer que ce qui va dans votre sens, s’ajoute les effets de l’algorithme que Fb applique pour sélectionner à son tour ce qu’il pense que vous aimerez voir.
Ledit algorithme, qu’un esprit facétieux a désigné sous le nom de Big Browser, analyse en permanence ce que vous avez vu venant de vos amis Fb, ce que vous avez liké (aimé), ce que vous avez posté (publié) vous-même, et il en déduit en temps réel votre profile (personnalité) : conservateur, progressiste, libéral, socialiste, complotiste, philatéliste, ésotériste, créationniste, sioniste… (you name it, you have it).
Vous êtes à présent fiché de telle sorte que, en plus des publications de vos amis Fb, vous recevrez dorénavant des publications venant de l’extérieur de votre cercle, mais jugées conformes à votre « profile ».
Autrement dit, ayant abandonné la lecture de la presse depuis longtemps, conforté chaque jour dans vos certitudes de la veille, vous n’aurez jamais l’occasion de vous confronter avec des opinions différentes des vôtres : vous êtes foutu.
Excellent article.
Cela m’est d’autant plus difficile à dire qu’il est paru dans l’édition du 3 novembre 2016 d’un journal que j’accuse régulièrement de manipulation de l’information, Le Monde.
Mais ça, c’est mon côté complotiste.

Vivre sans Facebook ? C’est possible !

J’essaie de me faire des amis en dehors de Facebook tout en appliquant les mêmes principes.
Donc, chaque jour je marche dans la rue en racontant aux gens ce que j’ai mangé, comment je me sens en ce moment, ce que j’ai fait la nuit dernière, ce que je ferai tout à l’heure et avec qui.
Je leur donne des photos de ma famille, de mon chien et de moi en train de jardiner, de démonter des trucs dans le garage, d’arroser la pelouse, de poser devant des monuments, de conduire en ville, de déjeuner et de faire des choses que tout un chacun fait chaque jour.
J’écoute également leurs conversations, je leur lève le pouce et leur dit que je les aime.
Et ça marche tout juste comme sur Facebook !
J’ai déjà quatre personnes qui me suivent : deux policiers, un détective privé et un psychiatre.
 Humor meets comics (traduit de l’Anglais)