Bas les masques !

T’as d’beaux yeux, tu sais ?
Marcel Carné – Quai des Brunes, 1937.

Si j’ose aborder ce sujet frivole (mais préoccupant), c’est parce que mon âge m’y autorise désormais sans la moindre ambiguïté. Il devrait intéresser les lecteurs masculins du blog, peut-être certaines lectrices aux idées larges, et, à coup sûr, son rédacteur en chef.

Voilà. Depuis que le confinement s’est abattu sur notre vie quotidienne, je me demande si le port du masque n’aurait pas modifié la fréquence des coups de foudre fugitifs dans la rue, le bus ou le métro, encore que dans ce dernier le charme féminin ou masculin s’y fasse de plus en plus rare. Je m’explique : depuis que tout le monde porte un masque, j’ai le sentiment que le nombre de jolies femmes a augmenté de façon exponentielle alors que, paradoxalement, seule la moitié supérieure de leur visage est visible. La première explication Continuer la lecture de Bas les masques ! 

 Traduttore, traditore ?

L’oisiveté est mère de toutes les expériences : j’ai eu brusquement l’envie de tester la fiabilité des traductions par Google. Alors, je ne sais pas pourquoi, le hasard sans doute, j’ai choisi ces deux petites phrases :
Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « Je m’endors. »

Dans une première étape, je les ai faites traduire par Google du français en diverses langues et puis, dans une deuxième étape j’ai demandé à Google de retraduire en français la traduction qu’il venait de faire. Voici ce que ça a donné : Continuer la lecture de  Traduttore, traditore ? 

Dernière heure : Tout sur l’immunité collective

Dernière heure : Tout sur l’immunité collective
Mercredi 14 octobre

L’immunité collective, c’est quoi au juste ?

C’est le fait pour un groupe d’atteindre un nombre de personnes contaminées (et supposément immunisées) suffisamment grand pour que l’épidémie ne trouve plus à se nourrir et donc s’éteigne naturellement. Le seuil de cette immunité dépend de la nature de l’épidémie et, pour la COVID-19, l’Institut Pasteur l’a évalué à 70%.

La recherche de l’immunité collective, choisie avant d’être abandonnée par exemple par la Suède comme première méthode de lutte contre l’épidémie, toujours prônée par ce grand humaniste qu’est Nicolas Bedos, consiste donc, en l’absence de vaccin,  à laisser Continuer la lecture de Dernière heure : Tout sur l’immunité collective 

Paris ! À nous deux (4) – Revisiter le Musée d’Orsay

Mercredi 16 septembre, 16h30… L’esplanade du musée est presque déserte. Deux jeunes filles assises en tailleur face à face sur un socle de statue discutent en mangeant un sandwich. Elles sont jolies et presque parfaitement symétriques. On dirait que l’une est le reflet de l’autre. Je n’ose pas les photographier mais je le fais quand même, de loin, hypocritement, en faisant semblant de photographier une façade. C’était de trop loin : la photo ne présente aucun intérêt.
Les autres êtres humains qui peuplent l’esplanade, à peine une dizaine, sont un jeune couple asiatique et des gardiens, préposés, vigiles, sapiteurs, employés du Musée d’Orsay.
Plusieurs longs chemins zigzaguant entre deux cordons grenats portés par des piquets rutilants conduisent jusqu’à l’entrée tournoyante du Musée. Il y en a un pour les groupes,  un pour les membres de l’Association du Musée et un pour les visiteurs ayant réservé par Internet (car la réservation est obligatoire). . Tous ces chemins sont déserts. Je ne fais partie d’aucune de ces catégories, mais la troisième me parait défendable en cas d’enquête indiscrète. Au bout de cette troisième voie, un gardien m’assure que je vais pouvoir entrer quand même. « Guichet n°6, monsieur, je vous en prie ». Mises à part les quatre guichetières qui occupent Continuer la lecture de Paris ! À nous deux (4) – Revisiter le Musée d’Orsay 

Dernière heure : Trottinettes et vieux messieurs (nouvelle suite)

Dernière heure : Trottinettes et vieux messieurs (nouvelle suite)
13 octobre 2020

Ô toi, lecteur attentif et bienveillant du Journal des Coutheillas, oui toi, scrutateur  scrupuleux du Quotidien de l’Irréfutable, te souvient-il de cette lettre que, par un matin brumeux de septembre et moyennant une rémunération modique et autocollante, nous confiâmes aux bons soins de ce que nos pères appelaient les PTT et que leur descendance désigne aujourd’hui par ce vocable modeste mais expressif de La Poste ? As-tu oublié cette missive, abondante et circulaire, adressée à l’élite dirigeante et parisienne dans le but de lui faire toucher de son doigt manucuré l’angoisse qui étreint chaque jour le piéton ­— et que, plus qu’il est vieux, le piéton, plus qu’il est étreint — quand il doit, pour vaquer à ses affaires, affronter la horde sauvage des centaures à deux roues ? Te rappelles-tu que, au grand dam des cyniques déconfits qui, plutôt que d’écrire, nous conseillaient d’aller uriner dans une contrebasse  vespasienne, nous reçûmes non pas une, mais deux réponses à notre placet plaintif ?

Non, bien sûr ! Tu te rappelles cela, Barbara !

Eh bien alors, prends donc connaissance Continuer la lecture de Dernière heure : Trottinettes et vieux messieurs (nouvelle suite) 

Paris ! À nous deux (3) – Les horreurs de Paris

Ce jour-là, j’avais décidé de commencer le tour des horreurs de Paris. Quand je dis « horreurs », je ne veux pas parler du Sacré-Coeur de Montmartre ni de l’Institut Imagine du Boulevard Montparnasse, non, je veux parler des horreurs récentes, celles que nous devons à notre Maire, toujours détestée mais toujours élue, celle dont je croyais bien avoir réglé le compte en révélant ses dictatoriales méthodes et ses perfides intentions dans mon explosif essai : « L’interminable et lamentable histoire des disparus de la rue de Rennes ». Hélas, cet ouvrage, pourtant remarquable ne serait-ce que par le sérieux de ses recherches, n’a pas rencontré le succès escompté, que ce soit auprès de la presse mainstream ou spécialisée, toujours à la botte du pouvoir en place, auprès des éditeurs pusillanimes et terrorisés par les éventuelles représailles d’une administration totalitaire, ou auprès du public (quoique les trois personnes qui l’avaient lu en entier m’aient déclaré spontanément que « ouais, c’était rigolo ».)

Donc, pour ce rallye des horreurs municipales, pour m’échauffer, j’aurais sans doute commencé par Continuer la lecture de Paris ! À nous deux (3) – Les horreurs de Paris