¿ TAVUSSA ? (23) Du Nord au Sud et de Droite à Gauche

Avant-hier soir à la télévision, interview d’un jeune homme dans les locaux des Jeunes Républicains d’une ville du Sud :
—Pour qui allez-vous voter Dimanche ?
—Je considère qu’aucun des deux candidats que l’on nous propose n’est digne de devenir Président de la République. Je vais donc m’abstenir ou peut-être voter blanc.

Avant-hier soir à la télévision, interview d’un jeune homme dans les locaux de la France Insoumise d’une ville du Nord :
—Pour qui allez-vous voter Dimanche ?
—Je considère qu’aucun des deux candidats que l’on nous propose n’est digne de devenir Président de la République. Je vais donc voter blanc ou peut-être m’abstenir.

D’accord, les gars. C’est votre droit de penser comme ça. Mais il faut quand même vous dire qu’avec ou sans vous, l’élection aura lieu et que, Dimanche soir, l’un de ces deux candidats deviendra effectivement Président.

Alors, puisque vous n’en aimez aucun, lequel des deux craignez-vous, détestez-vous, méprisez-vous le moins ?
Si vous n’êtes pas capable —je veux dire sincèrement, secrètement, en vous-même, pas devant les quelques membres de votre chapelle­— de répondre à cette question, alors oui, restez chez vous à refaire la gueule et le monde.
Si, par contre, vous avez pu donner une réponse, allez voter et mettez un bulletin valide dans l’urne. Rien ne vous empêchera ensuite de raconter à vos amis que vous avez mis un bulletin blanc.

14 réflexions au sujet de « ¿ TAVUSSA ? (23) Du Nord au Sud et de Droite à Gauche »

  1. Excusez mes nombreuses fautes de frappe, d’accord et de syntaxe… spontanément, le mauvais élève reparaît! Les curés avaient raison, j’aurais dû être relégué aux activités manuelles!

  2. Préférant le ton ou le style de ce commentaire, je crois bien comprendre l’usage que tu veux faire de ton blog. En gros, te faire plaisir (il y a un côté jouissif lorsque l’on parvient à exprimer ce que l’on ressent ou souhaite dire: accouplement de sa propre pensée avec les formulations des autres telles qu’on peut en trouver certaines dans les dictionnaires) et faire plaisir aux autres en les faisant sourire, etc.

    Mais tu conviendras que beaucoup d’auteurs, sinon tous, reconnaissent que lorsqu’ils publient un ouvrage, lorsqu’ils rendent public leur pensée et donc leur vie intellectuelle privée, le sens, la signification, voire l’intention de cet ouvrage (enfin celle que l’auteur a cru y mettre) leur échappe.

    Tout dépend du lecteur qui le lit en fonction de ce qu’il a derrière la tête, – ce qui n’est pas nécessairement négatif ou méchant -, tout autant qu’en fonction de leur capacité à décrypter les signes qui le composent. Il arrive souvent qu’encodeurs et décodeurs ne soient pas allés à la même école et/ou n’y aient pas réussi ou échoué de façon identique, voire même compatible. Les dictionnaires aussi prêtent à interprétation.

    Mettre en ligne sur un blog, c’est rendre public (le public peut être volontairement restreint) ce que l’on y dépose. Beaucoup de romanciers et d’essayistes s’inspirent de leur vie professionnelle mais aussi privée pour créer ou concevoir ce qu’ils proposent à leurs éventuels lecteurs.

    Il y a un peu d’autobiographie partout, savamment combinée à de l’imagination et de la documentation multimédia.

    Mais qu’attend-t-on de nos lecteurs si on les invite à laisser un commentaire ou un signe du genre: j’aime ou pas, thumb up, thumb down, (pour jouer à César sans Shaekspeare).

    Ma fille, Nancy, me dit qu’il n’est pas de bon ton de critiquer… ce média à ses règles…
    Anarcho-humoriste, je n’ai que faire des règles!

    Je ne puis m’empêcher de jouer les Socrate (qui pense qu’il y a du bon dans l’être humain et qu’il suffirait qu’il en accouche… d’où sa maïeutique!) j’essaye donc de mettre le doigt sur ce qui ME semble clocher (ce n’est que MON impression), je n’ai pas dit « CE QUI cloche! » Il est vrai que Socrate a mal fini! Cigüe quand tu nous tiens…

    Néanmoins, c’est plus fort que moi…

    Si tu te défends de faire de la politique, je trouve que c’est précisément dans tes écrits anodins ou romancés ou artistiques qu’il y en a le plus. Je ne m’en prends pas à toi personnellement mais à ce qui me semble être un discours de classe à la quelle j’appartiens en partie, je suis né avec une cuiller en argent dans la bouche, je l’ai encore et espère pouvoir la transmettre à Nancy avec d’autres éléments dont j’ai hérité. Mais plutôt que de m’en venter (comme le fait la droite décomplexée) j’en ai un peu honte car ce n’est pas moi qui l’ai acquis, je le dois au bonheur d’être né là!

    Ton aisance de style comme de standing me semble quelque part provocatrice, d’où le lien que je vois avec les ‘Déplorables’ de Ms. Clinton et les électeurs des Le Pen qui, heureusement, commencent à ‘déserter’ le père et la fille!

    Je redoute que la droite décomplexée n’engendre la gauche décomplexée avec ses Saint-Juste, Robespierre, Staline, Mao et Cie.

    Par contre, je t’admire quand tu te mêles de Politique.

    Je te l’ai dit, j’ai été stupéfait par la justesse de ta prédiction de voir le Pingouin battre Sarko en 2012. Je reconnais que Jim et toi avez, sans doute, raison sur la force des Contre-Pouvoirs américains. Trump semble avoir, hier, considérablement augmenté ses chances d’ ’empeachment’ pour collaboration avec ‘Putin’ contre Clinton; ce que tu as aussi prédit entre les lignes alors que je redoutais qu’ Hitler ne réapparaisse à Washington.

    Je n’ai pas d’opinion négative envers toi, je ne comprend pas pourquoi tu imagines que je puisse t’accoler (implicitement en mon nom) un seul des adjectifs négatifs dont tu donnes une liste quasi exhaustive!

    Certains de tes propos me font penser à quelques uns de ces adjectifs mais ce ne sont que les propos et non ta personne. Dans mon métier, en Amérique du Nord, lorsque nous évaluons les travaux des étudiants se sont les travaux et pas les étudiants que nous jugeons. En France, le fait que les noms soient masqués sur les copies d’examens laissent supposer que l’administration redoute que des profs. fassent la confusion. Ici, 9et dans ma tête) il est clair que les propos peuvent être sanctionnés sans que la personne qui les a tenus en soient le moindrement affectées.

    Enfin, en ce qui concerne ta question de départ sur le ‘en dit long’

    il faut le replacer dans le contexte: ma phrase précédente se lit comme tu la reproduis:

    « Cette petite erreur de calcul, pour un ingénieur, en dit long sur le ‘sans commentaires’. »

    C’est l’erreur de calcul qui en dit long… le ‘sans commentaires’ peut être pris comme: « les chiffres parlent d’eux-mêmes! » autant, si non plus qu’ « il ne faut pas exprimer le privé en public…  » alors que beaucoup d’éléments de nos discours, les miens comme les tiens sont autobiographiques…

    Cette erreur de calcul qui fait passer la totalité de mon existence confrontée à un ‘headwind’ (vent de face) alors que j’ai écrit avoir connu un ‘tailwind’ (que je ne traduirais pas, ici, pour ne pas abaisser le niveau du style du blog) pendant 50 ans en Amérique et précisé que le premier tiers malheureux avait connu des vents virevoltants de bonheur dans le dernier 5e. du premier tiers…

    Qu’est-ce que cette réduction d’un peu plus des 2/3 de mon existence dit de ‘long’? est une excellente question!

    Je me demande souvent en lisant tes commentaires sur certains de mes commentaires et surtout sur mes écrits plus longs (ou trop longs pour que tu les lises) que je t’envoie en primeur si tu ne t’es pas construit de moi un personnage romanesque informé par notre enfance commune. Certes, tu as toujours été un copain ‘égalitaire’ (tu n’as jamais fait référence à mes difficultés scolaires et je t’en remercie.)

    Toutefois, ma chère maman étant terriblement attristée d’avoir chaque année à se rendre à Fénelon dans le bureau du chanoine Dubois et y pleurer pour qu’il ne ma fasse pas redoubler chaque classe a dû faire part à ses amis de mes grandes difficultés… et des désespoirs que mes échecs en tout généraient en elle…

    Quand le vent a commencé à virevolter (mes années de Sorbonne et de Science Po) le discours dominant dont j’ai eu quelques échos chez nos chers parents étaient du genre: « eh ben, on ne pouvait pas s’attendre à ça… Il est parti de loin… ça ne s’annonçait pas bien… »

    Comme ce premier tiers de malheur est celui où nous nous sommes le plus connu, j’ai peur qu’il est structuré le personnage René-Jean dans tes romans interrelationnels.

    Et, puisque l’on est souvent dans l’expression « C’est celui qui le dit qu’il l’est! » je me demande souvent si la longue liste d’adjectifs que tu penses que je t’attribues n’est pas issue de la liste des adjectifs que tu accordes au souvenir que tu as de moi!

    Voila pour la longueur d’un peu plus des 2/3 oubliés parce qu’ignorés.

    Pour être encore plus précis, je me demande parfois si le ‘Tailwind’ que j’ai connu en Amérique n’est pas tout simplement dû à l’éloignement du cercle d’amis que constituaient nos chers parents. Les réseaux de coerséduction auxquels nous appartenons sont parfois des réseaux de promotion (capital social de Bourdieu) comme ils peuvent constituer des handicaps majeurs (anti-résilience) dont il faut savoir s’exfiltrer, le ‘fiston’ ayant la réputation d’un ‘looser’ conférée par les curés!

  3. « Cette petite erreur de calcul, pour un ingénieur, en dit long sur le ‘sans commentaires’ »

    Que veut donc dire ce « en dit long » ?

    Pour ma part le « sans commentaire » signifiait « sans commentaire », c’est-à-dire ne pas commenter la vie privée en public.

    De plus, et pour la logique, peut-être le paragraphe suivant aurait-il dû être placé dans la 3ème partie :
    « Malchance de n’avoir pu fréquenter de bonnes écoles, de ne pas avoir eu de bibliothèque dans le salon de son enfance, de ne pas avoir des parents qui parlent des problèmes de gestion et de choses enseignées au collège pendant les repas, de ne pas accompagner un père socialement bien placé qui nous présente avec fierté à ses amis et collègues, etc… etc. voire ‘l’habitus’ de Bourdeu! »

    Bon ! Une fois de plus, nous avons engagé un dialogue de sourds. Ce serait peine perdue que de le prolonger avec la comparaison de pailles et de poutres pour thème et le fameux « C’est celui qui le dit qui y est » pour leitmotiv.
    Si je publie ce journal, c’est pour me faire plaisir et faire partager quelques sourires, rires ou émotions à ceux qui veulent bien le lire. Ce faisant, parfois consciemment et parfois sans le vouloir, je révèle des aspects de ma personnalité, de ma façon de penser, et petit à petit, le lecteur, s’il ne le savait déjà, apprend ce que j’aime, ce que je n’aime pas, ce qui m’émeut, ce que je trouve ridicule, ou nuisible, ou sans intérêt. Ce faisant, je m’expose, et en m’exposant je prends le risque de donner à certains l’image de quelqu’un de condescendant, pontifiant, peu charitable, cuistre, pédant, péremptoire, fat, obtus, fermé, ignare, méchant, immodeste, dérisoire, sectaire, sans humour, sans esprit, asocial, amoral, immoral, léger, insouciant, centriste, … Ce n’est pas volontaire, mais on ne peut empêcher d’aucuns de trouver les intentions qu’ils cherchent derrière les mots.

  4. Chers Philippe et Chers Jim

    Si j’écris… n’est pas dans le vain espoir que quelqu’un me comprenne… je le fais pour prendre mon pied et constater qu’il m’est impossible d’exprimer ma pensée… (ce qui conforte ma théorie de l’incommunicabilité, même envers moi-même)

    et je lis les autres qui, parfois font des commentaires sur mes écrits, c’est pour constater qu’effectivement on ne se comprend pas… souvent de Z à A!

    En bon Popperien, je cherche à trouver une infirmation de ma croyance et ce n’est pas encore cette fois que je la trouverais…

    Un tout petit exemple de l’incompréhension, mal ou bien intentionnée:

    le point 3: je reprends Philippe:

    3ème partie : « Dans mon cas… au cours de nos pérégrinations… »
    Résumé : Je n’ai pas eu de chance.
    -sans commentaire

    et si je me reprend:

    Dans mon cas (celui que je connais le moins mal) j’ai eu le vent dans le pif durant toute mon enfance à Fénelon… Le vent s’est mis à virevolter de plus en plus agréablement pendant ma vie d’étudiant parisien (et de vacancier Tropézien, Merci Philippe, Dominique et Gilbert!) du bac à mon envoi au Canada par le Général en guise de service militaire et sur lequel, je n’ai fait que de rempiler! Au Canada et aux USA, les vents m’ont presque toujours été favorables!

    selon mon résumé:

    Vents favorables: 2/3 de ma vie (Américaine)
    Vents défavorables: 2/3 de ma vie française (qui ne constitue qu’un tiers de toute ma vie) et seulement dans mes rapports avec les enseignants de Fénelon et l’Abbé Bégin préfet à Fénelon qui a baptisé Cécile à Saint-Tropez (le monde est petit). Les rapports avec mes camarades de classe, mes amis d’Andrésy et toi, Philippe ont été excellents.

    Enfin, pour le dernier tiers de ma vie française d’étudiant et de vacancier à Saint-Tropez, j’écris que ‘le vent s’est mis à virevolter de plus en plus agréablement.’ Et le côté le plus agréable était certainement les bons moments passés à St Tropez dont je vous serais toujours très reconnaissant.

    Cette petite erreur de calcul, pour un ingénieur, en dit long sur le ‘sans commentaires’

    Évidemment, je ne reprendrais pas point par point tous les autres commentaires…

    Je dirais quand même que si je critique certains de tes propos, ce n’est pas parce que j’y vois un lien de cause à effet… (je me pose des questions dont j’ai la réponse si tu penses que c’est ce que je pense) mais parce qu’il dénote une certaine insouciance qui devient souci seulement lorsque les spectres des extrêmes pointent à l’horizon d’élections présidentielles…

    Critiquer des propos ou des écrits n’équivaut pas à en critiquer l’auteur dans sa personne… il me semble que ce soit le contraire… mais là encore… on peut penser ce que l’on peut… Il y aurait alors une réciprocité qui deviendrait très inquiétante lorsque je lis tes critiques à l’égard de mes propres écrits…

    Finalement, je crois que Jim a raison, on ne s’entend probablement sur rien (et j’ajouterai peut être ‘pas grand chose’ histoire de le contre-dire!) mais cela n’empêche pas de nous saluer et, de mon côté – je l’imagine partagé – , de nous respecter et de nous réjouir à l’idée de passer quelques moments ensemble si le destin veut que nous nous revoyions!

    L’amitié, le mariage, le concubinage ou la camaraderie ne sauraient être sujets à l’illusion de partager les mêmes visions du monde. Le flou est indispensable et son acceptation éviterait bien des problèmes. L’incommunicabilité est le fondement de la condition humaine et c’est pour palier cette lacune ontologique que nos prédécesseurs ont inventé les religions… puis la science… Alors qu’il eut été beaucoup plus simple d’avouer notre inaptitude ontologique à communiquer!

    On peut faire sans…

    Si l’on s’éloigne de nos rapports triangulaires et que l’on contemple les prises de positions des politiciens français (passées et présentes et à venir), je crois, quoi que Philippe en pense, qu’il est très difficile d’infirmer ma théorie de l’incommunicabilité.

    Peut être que tout le monde lit Proust et Revel ou Houellebecq de la même façon mais, au moins, je suis certain de faire exception…

  5. Cher René-Jean,
    Je sais bien que ton dernier commentaire s’adressait plutôt directement à Jim, mais aussi, et de façon tout à fait transparente, à moi.
    Je vais me permettre de le résumer, en essayant de ne pas caricaturer :

    1ère partie : « Et examinons notre appareil d’observation…. mais le temps peut substituer le plus au moins! »
    Résumé : La chose observée dépend de l’observateur, par conséquent le sens de l’écrit dépend du lecteur, autrement dit, en termes vulgaires, pardon, en termes courants « chacun voit midi à sa porte ».
    Tu reprends donc une nouvelle fois cette théorie qui t’est chère selon laquelle le lecteur ne comprend jamais ce que l’auteur a voulu écrire. En admettant un instant, un seul, cette hypothèse, on peut logiquement se demander pourquoi tu écris avec cette prolixité et cet engagement. En effet, pourquoi se donner tant de mal si personne ne comprend rien ? En ce qui me concerne, ta théorie ne me gêne pas pour écrire, puisque je n’y crois pas, du moins pas quand tu veux la généraliser aux textes de fiction.

    2ème partie :  » Tu es d’accord pour dire que les gens de Beuzeville… plus souvent le vent en poupe que d’autres…
    Résumé : Les gens votent Le Pen parce qu’ils n’ont pas eu de chance.
    2-Dans les textes auxquels tu fais allusion, je n’ai pas dit que les gens, de Beuzeville ou d’ailleurs, qui votent Le Pen font la gueule. Je l’ai dit de ceux qui refusent de choisir entre Le Pen, justement, et Macron. Par ailleurs, dire que les électeurs de Le Pen, c’est-à-dire, selon toi, ceux qui font la gueule, le sont parce qu’ils n’ont pas eu de chance, c’est oublier que, parmi ces électeurs, on trouve une partie de notables, artisans, commerçants, agriculteurs etc… qui n’ont pas été nécessairement malchanceux, et n’ont donc pas de raison particulière de faire la gueule.

    3ème partie : « Dans mon cas… au cours de nos pérégrinations… »
    Résumé : Je n’ai pas eu de chance.
    -sans commentaire

    4ème partie : « Si les vents nous sont favorables… voire ‘l’habitus’ de Bourdeu! »
    Résumé : Si on a eu de la chance, (comme Philippe) il ne faut pas plaisanter sur les gens de Beuzeville.
    4-Le fait d’être né avec une petite cuiller d’argent dans la bouche (merci pour ce cliché que je réfute à la fois sur le plan littéraire et sur le plan personnel) devrait m’interdire d’écrire des plaisanteries qui ne soient pas politiquement correctes, ou qui risquent de blesser les petites gens (autre cliché déplorable) ? Et pourquoi donc ? Je crois qu’il est nécessaire à ce stade d’expliquer que ta vindicte, car c’en est bien une, vient de mes « Lettres de Beuzeville » et quelques autres histoires de ce genre. C’est à cause de ces histoires qu’à travers tes commentaires passés, tu m’as souvent accusé d’être méprisant envers des gens supposés sans éducation, sans culture ou sans moyens. Et c’est bien là que tu prouves ta théorie, du moins tu prouves qu’elle s’applique à toi, car tu mets en évidence le fait que tu ne comprends pas ce que j’écris, et que tu plaques dessus l’idée que tu te fais de moi, idée qui n’apparait vraiment pas très bonne. Relayer dans une histoire courte quelques perles, fausses ou véridiques, et les placer sous la plume d’une supposée Beuzevilloise, village Le Peniste que je ne connais même pas et que j’ai choisi pour la seule phonétique, te parait scandaleux et même révélateur d’une sécheresse de cœur de nanti germanopratin, et tout ton toutim habituel. Ne devrais-tu pas plutôt me laisser le bénéfice du doute et te dire une fois pour toute que ça pourrait être de l’humour d’ici, ou que ça essaie d’en être. Je revendique le droit de plaisanter de tout ou du moins que, s’il y doit y avoir des limites, ça soit moi qui les fixe. Il est temps de citer Desproges qui disait qu’on pouvait rire de tout, mais pas avec n’importe qui. Mes lecteurs ne sont pas n’importe qui (un petit coup de flagornerie ne fait jamais de mal), et je suis persuadé que, s’ils ne trouvent pas toujours tout très drôle, ils comprennent l’intention.

    5ème partie :  » Au dernier moment, lorsque la soupe est chaude… Vichy, côté Le Pen et la Libération, côté Mélenchon… »
    Résumé : Il aurait été préférable que Philippe s’abstienne d’écrire de plaisanteries pendant les 5 années qui viennent de passer plutôt que d’inciter Beuzeville à voter contre Le Pen. La droite libérale décomplexée (Philippe) ne devrait pas insulter ceux qui sont en détresse, sinon il pourrait bien y avoir une révolution.
    5- Tout d’abord, je ne vois pas la logique de l’alternative que tu proposes :
    a) de 2012 à 2017, écrire des plaisanteries risquant de blesser des « dépités de la vie quotidienne »
    b) inciter maintenant les gens à voter contre Le Pen
    On peut faire a et b, ou a sans b, ou b sans a, ou ni a ni b ; ça n’a pas de rapport.
    Ensuite, si j’ai blessé quelques dépités, c’est qu’ils sont victimes de la même théorie que toi et qu’ils n’ont pas compris. De toute façon, vu la taille de mon lectorat, ça ne doit pas faire beaucoup de monde. La remarque vaut d’ailleurs pour le nombre de ceux que j’ai pu convaincre de voter plutôt que s’abstenir ou ceux qui, en réaction à mes insultes, vont se lancer dans une révolution. Malgré la parfaite conscience que j’ai de l’absence d’impact que peuvent avoir mes textes, je n’ai pas pu m’empêcher de faire un tout petit quelque chose, un texte, pour éviter que ce parti raciste, xénophobe et rétrograde, n’arrive au pouvoir.

    6ème partie :  » Quant au travail à faire…l’actuel pouvoir technique et économico-financier ! »
    Résumé : Quant à moi, je me consacre modestement à démontrer que le Capitalisme n’est pas bon pour Beuzeville.
    6- Tu fais bien ce que tu veux de ton temps et de tes écrits, mais sois bien conscient du fait que, comme il ne s’agit pas de fiction, ta théorie pourrait bien leur être applicable. Les gens risquent de ne pas comprendre et de croire qu’on leur fait la leçon.

  6. Bon! J’aurais mieux fait de laisser Beuzeville croupir dans une oubliette. Accordons nous René-Jean, je l’espère, pour admettre que nous sommes à peu près d’accord sur rien, ni sur l’objectivité des faits, ni sur l’humour, ni sur le destin, ni sur la tolérance, évidemment pas sur la politique. Mais je te salue quand même.

  7. Cher Jim,

    Allons tout de suite à Beuzeville…

    Et examinons notre appareil d’observation (J’ai, personnellement, réfuté le préjugé du ‘monde réel’ qui se donne à voir en chiffres et autres matières objectives!)

    Les choses ne se livrent pas indépendamment de la personne qui les observe et qui fait parler les chiffres (encore d’autres ventriloques, il faudrait un jour penser à s’exfiltrer des transcendances religieuses ou scientistes)!

    On a parfois l’illusion que les chiffres et les faits ‘parlent d’eux-mêmes’ lorsque l’on vit au sein d’une communauté d’interprétation dont les membres semblent partager la description de leur perception. On est alors en intersubjectivité partagée, ce qui ne veut pas dire que le lien ‘symbole – réalité’ soit validé empiriquement! (Cela peut arriver dans le monde des choses, jamais dans celui des idées, croyances, opinions, etc., le politique quoi!)

    À chacun sa perception… (aurait dû dire Pirandello)! Celle-ci est fonction de sa date et lieu de naissance, du lieu où l’on observe et de tous les incidents de parcours qui bornent notre historicité sur l’itinéraire complet (conscient et inconscient) de nos pérégrinations…

    Ce qui veut dire que dans les propos que nous tenons, quelques-uns voient de l’humour à des degrés divers, d’autres de la dérision (qui s’auto-moque du teneur de propos) ou de l’ironie (qui se moque de celle dont on parle et que l’on fait écrire des stupidités hilarantes à son fils).

    Mais les perceptions des uns et des autres ne sont jamais LA RÉALITÉ… elles ne sont que notre façon de voir et, à long terme, ce sont toujours des erreurs… ERRARE HUMANUM EST… On n’a jamais prouvé le contraire!

    Évidemment, ‘je et nous’ sommes des êtres humains… donc… nous sommes tous dans l’erreur, plus ou moins, certes, mais le temps peut substituer le plus au moins!

    Tu es d’accord pour dire que les gens de Beuzeville ont de fortes tendances à voter Le Pen… Beaucoup, à raison à court terme et à tort à long terme, considèrent que le vote Le Pen, Fascho ou extrémiste de gauche (Mélenchon) est un vote de frustration, de colère, de gens qui font la gueule, etc…

    Mais pourquoi les gens qui font la gueule, la font-ils?

    Parce qu’ils sont nés avec le vent dans le nez! Leur vie est une lutte contre vents et marées!

    D’autres ont la chance d’être nez avec une petite cuiller d’argent dans la bouche! Le vent en poupe quoi!

    Sur la plupart des vies, il est vrai, le vent tourne! Mais certains ont plus souvent le vent en poupe que d’autres…

    Dans mon cas (celui que je connais le moins mal) j’ai eu le vent dans le pif durant toute mon enfance à Fénelon… Le vent s’est mis à virevolter de plus en plus agréablement pendant ma vie d’étudiant parisien (et de vacancier Tropézien, Merci Philippe, Dominique et Gilbert!) du bac à mon envoi au Canada par le Général en guise de service militaire et sur lequel, je n’ai fait que de rempiler! Au Canada et aux USA, les vents m’ont presque toujours été favorables!

    Hasards de la naissance et des rencontres au cours de nos pérégrinations…

    Si les vents nous sont favorables, je ne comprend pas pourquoi faire de l’humour à des degrés divers aux dépens de celles et ceux qui ont le vent dans le nez (et qui leur apporte, pour les soulager, des vapeurs de Calva!)

    Attribuer des propos stupides et invraisemblables à une personne (dont il est écrit qu’elle est de Beuzeville) me semble ajouter l’insulte à la malchance. Malchance de n’avoir pu fréquenter de bonnes écoles, de ne pas avoir eu de bibliothèque dans le salon de son enfance, de ne pas avoir des parents qui parlent des problèmes de gestion et de choses enseignées au collège pendant les repas, de ne pas accompagner un père socialement bien placé qui nous présente avec fierté à ses amis et collègues, etc… etc. voire ‘l’habitus’ de Bourdeu!

    Au dernier moment, lorsque la soupe est chaude, plutôt d’inciter les gens à voter Macron pour éviter Le Pen et les abstentionnistes, il serait préférable, pendant les 5 années qui précèdent le jour du deuxième tour, de ne pas antagoniser celles et ceux qui, par dépit de la vie quotidienne, pourraient voter Le Pen ou Mélenchon, le jour du vote, venu!

    La droite libérale décomplexée (qui fait fi du politiquement correct et de la solidarité avec celles et ceux qui ont le vent dans le nez) doit s’attendre aux quelques nuits difficiles qui précèdent les élections… Et cela n’est rien par rapport à ce qui pourrait arriver dans la rue, selon Mr Poutou et le ptit facteur!

    le plus simple et le plus équitable est d’être bien veillant tous les jours et éviter les propos qui risquent d’ajouter (si perçus autrement qu’émis) l’insulte à la détresse!

    La France d’en bas, pourrait elle aussi se décomplexer… C’est arrivé: La Commune, Vichy, côté Le Pen et la Libération, côté Mélenchon…

    Quant au travail à faire… Pour moi, c’est de consacrer, aussi naïvement que cela puisse paraître, le reste de mon temps à démontrer comment, face au ‘Capitalisme planétaire sauvage’ évoqué par Marine et Alain Badiou (dans le camp de Mélenchon), on pourrait dresser, au niveau mondial (et non national) un contre pouvoir (à l’Américaine, comme tu les aimes) apte à contre-balancer les excès du libéralisme économique par une démocratie politique supra nationale…

    L’Européanisme de Macron me convient à condition que le tiers des électeur potentiels qui ont voté nuls, blancs, ou se sont abstenus lui reste à l’esprit et qu’il veille à ce qu’une Europe sociale fasse contre-poids à l’actuel pouvoir technique et économico-financier!

  8. Hey René-Jean, salut à toi! Comme tu l’as écrit fort justement: « Au travail! » Mais c’est toi que j’incite ce matin à te mettre au travail pour analyser les résultats de l’élection et comprendre le mécanisme du choix à partir d’un exemple bien particulier, au niveau de la cellule de base, càd la commune. C’est là que la démocratie se détermine. Choisir est le propre de l’homo sapiens. Les poules ne peuvent pas choisir dit-on. Je te ferai remarquer au passage que dans le dictionnaire (par exemple mon cher Petit Robert que j’emporterai sur l’île déserte si je n’avais le choix que d’un seul livre) le verbe choisir arrive juste après le verbe choir, synonyme de tomber, s’écrouler, abandonner, plaquer). Choisir c’est justement refuser d’abandonner. Voter c’est choisir. Les Beuzevillais qui ont définitivement capté ton attention me semble-t-il, tout comme les Germanopratins, ont voté et choisi, et c’est au travail de l’analyse de leur choix que je t’invite maintenant.
    Population de Beuzeville: 4293 habitants, inscrit sur la liste électorale: 3137.
    1er tour de l’élection:
    Abstentions: 596, bulletins blancs: 37, nuls: 28.
    Marine Le Pen: en tête avec 759; 30,7%
    Fillon: 558; 22,5%
    Macron: 451; 18,2%
    Mélanchon: 357; 14,4%
    Dupont-Aignan: 159; 6,4%
    Hamon: 100 tout rond; 4%
    Les 5 autres: 92; 3,7%.
    Conclusion, une majorité de Beuzevillais optent pour Le Pen, c’est leur option de départ mais un deuxième tour va leur permettre de réfléchir pour choisir définitivement.
    2ème tour:
    Abstentions: 730; 23,3%, en hausse, ton choix si j’ai bien compris ta position.
    Blancs: 229; 9,5%, en très forte hausse.
    Nuls: 53; 2,3%
    Macron: 1100; 51,8%
    Le Pen: 1025; 48,2%
    On voit bien que les Beuzevillais sont plutôt tendance Le Pen. Son score du 1er tour plus celui de son rallié Dupont-Aignan a fait 918, avec quelques voix venues de Fillon et Asselineau on arrive à son 1025 du 2ème tour, pas loin du score de Macron. Donc, voici mon propos avec cet exemple de Beuzeville, transposable à bien des cas: c’est l’abstention et surtout les bulletins blancs qui ont fait perdre Marine Le Pen à Beuzeville, et je suis certain que certains Beuzevillais le regrette ce matin, et pourtant je ne suis pas lepeniste, loin s’en faut, mais je respecte le vote démocratique (comme Voltaire l’a dit).
    Un mot encore à propos de Beuzeville, car je n’ai jamais vu dans la rubrique de Philippe la moindre malveillance, le moindre dénigrement des Beuzevillais, juste de l’humour à la française. Je te conseille de lire (ou relire) le petit roman de Jules Romains « Les Copains » et tu verras que les petites villes d’Ambert et d’Issoire en prennent bien plus pour leur grade (de l’humour).

  9. Voila deux mois que j’ai choisi Macron , bien content , tellement il est devenu insuportable de continuer avec tous les autres(vieux) briscards de la politique. Depuis 1980, nous avons eu les partis dit républicain , et rien ne s’est amélioré, rien a évolué. D’où mon choix d’un type jeune , brillant cultivé, qui visiblement nous la fait sans rien promettre . Ça nous change non?

  10. Même s’il n’y en avait qu’un, je serais celui là et c’est assez, pour moi!

    Je rigole de constater que l’on demande aux abstentionnistes potentiels de faire preuve de responsabilité lors du second tour tandis que pendant les 5 ans du dernier mandat présidentiel on a passé son temps à ajuster sa harpe ou le style de ses propos sur les Beuzevilliens, et autres quêteurs de la rue d’U.L.M., ces « Déplorables » de la mère Clinton…

    Si celles et ceux qui ‘font la gueule’ vous indiffèrent ou ne sont dignes que de votre ironie… que vous redoutiez leur Le Penisme, leur blancheur ou leur abstention pendant une nuit ou deux ne me semble pas immérité!

    Pour ma part, c’est fait, je me suis abstenu!

    Réjouissez-vous, si j’avais voté et considéré exclusivement mon intérêt économique, comme devraient le faire les « non stupids » (de Bill Clinton), j’aurais voté Le Pen… N’ayant plus de ‘capital’ en France et ne vivant que que de $ CDN, un bon retour au franc m’aurait permis de venir y passer encore un ou deux hivers à meilleur compte!

    Mais je suis ‘stupid’ et mon abstention est bien dictée par la volonté d’inciter Macron et celles et ceux qui voteront pur lui à passer leurs prochains 5 ans à refaire le monde!

    Au travail!

    et pensez à celles et ceux qui, contrairement à vous, n’ont pas toujours eu le vent en poupe!

  11. Volonté ou velléité ?
    50% pour changer le monde ?
    24 % Macron, combien pour changer le monde : 0 ?
    21 % Le Pen, combien pour … 5% ?
    20 % Fillon, combien … O% ?
    20 % Mélenchon, combien …15% ?
    Le reste 15 %, ….. 10%
    Total 30% + ou – et c’est déjà beaucoup.
    30% de révolutionnaires, même à Cuba, ça fait déjà beaucoup.

  12. Une fois que la fasciste sous Marine aura été coulée… il faudrait que Macron soit bien conscient que 50% des Français veulent refaire le monde et, cette fois, ne se contenteront plus de refaire la gueule!

    Rien de tel qu’une forte abstention et une masse de Ruses Blanches pour le lui rappeler!

    La déconnexion du pouvoir de l’insatisfaction des citoyens est le pire des maux!

  13. Beaucoup de nos compatriotes, malheureusement, parmi ceux qui n’ont pas voté Macron ou Le Pen au premier tour, mais c’est en fait une caractéristique générale, n’aiment pas pas prendre des responsabilités, préfèrent qu’on décide pour eux et n’aiment pas faire des choix véritables et responsables. Voilà le problème (à mon sens): l’irresponsabilité chronique de nombre de nos compatriotes.

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