¿ TAVUSSA ? (78) :  Antivax et Antipass, faudra-t-il vivre avec ?

Bien sûr que c’est plus compliqué, les gars ! Bien sûr que c’est plus compliqué quand il y a une épidémie.

C’est plus compliqué d’aller au boulot, d’aller au cinéma, au restaurant, c’est plus compliqué de consulter son dentiste, d’aller voir ses parents à La Garenne-Colombes ou sa grand-mère à la maison de retraite de Guéret dans la Creuse. Bien sûr que ce n’est pas évident de recevoir ses clients quand on est restaurateur, poissonnier ou marchand de jouets. Bien sûr que c’est difficile de prendre le train, l’avion ou un verre dans une boite de nuit.

Mais ce n’était pas simple non plus quand il y avait une grève des transports ou quand il y avait les gilets jaunes. C’était même assez compliqué quand il y avait une guerre, une occupation, des bombardements…

Alors qu’est-ce qu’il faudrait faire ?

Supprimer la guerre, les gilets jaunes, les grèves ? Certains s’y sont essayés, mais personne n’a encore vraiment réussi. Alors il a bien fallu vivre avec. Vivre avec, nous, nos parents, nos grands-parents, on l’a fait. Ce n’était pas toujours facile ; pour certains, cela a même été très pénible ; mais on a fait avec.

Par contre, supprimer l’épidémie, on dit que c’est faisable, pas dans l’immédiat, mais c’est faisable. C’est faisable par les vaccins, les vaccins partout, les vaccins en France, en Europe, en Amérique, partout où les gens sont à peu près comme nous, mais aussi ailleurs, là où les gens sont pauvres, ou superstitieux, ou ignorants, ou juste idiots, comme chez nous mais en plus grand nombre, mais aussi là où les gens sont dirigés par des cinglés. C’est faisable, sûrement, comme ça s’est fait pour un tas de maladies aujourd’hui disparues ou presque.

Oui, mais voilà, il y a des gens qui n’aiment pas les vaccins, pas forcément des douillets ou des qui ne supportent pas la vue d’une seringue, non, mais des gens qui n’aiment pas l’idée “qu’on leur envoie dans le sang un truc étrange, un truc qui, aux dires de charlatans surdiplômés et corrompus, leur collera la maladie pour la rendre inopérante. Allez comprendre !” Bon, après tout, on pourrait dire que c’est leur droit de ne pas vouloir se faire injecter ce truc bizarre dans le corps. On pourrait aussi ne pas leur faire remarquer que le plupart d’entre eux se fourrent déjà dans la sacro-sainte enveloppe corporelle des tas d’autres trucs dont on est certain pour le coup qu’ils sont nuisibles, et pas qu’un peu, comme la nicotine, l’alcool et le Vics-Vaporub, sans parler de tous les calmants, euphorisants et excitants de la terre, ni même de la vraie drogue. On pourrait, mais ils n’écouteraient pas, alors à quoi bon ? Par contre, ce qu’on doit leur dire absolument, c’est qu’ils constituent le réservoir de bouillon de culture dans lequel gambade tout à son aise le prochain variant qui finira par emporter le morceau. On ajoutera gentiment que, si tous seront frappés, ils n’en mourront pas tous, donnant ainsi son caractère inépuisable au réservoir précité.

Grace à eux donc, la suppression de l’épidémie n’est pas pour demain. Alors en attendant après-demain, que faire ? Eh bien, mais confiner ou vivre de façon un peu plus compliquée.

Confiner, ce n’est pas compliqué. C’est clair, c’est net, c’est précis. En tout cas, ça devrait l’être. Mais c’est mortel, au sens figuré pour la vie, au sens propre pour l’économie. Alors, on va essayer de faire autrement.

On va essayer d’imposer des règles qui évitent ou réduisent la contamination d’individu à individu. Ces règles, on les connait. Elles sont ennuyeuses, c’est certain. Alors, sont nés les Anti-Pass. Chez les Anti-Pass, on trouve bien sûr les Anti-Vax. Forcément : pas de Vax, pas de Pass… Mais à leurs côtés, il y a aussi les libertaires, les réfractaires, les anti-état, les anti-dictature, les plus malins que les autres, pour tout dire les hommes libres, ceux qui protestaient hier contre les limitations de vitesse et les interdictions de fumer, avant-hier contre la ceinture de sécurité, et qui, s’ils avaient été contemporains de leur institution, auraient protesté contre l’école obligatoire et le code de la route.

On nous a dit qu’il va falloir apprendre à vivre avec le virus. C’est vraisemblable et on y arrivera. Mais arrivera-t-on à vivre avec les Anti-Vax et les Anti-Pass ?

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5 réflexions sur « ¿ TAVUSSA ? (78) :  Antivax et Antipass, faudra-t-il vivre avec ? »

  1. Très juste, les tatouages ! Avec une seringue, sous la peau !
    Très juste !

  2. “Captcha me bloque…”
    Ah ben, il faut savoir faire la différence entre un feu de circulation et un palmier…

    “Expliquons, expliquons…”
    Comme la lune

  3. Captcha me bloque…. hier impossible d’envoyer mes pensées profondes….
    Ben oui les cons donnent de la voix, ça permet de les compter et finalement 150000,c’est pas si terrible….
    Tu oublies les tatouages dans l’atteinte à leur chère intégrité…
    Ceci étant , je regrette qu’aucun des professeurs qui courent les plateaux n’ait jamais réussi à donner une explication didactique de l’ARN
    À part répéter en boucle que c’est étudié depuis 10 ans….
    Il faudrait un Étienne Klein qui rend presque facile la physique quantique….
    Le mot nanoparticule fait peur: expliquons , expliquons, expliquons encore…

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