The imitation game (Critique aisée 51)

Critique aisée 51

The imitation game
de Morten Tyldum, avec Benedict Cumberbatch et Keira Knightley.

C’est l’histoire d’un homme, probablement autiste, certainement très perturbé, et intelligent au-delà du raisonnable : l’homme qui a réussi à briser le code Enigma, selon lequel étaient cryptés tous les messages secrets allemands pendant la deuxième guerre mondiale.
C’est une histoire vraie, avec laquelle il semble que le scenario ait pris quelque liberté mais, la liberté d’expression, on s’est battu pour ça, n’est-ce pas ?
C’est un film normalement intelligent sur l’histoire d’un homme anormalement intelligent, un film bien fait, sans beaucoup de surprises (les allemands perdent à la fin). La mise en scène est rigoureuse, les décors parfaits, les flashback et les flashforward faciles à suivre car bien repérés, le sujet traité de façon conventionnelle, ce qui est bien agréable et reposant, car la plupart des rebondissements sont assez attendus,
Mais comme toujours chez les anglais, les acteurs sont parfaits, des acteurs solides comme on aimerait en voir plus souvent dans les films français.
Alan Turing, le personnage principal, est joué par cet acteur halluciné au nom improbable et peu pratique de Benedict Cumberbatch (littéralement, Cumberbatch signifie « paquet d’embarras», ce qui parait a priori peu engageant pour un responsable de casting). On avait vu récemment ce Cumberbatch être Sherlock Holmes de façon très intense dans la série anglaise du même nom. Dans Imitation Game, il incarne formidablement ce mathématicien génial, totalement dénué d’humour, volontaire, incompris, froid, ultrasensible.
Il y a aussi une très touchante Keyra Knightley, presque enlaidie, en mathématicienne d’exception, loin de son personnage des publicités Chanel.
Remarquables aussi, et toujours présents, l’humour britannique, les sarcasmes, les understatements, volontaires chez tous les personnages sauf un, Turing, le plus drôle, sans le faire exprès.
Un film qu’on peut voir sans souci.
En plus, vous y verrez l’ancêtre de votre MacBook.

3 réflexions au sujet de « The imitation game (Critique aisée 51) »

  1. J’en avais entendu parlé et j’aimerais le voir, j’espère qu’il est toujours à l’affiche !

  2. Bon! Cette critique est une invitation à voir le film ce que nous ferons. Comme quoi les critiques lues dans dans les journaux ne sont pas inutiles.

  3. Cela fait deux mois que j’en ai repéré la sortie imminente, et que je rêve d’aller le voir.
    Je suis heureuse d’en lire une si bonne critique. Il est vrai que, dans les bandes annonces, le jeu des acteur semble superbe. Cumberbatch, en particulier, y semble remarquable… Et ses yeux ne gâchent rien non plus, avouons-le.
    Sois certain que j’irai au plus tôt…….

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