RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (55)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (55)

12/08/2020

Françoise Hardy

Le problème avec la nostalgie, c’est que c’est difficile de choisir les meilleurs souvenirs. C’est pareil avec Françoise Hardy : que choisir ? La Maison où j’ai grandi, Partir quand même, Message personnel, Des Ronds dans l’eau, … Femme superbe et digne, auteur douée, chanteuse sensible. J’ai choisi “Rendez-vous dans une autre vie”. Une sorte d’adieu.

Rendez-vous plus tard dans une autre vie

Jeu de l’excipit :

Attention : une coquille s’est glissée dans le règlement publié il y a quelques jours : la longueur des textes est libre.

7 réflexions au sujet de « RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (55) »

  1. Déçu parce que naïvement, quand j’étais jeune, je croyais que tous les chanteurs étaient les auteurs de leurs textes. Mais je partage ton sentiment sur Montand et ma “déception” ne concerne que leur absence de talent poétique.
    Une chanson réussie est un chef d’œuvre bien évidemment grâce à l’interprète que j’admire pour ce talent-là.
    Mais dans un blog littéraire, rendons à César ce qui appartient à César quand même !

  2. Le monologue de Lorenzo m’interpelle. Moi aussi je suis un fanatique de la chanson et pas que la française mais aussi l’anglo-saxonne, en fait essentiellement Nord Américaine, car je comprends cette langue et la culture qui l’accompagne. Alors, comment peut-il dire dans la même phrase être déçu par Yves Montand et le considérer comme le plus extraordinaire interprète? Si la deuxième partie de la phrase est sincère, je la partage d’ailleurs, il me parait impossible d’être déçu. Peu importe! Je poursuis le mien de monologue. Montant est pour moi un très grand interprète comme un très grand acteur. Donc il ne me déçoit pas. Il avait le physique et surtout ce timbre de voix, ce sens de la ponctuation, qui étaient admirables. Il existe plusieurs centaines d’interprétations des “Feuilles mortes”, certaines par les plus grands interprètes français et françaises, ou même étrangers (Nina Simone, Nat King Cole), certaines sont de très belle qualité, mais aucune, selon moi, ne peut rivaliser avec celle de Montand, surtout en live (d’accord avec Philippe, c’est en live qu’on peut juger le mieux le talent d’un interprète). Pareil pour l’interprétation de “Barbara” (homage au passage à la chanteuse Barbara). Je n’en connaît qu’un autre qui a le même talent vocal d’interprétation (le timbre, sa variation et surtout sa maîtrise), c’est Frank Sinatra.

  3. Il n’aura pas échappé au lecteur attentif qu’avec ma série musicale radio bleue, j’entendais non pas célébrer les textes des chansons, mais certaines chansons dans leur entièreté, c’est à dire le texte, l’arrangement et l’interprétation. Surtout l’interprétation. C’est pourquoi par exemple j’ai choisi “rendez-vous à plus tard “ par F Hardy et pas les “Ronds dans l’eau” que je préfère d’ailleurs par Michel Legrand. Malgré les imperfections, nombreuses, et les approximations de son texte, le “rendez-vous plus tard” dégage une émotion à laquelle les ronds dans l’eau, malgré le texte très travaillé, n’atteint pas. Toutes les chansons choisies ici ne l’ont pas été pour leur valeur poétique mais pour ce qu’elles évoquent pour moi, et peut être pour vous aussi. Je crois même que j’avais dit “Nostalgie”. Les chansons de Ferrat, formellement belles pour certaines d’entre elles, n’évoquent rien pour moi, sans parler de leur interprétation par le beau moustachu.
    C’est aussi pourquoi j’ai, quand c’était possible, choisi des enregistrements en live. Le Brel chantant Amsterdam en public n’a plus rien à voir avec l’enregistrement en studio.
    Pour rassurer certains, je ne confonds pas davantage les auteurs de chansons et les interprètes que je ne confonds Pagnol et Raimu, Rostand et Vuillermoz, Marcel Aymé et Gabin.
    Je maintiens les interprètes et comédiens à leur place. N’empêche que la Femme du Boulanger joué par Galabru, c’est nul, tout comme “ Ne me quitte pas” par Céline Dion.

  4. Bon, puisque vous insistez, je poursuis mon monologue. Je suis comme déjà dit un fanatique de la chanson. J’ai aimé et été sensible en son temps à certaines chanteurs et chanteurs dont je n’ai appris que bien plus tard l’attitude. Certains en sont sortis grandis, par exemple Aznavour qui, n’ayant jamais été à l’école et arménien d’origine, a écrit certains des plus beaux textes de la chanson française, ou comme Trenet, un vrai grand poète doublé d’un mélodiste original et prodigieux. Chapeau bas, Messieurs ! Et puis d’autres n’ont fait que chanter très bien des textes écrits par d’autres et/ou choisis par d’autres. Ceux-là m’ont déçu comme Dutronc et Dassin, mais aussi Montand pourtant probablement le plus extraordinaire interprète.

  5. Bien d’accord avec Lorenzo. Il faut toujours faire la part des contributions entre le compositeur, parfois un poète comme Aragon, Prévert, et même Verlaine (je pense à Chanson d’automne), où un parolier comme Pierre Pierre Barouh, et l’interprète. La symbiose entre les deux peut donner des chefs-d’œuvre (je pense à Prévert et les Frères Jacques, ou Trénet pour Chanson d’Automne de Verlaine). Et puis il y a ceux qui cumulent les deux arts, Brassens, Brel, Ferrat, Cabrel et bien d’autres. En tout cas, la chanson n’est pas un art mineure qui se limiterait à Europe N°1 ou RTL. Une belle chanson, bien interprétée, sera toujours un poème chanté.

  6. Sans vouloir critiquer notre éditeur adoré, je pense qu’il faut distinguer les interprètes, aussi talentueux qu’ils soient, des auteurs-compositeurs comme Brel ou Ferrat qui sont eux de véritables écrivains.
    Le texte original des Ronds dans l’eau n’a pas été écrit par Françoise Hardy mais par Pierre Barouh. Le poète c’est donc lui, mais pas elle.

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