RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (54)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (54)

10/08/2020

Le jeu de l’Excipit1

Mon juke-box personnel et nostalgique n’a pas rencontré le succès attendu qui devait se concrétiser par des commentaires tout aussi personnels et nostalgiques des adeptes du JdC sur leur propre expérience de slows de l’été ou de chanson de la rentrée. Alors, comme promis il y a longtemps, voici le jeu de l’Excipit1. Moins courant que celui de l’Incipit et assurément plus difficile, il offre cependant de belles possibilités.

Le début du jeu 
Le maitre du jeu choisit dans la littérature une œuvre connue. Ou pas, on s’en fout. Et peu importe non plus que lui ou les joueurs aient lu cette œuvre. Il reproduit et communique aux joueurs le texte de l’Excipit1.

Le cours du jeu
Chaque joueur, retiré dans sa thébaïde des hauteurs du  Lubéron ou sous sa tente du camping municipal de Montalivet-les-Bains, doit écrire un texte tout de son cru qui se terminera par l’Excipit  imposé. Le texte pondu doit se suffire à lui-même, c’est-à-dire comporter une chute, un retournement, une pirouette (une fin, quoi !) cohérent avec l’Exciptit choisi, mais est-il vraiment besoin de le dire ? “Oui, il est vraiment besoin !” me dit-on ici et là.

La fin du jeu
Les textes des joueurs devront m’être envoyés par email avant le 1er septembre prochain. Ils seront publiés les uns après les autres, vraisemblablement dans le cadre de Rendez-vous à cinq heures.

Les gagnants du jeu
Les lecteurs, qu’ils aient joué ou non, devront

  1. classer ces textes par ordre de préférence
  2. deviner l’auteur de chaque texte

Les votes resteront anonymes.
On peut, si on le souhaite, ne classer que quelques textes, à la rigueur, un seul.

On déterminera ainsi deux gagnants par jeu :

Le joueur ayant écrit le texte classé en tête par les lecteurs
Le joueur ou lecteur ayant deviné correctement les identités des joueurs.

On pourra aussi décider de ne rien classer du tout.

La base du jeu

J’ai choisi pour excipit1 un texte qui me parait assez vague et assez soluble dans l’air pour vous permettre d’adopter des genres très différents :

(…) Par la fenêtre du salon, Sassi Manoon regarda les feux du yacht disparaitre dans la nuit. Un des policiers vint lui tenir compagnie.
— Voyez-vous, miss Manoon, dit-il au bout d’un instant, ce sont des jeunes gens comme ceux-là qui me donnent confiance en l’avenir.
— Pour moi aussi, dit Sassi Manoon, c’est la même chose.2

À vous de jouer…, mais rappelez-vous : un texte indépendant, avant le 1er septembre minuit. Non mais !

***

Note 1 –  Excipit : dernière phrase d’une œuvre littéraire.
Note 2 – Ces mots sont ceux qui achèvent “Kidnap-Party” de Donald E. Westlake, paru en 1968 dans la Série Noire. Donald E. Westlake, auteur très prolixe et de grande qualité. Je vous recommande tout particulièrement sa série des Dortmunder, cambrioleur malchanceux, et sa série des Parker, cambrioleur froid et efficace. 

 

 

Une réflexion au sujet de « RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (54) »

  1. ‌Je comprends ta déception; pourtant, comme tu le sais, je suis moi-même un amoureux fou de la chanson française dont je possède plus de 2000 morceaux.
    Je connais et j’aime ceux que tu as cités mais il m’est impossible d’en parler.
    Ils m’émeuvent profondément mais je ne sais pas exprimer cette émotion avec des mots. Peut-être cela confirme d’une certaine manière ma pensée profonde : une œuvre d’art (car ce sont de véritables œuvres d’art qui nécessitent un apprentissage) n’a pas besoin d’être expliquée, ni par son auteur, ni par ses spectateurs. C’est beau, c’est émouvant, point final.
    Que ce soit rouge ou vert, chaud ou froid, peu importe, ce qui compte, c’est mon émotion : elle n’a pas à se justifier.
    Voilà. Mais sache que je partage tes choix auxquels j’ai été très sensible.

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