RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (35)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (35)

27/06/2020

Jeu du Logo-rallye

Les mots imposés étaient, on le rappelle :

Avantageux
Striduler
Pentagone
Charron
Permissif
Presbytère
Tondre

et les textes devaient comporter moins de 101 mots.

Les textes reçus sont publiés ci-dessous dans un ordre arbitraire.

Que vous fassiez ou non partie des concurrents, voilà ce que vous devez faire
par email ou par commentaire :

— Classer les textes par ordre de préférence

— Deviner l’auteur de chaque texte

sachant que les concurrents publiés sont, par ordre alphabétique :

Bételgeuse
Bruno
Edgard

Jim
Lariégeoise
Paddy
Philippe

 

CONCURRENT N°1

Le prêtre et l’artisan

Un curé à la bedaine avantageuse
Tondait la pelouse devant son Presbytère.
Un maître charron à l’humeur ombrageuse
L’apostropha sur un ton autoritaire.

Entendez-vous, mon père, la cigale striduler ?
Le bruit de l’engin de l’insecte trouble la ponte.
Le prélat répondit sur un ton modulé :
N’entends-tu point le chant mélodieux de la tonte ?

Cigale et tondeuse chantonnent à l’unisson
Quand de ton atelier le fracas assourdissant
Frappe d’épouvante même les canassons.

A ces mots l’artisan, furieux et rougissant,
Tua le prêtre permissif et sur sa tête
Il traça un pentagone avec sa roulette.

 

CONCURRENT N°2

La roue

Il y a longtemps, un charron primitif, artisan primordial, inventa la roue. Il la fit ronde car la forme avantageuse, simple et parfaite du cercle est inspirée de la simplicité et de la perfection de Dieu selon ce qu’on dit au presbytère. Il vivait bien de la vente de ses roues, mais il faisait fortune en tondant ses clients sur les réparations.
Pourtant c’était monotone et sa voix intérieure lui stridulait :
—Soit donc plus permissif avec ta technique. Tout le monde s’emmerde avec tes roues rondes !
—Je vais les faire en forme de pentagone, répondit-il. Ça les secouera un peu.

 

CONCURRENT N°3

Lettre de Mon Moulin

Mazorgue était un village provençal en forme de pentagone partagé en cinq quartiers pointant vers l’église et son presbytère adjacent, centre du pouvoir spirituel administré par l’Abbé Rézinou, un brave curé atypique, très compréhensif, miséricordieux et même trop permissif quant aux mœurs parfois légères de certaines de ses ouailles. Son alentour était un royaume où l’été stridulaient les cigales, celui aussi de Maître Tartaron, l’indispensable charron villageois, un homme vigoureux au physique avantageux, qui aimait y retrouver ses nombreuses conquêtes féminines peu craintives des foudres de l’Abbé Rézinou ni de se faire tondre par leurs maris cocus.

 

CONCURRENT N°4

Le petit monde de Don Camillo

Dans sa dernière délibération, le conseil municipal, à majorité communiste, toujours permissif s’agissant de bouffer du curé et de tondre le sien de toute influence sur la population, décida d’ériger des éoliennes à un jet de pierre du presbytère, une vieille bâtisse historique bien plus admirable que la nouvelle mairie républicaine et prétentieuse en forme de pentagone, sur la garigue environnante là ou stridulent les cigales et zinzinulent les fauvettes, au prétexte fallacieux d’une politique énergétique ambitieuse mais surtout avantageuse pour Monsieur le Maire, le charron du village.

 

CONCURRENT N°5

Le bellâtre

Le bellâtre stoppa sa Jaguar typeE devant le chantier et sourit.
La piscine en pentagone dessinée par son architecte ne devait poser aucun problème technique : tout serait prêt pour l’arrivée de Pamela , une rousse avantageuse qu’il avait draguée au congrès de chirurgie esthétique de Frisco.
Veuve d’un vieillard permissif, elle se pâmait à l’idée de le suivre en France : la stridulation des cigales dans le gazon tondu du presbytère faisait cliché.
Mais le mobile géant livré par le charron était un contre point réaliste dont il était fier : deux boules en fonte géantes évoquant sa virilité conquérante.

 

CONCURRENT N°6

L’agent double

On vient de découvrir que Jacques Charron, ce stridulant sociétaire de la Comédie Française, était en fait un agent du Pentagone. Il bénéficiait pour cela d’émoluments tellement avantageux qu’il avait pu s’acheter le presbytère de Saint-Sulpice pour lui tout seul. Mais quand le contre-espionnage découvrit le poteau rose, la justice ne fut pas permissive : elle le condamna à être tondu.

 

CONCURRENT N°7

Libre ballade du jardinier

Hélas, hélas, sieur Coutheillas,
Ma vie s’écoule et mon temps passe :
Il est bien tard, mais me voici.
Je suis charron, joyeux luron,
Et de mon permissif patron,
Virevoltant coléoptère,
J’ai nettoyé le presbytère
En stridulant tout le jour long,
Tondant gazon et taillant buis
En pentagone ! Facétieux gone
Voué à n’avoir qu’épigone !
Et puis j’ai pris mon plus bel air,
Avantageux et téméraire,
Rangé charrette, lavé outils,
Et entrepris ce pauvre écrit.
Il est bien tard, mais me voici :
Ma vie s’écoule et mon temps passe.
Hélas, hélas, sieur Coutheillas !

****

Et maintenant : 

— Classez les textes par ordre de préférence

— Devinez l’auteur de chaque texte

—Envoyez tout ça par commentaire
avant lundi 29 juin à minuit

!

 

13 réflexions au sujet de « RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (35) »

  1. Qu’on se rassure et qu’on se le dise : je suis en train de préparer un nouveau jeu littéraire : le jeu de l’Incipit.
    Publication du règlement et ouverture du jeu : mercredi 1er juillet à 16h47 dans le RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES.

  2. NDLR a publié ce matin à 9H47 ma remarque à propos du règlement. J’en suis heureux, j’espérais que NDLR le ferait. Loin de moi la volonté de stigmatiser les textes N° 5 et 6, comme tous les autres je les ai trouvés originaux et le reflet du talent de leurs auteurs anonymes, mais un règlement est un règlement et c’est à l’arbitre ou au jury de l’appliquer strictement ou d’exercer leur droit d’y déroger par indulgence.
    Cela dit, j’ai pris un immense plaisir à participer humblement à cette épreuve amusante et j’espère qu’elle se renouvellera. À la découverte des textes hier matin, j’ai eu la confirmation de la qualité des intervenants chaque jour sur le JDC, par leur talent littéraire en plus de leur sens de l’humour habituel, ce qui contribue grandement à l’intérêt de ce quotidien, mon quotidien.
    C’était cette fois la première de “Cadavres exquis” sur le JDC, le règlement pourra s’affiner pour les prochaines. À NDLR d’y réfléchir et de décider.

  3. NDLR : À 9H47, Paddy vient de nous faire parvenir son vote, en même temps qu’un rappel au règlement. La rédaction souhaite conserver secrets les choix de Paddy mais ne peut occulter plus longtemps ledit rappel au règlement, que voici :
    PADDY :
    “Remarque importante: les textes N°5 et 6 ont enfreint grossièrement le règlement à propos des verbes et dénotent une méconnaissance de la conjugaison des verbes par leurs auteurs. Le verbe “tondre” est un verbe qui exprime une action, donc ses temps composés se conjuguent avec l’auxiliaire avoir et non avec l’auxiliaire être qui s’applique, lui, aux verbes exprimant un état. “Tondu” dans les textes N°5 et 6 est donc utilisé comme adjectif et non comme participe passé. Au jury de prononcer le sentence!
    PS: la règle souffre quelques exceptions, comme le verbe descendre: j’ai descendu le piano par l’escalier, mais aussi je suis descendu par l’escalier (verbe d’action avec l’auxiliaire être). Ça ne marche pas avec tondre.
    Dans un épreuve organisée par un journal de réputation littéraire, il ne faudrait pas que les concurrents confondent le verbe avec conjuguer les verbes, bordel!”

  4. NDLR :
    Pour information, à 8h56 ce matin, ont été reçus les votes de Lariégeoise et de Jim. Comme convenus, ces votes restent confidentiels, à moins que leurs auteurs souhaitent que leurs préférences soient connus de tous.

  5. @NDLR.
    Bon! je voterai, mais c’est parce que NDLR ce jour à 12H29 a donné quelques éclaircissements sur le règlement qui étaient nécessaires et sans lesquels il m’eut été impossible de voter en conscience.
    Au nom des principes constitutionnels chers à Edgard, et à moi, il faut aussi que tous les articles du règlement initial soient respectés et punis d’une, par exemple, rétention de points, voire plus, s’ils sont enfreints, notamment l’article qui stipule que “les verbes peuvent être conjugués à tous les temps”, mais pas au-delà! La conjugaison n’autorise pas toutes les libertés avec le bescherelle, bordel!

  6. @Edgard -> Faites donc bien tous comme vous voudrez (je ferai de même) mais votez, sacrebleu !

  7. @NDLR
    Je reconnais là l’élégance et l’élévation d’esprit du membre le plus influent de la Rédaction mais cette inégalité des concurrents devant le vote me semble contraire au principe costitutionnel de l’égalité des citoyens devant la loi.
    Je propose donc que les points de ceux qui auront voté pour eux-mêmes, au mépris de toute pudeur, ne soient pas décomptés.

  8. NDLR
    Pour ce qui est du classement des textes, les votes resteront anonymes.
    Pour chaque votant, le texte qu’il aura placé en tête recueillera 7 points, le deuxième 6 points, et ainsi de suite. Il est possible de ne classer que quelques textes, voire un seul.

    Pour ce qui est de la recherche des auteurs de textes, pour chaque votant, le résultat sera donné uniquement en nombre d’auteurs trouvés correctement.

    La rédaction a exercé son droit de publication, mais ne participera ni au classement ni, bien sûr, à la recherche des auteurs.

    Pour ce qui est de voter ou non pour soi-même, c’est une affaire personnelle, un choix éthique.

  9. @Philippe Merci pour ta réponse. J’ai bien compris la règle. Mais dans la mesure où un membre éminent de la Rédaction est candidat, il ne pourra pas voter pour lui-même ?
    Cela crée un déséquilibre injuste et c’est dommage !

  10. En réalité,
    J’ai pas envie… de voter!
    D’identifier, de hiérarchiser
    D’abuser
    Sept talents indivis
    Par mon humble avis.

  11. @ Edgard : Si on est satisfait de son texte, on a bien sûr le droit de voter pour soi, d’autant plus qu’on vote à bulletin secret, tout en sachant qui il n’y a pas de secret pour la Rédaction mais qu’elle n’a pas le droit de voter.

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