RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (18)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (18)

01/06/20

NDLR : Le JdC va très bientôt (en fait, demain) se trouver en manque de matière pour tenir son rendez-vous de 5 heures. Si vous avez des idées à revendre, des textes à soumettre, des colères à exprimer, des enthousiasmes à partager, c’est le moment de les envoyer. Bon, mais pour aujourd’hui, il y a encore ça : 

Les Critiques Aisées, c’est bien, mais c’est un peu long à faire. À lire aussi.
Alors, dès que j’aurai lu un truc intéressant, et si je n’ai pas le temps d’en faire une véritable critique, j’en ferai une note, pas un compte rendu, mais plutôt une impression de lecture.

Jeunesse
Joseph Conrad – 1902

Autour d’une table couverte de bouteilles et de verres, cinq hommes se racontent des histoires de mer. C’est le tour de Marlow qui fait le récit de son premier embarquement sur un voilier en tant que lieutenant.

Les faux départs de Londres pour Bangkok, les avaries, les tempêtes, le feu à bord, la découverte de l’Orient : soixante pages, une heure et demi de lecture. Quatre-vingt-dix minutes d’aventure en mer, d’enthousiasme juvénile et d’écriture claire.

On n’est vraiment loin des formules toutes faites et du délayage de John Grisham dont je parlais l’autre jour. Dans ces soixante pages, pas un cliché. La description du feu couvant à bord pendant des jours puis de son éruption sur le pont est aussi saisissante que celle de l’arrivée à bon port est émouvante.

Embarquez, lisez Jeunesse, lisez Conrad, tout Conrad.

 

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