De l’introspection par la lecture

Morceau choisi

L’écrivain ne dit que par une habitude prise dans le langage insincère des préfaces et des dédicaces : “mon lecteur”. En réalité, chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même. L’ouvrage de l’écrivain n’est qu’une espèce d’instrument optique qu’il offre au lecteur afin de lui permettre de discerner ce que, sans ce livre, il n’eut peut-être pas vu en soi-même. La reconnaissance en soi-même, par le lecteur, de ce que dit le livre est la preuve de la vérité de celui-ci, et vice-versa, au moins dans une certaine mesure la différence entre les deux textes pouvant être souvent imputée non à l’auteur mais au lecteur.

Marcel Proust – Le Temps retrouvé

 

2 réflexions au sujet de « De l’introspection par la lecture »

  1. Je sais que c’est désobligeant envers l’auteur qui se donne un mal de chien pour écrire deux textes par jour (mais c’est bien fait pour lui, on l’avait prévenu et personne ne l’y obligeait, même pas madame Hidalgo), mais moi j’aimerais bien avoir des nouvelles de Corinne. Personne ne s’en préoccupe, or je constate que cela fait plus de trois jours qu’elle ne se manifeste plus. En ce moment, cela a de quoi inquiéter. Merci Corinne de nous donner de tes nouvelles. Un simple petit mot suffira que tu pourras rédiger à la va-vite, comme l’ami de Philippe, Marcel, a coutume de le faire dans ces pages : “Oui, je crois que je m’en vais bien aller maintenant que tous ces risques infectieux se sont éloignés de notre hôtel au bord de l’azur immaculé où le vent d’ouest chaque jour a la bienveillance de chasser, en plus de cette saloperie de p…. de virus, tout ce qui pourrait nuire à l’éclat de mon teint, à la couleur dorée de ma chevelure, à mon sourire qui vous a ravi et à ma jeunesse intacte qui vous revient de droit, mon cher Philippe.”
    PS) vous pouvez aussi développer un peu, si vous le souhaitez, ma chère Corinne

  2. Assez fière d avoir reconnu le petit Marcel des le début : l essence de la lecture pour moi: une osmose parfaite entre deux pensees.
    ET c est valable pour toute forme d écriture dans mon cas : les essais, l histoire , les journaux intimes : je ne peux lire que si j adhère à la forme de pensée de l auteur.
    Une énigme cependant : ma boulimie de polars, par période: une amie à qui je m en ouvrais m à répondu : c est comme les desserts , envie de sucré…
    Ceci étant il y a eu d excellents polars et si ce n est déjà fait jetez vous sur ceux de JP Manchette, par ailleurs excellent critique dont le journal est passionnant.
    La petite souris, devient pédante, mais très conne en informatique je viens juste de découvrir que je pouvais éviter de taper mon adressé mail tous les jours
    Mais peut être ce mess sera t il censure pour outrage à la langue française…

    La petite souris devient pédante….
    Mais reste très conne en informatique : je viens juste de découvrir que je pouvais éviter de taper tous le joues mon adresse !!!

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